<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029</id><updated>2012-01-29T03:32:20.687-08:00</updated><title type='text'>BLOG PATRIOTIQUE DE JOEL LEON.</title><subtitle type='html'>C'est un espace d'analyses progressistes au service de ceux qui s'interessent a comprendre la realite sociale, politique, economique et culturelle haitienne. De nouveaux articles sont postés regulierement, soit du proprietaire du blog ou d'autres analystes progressistes du monde. Donc, j'invite tout le monde a visiter le blog pour une meilleur connaissance des evenements haitiens et du monde.

Merci!</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>55</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-2633798213960454742</id><published>2012-01-18T13:02:00.000-08:00</published><updated>2012-01-18T13:02:25.686-08:00</updated><title type='text'>L’université Henry Christophe est un acte de reparation aux victimes du massacre de 1937</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR" style="font-size: 14.0pt;"&gt;L’université Henry Christophe est un acte de reparation aux victimes du massacre de 1937&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Par &lt;b&gt;Joël Léon&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;L’inauguration du campus universitaire Henry Christophe dans la localité de Limonade, dans le département du nord, suscite beaucoup de controverses. Pour certains, il s’agit d’un acte humanitaire désintéressé de l’état Dominicain a celui d’Haïti qui se trouve en grandes difficultés après le séisme meurtrier qui&amp;nbsp; ravagea le pays en 2010, dont nous venons de commémorer les deux ans. Pour eux, cette action se situe dans la logique d’échange et de solidarité sud/sud qui, ces derniers temps est sur toutes les lèvres en Haïti. Pour d’autres, il s’agit tout simplement d’un acte d’humiliation de la part de la république Dominicaine, un pays qu’Haïti occupa pendant plus de 21 ans. Ils le qualifient «&amp;nbsp;d’université de la honte&amp;nbsp;». En réalité, de quoi s’agit il&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’animosité de la république Dominicaine à l’endroit d’Haïti est largement documentée. Des livres sont publiés à ce propos, des documentaires sont montés, des centaines d’articles sont publiés et des centaines de reportages qui décrivent les relations dégradantes entre les deux pays. Personnellement, c’est un sujet qui m’a toujours fasciné. J’ai déjà produit plus de 4 papiers sur cette matière, sans compter les interventions publiques, radiophoniques et discussions sur le web. Donc, j’ai une certaine maîtrise en ce domaine.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; D’abord il y a les rancoeurs historiques qui aveuglent l’élite intellectuelle Dominicaine. En 1822, Jean Pierre Boyer, le nouveau président d’Haïti&amp;nbsp; envahit et occupa la partie Est de l’Ile, sur la demande expresse des habitants de la partie de l’Est, jusqu'à son départ en 1843. A noter que cette occupation a eu lieu sans le tir d’un coup de feu, cela dit qu’un secteur dominant de la vie publique dominicaine voulait la présence haïtienne sur leur territoire. Pendant ces 21 ans, les universités en Dominicaine furent fermées et un climat de répression avait été entretenu dans le pays. Les intellectuels dominicains, toutes tendances confondues, ont unanimement qualifié ce règne comme obscurantiste et «&amp;nbsp;années perdues&amp;nbsp;».&amp;nbsp; Aujourd’hui encore, beaucoup pensent que si ce n’était à cause de ces années-la, la Dominicaine aurait pu avoir un meilleur présent. Cette interprétation de l’histoire est répandue constamment dans les écoles dominicaines, à savoir que les haïtiens sont des obscurantistes. Cette haine implacable est transmise de génération en génération. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Rafael Léonidas Trujillo, l’ancien dictateur dominicain, se basa sur cette rancœur historique pour massacrer plus de 35.000 haïtiens en 1937. Beaucoup de compatriotes haïtiens pensent et, a juste titre, que la construction de ce centre universitaire est un acte de réparation et de justice a l’endroit des frères et sœurs assassinés lors de ce carnage. Et, ils croient fermement que l’université devrait porter un nom approprié aux victimes du génocide, surtout lorsqu’on considère que l’accord de réparation conclu entre les gouvernements haïtien et dominicain, sous l’œil bienveillant du président américain Franklin D. Roosevelt, pour que Trujillo verse 750.000 dollars aux parents des victimes n’a jamais été honore. Donc, la construction de l’université Henry Christophe n’est pas un acte humanitaire, mais une dette historique a l’endroit du peuple haïtien.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il y a un autre aspect dans le geste du président Leonel Fernandez qui mérite d’être pris en compte. On se souvient du débarquement des soldats français dans le nord du pays, particulièrement au Cap-Haïtien.&amp;nbsp; Cette ville martyre et de grande prouesse, qui poussa Rochambeau à répondre aux critiques de Napoléon, s’agissant de l’armée Indigène, qu’il était entrain de faire la guerre au groupe le plus supérieur de l’Afrique noire. En traversant «&amp;nbsp;barrière bouteille&amp;nbsp;» en 2004, l’armée française compte altérer l’histoire. Effacer la cinglante défaite qu’elle avait subie 200 ans de cela. Les Américains font de même à propos de la guerre contre le Vietnam. À travers des films cinématographiques comme Rambo etc. Ils veulent endiguer le spectre de la défaite qui traumatise toujours l’armée américaine. C’est ce que Pierre Bourdieu a qualifié de «&amp;nbsp;violence symbolique&amp;nbsp;». Une disposition à faire passer l’arbitraire comme légitime, la laideur pour de la beauté. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Par l’octroi d’un centre universitaire, les dominicains entendent prendre leur revanche sur l’histoire. Ils veulent exhiber à la face du monde leurs supériorités de peuple et de race. Parce qu’il y a tant d’autres domaines que les dominicains pouvent aider, pourquoi un centre universitaire&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je pense que Jacques Stephen Alexis, l’auteur de «&amp;nbsp;compère général soleil&amp;nbsp;» serait d’accord avec moi dans ma tentative de déceler la signification du geste de l’état dominicain.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Ceux qui pensent que le don de l’université Henry Christophe à Haïti est un geste innocent doivent se rappeler d’une chose. Depuis la dernière tentative de Faustin Soulouque en 1858 de reprendre sous contrôle la partie Est de l’Ile, Haïti n’a jamais commis aucun acte d’hostilité vis-à-vis des dominicains. De leurs cotés, ils ne cessent de comploter contre les haïtiens. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;A commencer le tracé frontalier de 1919, qui accorda les deux tiers de l’Ile aux dominicains au détriment des haïtiens. Les américains furent les artisans de ce traité soi-disant inspiré de celui de Ryswick de 1697. A cette époque les deux &amp;nbsp;états qui composent l’Ile subissaient l’occupation américaine. Donc, ce traité est invalide du fait de l’influence d’un corps étranger dans l’affaire, c'est-à-dire le président américain de l’epoque. L’Ile doit être séparée en deux moities égales, point barre!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En ce sens, si Leonel Fernandez veut inaugurer une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays, Il doit nécessairement poser des actions concrètes en ce sens&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: .5in; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list .5in; text-indent: -.25in;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span lang="FR"&gt;1-&lt;span style="font: 7.0pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Entrer en négociation avec les autorités constituées de l’état haïtien pour un nouveau tracé frontalier, celle de 1919 ayant été défavorable à la partie haïtienne. Celle imposé par les Américains est injuste et ne reflète pas les intérêts des deux peuples.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: .5in; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list .5in; text-indent: -.25in;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span lang="FR"&gt;2-&lt;span style="font: 7.0pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Déclarer la boucherie de 1937 un génocide et entreprendre le processus de réparation financière à raison de 1 million de dollars par victime, sous contrôle d’organisations liées aux intérêts des masses populaires. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: .5in; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list .5in; text-indent: -.25in;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span lang="FR"&gt;3-&lt;span style="font: 7.0pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Mettre fin a la campagne raciste contre Haïti que les intellectuels et media dominicains agitent froidement en Dominicaine et du même coup dénoncer le livre de Joaquin Balaguer «&amp;nbsp;l’île a l’envers&amp;nbsp;» comme un instrument raciste d’incitation a la haine épidermique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: .5in; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list .5in; text-indent: -.25in;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span lang="FR"&gt;4-&lt;span style="font: 7.0pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Demander pardon au peuple haïtien. . De la même façon que l’église Catholique a imploré le pardon aux Africains pour sa participation dans la traite negriere et aux juifs a cause de leur silence complice pendant le génocide nazi durant la deuxième guerre mondiale. Ce sera justice rendue&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: .5in; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list .5in; text-indent: -.25in;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span lang="FR"&gt;5-&lt;span style="font: 7.0pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Octroyer de la nationalité dominicaine aux haïtiens qui sont nés sur le territoire dominicain et qui désirent l’acquérir. Entreprendre une campagne d’éducation civique contre la xénophobie sur tout le territoire national pendant 3 ans tout en admettant leur culpabilité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="margin-left: .5in; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list .5in; text-indent: -.25in;"&gt;&lt;!--[if !supportLists]--&gt;&lt;span lang="FR"&gt;6-&lt;span style="font: 7.0pt &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Mettre fin a la politique de déstabilisation politique, économique et culturelle d’Haïti. Depuis 1986, l’état dominicain participe à tout mouvement réactionnaire, anty haïtien de déstabilisation mis en place par des «&amp;nbsp;haitiens-etrangers&amp;nbsp;» assoiffés de pouvoir. Comme illustration, on peut citer les deux coups d’état de 1991 et de 2004.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Aux nantis du pays qui préfèrent dépenser des millions de dollars envoyer leurs enfants étudier dans les grandes capitales occidentale, nous disons&amp;nbsp;: honte a vous («&amp;nbsp;shame on you &amp;nbsp;»). C’est aussi le moment pour que les bourgeois haïtiens prennent conscience de leur mission historique de classe. C'est-à-dire, doter le pays des infrastructures adéquates assurant la haute valeur éducative et la dignité du «&amp;nbsp;premier épître negre indépendant du monde&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;En termes de conclusion, le don de l’université Henry Christophe est une honte nationale, mais un outil utile a la nation&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Joël Léon&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Notes&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Joaquin Balaguer, ancien président dominicain eut à écrire «&amp;nbsp;l’île à l’envers&amp;nbsp;», un livre très controversé mais illustrant clairement la haine nationale. Ce bouquin fut pendant longtemps «&amp;nbsp;la Bible&amp;nbsp;» d’une grande partie de l’intelligentsia dominicaine qui l’utilisa a des gains racistes et politiciens.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Joaquin Balaguer, ancien président dominicain eut a écrire «&amp;nbsp;l’île a l’envers&amp;nbsp;», un livre très controverse mais illustrant clairement la haine nationale. Ce bouquin fut pendant longtemps la «&amp;nbsp;Bible&amp;nbsp;» d’une grande partie de l’intelligentsia dominicaine qui l’utilisa à des gains racistes et politiciens.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-2633798213960454742?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/2633798213960454742/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=2633798213960454742&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/2633798213960454742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/2633798213960454742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2012/01/luniversite-henry-christophe-est-un.html' title='L’université Henry Christophe est un acte de reparation aux victimes du massacre de 1937'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-2029184349267803390</id><published>2012-01-12T07:47:00.000-08:00</published><updated>2012-01-12T07:47:32.959-08:00</updated><title type='text'>LE DRAME HAITIEN SE POURSUIT EN 2012</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;
LE DRAME HAITIEN SE POURSUIT EN 2012&lt;br /&gt;
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Par Joël Léon&lt;br /&gt;
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Même les plus optimistes des haïtiens s’alarment dramatiquement sur la direction que prend le pays. La planification des festivités de fin d’année du gouvernement renverse les dernières illusions d’un miracle de la part du président Michel Martelly. Aucun chef d’état haïtien n’a jamais été aussi gaspilleur des caisses publiques. Se croyant toujours en campagne électorale, il promet et distribue de l’argent à tous ceux qui l’acclament. Probablement, c’est le réflexe de chanteur de jazz qui incarne en lui cette faiblesse de se sentir admiré. Ce besoin perpétuel de la gloire. Le cas le plus aberrant est celui auquel il récompensa un partisan qui brandissait une pancarte demandant à la presse de ne pas rapporter les faits qui sont défavorables au président. Cet acte est révoltant et concorde avec ceux qui religieusement mettent en garde l’opinion publique contre la tendance dictatoriale du pouvoir. Aujourd’hui encore, il harangue la foule pendant qu’il faudrait expliquer les actions gouvernementales. C’est un président hors la loi qui embarrasse ses conseillers. Il est confus et perdu. Donc, un autre rendez-vous manqué est à l’horizon. L’année 2012 est mal commencée !&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Premier janvier 2012 vient de marquer les 208 ans d’histoire du peuple fier d’Haïti. C’était un moment spécial, ou le chef de l’état, a travers un discours digne de ce nom, devrait renforcer la conviction populaire de faire face a l’adversité d’aujourd’hui. Tout chef d’état responsable profiterait de ce jour mémorable pour raffermir la foi des fils et filles du pays dans un demain meilleur. C’était l’occasion de plaidoyer en faveur de l’unité historique du peuple haïtien pour pouvoir mieux affronter les défis du monde d’aujourd’hui. Comme un vulgaire personnage, il se lance dans de vulgaires diatribes pour cacher son effroi. Le président a peur.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; D’après une source proche du pouvoir, le président est passé de l’étape d’agressivité puérile à la frayeur. Depuis l’arrestation arbitraire du député en exercice, Armel Bélisaire, Martelly est frappé d’une crise psychologique teintée de paranoïa qui prend la forme d’une dépendance accrue de ses conseillers. Le président a perdu la grande confiance de soi avec laquelle il avait commencé son mandat. Il est devenu ennuyeux, à un point tel que certains conseillers cherchent parfois à l’éviter. L’homme est pris dans son propre piège. La rentrée parlementaire du deuxième lundi du mois de janvier, représente pour lui un cauchemar. Les députés qui sont toujours en vacance depuis quelques mois ne sont pas toujours disponibles à trouver. Martelly fait appel à ses principaux alliés politiques, notamment « l’animal politique » du sud-est, le sénateur Joseph Lambert &amp;nbsp;pour l’aider à désamorcer la menace de faire exploser son gouvernement. Celui-ci a son tour fait du marchandage politique en exigeant des postes de directions générales et diplomatiques.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Le Jeudi 5 janvier 2010, d’après radio « vision 2000 » et confirmé plus tard par le sénateur Lambert, le président s’était précipité sans rendez-vous dans la résidence privée de celui-ci. Selon ce dernier, le président l’appela 5 minutes avant pour annoncer son arrivée. Apparemment, ce devrait être une visite « amicale » ou de « courtoisie ». Par contre les analystes politiques n’interprètent pas cette démarche comme innocente. D’abord, pourquoi le sénateur Joseph Lambert ? Rappelons que cet homme est l’influent dirigeant du parti INITE et leader d’un puissant bloc politique au sénat de la république. A noter aussi, que ce parti fait partie du gouvernement. Sénateur Lambert ne va pas révéler la teneur des discussions qui ont dure deux heures avec le président, mais le bon sens &amp;nbsp;laisse comprendre que cette rencontre a été hautement politique.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Cette visite précipitée est venue corroborer les informations qui circulaient à Port-au-Prince sur le climat d’instabilité proche de la panique qui existe au palais national. D’après une source digne de foi, le président dort très peu, il boit constamment. Il est toujours sous influence. Les membres du gouvernement sont tous dans la confusion. On ne peut plus parler d’équipe gouvernementale. Toutefois, ils essaient de présenter une apparence unitaire au public. George Michel, ancien constituant réactionnaire et farouche partisan de l’armée putchiste, est venu bouleverser la donne. Il exige un chambardement général, comme si tous ceux qui étaient la autour du président avant lui, sont tous des crétins. Cela inquiète beaucoup les gardes de la première heure. Ce qui est plus grave, George Michel a le soutien de la première dame de la république, Sofia Martelly. Une dame, d’après de persistantes rumeurs, qui n’as pas froid aux yeux des qu’il s’agit de défendre de son mari.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; La bourgeoisie mulâtre renforce leur position au sein du pouvoir. Les duvaliéristes commencent à s’inquiéter et faire des prévisions sombres dans le cas ou le pouvoir succombe totalement sous le charme des « brasseurs d’affaires » du bord de mer. Même les frères Mayard Paul ne sont pas épargnés. Le clan George Michel les traite de tonneaux vides qui capitalisent sur les réalisations de leurs pères, le feu Constantin Mayard Paul. Pas besoin de citer le nom de Daniel Supplice, le ministre des haïtiens vivant à l’étranger, il est de plus en plus isolé de la cuisine des grandes décisions politiques. Il s’en est plaint beaucoup à un ami de la Floride. Cette deuxième vague de conseillers, dont finalement on ignore le nombre exact, est très agressive en s’appuyant sur la malheureuse affaire de la mise en prison d’Arnel Belizaire pour se frayer une place avec fracas et grincement de dents.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Toute cette pagaille se situe dans la lignée de la politique traditionnelle haïtienne. Le peuple haïtien ne fait pas partie de l’agenda de George Michel ou de Gérard Gourgues. Ce dernier est le père de Marina Gourgues, l’actuelle secrétaire d’état de la formation professionnelle du gouvernent. Il entend profiter de la présence de sa fille au maximum, pour matérialiser son rêve chimérique de président d’Haïti. Age de plus de quatre vingt ans, maître Gourgues veut marquer sa vie politique en devenant le super conseiller présidentiel, mais il se fait très tard. En fait, c’est la consolidation expéditive du pouvoir personnel dans toute sa tragédie autour d’un président confus et perdu.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Revenons au camouflet du premier janvier 2012. Michel Martelly, après avoir lu le discours officiel, en fait très moyen, réalisant qu’il n’avait rien dit de substantiel, additionna son discours d’une harangue coutumière de campagne électorale. En observant ses expressions corporelles, j’avais déjà eu la certitude que quelque part il est entrain de vivre un drame profond. Ce n’était pas la même fluidité des mots d’autrefois. Les paroles désertent l’homme. Visiblement, le fils de la « république de petionville » &amp;nbsp;qui vocifère, a son esprit ailleurs. Il est troublé, mais il harangue continuellement a défaut de contenir la rentrée parlementaire. C’est a lors que j’ai compris que l’homme vit dans la tourmente de l’incertitude du mois de janvier. &amp;nbsp;Comme une bête piégée, &amp;nbsp;il se débrouille. Son plus grand problème, c’est l’armée d’Haïti n’est plus. L’international ne veut pas d’armée, il est empêtré. C’est pourquoi qu’il a gaspillé 400 millions de gourdes pour financer les fêtes de fin d’année.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;L’objectif poursuivi, avec ces folles dépenses de l’argent des contribuables, est d’anticiper un éventuel vote défavorable des députés. Jusqu’au moment ou j’écris ce papier, Joseph Lambert fait toujours du marchandage politique mais avec ses deux mains vides, il ne rassure personne. Les blocs politiques sont en lambeau à la chambre basse, chaque député ayant sa conscience comme maître. L’enquête de la chambre basse sur l’affaire d’Arnel Bélisaire poursuit tranquillement son chemin. C’est une stratégie à deux têtes. Premièrement, elle consiste à s’acheter des députés comme de petits pains. En cas d’échec de cette politique, le pouvoir s’appuiera sur les mairies des villes et les délégations départementales. Deuxièmement, le pouvoir se prépare à donner une réponse politique de grande envergure au le cas ou les députés deviennent intransigeants. Dans ce scénario, les mairies et les délégations seront grassement payées pour remplir les artères des grandes villes de manifestants proches du pouvoir. Donc, le drame haïtien se poursuit en cette nouvelle année de 2012.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Au contraire, en guise de se lancer dans des diatribes, Martelly devrait faire appel à l’âme nationale pour préserver le pays d’une autre crise de trop. S’exprimer avec honnêteté et passion en admettant ses erreurs et demander une chance, pourrait l’aider à surmonter la crise. Non, il est « sweet micky », &amp;nbsp;il faut punir le peuple haïtien encore une autre fois.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Le sénateur du nord, Moise Jean Charles, fait augmenter la pression avec ses révélations fracassantes à propos de la multiplicité de nationalités des membres du gouvernement. Incluant le président lui-même. En ce sens, si le gouvernement arrive à passer le cap des députés, il faudra braver les déclarations de l’honorable sénateur Moise Jean-Charles au grand corps. Celui-ci eut à déclarer haut et fort dans le micro du journaliste Edens Débat, que Joseph Lambert est un général sans troupes. Donc, cette fois le sénateur est dans l’impossibilité de dédouaner le président de la république. Partout, le danger est la. Il est permanent.&lt;br /&gt;
&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Cela donne une idée de la complexité de l’exercice du pouvoir en Haïti. Désormais, on se calme avant de se lancer dans des jugements fallacieux de la gestion d’un chef d’état en fonction. C’est la « real politique ». Un défi qu’on n’échappe jamais. Parce que l’orgueil l’a toujours conquis sur la rationalité dans ce pays. L’année vient de commencer, et voici qu’elle est déjà puante. Le président est un homme en perpétuelle campagne electorale. Les députés entendent faire l’histoire. Moise Jean-Charles fait monter les enchères avec l’affaire de multiples nationalités. Le drame haïtien se poursuit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Joël Léon&lt;br /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-2029184349267803390?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/2029184349267803390/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=2029184349267803390&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/2029184349267803390'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/2029184349267803390'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2012/01/le-drame-haitien-se-poursuit-en-2012.html' title='LE DRAME HAITIEN SE POURSUIT EN 2012'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-490496278524671556</id><published>2012-01-10T05:09:00.001-08:00</published><updated>2012-01-10T05:09:42.953-08:00</updated><title type='text'>La marche à l’abîme</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="article-titre" style="font-family: georgia, 'trebuchet ms'; font-size: 14pt; font-weight: bold; text-align: -webkit-auto; text-decoration: none;"&gt;La marche à l’abîme&lt;/div&gt;&lt;br style="font-family: georgia, 'trebuchet ms'; text-align: -webkit-auto;" /&gt;&lt;span style="font-family: georgia, 'trebuchet ms'; text-align: -webkit-auto;"&gt;Fidel CASTRO&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: georgia, 'trebuchet ms'; text-align: -webkit-auto;" /&gt;&lt;div class="article-chapo" style="color: #666666; font-family: georgia, 'trebuchet ms'; font-weight: bold; text-align: -webkit-auto;"&gt;Ce n’est pas une question d’optimisme ou de pessimisme, de connaissance ou d’ignorance de choses élémentaires, de responsabilité ou d’irresponsabilité face aux événements. Il faudrait jeter à la poubelle de l’Histoire ceux qui se targuent d’être des hommes politiques alors qu’en règle générale, ils ignorent tout ou presque tout de ce qui a trait à cette activité.&lt;/div&gt;&lt;br style="font-family: georgia, 'trebuchet ms'; text-align: -webkit-auto;" /&gt;&lt;div class="article-texte" id="font-variable" style="font-family: georgia, 'trebuchet ms'; font-size: 12px; text-align: -webkit-auto;"&gt;Je ne parle pas bien entendu de ceux qui, au long de plusieurs millénaires, ont converti la chose publique en instrument de pouvoir et de richesse au profit des classes privilégiées, établissant en l’occurrence de véritables records de cruauté durant les huit ou dix mille dernières années, celles durant lesquelles nous possédons des vestiges certains de la conduite sociale de notre espèce d’êtres pensants dont l’existence, selon les scientifiques, ne dépasse guère les cent quatre vingt mille ans.&lt;br /&gt;
Je n’ai pas l’intention de me lancer dans des thèmes pareils qui ennuieraient assurément la quasi-totalité des gens continuellement bombardées de nouvelles fournies par les médias, qui vont depuis la parole écrite jusqu’aux images tridimensionnelles que les cinémas coûteux commencent à projeter, au point qu’elles finiront sous peu par prédominer sur les écrans de télévision aux images déjà fabuleuses en soi. Il n’est pas fortuit que l’industrie dite des loisirs soit installée au cœur même de l’Empire qui nous tyrannise tous.&lt;br /&gt;
Je prétends juste me situer au point de départ actuel de notre espèce pour parler de la marche à l’abîme. Si je parlais d’une marche «&amp;nbsp;inexorable&amp;nbsp;», je serais d’ailleurs bien plus près de la vérité. L’idée d’un jugement dernier apparaît implicitement dans les doctrines religieuses les plus pratiquées parmi les habitants de notre planète, que nul ne qualifie pour autant de pessimistes. J’estime au contraire que le devoir élémentaire de toutes les personnes sensées et sérieuses, qui sont des millions, est de se battre pour reculer, voire, qui sait, pour empêcher cet événement dramatique et proche dans le monde actuel.&lt;br /&gt;
De nombreux périls nous menacent, mais deux d’entre eux, la guerre nucléaire et les changements climatiques, sont décisifs et leur solution ne cesse de s’éloigner toujours plus.&lt;br /&gt;
Le verbiage démagogique, les déclarations et les discours au sujet de ces deux points auxquels recourent les États-Unis et leurs alliés puissants et inconditionnels qui imposent leur tyrannie au monde ne font aucun doute.&lt;br /&gt;
Le 1er janvier 2012 – qui marque le nouvel an en Occident et dans la chrétienté et qui coïncide avec l’anniversaire de la victoire de la Révolution cubaine et avec le cinquantième de la crise des Fusées de 1962 où le monde se vit au bord de la guerre atomique – m’oblige à écrire ces lignes.&lt;br /&gt;
Mes mots n’auraient aucun sens s’ils visaient à imputer la moindre faute au peuple étasunien et à celui de n’importe quel pays allié des États-Unis dans cette aventure insolite&amp;nbsp;: ils seraient inévitablement, tout comme les autres peuples du monde, les victimes de la tragédie. On a vu récemment en Europe et ailleurs l’indignation de ceux que le chômage, les pénuries, les réductions de revenus, les dettes, la discrimination, les mensonges et la politicaillerie poussent à protester massivement, même s’ils sont brutalement réprimés par les gardiens de l’ordre en place.&lt;br /&gt;
On parle de plus en plus fréquemment de technologies militaires pouvant toucher la totalité de notre planète, le seul satellite habitable connu à des centaines d’années-lumière à la ronde, à moins qu’un autre ne nous soit accessible si nous nous déplaçons à la vitesse de la lumière, soit trois cent mille kilomètres par seconde.&lt;br /&gt;
On ne saurait ignorer que si notre merveilleuse espèce pensante disparaissait, bien des millions d’années s’écouleraient avant que n’en surgisse un autre capable à son tour de penser, en vertu des principes naturels qui régissent l’évolution des espèces découverte en 1859 par Darwin et admise aujourd’hui par tous les scientifiques sérieux, qu’ils soient croyants ou non.&lt;br /&gt;
À aucune autre époque de son histoire, l’humanité n’a connu les périls actuels. Ceux qui comme moi ont plus de quatre-vingt-cinq ans ont passé leur bac à dix-huit ans alors que la première bombe atomique n’avait pas encore été fabriquée.&lt;br /&gt;
De nos jours, les engins de cette nature prêts à l’emploi – incomparablement plus puissants que ceux qui produisirent une chaleur solaire sur les villes d’Hiroshima et de Nagasaki – se comptent par milliers.&lt;br /&gt;
On dénombre aujourd’hui plus de vingt mille ogives nucléaires, entre celles qui sont entreposées dans les dépôts et celles qui sont déjà déployées en vertu d’accords.&lt;br /&gt;
Il en suffirait d’une centaine pour provoquer un hiver nucléaire qui infligerait en peu de temps une mort épouvantable à tous les êtres humains, comme l’a expliqué brillamment, à partir de données informatiques, Alan Robock, scientifique et professeur à l’Université de Rugers, dans le New Jersey.&lt;br /&gt;
Ceux qui lisent normalement les nouvelles et les analyses internationales sérieuses savent que le danger d’une guerre à armes atomiques s’aggrave à mesure que la tension grandit au Proche-Orient où le gouvernement israélien en dispose de centaines parfaitement opérationnelles, même si nul n’infirme ni ne confirme le statut d’Israël de forte puissance nucléaire. Les tensions s’accroissent aussi autour de la Russie, qui possède incontestablement une capacité de riposte et qui est menacée par un bouclier nucléaire censément européen.&lt;br /&gt;
L’affirmation des États-Unis selon laquelle le bouclier nucléaire européen vise à protéger aussi la Russie de l’Iran et de la Corée du Nord est risible. Leur position sur ce point délicat est si débile que leur allié, Israël, ne se donne même pas la peine de leur garantir qu’il les consultera au préalable au sujet de mesures qui risqueraient de déclencher une guerre.&lt;br /&gt;
L’humanité, en revanche, ne jouit, elle, d’aucune garantie. L’espace sidéral est saturé, à proximité de notre planète, de satellites étasuniens qui épient ce qu’il se passe jusque sur les balcons des logements de n’importe quelle nation du monde. La vie et les habitudes de chaque famille ou de chaque personne sont maintenant l’objet d’espionnage&amp;nbsp;; les conversations sur téléphone mobile de centaines de millions de personnes partout dans le monde ont cessé d’être privées pour devenir un matériau d’information pour les services secrets étasuniens.&lt;br /&gt;
Tel est le droit qu’il reste aux citoyens de notre monde en vertu des actes d’un État dont la Constitution, adoptée par le Congrès de Philadelphie en 1776, stipule que tous les hommes naissent libres et égaux et que le Créateur leur concède des droits déterminés dont il ne reste même plus, ni à ceux des USA ni à ceux du reste du monde, celui de communiquer au téléphone à des parents et amis leurs sentiments les plus intimes.&lt;br /&gt;
La guerre reste donc une tragédie qui peut advenir et qui, très probablement, surviendra. Mais, à supposer que l’humanité soit capable de l’ajourner pour une période indéfinie, un autre fait tout aussi dramatique s’impose désormais à un rythme croissant&amp;nbsp;: les changements climatiques. Je me bornerai à signaler ce que des scientifiques et des communicateurs éminents de stature mondiale ont expliqué dans des documents et des films que nul ne conteste.&lt;br /&gt;
L’on sait que le gouvernement étasunien s’est opposé aux accords de Kyoto sur l’environnement, sans même concilier cette ligne de conduite avec ses plus proches alliés dont les territoires souffriraient énormément et dont certains, telle la Hollande, disparaîtraient presque totalement.&lt;br /&gt;
La planète ne dispose plus aujourd’hui de politique sur ce grave problème, tandis que le niveau de la mer s’élève, que les énormes couches de glace qui couvrent l’Antarctique et le Groenland – où s’accumule plus de 90 p. 100 de l’eau potable du monde – fondent à un rythme croissant et que l’humanité compte officiellement, depuis le 30 novembre dernier, une population de sept milliards d’habitants dont la croissance dans les régions les plus pauvres du monde est soutenue et inévitable.&lt;br /&gt;
Ceux qui se sont consacrés, ces cinquante dernières années, à bombarder des pays et à tuer des millions de personnes pourraient-ils d’ailleurs s’inquiéter du sort des autres peuples&amp;nbsp;? Les États-Unis sont aujourd’hui non seulement les fauteurs de ces guerres, mais encore les plus gros fabricants et les plus gros exportateurs d’armes au monde.&lt;br /&gt;
Ce puissant pays, on le sait, vient de souscrire avec le royaume d’Arabie saoudite – d’où ses transnationales et celles de ses alliés tirent tous les jours dix millions de barils de pétrole léger, soit un milliard de dollars – un accord portant sur la livraison d’armements pour soixante milliards de dollars. Qu’adviendra-t-il de ce pays et de la région quand ces réserves d’énergie seront épuisées&amp;nbsp;? Notre monde globalisé ne saurait admettre sans ciller ce gaspillage colossal de ressources énergétiques que la Nature a mis des centaines de millions d’années à créer et dont la dilapidation renchérit les coûts essentiels. Ce serait tout à fait indigne de l’intelligence qu’on attribue censément à notre espèce.&lt;br /&gt;
Cette situation s’est aggravée d’une manière considérable ces douze derniers mois compte tenu de nouvelles avancées technologiques qui, loin d’alléger la tragédie qu’entraîne la déprédation des combustibles fossiles, l’empire toujours plus.&lt;br /&gt;
Des hommes de science et des chercheurs de prestige mondial ne cessent de signaler les conséquences dramatiques des changements climatiques.&lt;br /&gt;
Le réalisateur français Yann Arthus-Bertrand a, dans un documentaire datant de mi-2009 et élaboré en collaboration avec des personnalités internationales prestigieuses et bien informées, alerté le monde de ce qu’il advenait à partir de données irréfutables. Se fondant sur des arguments solides, il a exposé les conséquences néfastes qu’impliquait le fait de consommer en moins de deux siècles les ressources énergétiques créées par la nature durant des centaines de millions d’années, le pire étant non seulement cette dilapidation colossale, mais les conséquences suicidaires qu’elle aurait sur l’espèce humaine. Parlant de l’existence même de la vie, il reproche à celle-ci&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tu bénéficies de l’héritage fabuleux de quatre milliards d’années que t’a légué la Terre. Et toi, en seulement deux cent mille, tu as changé la face du monde.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;
Il n’accusait personne – ce n’était pas son propos – il dénotait simplement une réalité objective. Mais aujourd’hui, nous devons nous accuser tous de le savoir et de ne rien faire pour tenter d’y remédier.&lt;br /&gt;
Les réalisateurs de ce film y incluent des images et des concepts, des mémoires, des données et des idées que nous avons le devoir de connaître et de prendre en considération.&lt;br /&gt;
Plus récemment, deux autres réalisateurs français ont présenté un documentaire tout aussi fabuleux, Océans, jugé par la critique cubaine comme le meilleur film de l’année&amp;nbsp;: de mon point de vue, peut-être même le meilleur de cette époque.&lt;br /&gt;
Il éblouit par la précision et la beauté d’images qu’aucune caméra n’avait jamais filmées auparavant. Les réalisateurs y ont investi huit années et cinquante millions d’euro. L’humanité devrait leur savoir gré d’exprimer ainsi les principes de la Nature adultérés par l’homme. Les acteurs n’en sont pas les êtres humains, mais les habitants des mers du monde qui méritent un Oscar&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;
Les motifs pour lesquels je me fais un devoir d’écrire ces lignes-ci ne sont pourtant pas les faits que j’ai signalés plus haut et que j’ai déjà commentés auparavant d’une façon ou d’une autre, mais d’autres qui, manipulés au gré des intérêts des transnationales, ont vu le jour ces derniers mois au compte-gouttes et qui prouvent définitivement, à mes yeux, la confusion et le chaos politique régnant dans notre monde.&lt;br /&gt;
C’est voilà à peine quelques mois que j’ai lu pour la première fois des informations sur le gaz de schiste, selon lesquelles les États-Unis disposaient de réserves suffisantes pour satisfaire leurs besoins de ce combustible pendant cent ans. Comme j’ai maintenant du temps pour approfondir sur des thèmes politiques, économiques et scientifiques qui peuvent vraiment être utiles à nos peuples, je suis entré discrètement en contact avec plusieurs personnes vivant à Cuba ou à l’étranger. Curieusement, aucune d’elles n’en avait jamais entendu parler. Ce n’était pas la première fois, bien entendu, que ça arrivait&amp;nbsp;: on s’étonne d’ailleurs de constater à quel point des faits importants en soi sont occultés sous une véritable marée d’informations mêlées à des centaines ou à des milliers de nouvelles circulant à travers la planète.&lt;br /&gt;
J’ai continué toutefois à m’intéresser à cette question. Quelques mois à peine se sont écoulés et le gaz de schiste a disparu des médias. On disposait toutefois à la veille du nouvel an d’assez de renseignements pour voir clairement que le monde marche à l’abîme, menacé par des périls dont la gravité est aussi extrême que la guerre nucléaire et les changements climatiques. J’ai déjà parlé des deux premiers&amp;nbsp;; du troisième, je me bornerai pour aller vite à exposer des faits déjà connus et d’autres à connaître qu’aucun cadre politique ni nulle personne sensée ne saurait ignorer.&lt;br /&gt;
J’observe ces deux faits – je l’affirme sans hésitation – avec la sérénité des années que j’ai vécues en cette phase spectaculaire de l’histoire humaine qui ont contribué à l’éducation de notre peuple vaillant et héroïque.&lt;br /&gt;
Le gaz se mesure en TCF, qui peut signifier des pieds ou des mètres cubes [1] – on ne précise pas toujours s’il s’agit de l’un ou de l’autre – en fonction du système de mesures appliqué dans un pays donné. Par ailleurs, quand on parle de billion, il s’agit d’un million de million, à ne pas confondre avec le billion étasunien qui équivaut au milliard (le billion français équivalant, lui, au trillion étasunien). Ce sont là des différences dont il faut tenir compte quand on parle de volumes qui sont généralement, pour ce qui est du gaz, très importants. Je le signalerai le cas échéant.&lt;br /&gt;
Daniel Yergin, auteur étasunien d’un gros classique sur l’histoire du pétrole, a affirmé, selon l’agence de presse IPS, que le tiers du gaz produit aux USA provenait d’ores et déjà du schiste&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;…l’exploitation d’une plateforme dotée de six puits peut consommer 170 000 mètres cubes d’eau, voire provoquer des effets nuisibles, par exemple influer sur les mouvements sismiques, polluer les eaux souterraines et superficielles, et endommager le paysage.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;
Le groupe britannique BP informe de son côté&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;blockquote class="spip"&gt;«&amp;nbsp;Les réserves prouvées de gaz conventionnel ou traditionnel de la planète se chiffrent à 6 608 billions – million de millions – de pieds cubes, soit 187 billions de mètres cubes […] les dépôts les plus importants se trouvant en Russie (1 580 TCF), en Iran (1 045), au Qatar (894), et en Arabie saoudite et au Turkménistan, avec 283 TCF chacun.&amp;nbsp;» Il s’agit du gaz déjà produit et commercialisé.&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;Une étude de l’EPA – une agence énergétique du gouvernement étasunien – publiée en avril 2011 mentionne pratiquement les mêmes volumes (6 620 TCF ou 187,4 billions de mètre cubes) de shale gas récupérables dans à peine trente-deux pays, les géants étant la Chine (1 275 TCF), les États-Unis (862), l’Argentine (774), le Mexique (681), l’Afrique du Sud (485) et l’Australie (396 TCF).&amp;nbsp;»&lt;/blockquote&gt;Le shale gas est le gaz de schiste, également appelé «&amp;nbsp;gaz de roche-mère&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;gaz de shale&amp;nbsp;». Remarquez que l’Argentine et le Mexique comptent des réserves presque égales à celles des USA. La Chine, qui possède les plus gros gisements, disposent de réserves quasiment le double des premières et 40 p. 100 de plus que les USA.&lt;br /&gt;
&lt;blockquote class="spip"&gt;«&amp;nbsp;…des pays qui ont toujours dépendu de fournisseurs étrangers disposeraient d’une forte base de ressources pour leur consommation. C’est le cas de la France et de la Pologne qui importent 98 et 64 p. 100 respectivement du gaz qu’elles consomment et qui posséderaient dans leurs roches schisteuses (ou lutites ou pélites) des réserves supérieures à 180 TCF chacune.&amp;nbsp;»&lt;/blockquote&gt;L’IPS explique&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;blockquote class="spip"&gt;«&amp;nbsp;Pour l’extraire des schistes, on recourt à une méthode dite de fracturation hydraulique, qui consiste à injecter de grandes quantités d’eau à haute pression mêlée à du sable et à des additifs chimiques. L’empreinte carbone (proportion de dioxyde de carbone libéré dans l’atmosphère) est bien supérieure à celle qu’engendre la production de gaz conventionnel.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;Quand on bombarde des couches de l’écorce terrestre par de l’eau et d’autres substances, on aggrave le risque d’endommager le sous-sol, les sols, les nappes phréatiques profondes et superficielles, le paysage et les voies de communication si les installations de forage et les moyens de transport de la nouvelle richesse sont défectueux ou mal manipulés.&amp;nbsp;»&lt;/blockquote&gt;Qu’il suffise de signaler que, parmi les nombreuses substances chimiques qu’on mêle à l’eau afin d’extraire le gaz, on trouve le benzène et le toluène qui sont des substances terriblement cancérigènes.&lt;br /&gt;
Lourdes Melgar, experte de l’Instituto Tecnológico y de Estudios Superiores de Monterrey, estime&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;blockquote class="spip"&gt;«&amp;nbsp;"C’est un technique qui suscite de nombreux débats et ce sont des ressources situées dans des zones où l’eau n’existe pas."&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;Les schistes gaziers – affirme l’IPS – sont des réservoirs d’hydrocarbures non conventionnels retenus dans les roches qui les enferment, si bien qu’on recourt à la fracturation hydraulique pour les libérer à grande échelle.&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;La production de gaz de schiste implique de gros volumes d’eau&amp;nbsp;; le forage et la fracturation engendrent de grandes quantités de résidus liquides qui peuvent contenir des substances chimiques dissoutes et d’autres polluants qu’il faut traiter avant de les rejeter.&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;La production de gaz de schiste est passée de 11,037 milliards de m3 en 2000 à 135,84 milliards en 2010. À ce rythme de croissance, elle permettra en 2035 de satisfaire 45 p. 100 de la demande de gaz général, selon l’EPA.&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;Des études scientifiques récentes ont alerté au sujet de l’impact négatif du gaz de schiste sur l’environnement.&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;Les professeurs de l’Université de Cornell (USA), Robert Howarth, Renée Santoro et Anthony Ingraffea, ont conclu dans leur étude «&amp;nbsp;Methane and the Greenhouse-Gas Footprint of Natural Gas from Shale Formations&amp;nbsp;», publiée en avril dernier dans la revue Climatic Change, que cet hydrocarbure était plus polluant que le pétrole et le gaz.&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;"L’empreinte carbone est supérieure à celle du gaz conventionnel ou du pétrole, analysée à tout horizon temporel, mais surtout sur un délai de vingt ans. Comparée au charbon, elle est au moins supérieure de 20 p. 100, voire de plus du double, sur vingt ans", souligne cette étude.&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;Le méthane est l’un des gaz à effet de serre les plus polluants de tous ceux qui sont responsables de l’élévation de la température sur la planète.&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;"Dans les zones d’extraction active (un ou deux puits au kilomètre), les concentrations moyennes et maximales de méthane dans des puits d’eau potable ont augmenté à proximité du puits gazier le plus proche et ont constitué un danger d’explosion potentielle", écrivent Stephen Osborn, Avner Vengosh, Nathaniel Warner et Robert Jackson, de l’Université publique de Duke.&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;Ces indicateurs remettent en cause l’argument de l’industrie selon laquelle le schiste peut se substituer au charbon dans la production d’électricité et qu’il peut donc être un ressource permettant de réduire les changements climatiques.&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;"C’est une aventure trop prématurée et trop risquée".&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;En avril 2010, le département d’État étasunien a lancé l’Initiative mondiale du gaz de schiste pour aider les pays qui cherchent à exploiter cette ressource à l’identifier et à la développer, au profit économique éventuel des transnationale des USA.&amp;nbsp;»&lt;/blockquote&gt;J’ai dû forcément m’étendre. Je rédige ces lignes pour le site web CubaDebate et pour la chaîne Telesur, l’un des chaînes d’information les plus sérieuses et les plus honnêtes de notre monde si mal en point.&lt;br /&gt;
Pour aborder cette question, j’ai laissé passer les fêtes du Nouvel An et de l’ancien.&lt;br /&gt;
Fidel Castro Ruz&lt;br /&gt;
Le 4 janvier 2012, 21 h 15&lt;br /&gt;
[1] 1 TCF vaut 28,3 milliards de mètres cubes (N.d.T)&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;EN COMPLEMENT&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: toutes les réflexions de Fidel Castro dans toutes les traductions officielles&amp;nbsp;&lt;a class="spip_out" href="http://www.cuba.cu/gobierno/reflexiones/reflexiones.html" rel="external"&gt;http://www.cuba.cu/gobierno/reflexiones/reflexiones.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;br class="Apple-interchange-newline" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-490496278524671556?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/490496278524671556/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=490496278524671556&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/490496278524671556'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/490496278524671556'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2012/01/la-marche-labime.html' title='La marche à l’abîme'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-8870901871019841310</id><published>2012-01-10T05:01:00.000-08:00</published><updated>2012-01-10T05:01:13.232-08:00</updated><title type='text'>Le déclin des États-Unis</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="article-titre" style="font-family: georgia, 'trebuchet ms'; font-size: 14pt; font-weight: bold; text-align: -webkit-auto; text-decoration: none;"&gt;Le déclin des États-Unis&lt;/div&gt;&lt;br style="font-family: georgia, 'trebuchet ms'; text-align: -webkit-auto;" /&gt;&lt;span style="font-family: georgia, 'trebuchet ms'; text-align: -webkit-auto;"&gt;Noam CHOMSKY&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: georgia, 'trebuchet ms'; text-align: -webkit-auto;" /&gt;&lt;div class="article-texte" id="font-variable" style="font-family: georgia, 'trebuchet ms'; font-size: 12px; text-align: -webkit-auto;"&gt;Dans le numéro de l’été 2011 du Journal de l’American Academy of Political Science nous pouvons lire qu’il est «&amp;nbsp;habituel&amp;nbsp;» de dire que les États-Unis «&amp;nbsp;sont sur le déclin, leur triste fin étant proche, alors qu’il y a encore quelques années ils pouvaient de l’avis général se pavaner de par le monde comme un colosse à la puissance incomparable et à l’ascendant indiscutable&amp;nbsp;». C’est effectivement un sujet habituel, une idée largement partagée, non sans raison. Une observation de la politique étrangère des États-Unis et de son influence dans le monde, ainsi que de la santé de son économie interne et de ses institutions, suggère en effet que ces commentaires sont justifiés. Le déclin a en fait commencé peu après la Deuxième Guerre mondiale, la puissance états-unienne étant alors à son sommet&amp;nbsp;; la belle rhétorique et le triomphalisme des années 1990 relevaient plutôt de l’auto-satisfaction. Au demeurant, le corollaire qui accompagne généralement ces commentaires – le pouvoir va se déplacer vers la Chine et l’Inde – est très douteux. Ce sont des pays pauvres avec de graves problèmes internes. Le monde devient certainement plus divers, mais malgré le déclin états-unien on ne voit aucun compétiteur capable de prendre le pouvoir hégémonique global.&lt;br /&gt;
Jetons un coup d’œil sur l’histoire récente. Lors la Deuxième Guerre mondiale les planificateurs états-uniens avaient prévu qu’à la fin de la guerre les États-Unis allaient se trouver dans une position dominante. Les archives montrent, comme le signale l’historien spécialiste de la diplomatie Geoffrey Warner, que «&amp;nbsp;le Président Roosevelt avait comme objectif, pour l’après-guerre, l’hégémonie états-unienne sur le monde entier&amp;nbsp;». Des plans avaient été préparés pour prendre le contrôle de ce qui était appelé la&amp;nbsp;&lt;i&gt;Grand Area&amp;nbsp;&lt;/i&gt;[Grande zone], laquelle incluait l’ensemble de l’hémisphère occidental, l’Extrême-Orient, l’ex-empire britannique, y compris les très importantes réserves pétrolières du Moyen-Orient, la plus grande partie possible de l’Europe, en tout cas au minimum les principales régions industrielles des pays d’Europe occidentale. Les pays d’Europe du Sud étaient également considérés importants parce qu’ils permettaient le contrôle des réserves énergétiques du Moyen-Orient. Dans tous ces immenses espaces les États-Unis devaient maintenir «&amp;nbsp;un pouvoir sans partage&amp;nbsp;» basé sur «&amp;nbsp;une suprématie militaire et économique&amp;nbsp;», avec «&amp;nbsp;une limitation à tout exercice de la souveraineté&amp;nbsp;» de la part des États qui pourraient interférer dans les plans états-uniens. Bien que les États-Unis perdent en puissance, ces conceptions sont encore celles qui prévalent.&lt;br /&gt;
Ces plans remontant à la Deuxième Guerre mondiale, très vite mis en œuvre, n’étaient pas irréalistes. Les États-Unis étaient alors déjà depuis longtemps le pays le plus riche du monde. La guerre avait mis un terme à la dépression et avait quadruplé la capacité industrielle du pays, cependant que les rivaux étaient détruits. À la fin de la guerre les États-Unis avaient la moitié de la richesse mondiale et disposaient d’une sécurité sans équivalent. Chaque région de la&amp;nbsp;&lt;i&gt;Grand Area&amp;nbsp;&lt;/i&gt;se voyait attribuer une «&amp;nbsp;fonction&amp;nbsp;» dans le système global. La «&amp;nbsp;Guerre froide&amp;nbsp;» c’était en gros la volonté de la part des superpuissances de préserver l’ordre dans leur espace respectif. Pour l’URSS&amp;nbsp;: l’Europe de l’Est&amp;nbsp;; pour les États-Unis&amp;nbsp;: quasiment le monde entier. En 1949, la&amp;nbsp;&lt;i&gt;Grand Area&amp;nbsp;&lt;/i&gt;a commencé à être sérieusement rongée avec la «&amp;nbsp;perte de la Chine&amp;nbsp;», comme on dit généralement. Cette expression est intéressante&amp;nbsp;: on ne peut «&amp;nbsp;perdre&amp;nbsp;» que ce que l’on possède. Peu après, l’Asie du sud-est commençait à échapper au contrôle, ce qui a provoqué les horribles guerres états-uniennes et les terribles massacres de 1965 en Indonésie&amp;nbsp;; la domination états-unienne a été rétablie. En même temps la subversion et la violence massive se poursuivaient ailleurs dans le but de maintenir ce qu’on appelle la «&amp;nbsp;stabilité&amp;nbsp;», ce qui signifie l’acception des décisions états-uniennes.&lt;br /&gt;
Or, le monde industriel se reconstruisant et la décolonisation progressant laborieusement, le déclin était inévitable&amp;nbsp;: en 1970 la part des États-Unis dans la richesse mondiale avait baissé à 25%, encore énorme mais nettement diminuée. Le monde industriel devenait «&amp;nbsp;tripolaire&amp;nbsp;», avec ses centres aux États-Unis et en Europe&amp;nbsp;; l’Asie – alors principalement le Japon – devenant déjà la région la plus dynamique.&lt;br /&gt;
Vingt ans plus tard l’URSS s’est écroulée. La réaction de Washington révèle ce qu’était la réalité de la Guerre froide&amp;nbsp;: le gouvernement de Bush I a immédiatement déclaré que les politiques resteraient globalement inchangées, même si les prétextes devaient être modifiés. L’immense appareil militaire serait maintenu, non pas pour se défendre contre les Russes, mais pour faire face à la «&amp;nbsp;sophistication technologique&amp;nbsp;» de certaines puissances du tiers monde. De la même façon, argumentaient-ils, il serait nécessaire de maintenir «&amp;nbsp;les bases de l’industrie de défense&amp;nbsp;», un euphémisme pour l’industrie de pointe, très dépendante des politiques du gouvernement et de ses subventions. Les forces d’intervention devaient encore être préparées pour le Moyen-Orient, où les problèmes sérieux «&amp;nbsp;ne pouvaient pas être laissés à la merci du Kremlin&amp;nbsp;», dévoilant un demi-siècle de mensonge. On concédait en douce que les problèmes avaient toujours été «&amp;nbsp;le nationalisme radical&amp;nbsp;», c’est-à-dire les tentatives par certains pays de suivre une voie indépendante en contradiction avec les principes de la&amp;nbsp;&lt;i&gt;Grand Area&lt;/i&gt;. Ces fondements de la politique n’ont pas été modifiés. Le gouvernement Clinton a déclaré que les États-Unis avaient le droit d’employer la force unilatéralement pour garantir «&amp;nbsp;l’accès sans entrave aux marchés les plus importants, aux richesses énergétiques, et aux ressources stratégiques&amp;nbsp;». Il a également indiqué que les forces militaires doivent être déployées en Europe et en Asie «&amp;nbsp;pour gagner les faveurs des opinions&amp;nbsp;», non par la douce persuasion mais par «&amp;nbsp;des actions qui auront des incidences sur notre mode de vie et notre sécurité&amp;nbsp;». Au lieu d’être réduite, voire éliminée, comme on aurait pu s’y attendre si on s’en tenait à la propagande, l’OTAN a été déployée plus à l’est en Europe, en violation des assurances qui avaient été données verbalement à Mikhaïl Gorbatchev quand il avait accepté que l’Allemagne réunifiée rejoigne l’OTAN.&lt;br /&gt;
Aujourd’hui l’OTAN est devenue une force d’intervention globale, sous commandement états-unien, dont le rôle officiel est de contrôler le système énergétique international, les voies maritimes, les oléoducs, et tout ce qui peut être décidé par le pouvoir hégémonique.&lt;br /&gt;
Il y a bien eu une période d’euphorie à la suite de la chute de la superpuissance adverse, avec des histoires exaltées quant à «&amp;nbsp;la fin de l’histoire&amp;nbsp;» et des marques enthousiastes d’admiration pour la politique internationale de Clinton. Des intellectuels de premier plan ont signalé l’avènement d’une «&amp;nbsp;phase de noblesse&amp;nbsp;» avec «&amp;nbsp;une lumière de sainteté&amp;nbsp;», évoquant un pays, pour la première fois dans l’histoire, guidé par «&amp;nbsp;l’altruisme&amp;nbsp;» et agissant sur la base de «&amp;nbsp;principes et de valeurs&amp;nbsp;». Rien ne devait entraver le cheminement du «&amp;nbsp;nouveau monde idéaliste résolu à en finir avec l’inhumanité&amp;nbsp;». Le principe international de l’intervention humanitaire allait enfin pouvoir s’imposer.&lt;br /&gt;
Pas tout le monde n’était si joyeux. Les traditionnelles victimes, le Sud globalisé, ont froidement condamné le «&amp;nbsp;soi-disant ’’droit’’ d’intervention humanitaire&amp;nbsp;», l’identifiant au vieux «&amp;nbsp;droit&amp;nbsp;» à la domination impérialiste. Des voix plus sereines de l’élite politique états-unienne pouvaient percevoir que du point de vue de la plupart des pays du monde les États-Unis étaient en train de «&amp;nbsp;devenir la superpuissance voyou&amp;nbsp;», considérée comme «&amp;nbsp;la seule menace extérieure&amp;nbsp;» – il était clair que «&amp;nbsp;le principal&amp;nbsp;&lt;i&gt;rogue state&amp;nbsp;&lt;/i&gt;[État voyou] aujourd’hui c’est les États-Unis&amp;nbsp;». Lorsque Bush II est entré en fonction l’opinion publique mondiale, de plus en plus hostile, ne pouvait plus être ignorée. Notamment dans le monde arabe, les opinions favorables pour Bush ont chuté. Obama a réussi l’exploit de parvenir encore plus bas, sous les 5% en Égypte et guère plus au-dessus dans le reste de la région.&lt;br /&gt;
Cependant le déclin se poursuit. Cette dernière décennie, l’Amérique du Sud a été «&amp;nbsp;perdue&amp;nbsp;». La «&amp;nbsp;menace&amp;nbsp;» de la perte de l’Amérique du Sud existait depuis plusieurs décennies. Alors que le gouvernement Nixon planifiait la destruction de la démocratie chilienne et l’installation de la dictature de Pinochet – le Conseil national de sécurité alertait sur le fait que si les États-Unis ne pouvaient pas contrôler l’Amérique latine ils ne pouvaient pas prétendre «&amp;nbsp;atteindre à leurs objectifs dans le reste du monde&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
Mais ce qui serait beaucoup plus inquiétant ce serait des initiatives allant vers davantage d’indépendance au Moyen-Orient. Les planificateurs de l’après-Deuxième Guerre mondiale établissaient que le contrôle des incomparables réserves énergétiques du Moyen-Orient signifierait «&amp;nbsp;un contrôle substantiel du monde&amp;nbsp;», selon les termes du conseiller de Roosevelt Adolf A. Berle. Logiquement la perte de contrôle menacerait le projet de domination globale qui a été clairement exposé durant la Deuxième Guerre mondiale et qui a été maintenu depuis quels que fussent les changements dans le monde.&lt;br /&gt;
Un autre danger pour l’hégémonie états-unienne c’était l’éventualité d’avancées significatives vers la démocratie. L’éditeur exécutif du&amp;nbsp;&lt;i&gt;New York Times&amp;nbsp;&lt;/i&gt;Bill Keller mentionne, c’est émouvant, «&amp;nbsp;le désire de Washington de se joindre aux aspirations démocratiques en Afrique du Nord et au Moyen-Orient&amp;nbsp;». Mais de récents sondages montrent trop bien qu’une démocratie réelle, là où l’opinion pèse sur la politique, serait désastreuse pour Washington. Sans surprise, après le renversement de Moubarak les premières initiatives de l’Égypte en politique étrangère ont été fortement critiquées par les États-Unis et leur client israélien.&lt;br /&gt;
Bien que les politiques états-uniennes sur le long terme demeurent inchangées, non sans quelques ajustements tactiques, sous Obama il y a bien eu quelques changements notables. L’analyste militaire Yochi Dreazen signale dans&amp;nbsp;&lt;i&gt;The Atlantic&amp;nbsp;&lt;/i&gt;que la politique de Bush était de capturer (et de torturer) les suspects, alors qu’Obama les assassine simplement. Le recours aux armes de terreur (les drones) augmente, tout comme l’emploi des forces spéciales, souvent des commandos qui commettent des assassinats. Les forces spéciales sont en mesure d’opérer dans cent vingt pays. Maintenant aussi importantes que toute l’armée canadienne, ces forces spéciales forment de fait une armée privée à la disposition du président, problème exposé en détail par le journaliste Nick Turse sur le site&amp;nbsp;&lt;i&gt;Tomdispatch&lt;/i&gt;. L’équipe qu’Obama a envoyée pour assassiner Osama ben Laden a peut-être déjà effectué une douzaine d’opérations similaires au Pakistan.&lt;br /&gt;
Ces événements, comme tant d’autres, montrent que si l’hégémonie états-unienne est en recul les desseins restent les mêmes.&lt;br /&gt;
Un autre point dont on parle assez souvent, au moins parmi ceux qui veulent bien voir les choses telles qu’elles sont, c’est le fait que le déclin états-unien est pour une bonne part le résultat de la politique même des États-Unis. L’opéra comique à Washington cet été, qui a dégoûté le pays (il existe une majorité qui pense que le Congrès devrait tout simplement être dispersé) et indigné le monde, n’a guère de précédent dans les annales de la démocratie parlementaire. Le spectacle finit même par faire peur aux mécènes du spectacle. Les grandes entreprises s’inquiètent maintenant de voir que les extrémistes qu’ils ont contribué à mettre au Congrès pourraient choisir de faire tomber l’édifice sur lequel reposent leurs privilèges et leurs richesses, ainsi que le puissant État providence qui est à leur service.&lt;br /&gt;
L’éminent philosophe états-unien John Dewey avait un jour décrit la politique comme «&amp;nbsp;le jeu d’ombres offert à la société par le&amp;nbsp;&lt;i&gt;big business&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», précisant que «&amp;nbsp;la réduction de l’ombre ne changerait rien sur le fond&amp;nbsp;». Depuis les années 1970, l’ombre est devenue un nuage noir qui enveloppe la société et le système politique. Le pouvoir des grandes entreprises, principalement le capital financier aujourd’hui, est tel que les deux organisations politiques, qui ne ressemblent plus guère à des partis traditionnels, sont beaucoup plus à droite que la population sur les questions les plus importantes.&lt;br /&gt;
Les gens considèrent que le thème le plus préoccupant c’est la grave crise provoquée par le chômage. Dans les circonstances actuelles, des actions gouvernementales pourraient être engagées et des stimulations économiques pourraient être décidées pour faire face ce problème, bien au-delà des mesures qui viennent d’être prises et qui compensent à peine la baisse des dépenses des administrations locales. Au demeurant cette initiative a probablement sauvé des millions d’emplois. Pour les institutions financières la première inquiétude c’est le déficit. Donc on ne discute que du déficit. Pour lutter contre le déficit une grande majorité de la population est favorable à la taxation des très riches – 72% y sont favorables, 21% s’y opposent. Une grande majorité de la population s’oppose aux coupes dans les programmes de santé (69% dans le cas de Medicaid, 79% dans le cas de Medicare). Ce qui sera décidé c’est donc probablement le contraire.&lt;br /&gt;
Steven Kull a dirigé une étude sur les politiques à mener pour lutter contre le déficit. On peut lire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il est clair que le gouvernement et la Chambre des représentants (dirigée par les républicains) sont à l’opposé des valeurs et des priorités de la population sur le thème du budget – la plus grande différence c’est la question des dépenses, la population est favorable à de grandes économies dans les budgets militaires, alors que le gouvernement et la Chambre proposent de petites augmentations... La population est plus favorable que le gouvernement et la Chambre à l’augmentation des budgets pour la formation professionnelle, l’éducation et la lutte contre la pollution.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt;
Les coûts des guerres de Bush et Obama en Irak et en Afghanistan sont maintenant estimés aux alentours de 4 400 milliards de dollars – une grande victoire pour Osama ben Laden, dont l’objectif déclaré était de mener les États-Unis à la faillite en les attirant dans un piège. Le budget militaire de 2011 – presque équivalent à celui du reste du monde réuni – est en termes réels le plus élevé depuis la Deuxième Guerre mondiale, et il devrait croître encore davantage. La crise du déficit est dans une bonne mesure conçue comme une arme pour détruire les tant abhorrés programmes sociaux qui permettent à de nombreuses familles de s’en sortir. Le commentateur économique Martin Wolf du&amp;nbsp;&lt;i&gt;Financial Times&amp;nbsp;&lt;/i&gt;de Londres écrit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il est faux de dire que la situation fiscale des États-Unis est alarmante... Les États-Unis peuvent emprunter sur des bases avantageuses, avec des taux à environ 3% sur dix ans, comme les rares personnes qui n’ont pas été emportées par l’hystérie l’avaient prédit. Le défi pour le budget c’est sur le long terme, non dans l’immédiat.&amp;nbsp;» Significativement il ajoute&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ce qu’il y a d’extraordinaire dans cette politique fiscale c’est que les revenus ne devraient représenter que 14,4% du PIB en 2011, beaucoup moins que dans l’après-Deuxième Guerre mondiale, la moyenne étant alors de près de 18%. Les impôts sur les revenus ne représenteront que 14,4% du PIB pour 2011. Une personne qui n’est pas états-unienne ne peut pas comprendre ce qui provoque cette crise&amp;nbsp;: en 1988, à la fin de la période Reagan, ils représentaient 18,2%. Les impôts sur les revenus doivent croître substantiellement pour combler le déficit.&amp;nbsp;» Extraordinaire effectivement, mais ce qui compte, dans cette démocratie en perte de vitesse, c’est ce que veulent les institutions financières et les gens richissimes.&lt;br /&gt;
Bien que la crise du déficit soit fabriquée comme un instrument au service d’une terrible lutte de classes, la crise de la dette sur le long terme est bien réelle, comme c’est le cas depuis la politique fiscale irresponsable de Ronald Reagan, qui avait fait passer les États-Unis de la position de premier bailleur de fonds au monde à celle de pays le plus endetté, multipliant par trois la dette nationale et multipliant les attaques contre l’économie. George W. Bush a porté des coups encore plus grave à l’économie. Mais pour l’heure c’est le chômage qui représente la crise la plus inquiétante.&lt;br /&gt;
Le «&amp;nbsp;compromis&amp;nbsp;» final sur la crise – plus exactement la capitulation totale devant l’extrême droite – est exactement à l’opposé de ce que l’opinion préfère, et il est presque sûr qu’il va conduire à une baisse de la croissance et à une aggravation de la situation pour tous, sauf pour les riches et les grandes entreprises qui font des profits records. Rares sont les économistes sérieux qui seraient en désaccord avec l’économiste de Harvard Lawrence Summers quand il dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le problème actuel des États-Unis c’est plus le chômage et la baisse de la croissance qu’un déficit budgétaire trop important&amp;nbsp;». Il dit aussi que l’accord obtenu en août, bien que préférable à un&amp;nbsp;&lt;i&gt;default&lt;/i&gt;&amp;nbsp;[défaut de paiement], devrait probablement causer du tort à l’économie.&lt;br /&gt;
On ne discute même pas du fait que le déficit serait éliminé si le système de couverture pour la santé, privé et déséquilibré, était remplacé par un système similaire à ceux des autres sociétés industrielles, qui ont des coûts moitié moindre et des services au moins aussi bons. Les institutions financières et l’industrie pharmaceutique sont beaucoup trop puissantes pour que de telles éventualités soient même soumises à considération. L’idée n’aurait pourtant rien d’utopique. D’autres choix économiques sont de la même façon exclus du débat, comme les taxations sur les petites transactions financières.&lt;br /&gt;
Pendant ce temps-là on fait encore plus de cadeaux à Wall Street. Le comité des appropriations de la Chambre des représentants a baissé le budget de la commission sécurité et échange, la première instance qui lutte contre la fraude financière. L’agence de protection du consommateur ne devrait pas survivre. Le Congrès brandit de nouvelles armes dans sa bataille contre les générations futures. Les républicains refusent d’agir sur la question environnementale, «&amp;nbsp;une grande institution états-unienne saborde tous les efforts qui sont faits dans le pays pour contrôler les émissions de dioxyde de carbone d’une centrale au charbon, portant un coup à la lutte contre le réchauffement global&amp;nbsp;», souligne le&amp;nbsp;&lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt;
Ce comportement auto-destructeur, bien que de plus en plus grave, n’a rien de nouveau. Cela remonte aux années 1970, lorsque les choix économiques ont provoqué des changements profonds, mettant un terme à ce qui était appelé «&amp;nbsp;l’âge d’or&amp;nbsp;» du capitalisme (d’État). La financiarisation et la délocalisation de la production en furent les caractéristiques principales, les deux étant liées à la baisse des profits dans la manufacture et au démantèlement des accords de Bretton Wood de l’après-guerre qui garantissaient les contrôles du capitalisme et la régulation des devises. Le triomphe idéologique des «&amp;nbsp;doctrines de libre-marché&amp;nbsp;», hautement sélectives comme toujours, avait aussi aggravé la situation, parce que cela accentuait la dérégulation et donc le règne des grandes entreprises qui voyaient les PDG récompensés par d’énormes profits sur le court terme. Les autres décisions politiques étaient du même ordre. La concentration de la richesse se traduisit en davantage de pouvoir politique, ce qui accentué le cercle vicieux qui a donné une richesse extraordinaire pour 0,1% de la population, principalement les PDG des grandes entreprises, les porteurs de fonds spéculatifs, etc., alors que pour l’immense majorité les revenus réels ont quasiment stagné.&lt;br /&gt;
Parallèlement, le coût des élections atteint des sommes astronomiques, les grandes entreprises ont donc les deux partis dans leur poche. Ce qu’il reste de démocratie politique a été miné quand les deux partis se sont transformés en agence de vente des sièges du Congrès. L’économiste Thomas Ferguson observe que, «&amp;nbsp;cas unique parmi les parlements des pays développés, les partis du Congrès états-unien fixent les prix sur les questions principales dans le processus législatif&amp;nbsp;». Les législateurs qui ont les sièges financent le parti, cela les oblige à devenir des serviteurs du capital privé, au-delà de ce qui est habituel. Le résultat, continue Ferguson, c’est que les débats «&amp;nbsp;reposent fortement sur la répétition de quelques slogans qui plaisent aux investisseurs et aux groupes d’intérêts dont dépendent les politiciens de premier rang&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
L’après-âge d’or représente un cauchemar qui avait été prévu par les économistes classiques, Adam Smith et David Ricardo. Les deux admettaient que si les marchands et fabricants britanniques investissaient à l’extérieur et s’appuyaient sur les importations, ils en tireraient des profits, mais l’Angleterre en subirait les conséquences. Les deux espéraient que ces conséquences seraient évitées par des corrections internes, par la préférence accordée aux affaires dans le pays d’origine pour le voir croître et se développer. Ricardo pensait que grâce à ces corrections la plupart des hommes d’affaire se satisferaient d’un taux de profit modeste dans leur propre pays plutôt que de rechercher des bas salaires pour s’enrichir dans des pays étrangers.&lt;br /&gt;
Ces trente dernières années, les «&amp;nbsp;maîtres du genre humain&amp;nbsp;», comme Smith les appelait, ont abandonné tout intérêt pour le bien-être de leur propre société, préférant se concentrer sur les profits à court terme pour tirer d’énormes bénéfices, indifférents à la situation de leur pays – tout au moins tant que l’État providence reste intact pour servir leurs intérêts.&lt;br /&gt;
Une belle illustration de tout cela est apparue en une du&amp;nbsp;&lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt;&amp;nbsp;le 4 août 2011. Deux articles sont parus côte à côte. L’un relate la fougue des républicains pour s’opposer à toute proposition «&amp;nbsp;qui impliquerait des hausses de revenus&amp;nbsp;» – un euphémisme pour dire les impôts pour les riches. L’autre est titré «&amp;nbsp;Même avec des prix majorés, les produits de luxe se vendent très bien&amp;nbsp;». Le prétexte pour ramener à des niveaux ridiculement bas les impôts des riches et des grandes entreprises c’est que cela les aiderait à investir et donc à créer des emplois – ce qu’il ne peuvent pas faire maintenant alors que leurs porte-monnaie débordent de profits records.&lt;br /&gt;
La situation actuelle est décrite avec justesse dans une brochure pour les investisseurs produite par le géant bancaire Citigroup. Les analystes de la banque décrivent une société globale qui se divise en deux blocs&amp;nbsp;: la&amp;nbsp;&lt;i&gt;plutonomie&amp;nbsp;&lt;/i&gt;[les riches qui décident de tout] et les autres. Dans un tel monde, la croissance est aiguillonnée par les quelques riches, et elle est largement consommée par eux-mêmes. Puis il y a les «&amp;nbsp;non-riches&amp;nbsp;», la grande majorité, maintenant parfois appelés le&amp;nbsp;&lt;i&gt;précariat&lt;/i&gt;&amp;nbsp;global, la force de travail qui vit une existence précaire. Aux États-Unis ils subissent une «&amp;nbsp;insécurité du travail&amp;nbsp;» de plus en plus forte, la base d’une économie en bonne santé, comme le président de la Réserve fédérale Alan Greenspan l’expliquait au Congrès, félicité pour ses résultats dans la gestion économique. C’est le réel changement de pouvoir dans la société globale.&lt;br /&gt;
Les analystes de Citigroup conseillent aux investisseurs de se concentrer sur les très riches, là où les choses se jouent. La réserve de fonds de la&amp;nbsp;&lt;i&gt;plutonomie&lt;/i&gt;, la «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Plutonomy&lt;/i&gt;&amp;nbsp;Stock Basket&amp;nbsp;» comme ils l’appellent, dépasse de loin les chiffres des marchés développés après 1985, lorsque ont commencé les politiques économiques de l’ère Reagan-Thatcher qui visaient à enrichir les très riches.&lt;br /&gt;
Les nouvelles institutions de l’après-âge d’or, qui sont les principales responsables du krach de 2007, ont acquis un extraordinaire pouvoir économique&amp;nbsp;; elles ont multiplié par trois leur part dans les profits des grandes entreprises. Après le krach certains économistes ont commencé à réfléchir à leur fonction en termes purement économiques. Le prix Nobel d’économie Robert Solow arrive à la conclusion que leur impact global est probablement négatif&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les succès apportent très peu, ou peut-être rien du tout, à l’efficacité de l’économie réelle, alors que les désastres font passer la richesse des contribuables aux maîtres de la finance&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
En détruisant ce qu’il reste de démocratie politique, ils préparent le le terrain pour que se poursuive ce fatal processus – tant que les victimes accepteront de souffrir en silence.&lt;br /&gt;
Noam Chomsky&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-8870901871019841310?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/8870901871019841310/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=8870901871019841310&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/8870901871019841310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/8870901871019841310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2012/01/le-declin-des-etats-unis.html' title='Le déclin des États-Unis'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-145542385243984662</id><published>2012-01-09T11:51:00.000-08:00</published><updated>2012-01-09T11:52:02.726-08:00</updated><title type='text'>DEVANT LA BARBARIE DES RICHES, LA REPONSE EST L'UNITE POPULAIRE</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="article-titre" style="font-family: georgia, 'trebuchet ms'; font-size: 14pt; font-weight: bold; text-align: -webkit-auto; text-decoration: none;"&gt;Devant la barbarie des riches, la réponse est l’unité populaire&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: georgia, 'trebuchet ms'; text-align: -webkit-auto;"&gt;Joel LEON&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="article-texte" id="font-variable" style="font-family: georgia, 'trebuchet ms'; font-size: 12px; text-align: -webkit-auto;"&gt;&lt;br /&gt;
«&amp;nbsp;&lt;i&gt;La seule façon d’en sortir est de mettre la loi mondiale au-dessus des gouvernements, donc de faire cette loi, donc de disposer d’un parlement, donc de constituer ce parlement au moyen d’élections mondiales auxquelles participeront tous les peuples&lt;/i&gt;.&amp;nbsp;» - Albert CAMUS&lt;br /&gt;
Les fils et filles des deux siècles de violence capitaliste à l’échelle planétaire sont condamnés à s’unir pour retrouver leurs humanités violées et volées. Au fur et a mesure que les «&amp;nbsp;maîtres du monde&amp;nbsp;» intensifient leurs pratiques violentes contre les peuples du monde, en particulier ceux de la périphérie, le grand réveil s’impose avec plus de détermination et fierté.&lt;br /&gt;
Nous vivons dans un monde entièrement convulsé. Attisé par les dirigeants et agents impérialistes impatients d’exercer un contrôle total sur tous les hommes et toutes les femmes, les richesses de toutes sortes et surtout la façon de penser ou de concevoir les diverses réalités complexes qui meuvent le monde. A un certain degré élevé de développement économique, social, militaire, culturel et technologique, les dirigeants d’un empire ne pensent qu’à renforcer sa domination à travers un temps indéfini.&lt;br /&gt;
Apres les 45 ans d’affrontement idéologique et politique entre les deux blocs (Est/Ouest), l’occident a soudainement eu le dessus au début des années 90. Depuis lors, les observateurs ne cessèrent de chercher le grand vainqueur de ce relativement long combat impérialiste. S’agissait-il de l’Europe ou des Etats-Unis&amp;nbsp;? Après vingt ans d’affirmations hégémoniques audacieuses, il importe d’admettre formellement la suprématie incontestable des Etats-Unis dans la conception, définition et l’exécution des politiques internationales.&lt;br /&gt;
Dans l’un de mes articles, j’avais mentionné le système transitoire mis en place par l’Amérique, que «&amp;nbsp;commandant Marcos&amp;nbsp;» avait brillamment développe à travers le concept de «&amp;nbsp;désorganisation et réorganisation&amp;nbsp;». Période obligatoire, au cours de laquelle l’empire se donne comme objectif de détruire les derniers vestiges de la résistance étatique et populaire. Certains pensaient que cette politique visait strictement les anciens «&amp;nbsp;rogue states&amp;nbsp;», c’est-à-dire le dernier carré du communisme dur, notamment la Chine, Corée du nord, Cuba, Mongolie, Vietnam…Cette perception limitée de la nature de l’empire, précisément dans un monde unipolaire, allait donner lieu à la plus grande déception dans le camp des non-alignés. L’héritier idéologique du maréchal Tito, Slobodan Milosevic, fut le premier à faire l’expérience de l’épée arbitraire des vainqueurs. Il est mort d’un «&amp;nbsp;infarctus du myocarde&amp;nbsp;» le 11 mars 2006, pendant que son procès battait son plein a la Haye sous la férule de la Cour Pénale Internationale.&lt;br /&gt;
Lorsque le «&amp;nbsp;statut de Rome&amp;nbsp;» a été adopté le 17 juillet 1998, personne n’avait prévu qu’il allait être l’instrument juridico diplomatique de coercition entre les mains des puissants états pour punir les têtus. Aujourd’hui, la cour pénale internationale mène des enquêtes sur 7 pays. Comme par hasard, ils sont tous originaires du continent Africain. On y trouve Charles Taylor, Laurent Bagbo…pendant que d’autres s’apprêtent à venir grossir le nombre dans les geôles de la «&amp;nbsp;Cour Pénale Internationale, CPI&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
D’après Peter Feaver, dans son article&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;8 mythes à propos de la grande stratégie de l’Amérique&amp;nbsp;», dans lequel il a mis accent sur la politique américaine et les objectifs fixés, la politique de «&amp;nbsp;&lt;i&gt;containment&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» due au monde bipolaire, appliquée pendant toute la période de la guerre froide n’est plus en force depuis 1989. S’il y a eu une période de tâtonnement, c’était dû au fait que les occidentaux eurent été pris au dépourvu par le déroulement rapide des événements conduisant à la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 et de l’éclatement soudain de l’URSS. Mais depuis l’année 1992, la stratégie a été conceptualisée et définie par les néo conservateurs du parti républicain, dont Paul Wolfowitz et Dick Cheney. En 2001, elle était déjà prête à mettre en application avec l’arrivée de George Bush au pouvoir.&lt;br /&gt;
L’essence de la conception américaine de la politique internationale est réduite à sa plus simple expression. Elle est synthétisée ainsi «&amp;nbsp;De s’assurer qu’aucune puissance rivale s’émerge en Europe de l’Ouest, l’Asie et les anciens territoires de l’URSS&amp;nbsp;». Quant au continent américain il est resté dans la stratégie originelle de la «&amp;nbsp;doctrine de Monroe&amp;nbsp;». Pour atteindre cet objectif, il faut une haute capacité militaire supérieure aux besoins réels afin de dissuader toute rivalité entre les puissances occidentales et hostilité de la part des états jugés inamicaux. L’événement favorable à cet agenda allait se produire le 11 septembre 2001, l’attaque contre les tours jumelles et le Pentagon.&lt;br /&gt;
Les guerres intempestives que connurent l’Europe au cours des siècles passés représentent un danger qu’il faut absolument anticiper. Tant bien que mal, l’Europe n’a pas été troublée par des conflits meurtriers depuis plus de 60 ans, à l’exception des bombardements de Belgrade en 1999. Donc, plus d’un demi-siècle sans conflits militaires d’envergure renforce le calcul stratégique de domination sans recourir à la force brutale au sein des pays occidentaux. Pour y arriver, l’Amérique entend distribuer les richesses conquises entre eux, en ajoutant sur la liste puissances états émergeantes de l’Asie et de l’Amérique Latine. Cependant l’aspect militaire restera la chasse gardée des Etats-Unis et conserveront la plus grande part du butin.&lt;br /&gt;
Sur le plan économique, la stratégie est d’imposer les lois du marché à tous les peuples a travers la globalisation. Donc, un monde financièrement et économiquement uniforme renforcera l’unipolaritee actuelle.&lt;br /&gt;
Sur le plan culturel et social, la promotion des idées démocratiques a travers le monde. Partout, on aura au pouvoir des dirigeants acquis à la cause de l’empire, car il sera presque impossible aux responsables progressistes d’accéder à de hautes fonctions d’état.&lt;br /&gt;
Le paradigme «&amp;nbsp;noir et blanc&amp;nbsp;» américain favorise les grands états qui ont déjà atteint un certain degré de développement économique et de progrès social. L’aspect fondamental des relations internationales tend à consolider la domination déjà effective où en espace de conquête, donc le statu quo. C’est ainsi que les peuples du tiers-monde resteront les victimes perpétuelles des politiques impériales, car sa quintessence existentielle est d’exercer son autorité sur les plus faibles. En ce sens, il n’y aura jamais de réconciliation entre les puissants états et ceux affaiblis. Seul un monde libre de tout empire apportera l’équilibre indispensable a la justice, fraternité et égalité aux peuples.&lt;br /&gt;
Depuis les «&amp;nbsp;traités de Westphalie&amp;nbsp;» de 1648, les relations internationales ne cessent d’évoluer dans le sens d’un équilibre mondial pour éviter les conflits interétatiques, voir intraetatiques. Près de cinq siècles après, les avancées se révèlent très fragiles. Au contraire, le début du 21e siècle est fortement marqué par un recul notable dans les relations opposant les nations entre eux. La paix internationale n’a jamais été aussi menacée depuis la seconde guerre mondiale. Nous constatons à la reformulation de la «&amp;nbsp;politique de bloc&amp;nbsp;», cependant sans un «&amp;nbsp;congres de Yalta&amp;nbsp;» qui marqua la période de «&amp;nbsp;containment&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
D’un cote il y a l’offensive tout azimut de l’empire américain en accord de solidarité avec l’Europe pour uniformiser le monde et imposer leur suprématie culturelle, économique et militaire. De l’autre cote il y a une alliance non ouvertement définie de certains états contraints a la défensive, telles que&amp;nbsp;: Russie, Chine, Pakistan, Corée du nord, Biélorussie…Ils se préparent a repousser l’assaut combiné des occidentaux.&lt;br /&gt;
L’état en qu’organe administratif des cites reçoit des coups de masure depuis plusieurs décennies. Les gouvernements, certains d’entre eux sont dirigés par des patriotes ayant le sens de l’histoire, résistent pour être succombé héroïquement plus tard. L’occident est fort, il est irrésistible. Si les présidents et chefs de gouvernement échouent, qu’en est il des citoyens.&lt;br /&gt;
L’offensive des occidentaux à bombarder sans autres formes de procès laisse entrevoir la silhouette d’un jadis géant, fuyant les dernières heures d’une agonie certaine. Témoin du mouvement «&amp;nbsp;occupy wall street&amp;nbsp;» a Philadelphia, j’ai pu vivre la détermination des militants et aussi le niveau de formation intellectuelle de chaque participant sur des sujets variés allant de la crise financière au réchauffement de la planète. C’était une université en plein air, dans la poussière, au milieu du froid, sous la pluie et en plein cœur d’une hostilité policière très visible. J’ai entendu un monsieur, faisant partie du club des riches, qui exprima, pas sa rancœur de classe, mais qui opinait sur la qualité des informations que distribuent les militants. Il est virevolté en écoutant de gens simples, c’est-à-dire sans un diplôme ronflant, disserter l’impasse financière américaine et internationale avec un raisonnement d’économiste calibré. Il s’inquiétait de la profondeur des idées étalées gratuitement a tous. Il estime que tous ces militants et les idées qu’ils propagent représentent un danger imminent pour la survie du système américain, de ce fait du monde. Il conclut que tôt ou tard, l’establishment américain doit négocier avec la contestation, ou mater ces leaders trop bien formés avant qu’il soit trop tard.&lt;br /&gt;
De toute évidence, les dirigeants optent pour la répression. Le sénat américain vient de voter «&amp;nbsp;national defense autorization act&amp;nbsp;», en fait qui est clairement perçu comme un composant indispensable a la mise en place d’un état policier. L’armée américaine qui, traditionnellement ne s’impliquait pas dans les activités internes du pays, s’est dotée de ces nouvelles autorités illimitées allant jusqu’à détenir des citoyens nationaux en absence de tout jugement pour des durées indéterminées. Donc, le citoyen est devenu si dangereux qu’il faut l’implication de l’armée pour le combattre.&lt;br /&gt;
D’après la nouvelle réalité internationale les guerres asymétriques affluent et posent beaucoup plus de problèmes aux états impérialistes que celles conventionnelles. Sa perduration dépend du niveau d’agressivité des forces impériales à énerver les citoyens jusqu’à l’extrême. Donc, la radicalisation et la violence des guerres biscornues sont les conséquences du climat de terre brûlée entretenu dans les territoires envahis ou bombardés. Nous nous acheminons vers un temps où la résistance sera tout simplement citoyenne et mondiale. Cela marquera la fin d’un monde et la naissance d’un autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Joel Leon&lt;/div&gt;&lt;br class="Apple-interchange-newline" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-145542385243984662?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/145542385243984662/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=145542385243984662&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/145542385243984662'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/145542385243984662'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2012/01/devant-la-barbarie-des-riches-la.html' title='DEVANT LA BARBARIE DES RICHES, LA REPONSE EST L&apos;UNITE POPULAIRE'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-7282347286289746433</id><published>2012-01-08T12:02:00.000-08:00</published><updated>2012-01-08T12:02:31.691-08:00</updated><title type='text'>2012 UNE VISION D'APOCALYPSE</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;table border="0" cellpadding="4" cellspacing="0" id="ViewArticleTable" style="color: #333333; font-family: Arial, sans-serif; line-height: 18px;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" rowspan="1" width="0"&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" valign="top"&gt;&lt;div class="articleTitle" style="color: maroon; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 18px; font-weight: bold; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;"&gt;2012 une vision d’apocalypse&lt;/div&gt;&lt;div class="articleSubTitle" style="color: #111111; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: bold; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="articleAuthorName" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; font-weight: bold; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;"&gt;Par James Petras&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" colspan="2" nowrap=""&gt;&lt;div class="bigArticleText12" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-align: inherit; text-decoration: none;"&gt;Le 29 decembre 2011&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" colspan="2" nowrap=""&gt;&lt;div class="bigArticleText12" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-align: inherit; text-decoration: none;"&gt;&lt;a href="http://dissidentvoice.org/2011/12/a-doomsday-view-of-2012/" style="color: navy; text-decoration: none;"&gt;dissidentvoice.org&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" colspan="2"&gt;&lt;div class="bigArticleText12" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; margin-right: 10px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-align: inherit; text-decoration: none;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align="justify"&gt;La perspective économique, politique et sociale de 2012 est profondément négative. Quasiment tous les économistes orthodoxes de le pensée dominante sont pessimistes en ce qui concerne l’économie mondiale. Bien que, là aussi, leurs prédictions sous-estiment l’étendue et la profondeur de la crise, il y a de grandes raisons de croire que 2012 sera le début d’un déclin plus important que celui engendré par la Grande Récession de 2008-2009. Avec moins de ressources, plus de dette et une résistance populaire croissante, les gouvernements ne pourront pas sauver le système.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Beaucoup des principales institutions et relations économiques qui ont été la cause et la conséquence de l’expansion capitaliste régionale et mondiale des 30 dernières années sont en train de se désintégrer et de sombrer dans le chaos. Les anciens moteurs économiques de l’expansion globale, les États-Unis et l’Union européenne, ont épuisé leurs ressources et sont clairement en déclin. Les nouveaux centres de croissance, la Chine, l’Inde, le Brésil et la Russie, qui pendant une “courte décennie” ont donné un nouvel élan à la croissance mondiale arrivent en fin de course, leur décélération est rapide et continuera pendant toute l’année prochaine.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;L’explosion de l’Union européenne&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En particulier l’Union Européenne gangrenée par la crise se désintègrera et au lieu des relations croisées actuelles on aura des accords de commerce ou d’investissement bilatéraux ou multilatéraux. L’Allemagne, la France, les Pays-Bas et les pays nordiques essayeront de négocier le virage. L’Angleterre — c’est à dire la Cité de Londres — dans son splendide isolement, basculera en croissance négative, ses organismes financiers s’évertuant à trouver de nouvelles opportunités de spéculation dans les états pétroliers du Golfe et autres “niches”. L’Europe centrale et l’Europe de l’est, en particulier la Pologne et la République tchèque, se rapprocheront de l’Allemagne mais souffriront des conséquences du déclin général des marchés mondiaux. L’Europe du sud (la Grèce, l’Espagne, le Portugal et l’Italie) entreront dans une profonde récession et le règlement de l’énorme dette par des assauts sauvages sur les salaires et les avantages sociaux réduira drastiquement la demande des consommateurs.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le chômage et le sous-emploi dus à la récessions atteindront un tiers des personnes en âge de travailler et cela provoquera des conflits sociaux de longue durée qui s’élargiront en soulèvements populaires. L’explosion de l’Europe est presque inévitable. L’Euro, en tant que monnaie de référence, sera abandonné au profit de monnaies nationales nouvelles ou anciennes accompagnées de dévaluations et de mesures protectionnistes. Le nationalisme sera à l’ordre du jour. Les banques allemandes, françaises et suisses subiront d’énormes pertes sur les prêts consentis au Sud. Leur sauvetage engloutira des sommes énormes, clivant les sociétés allemandes et françaises en opposant les contribuables majoritaires aux banquiers. Le militantisme syndical et le pseudo “populisme” de droite (néo-fascisme) intensifieront les luttes nationalistes et les luttes de classe.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une Europe fragmentée et socialement déchirée sera moins susceptible de se joindre à une opération militaire israélo-étasunienne d’inspiration israélienne contre l’Iran (ou même la Syrie). L’Europe en crise s’opposera à une attitude agressive des États-Unis à l’égard de la Russie et de la Chine.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;États-Unis&amp;nbsp;: la récession revient pour de bon&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les États-Unis subiront les conséquences de leur énorme déficit fiscal et ne seront pas capables de contrecarrer financièrement la récession mondiale de 2012. Ils ne pourront pas non plus “externaliser” leur solution de la crise en se tournant vers l’Asie auparavant dynamique car la Chine, l’Inde et le reste de l’Asie sont en perte de vitesse économique. La Chine aura une croissance bien inférieure à ses 9 % habituels. L’Inde passera de 8 % à 5 % ou moins encore. De plus, la politique militaire “d’encerclement” pratiquée par le régime d’Obama et sa politique économique d’exclusion et de protectionnisme écarteront la possibilité que la Chine contribue à la relance.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Le militarisme aggrave le déclin économique&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les États-Unis et l’Angleterre seront les plus grands perdants de la reconstruction économique de l’Irak après la guerre. Les entreprises étasuniennes et anglaises obtiendront moins de 5 % des 186 milliards de projets d’infrastructures (&lt;em&gt;Financial Times&lt;/em&gt;, 12/16/11, p 1 et 3). Ce sera sans doute la même chose en Libye et ailleurs. L’armée impériale étasunienne détruit un adversaire, creuse sa dette pour le faire, et des pays qui n’ont pas pris part au conflit récoltent les juteux contrats de la reconstruction économique d’après guerre.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’économie des États-Unis sombrera dans la récession en 2012 et la “relance sans emplois de 2011″ sera suivie d’une hausse importante du chômage en 2012. En fait la force de travail toute entière se contractera au fur et à mesure que ceux qui ne touchent plus d’indemnités de chômage cesseront de s’inscrire.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’exploitation des travailleurs (“la productivité”) s’intensifiera à mesure que les capitalistes forceront les travailleurs à travailler toujours plus pour un salaire toujours moindre, creusant ainsi le fossé entre les salaires et les profits.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La récession économique et la hausse du chômage seront accompagnées de coupes sauvages dans les programmes sociaux pour subventionner les banques et les industries en difficulté. Les débats entre les partis politiques porteront sur l’importance des coupes qu’il faut imposer aux travailleurs et aux retraités pour gagner “la confiance” des actionnaires. Confronté a des choix politiques aussi limités, l’électorat réagira en ne réélisant pas les dirigeants sortants, en s’abstenant de voter et en organisant des mouvements de masse spontanés comme “occupy Wall Street”. L’insatisfaction, l’hostilité et la frustration domineront la culture. Les démagogues du Parti démocratique se serviront de la Chine comme bouc émissaire&amp;nbsp;; les démagogues du Parti républicain blâmeront les immigrants. Et les deux partis fulmineront contre les “fascistes islamistes”, en particulier contre l’Iran.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Nouvelles guerres au milieu des crises&amp;nbsp;: les sionistes tirent les ficelles&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les “52 présidents des principales organisations juives étasuniennes” et leurs partisans “Israël avant tout” du Congrès étasunien, de Département d’État, du Trésor et du Pentagone inciteront à la guerre contre l’Iran. S’ils parviennent à leurs fins, il y aura une explosion régionale et une dépression mondiale. Étant donné la capacité du régime extrémiste israélien à obtenir du Congrès étasunien et de la Maison-Blanche une adhésion inconditionnelle à tous ses plans belliqueux, on ne peut écarter l’éventualité d’une aussi terrible catastrophe.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Chine&amp;nbsp;: les mécanismes compensatoires en 2012&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La Chine affrontera la récession mondiale de 2012 avec plusieurs options disponibles pour diminuer son impact. Beijing peut modifier sa production et produire des marchandises et des services pour les 700 millions de consommateurs qui ne sont pas pris dans la tourmente économique. En augmentant les salaires, les services sociaux et la qualité de l’environnement, la Chine peut compenser la perte des marchés étrangers. La croissance économique de la Chine, qui s’origine en grande partie dans la spéculation du marché immobilier, sera affectée par l’éclatement de la bulle. Un recul sévère s’ensuivra provoquant des pertes d’emplois, des faillites municipales et l’augmentation des conflits sociaux et des conflits de classes. Cela pourra entraîner soit une plus grande répression soit une démocratisation graduelle. L’issue affectera profondément les relations commerciales de la Chine. La crise économique renforcera probablement le contrôle de l’état sur le marché.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;La Russie affronte la crise&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’élection du Président Poutine diminuera le soutien de la Russie aux soulèvements et aux sanctions fomentés par les États-Unis contre les alliés et les partenaires commerciaux de la Russie. Poutine se rapprochera de la Chine et bénéficiera de l’éclatement de l’Europe et de l’affaiblissement de l’OTAN.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’opposition russe soutenue par les médias occidentaux utilisera son poids financier pour discréditer Poutine et promouvoir le boycott des investissements, ce qui ne les empêchera pas de perdre largement les élections présidentielles. La récession mondiale affaiblira l’économie russe et la forcera à choisir entre les nationalisations ou l’utilisation croissante des fonds de l’état pour tirer d’affaire les oligarques influents.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;La transition 2011-2012&amp;nbsp;: de la récession et la stagnation régionales aux crises mondiales&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L’année 2011 a posé les fondations de l’explosion de l’Union européenne. Les crises ont commencé avec la déconfiture de l’euro, la stagnation aux États-Unis et la déferlante dans le monde des manifestations populaires contre les indécentes inégalités. Les événements de 2011 ont donné un aperçu de ce que nous prépare 2012&amp;nbsp;: des guerres commerciales débridées entre les principales puissances, l’exaspération des luttes entre impérialistes et la perspective de soulèvements populaires qui tournent en révolutions. De plus, l’escalade de la fièvre belliciste orchestrée par les sionistes contre l’Iran en 2011 laisse présager la plus terrible guerre régionale depuis le conflit étasuno-indo-chinois. Les campagnes électorales et les résultats des élections aux États-Unis, en France et en Russie aggraveront les conflits mondiaux et les crises économiques.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En 2011 le régime Obama a initié une politique de confrontation militaire avec la Russie et la Chine et des politiques destinées à gêner et retarder la montée de la Chine en tant que puissance économique mondiale. A cause de l’aggravation de la récession économique et du déclin des marchés étrangers surtout en Europe, une guerre commerciale d’envergure éclatera. Washington poursuivra une politique agressive visant à limiter les exportations et les investissements chinois. La Maison-Blanche intensifiera ses efforts pour empêcher le commerce et les investissements de la Chine en Asie, en Afrique et ailleurs. On peut s’attendre à des efforts renouvelés de la part des États-Unis pour exploiter les conflits ethniques et populaires intérieurs de la Chine et augmenter sa présence militaire le long des côtes chinoises. Une provocation majeure ou des incidents montés de toutes pièces ne sont pas à exclure. Tout cela pourrait mener en 2012 au nationalisme fanatique et à une nouvelle et coûteuse “Guerre Froide”. Obama a fourni le cadre et la justification d’une confrontation à grande échelle et de longue durée avec la Chine. Ce sera un effort désespéré pour maintenir l’influence étasunienne et ses positions stratégiques en Asie. Le “quadrilatère de pouvoir” de l’armée étasunienne — les États-Unis, le Japon, l’Australie et la Corée — avec le soutien des satellites philippins, essayera de détruire les liens commerciaux de la Chine au moyen de la puissance militaire de Washington.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Europe&amp;nbsp;: intensification de l’austérité et de la lutte des classes&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les programmes d’austérité imposés à l’Europe, de l’Angleterre à la Lettonie en passant par l’Europe du Sud, seront la marque de 2012. Des licenciements massifs dans le secteur public et des salaires et des offres d’emploi en réduction dans le privé engendreront une guerre continuelle entre les classes sociales et la remise en question des régimes. Les “politiques d’austérité” du Sud provoqueront une incapacité de payer la dette qui entraînera la faillite de banques françaises et allemandes. La classe financière dominante anglaise, isolée de l’Europe, mais dominante en Angleterre, obligera le gouvernement conservateur à “réprimer” les révoltes populaires et syndicales. Un nouveau style de règle autocratique néo-thatcherienne verra le jour&amp;nbsp;; l’opposition syndicale formulera des revendications de pure forme tout en serrant la bride à la populace rebelle. En un mot, les politiques sociales économiques régressives développées en 2011 ont préparé le cadre dans lequel de nouveaux régimes policiers pourront réprimer dans le sang les travailleurs et les jeunes chômeurs sans avenir.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Les guerres qui vont sonner le glas de “l’Amérique telle que nous la connaissons”&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aux Etats-Unis, Obama a préparé le terrain pour une guerre plus importante au Moyen-Orient en déplaçant des troupes d’Irak et d’Afghanistan pour les concentrer sur l’Iran. Pour déstabiliser l’Iran, Washington multiplie les opérations militaires et civiles secrètes contre les alliés de l’Iran, en Syrie, au Pakistan, au Venezuela et en Chine. Voilà les ingrédients de la stratégie belliqueuse israélo-étasunienne contre l’Iran&amp;nbsp;: des guerres dans les États voisins, des sanctions économiques internationales, des attaques cybernétiques pour mettre à mal les industries vitales et des assassinats ciblés de savants et d’officiels militaires. Le projet en son entier, de sa planification à son exécution, peut être attribué, sans risque d’erreur, à la configuration du pouvoir sioniste qui tient les positions stratégiques dans l’Administration étasunienne, les médias dominants et la “société civile”. Une analyse systématique des politiciens étasuniens du Congrès qui promeuvent et mettent en oeuvre la politique de sanctions montre que les rôles principaux sont tenus par des méga-sionistes (les adeptes du “Israël avant tout”) comme Ileana Ros-Lehtinen et Howard Berman, Dennis Ross à la Maison Blanche, Jeffrey Feltman au Département d’Etat et Stuart Levy et son remplaçant David Cohenson au Trésor. La Maison-Blanche est entièrement aux mains des collecteurs de fonds sionistes et fait ce que veulent les 52 présidents des principales organisations juives étasuniennes.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;La stratégie israélo-sioniste est d’encercler l’Iran, de l’affaiblir économiquement et de l’attaquer militairement. L’invasion de l’Irak a été la première guerre des États-Unis au bénéfice d’Israël&amp;nbsp;; la guerre de Libye, la seconde&amp;nbsp;; la guerre par personnes interposées contre la Syrie, la troisième. Ces guerres ont détruit les adversaires d’Israël ou sont en passe de les détruire. En 2011, les sanctions économiques destinées à créer de l’agitation intérieure en Iran ont été la principale arme sélectionnée. La campagne pour les sanctions internationales a mobilisé toute l’énergie des lobbys sionistes. Ils n’ont rencontré aucune résistance dans les médias dominants, ni au Congrès, ni dans les bureaux de la Maison-Blanche. La Configuration de Pouvoir Sioniste (CPS) n’a pas été l’objet de la moindre critique de la part des groupuscules, mouvements ou journaux de la gauche progressiste, à part quelques notables exceptions.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le repositionnement des troupes étasuniennes de l’Irak aux frontières de l’Iran, les sanctions et l’influence grandissante de la cinquième colonne israélienne aux États-Unis signifie que la guerre va s’étendre aux Moyen-Orient. Cela implique sans doute une attaque aérienne “surprise” de missiles par les forces étasuniennes. Elle sera justifiée par une prétendue “attaque nucléaire imminente” inventée par le Mossad israélien et transmise dans les termes exacts par le CPS à ses laquais du Congrès étasunien et de la Maison-Blanche pour être officialisée et diffusée au monde entier. Ce sera une guerre meurtrière, sanglante et longue au profit d’Israël&amp;nbsp;; les États-Unis en paieront le prix militaire direct et le reste du monde paiera un prix économique élevé. La guerre étasunienne fomentée par les sionistes fera évoluer la récession du début de 2012 en une profonde dépression vers la fin de l’année et provoquera sans doute des soulèvements populaires massifs.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout indique que 2012 sera une année déterminante dans la crise économique dévastatrice qui s’étend de l’Europe et des États-Unis vers l’Asie et leurs états-clients d’Afrique et d’Amérique Latine. La crise sera vraiment mondiale. Les conflits entre les pays impérialistes et les guerres coloniales saperont touts les efforts pour mettre fin à la crise. En réaction, des mouvements de masse verront le jour et les manifestations et les soulèvements se transformeront avec le temps, espérons-le, en révolutions sociales qui amèneront un changement du pouvoir politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Article original en anglais:&amp;nbsp;&lt;a href="http://dissidentvoice.org/2011/12/a-doomsday-view-of-2012/" style="color: navy; text-decoration: none;"&gt;http://dissidentvoice.org/2011/12/a-doomsday-view-of-2012/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Traduction :&amp;nbsp;Dominique Musselet,&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;a href="http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11608" style="color: navy; text-decoration: none;" target="_new"&gt;&lt;em&gt;Info-Palestine.net&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;James Petras&lt;/strong&gt;, ancien professeur de Sociologie à l’université de Binghamton, New York, conseille les personnes qui n’ont ni terre ni travail au Brésil et en Argentine. Il a co-écrit&amp;nbsp;&lt;em&gt;Globalization Unmasked&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(Zed Books). Son dernier livre est&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.amazon.com/exec/obidos/ASIN/1461117607/dissivoice-20" jquery17106874331867319653="5" style="color: navy; text-decoration: none;"&gt;&lt;em&gt;The Arab Revolt and the Imperialist Counterattack&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Son site&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;a href="http://petras.lahaine.org/" jquery17106874331867319653="6" style="color: navy; text-decoration: none;"&gt;http://petras.lahaine.org/&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-7282347286289746433?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/7282347286289746433/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=7282347286289746433&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/7282347286289746433'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/7282347286289746433'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2012/01/2012-une-vision-dapocalypse.html' title='2012 UNE VISION D&apos;APOCALYPSE'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-8790506526665000019</id><published>2012-01-08T12:00:00.000-08:00</published><updated>2012-01-08T12:00:07.629-08:00</updated><title type='text'>THE GLOBALIZATION OF WAR: THE " MILITARY ROADMAP" TO WORLD AR III</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;table border="0" cellpadding="4" cellspacing="0" id="ViewArticleTable" style="color: #333333; font-family: Arial, sans-serif; line-height: 18px;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" valign="top"&gt;&lt;div class="articleTitle" style="color: maroon; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 18px; font-weight: bold; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;"&gt;The Globalization of War: The "Military Roadmap" to World War III&lt;/div&gt;&lt;div class="articleSubTitle" style="color: #111111; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: bold; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;"&gt;ONLINE INTERACTIVE READER&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="articleAuthorName" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; font-weight: bold; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;"&gt;By Michel Chossudovsky and Finian Cunningham&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" colspan="2" nowrap=""&gt;&lt;div class="bigArticleText12" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-align: inherit; text-decoration: none;"&gt;&lt;a href="http://www.globalresearch.ca/" style="color: navy; text-decoration: none;"&gt;Global Research&lt;/a&gt;, January 31, 2012&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" colspan="2"&gt;&lt;div class="bigArticleText12" style="color: black; font-size: 12px; margin-right: 10px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-align: inherit; text-decoration: none;"&gt;&lt;div align="center" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;GLOBAL RESEARCH ONLINE INTERACTIVE READER SERIES&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
GR I-BOOK No.&amp;nbsp; 2&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: maroon; font-size: large;"&gt;The Globalization of War&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="color: maroon; font-size: large;"&gt;The "Military Roadmap" to World War III&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: maroon;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: medium;"&gt;Michel Chossudovsky and Finian Cunningham (Editors)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;December 2011&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;INTRODUCTION&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;[scroll down for Reader's Table of Contents]&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;The Pentagon’s global military design is one of world conquest.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;The military deployment of US-NATO forces is occurring in several regions of the world simultaneously.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;i&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;The concept of the “Long War” has characterized US military doctrine since the end of World War II. The broader objective of global military dominance in support of an imperial project was first formulated under the Truman administration in the late 1940s at the outset of the Cold War.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;In September 1990, some five weeks after Saddam Hussein’s Iraq invaded Kuwait, US President and Commander in Chief George Herbert Walker Bush&amp;nbsp;&lt;a href="http://articlesofinterest-kelley.blogspot.com/2011/02/president-george-hw-bush-iraq-and.html" style="color: navy; text-decoration: none;" target="_new"&gt;delivered a historical address to a joint session of the US Congress and the Senate&amp;nbsp;&lt;/a&gt;in which he proclaimed a New World Order emerging from the rubble of the Berlin Wall and the demise of the Soviet Union.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Bush Senior had envisaged a world of "peaceful international co-operation", one which was no longer locked into the confrontation between competing super powers, under the shadow of the doctrine of&amp;nbsp; "Mutually Assured Destruction" (MAD) which had characterized the Cold War era.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" dir="ltr" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;img border="0" height="461" src="http://www.globalresearch.ca/articlePictures/george_bush_sr.jpg" style="height: 339px; width: 237px;" width="316" /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;George H Walker Bush addressed&amp;nbsp;a Joint Session&lt;br /&gt;
of the US Congress and the Senate,&amp;nbsp;September 1990&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
Bush declared emphatically at the outset of what became known as "the post-Cold War era" that:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;i&gt;“a new partnership of nations has begun, and we stand today at a unique and extraordinary moment. The crisis in the Persian Gulf, as grave as it is, also offers a rare opportunity to move toward an historic period of cooperation. Out of these troubled times… a new world order can emerge: A new era freer from the threat of terror, stronger in the pursuit of justice and more secure in the quest for peace. An era in which the nations of the world, east and west, north and south, can prosper and live in harmony.”&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Of course, speeches by American presidents are often occasions for cynical platitudes and contradictions that should not be taken at face value. After all, President Bush was holding forth on international law and justice only months after his country had invaded Panama in December 1989 causing the deaths of several thousand citizens – committing crimes comparable to what Saddam Hussein would be accused of and supposedly held to account for. Also in 1991, the US and its NATO allies went on to unleash, under a “humanitarian” mantle, a protracted war against Yugoslavia, leading to the destruction, fragmentation and impoverishment of an entire country.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Nevertheless, it is instructive to use Bush Senior’s slanted vision of a “New World Order” as a reference point for how dramatically the world has changed in the intervening 20 years of the so-called post-Cold War era, and in particular how unilaterally degenerate the contemporary international conduct of the US has become under the Clinton, G. W. Bush Junior and Obama administrations.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Bush Senior's "promise" of world peace has opened up, in the wake of the Cold War, an age of continuous warfare accompanied by a process of economic dislocation, social devastation and environmental degradation.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;In a bitter irony, this concept of peaceful international co-operation and partnership was used as a pretext to unleash The Gulf War, which consisted in&amp;nbsp; "defending the sovereignty" of Kuwait and “upholding international law” following the Iraqi 1990 invasion.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;b&gt;Global Warfare&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
We are dealing with a global military agenda, namely “Global Warfare”. Far from a world of peaceful cooperation, we are living in a dystopian world of permanent wars – wars that are being waged in flagrant contravention of international law and against public opinion and interest.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Far from a “new era more secure in the quest for peace” we may see a world more akin to George Orwell’s 1984, dominated by perpetual conflict, insecurity, authoritarian surveillance, doublethink and public mind control.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;img border="0" height="205" src="http://www.globalresearch.ca/coverStoryPictures2/27971.jpg" style="height: 225px; width: 150px;" width="125" /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A problem for many citizens is that “doublethink and mind control” have become so deeply embedded and disseminated by the mass media, including the so-called quality free press, such as&amp;nbsp;&lt;i&gt;The New York Times&lt;/i&gt;&amp;nbsp;and&amp;nbsp;&lt;i&gt;The Guardian&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;The Post 9/11 Era: America's Doctrine of Pre-emptive Warfare&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Allegedly sponsored by Al Qaeda, the 9/11 attacks on the World Trade Center and Pentagon played a central role in molding public opinion.&amp;nbsp; One of the main objectives of war propaganda is to "fabricate an enemy". The "outside enemy" personified by Osama bin Laden is "threatening America".&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Pre-emptive war directed against "Islamic terrorists" is required to defend the Homeland. Realities are turned upside down: America is under attack.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;In the wake of 9/11, the creation of this "outside enemy" served to obfuscate the real economic and strategic objectives behind the American-led wars in the Middle East and Central Asia. Waged on the grounds of self-defense, the pre-emptive war is upheld as a "just war" with a humanitarian mandate.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img height="288" src="http://www.september11news.com/Nov3OsamaTVSpeech.jpg" style="height: 252px; width: 364px;" width="412" /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;"The Outside Enemy" Osama bin Laden, portrayed&amp;nbsp;by the mainstream&lt;br /&gt;
media&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;From the outset of the Soviet-Afghan war in the early 1980s, the US intelligence apparatus has supported the formation of the "Islamic brigades". Propaganda purports to erase the history of Al Qaeda, drown the truth and "kill the evidence" on how this "outside enemy" was fabricated and transformed into "Enemy Number One".&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;The US intelligence apparatus has created it own terrorist organizations. And at the same time, it creates its own terrorist warnings concerning the terrorist organizations which it has itself created. Meanwhile, a cohesive multibillion dollar counterterrorism program "to go after" these terrorist organizations has been put in place.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Instead of “war” or “state terrorism”, we are told of “humanitarian intervention” directed against "terrorists".&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Instead of “offence”, we are told of “defense” or “protection”.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Instead of “mass murder” we are told of “collateral damage”.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;A good versus evil dichotomy prevails. The perpetrators of war are presented as the victims. Public opinion is misled: “We must fight against evil in all its forms as a means to preserving the Western way of life.”&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Breaking the "Big Lie" which presents war as a humanitarian undertaking, means breaking a criminal project of global destruction, in which the quest for profit is the overriding force. This profit-driven military agenda destroys human values and transforms people into unconscious zombies.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;b&gt;Spawning Militarism: "War is Normal"&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;In truth, as this new Interactive Reader from Global Research will demonstrate, we are living in an era hallmarked by “The Globalization of War” conducted by the very states that proclaim to be defenders of democratic rights and international law.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;The chief protagonist of this globalized war is the United States of America. The US, along with its allies in the North Atlantic Treaty Organization (NATO), Britain, France, Canada and Germany among others, as well as an array of proxies – such as the Persian Gulf Arab states – is now emboldened to strike militarily in any region of the world.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;It should be noted that on a tour of the Asia-Pacific region in November 2011, US President Barack Obama’s rhetoric was laden with bellicose statements towards China, citing the latter as a military threat to the hemisphere that the United States was ready to confront. Obama’s aggressive rhetoric towards Beijing should have been widely seen as unprecedented and unacceptable. But from a reading of the Western mainstream media, the warmongering by the US president was somehow made into normal, reasonable discourse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;This spawning militarism is rationalized with a variety of seemingly palatable pretexts: securing the world against "Islamic terrorism", as in Afghanistan; securing the world against "weapons of mass destruction", as in Saddam’s Iraq and currently Iran; defending human rights, as in Libya; humanitarian intervention, as in Somalia; and protecting small nations, as in confronting China on behalf of Southeast Asian states, or constructing a Ballistic Missile Defense system along the Eastern European borders of Russia. And again, the Western mainstream media plays a huge role in rationalizing the irrational, normalizing the abnormal, justifying the unjustifiable – akin to the Ministry of Truth in Orwell’s 1984.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;We may accept these pretexts at face value and attempt to “normalize” a world of seemingly chaotic conflicts, as the Western mainstream media would have us. Or we can choose to see the world as it really is, that is, one where such wars and war-making are correctly understood as abominations of international law and human relations.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;It is our objective in this Interactive Reader to help citizens free themselves from the indoctrinated doublethink of “wars as normal”. In a global survey, we will show that the US and its allies are fulfilling an agenda of “full spectrum dominance” in which no nation deemed to be obstructing that agenda for domination by the US and its allies is tolerated, and is in fact made a target for war.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;The dynamic for globalized war has deep historical roots in the imperialism of capitalist governments. Rivalry for the raw materials of capitalist economies and geopolitical control were at the root of World Wars I and II - See the essays by Jacques Pauwels on the role of corporate America in supporting both Britain&amp;nbsp;and&amp;nbsp;Nazi Germany.&amp;nbsp;The same impetus lay behind countless invasions and proxy wars in Latin America, Asia and Africa by the US since World War II under the guise of “defending the free world from the Evil Soviet empire”.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;But with the collapse of the Soviet Union as a countervailing power, the US and its allies have become uninhibited over the past two decades to “go it alone” to assert imperial dominance. This dynamic has only been reinforced by the economic exhaustion of the capitalist powers since the onset of the financial crisis of 2008. Indeed, the rise of militarism can be seen as a compensatory corollary of their economic demise – a demise that is structural and deeply protracted beyond anything that may be deemed as the usual “end of business cycle”. We are perhaps witnessing an historic collapse in the capitalist system far greater in scope than the Great Depression. And with that, disturbingly, the rise of militarism takes on a much greater significance.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Crucial to the global control of resources are the raw materials of energy: oil and gas. Whether it is wars in Iraq, Afghanistan or Libya, or confrontation with Iran, China, Russia and Venezuela, the fundamental point of contention is control over this lifeblood of the capitalist economy. All other espoused pretexts are mere window dressing, regardless of what the mainstream media would have us believe.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;World War III Scenario&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;The launching of an outright war using nuclear warheads against Iran – which has the world’s third largest known reserves of oil behind Saudi Arabia and Iraq – has been on the drawing board of the Pentagon since 2005.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;If such a war were to be launched, the entire Middle East/Central Asia region would be drawn into a conflagration. Humanity would be precipitated into a World War III scenario.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Incredibly, the very real danger of World War III is not front-page news. The mainstream media has excluded in-depth analysis and debate on the implications of these war plans. The onslaught of World War III, were it to be carried out, would be casually described as a “no-fly zone”, an operation under NATO’s “Responsibility to Protect” (R2P) with minimal “collateral damage” or as “surgical” punitive bombings against specific military targets, all of which purport to support “global security” as well as “democracy” and human rights in the targeted country.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;img border="0" height="327" src="http://www.globalresearch.ca/articlePictures/r2p.jpg" style="height: 297px; width: 189px;" width="215" /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;NATO's "Humanitarian Intervention"&lt;br /&gt;
Mandate defined&amp;nbsp;in an ICISS report on&amp;nbsp;R2P&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
Public opinion is largely unaware of the grave implications of these war plans, which contemplate the use of nuclear weapons, ironically in retaliation to Iran's non-existent nuclear weapons program. Moreover, 21st Century military technology combines an array of sophisticated weapons systems whose destructive power would overshadow the nuclear holocausts of Hiroshima and Nagasaki. Lest we forget, the United States is the only country to have used nuclear weapons against civilians.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Militarization at the global level is instrumented through the US military’s Unified Command structure: the entire planet is divided up into geographic Combatant Commands under the control of the Pentagon. According to former NATO Commander General Wesley Clark, the Pentagon’s military road-map consists of a sequence of war theaters: “[The] five-year campaign plan [includes]... a total of seven countries, beginning with Iraq, then Syria, Lebanon, Libya, Iran, Somalia and Sudan.” Like a cancer, the US war unleashed in 2003 on Iraq is mutating into a global disease.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;While &amp;nbsp;&lt;i&gt;The New York Times&lt;/i&gt;&amp;nbsp;and other mainstream media outlets hailed 15 December 2011 as marking the “official” end of the nearly nine-year US war in Iraq, in reality that devastated country will remain an American war theater for the foreseeable future. Pentagon military advisers and contractors will continue to reside there and the people of Iraq will for generations be left with a legacy of US-imposed conflict and barbarity. The Pentagon’s “shock and awe” campaign in Iraq may have subsided, but its repercussions and criminal precedents are still very much extant, not only in Iraq but in the wider region and, increasingly, globally.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;The 2000 Project for the New American Century (PNAC), which was the backbone of the NeoCon's agenda, was predicated on “waging a war without borders”. The PNAC's declared objectives were to “fight&amp;nbsp;&lt;i&gt;and decisively win multiple, simultaneous major theater wars&lt;/i&gt;” in different regions of the world as well as perform the so-called military “constabulary” duties “associated with shaping the security environment in critical regions”. Global constabulary implies a worldwide process of military policing and interventionism, including covert operations and “regime change”.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;This diabolical military project formulated by the NeoCons was adopted and implemented from the very outset of the Obama administration. With a new team of military and foreign policy advisers, Obama has been far more effective in fostering military escalation than his White House predecessor, George Bush Junior, who has recently been condemned by the Kuala Lumpur War Crimes Tribunal for “Crimes against the Peace”.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;This continuum of the military agenda testifies to the fact that the two governing parties in the US, Democrat and Republican, are but two sides of a centrally planned military-industrial complex that is impregnable to the opinions, desires and interests of the American electorate.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Military Escalation and Preview of this Book&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;Contrary to the myth of “the good war”, we show in this Interactive Reader that the US entry into World War II was a deliberate strategy for self-serving imperialist gains. While the men and women who fought that war may have had moral convictions, the planners in Washington were operating on calculations of geopolitical control that had little to do with morals or legal principles – see the essays by Jacques Pauwels. The dropping of atomic bombs on Japan by the US in August 1945, obliterating hundreds of thousands of civilians, was an act of heinous barbarity that reflected the callousness of America's&amp;nbsp;imperial design. The nuclear holocaust also set the nefarious parameters of the subsequent Cold War that gripped the world for nearly five decades following World War II. Essays by Brian Willson, Alfred McCoy and Michel Chossudovsky illustrate how the Pentagon’s genocidal wars in Asia were a continuation of America’s imperialist design – albeit under the cover of the Cold War against the Soviet Union.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img border="0" height="284" src="http://www.globalresearch.ca/articlePictures/hiroshimabomb.jpg" style="height: 294px; width: 414px;" width="400" /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Hiroshima mushroom cloud. By executive order of President&lt;br /&gt;
Harry S. Truman, the U.S. dropped the nuclear bomb&amp;nbsp;"Little Boy"&lt;br /&gt;
on&amp;nbsp;Hiroshima,&amp;nbsp;Monday, August 6, 1945&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img border="0" height="249" src="http://www.globalresearch.ca/articlePictures/nagasaki2.jpg" style="height: 257px; width: 412px;" width="400" /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Nagasaki, August 9, 1945&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;img border="0" height="303" src="http://www.globalresearch.ca/coverStoryPictures2/20463.jpg" width="244" /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-size: x-small;"&gt;Survivors: August 1945. In the wake of Hiroshima&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;The fall of the Soviet Union may have brought an end to the Cold War, but soon the US would find new pretexts for waging war on the world and asserting hegemony on behalf of its capitalist allies. These new pretexts included “upholding international law” as in the First Gulf War against Iraq that Bush Senior embarked on in 1990, presaging the Second Gulf War that Bush Junior would reprise in 2003. And the US planners innovated the “humanitarian” pretext for the invasion of Somalia in 1991 and NATO’s war on Yugoslavia – see the essay by Sean Gervasi among others. In many ways, the “humanitarian war” in Yugoslavia served as the prototype for NATO’s 2011 military attack on Libya and what appears to be an imminent onslaught against Syria – see essays by Rick Rozoff and Mahdi Darius Nazemroaya.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;To the Pentagon’s silo of propaganda justifying “wars without borders” we have the additional pretexts of&amp;nbsp; the “global war on terrorism” &amp;nbsp;and “pre-emptive strikes against weapons of mass destruction”. Fittingly, as Washington’s wars multiply, so too it seems have the phony pretexts for these wars, as the&amp;nbsp;essays on Iraq and Afghanistan by Felicity Arbuthnot and Jack Smith reveal.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;Permanent Belligerence: The Globalization of War&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;In Part VII,&amp;nbsp;which also serves as the title of&amp;nbsp;this Online Interactive E-Reader,&amp;nbsp;&lt;i&gt;The Globalization of War&lt;/i&gt;, we show how American-led imperialism has evolved from bloody bouts of episodic militarism over several decades to the present day state of permanent belligerence, with wars or war-making stretching from North and East Africa into the Middle East and Central Asia and beyond to Eurasia (Russia), the Far East (China) and Arctic (Russia again) – See the essays by James Petras, Rick Rozoff,&amp;nbsp; Peter Dale Scott, F. William Engdahl,&amp;nbsp;Finian Cunningham, the interview with Fidel Castro, Michel Chossudovsky and Jules Dufour.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Of most immediate concern are the ongoing American-led war plans within the broader Middle East/Central Asian region involving coordinated actions against Iran, Syria and Pakistan – see essays by Michel Chossudovsky, Tom Burghardt, Rick Rozoff and Mahdi Nazemroaya.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;div style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;Were these war plans to be carried out, this would lead to an extended regional war theater. The three existing and distinct war theaters (Iraq, Afghanistan and Palestine) would merge into a broad regional war extending from the Lebanese-Syrian East Mediterranean coastline to the Afghanistan-Pakistan border with Western China. Israel, Lebanon and Turkey would be engulfed in a conflict that would herald World War III. &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;Building an Effective Antiwar Movement&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;Meanwhile, the antiwar movement is in crisis: civil society organizations are misinformed, manipulated or co-opted. A large segment of “progressive” opinion is supportive of NATO’s R2P “humanitarian” mandate to the extent that these war plans are being carried out with the “rubber stamp” of civil society.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;There is an urgent need to rebuild the antiwar movement on entirely new premises.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;The holding of mass demonstrations and antiwar protests is not enough. What is required is the development of a broad and well-organized grassroots antiwar network, across the land, nationally and internationally, which challenges the structures of power and authority. People must mobilize not only against the military agenda – the authority of the state and its officials must also be challenged.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Challenging and defeating the US/NATO global war agenda is profoundly predicated on the mass of people in Western countries asserting democratic governance and the genuine “rule of the people”. It will involve the mass of people breaking out of the two-party charade that hitherto passes for “democracy” – not only in the US but also in other Western states ­– to form new political organizations that truly represent the needs and interests of the majority of people. War-making, as with servile abeyance to corporate and financial elites, is endemic to the dominant political parties. It must be realized that voting for these same parties has become futile as a means to effect democratic change.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;One practical way forward is for citizens to empower themselves legally. It should be understood that whatever its justification, war is a “Crime against the Peace” under Nuremberg. George Walker Bush and former British Prime Minister Anthony L. Blair have been condemned by the Kuala Lumpur War Crimes Tribunal for waging a criminal war of aggression against Iraq. They are war criminals and citizens' initiatives that are growing across the world for the arraignment of Bush and Blair are one practical step towards mobilizing a popular challenge to the war system.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;img border="0" height="294" src="http://www.globalresearch.ca/articlePictures/warcriminals2.jpg" style="height: 292px; width: 282px;" width="429" /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
War crimes, however, are not limited to the&amp;nbsp;&lt;i&gt;former&lt;/i&gt;&amp;nbsp;US president and British prime minister. There are "&lt;i&gt;New War Criminals on the Block&lt;/i&gt;". They include the current president of the United States, Barack Obama, among others. The acting heads of state and heads of government who support US-NATO-Israel wars of aggression are also war criminals under international law. This proposition, which consists in unseating the war criminals in high office, is central to the waging of an effective antiwar movement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;It is also our intention to show citizens that the root cause of war&amp;nbsp;lies in the prevailing, but failing, global capitalist economic system – the very system that is not only destroying lives in foreign countries but which is destroying the material and moral foundations of Western society.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;We hope that this Interactive Reader,&amp;nbsp;&lt;i&gt;The Globalisation of War&lt;/i&gt;, will empower citizens to mount an all-encompassing social movement against this diabolical military agenda and for the establishment of real democracy.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span lang="EN-US"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;Michel Chossudovsky and Finian Cunningham, December 2011&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-8790506526665000019?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://mondialisation.ca' title='THE GLOBALIZATION OF WAR: THE &quot; MILITARY ROADMAP&quot; TO WORLD AR III'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/8790506526665000019/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=8790506526665000019&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/8790506526665000019'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/8790506526665000019'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2012/01/globalization-of-war-military-roadmap.html' title='THE GLOBALIZATION OF WAR: THE &quot; MILITARY ROADMAP&quot; TO WORLD AR III'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-8963287779716301049</id><published>2011-12-11T21:01:00.001-08:00</published><updated>2011-12-11T21:01:18.254-08:00</updated><title type='text'>L'Occident en declin: La fuite en avant d'une 3e guerre mondiale</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;table border="0" cellpadding="4" cellspacing="0" id="ViewArticleTable" style="color: #333333; font-family: Arial, sans-serif; line-height: 18px;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" valign="top"&gt;&lt;div class="articleTitle" style="color: maroon; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 18px; font-weight: bold; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;"&gt;L'Occident en déclin : La fuite en avant d'une 3e guerre mondiale&lt;/div&gt;&lt;div class="articleSubTitle" style="color: #111111; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: bold; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="articleAuthorName" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; font-weight: bold; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;"&gt;Par Pr Chems Eddine Chitour&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" colspan="2" nowrap=""&gt;&lt;div class="bigArticleText12" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-align: inherit; text-decoration: none;"&gt;Le 11 decembre 2011&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" colspan="2"&gt;&lt;div class="bigArticleText12" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; margin-right: 10px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-align: inherit; text-decoration: none;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;La fuite en avant d'une 3e guerre mondiale&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 1cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;&lt;i&gt;«Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées permanentes. Si le peuple américain permet aux banques privées de contrôler l'émission de leur monnaie, d'abord par l'inflation, puis par la déflation, les banques et les sociétés priveront le peuple de toute propriété jusqu'à ce que leurs enfants se réveillent sans-abri sur le continent que leurs pères avaient conquis.»&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 1cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;Thomas Jefferson, président des Etats-Unis d'Amérique&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;Après l'implosion de l'empire soviétique, ce fut comme on le sait, «la fin de l'histoire» selon le mot de Fukuyama avec une « pax americana » qui paraissait durer mille ans. Le peuple américain se voulant lui aussi, «peuple élu» comme le martèle «la destinée manifeste», c'est à lui d'éclairer le monde au besoin par le napalm. (...)Dans une conjoncture caractérisée par la rareté des matières premières, 90% des terres rares sont en Chine qui ne les vend qu'avec parcimonie. La débâcle financière des Etats-Unis et de l'Europe a amené les Etats-Unis et l'Europe à ne plus s'embarrasser de «principes», ils prennent par la force aux pays faibles leurs ressources comme c'est le cas de Kadhafi crucifié par l'Occident qui ne s'arrête pas de déstabiliser sous des dehors de démocratie qui ne trompent plus personne.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;Pourquoi le maillage mondial de la planète?&lt;/b&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;On sait que la marine américaine sillonne les mers et accoste de temps à autre pour montrer sa puissance comme au bon vieux temps de la guerre froide et tissant un réseau de plus en plus dense de bases américaines en dehors du territoire des Etats-Unis. En effet, la plupart des sources de renseignements sur cette question (notamment C. Johnson, le Comité de surveillance de l'Otan, l'International Network for the Abolition of Foreign Military Bases, etc.) révèlent que les Étatsuniens possèdent ou occupent entre 700 et 800 bases militaires dans le monde. Un document de 2002 permet de constater la présence de militaires étatsuniens dans 156 pays, de leur présence sur des bases étatsuniennes dans 63 pays, des bases récemment construites (depuis le 11 septembre 2001) dans sept pays et un total de 255.065 effectifs militaires. Selon Gelman, en se basant sur les données officielles du Pentagone de 2005, les USA possèderaient 737 bases à l'étranger. (1)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;Pour le professeur Jules Dufour, l'emprise de la puissance militaire des États-Unis dans le monde est considérable et ne cesse d'augmenter. Les Étatsuniens considèrent la surface terrestre comme un terrain à conquérir, à occuper et à exploiter. La division du monde en unités de combat et de commandement illustre fort bien cette réalité. Dans ce contexte, il nous semble que l'humanité se trouve ainsi contrôlée, voire attachée à des chaînes dont les maillons constituent les bases militaires. Le processus de redéploiement des installations militaires est conduit sous la gouverne de la force, de la violence armée, de l'intervention à travers des accords de «coopération» dont les velléités de conquête sont sans cesse réaffirmées dans le design des pratiques du commerce et des échanges. Le développement économique est assuré par la militarisation ou le contrôle des gouvernements et des sociétés et des ressources immenses sont sacrifiées pour permettre ce contrôle dans la plupart des régions dotées de richesses stratégiques pour consolider les bases de l'Empire. (1)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;On l'aura compris, cette mainmise sur les matières premières de plus en plus rares va susciter des tensions de plus en plus vives. Cependant, la situation n'est plus la même que celle qui prévalait après la chute de l'empire soviétique il y a vingt ans. Souvenons-nous à l' époque, George Bush père avait annoncé un nouvel ordre. L'empire n'avait personne en face. Hubert Védrine, ministre français des Affaires étrangères, a pu parler d'hyperpuissance.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;C'est dans ce cadre que l'on apprend que les Chinois ne sont pas contents du sort du Pakistan bombardé et qui a perdu 26 soldats. De plus, il voit d'un très mauvais oeil la tentative d'encerclement par le déploiement jusqu'à 2 500 marines en Australie. Selon une dépêche de l'AFP, le président chinois Hu Jintao a appelé mardi 6 décembre à la marine de se préparer pour le combat militaire, au milieu de la montée des tensions régionales sur les différends maritimes et d'une campagne américaine de s'affirmer comme une puissance du Pacifique. S'adressant à la puissante Commission militaire centrale, Hu a déclaré: « Notre travail doit étroitement encercler le thème principal de la défense nationale et la construction militaire.» L'agence de nouvelles officielle Xinhua a cité le président que de dire la marine chinoise devrait «faire des préparatifs pour la guerre prolongée». (2)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 1cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;« Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a averti le mois dernier contre l'ingérence des «forces extérieures» dans les différends territoriaux régionaux, y compris ceux de la mer de Chine méridionale. Alors qu'Hillary Clinton est arrivée le 30 novembre au Myanmar pour une visite de deux jours, la Chine a d'ores et déjà pris les devants. Le vice-président chinois Xi Jinping a reçu lundi à Pékin le chef des forces armées birmanes, Min Aug Hlaing, et lui a rappelé combien la Chine souhaite oeuvrer à un «partenariat stratégique» avec le Myanmar, rapporte le South China Morning Post. Le quotidien de Hong Kong précise que «l'intention du Myanmar est de montrer qu'il ne laissera pas ses relations avec la Chine se détériorer... et qu'il cherche toujours à équilibrer ses intérêts entre l'Orient et le camp occidental». L'armée chinoise a effectué de grandes manoeuvres militaires près du Pakistan en réponse à l'installation des troupes américaines dans la région. En réponse à la montée de l'hostilité occidentale envers l'Iran, le major général Zhang Zhaozhong a remarqué que «la Chine n'hésiterait pas à protéger l'Iran même si cela doit déclencher une troisième guerre mondiale», des commentaires qui ont suscité beaucoup de débats en Chine même. (...) L'ambassadeur de la Chine à l'ONU a prévenu le directeur de l'Aiea, Yukiya Amano, de ne pas fabriquer de preuve ´´sans fondement´´ afin de justifier une attaque sur l'Iran au nom d'arrêter son programme nucléaire controversé.»(2)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;Du côté russe, la même inquiétude amène là aussi à une mobilisation notamment avec le déploiement du bouclier en Europe. Le général russe Nikolaï Makarov a déclaré la semaine dernière: « Je n'exclus pas des conflits armés locaux et régionaux en développement vers une guerre à grande échelle, y compris en utilisant des armes nucléaires.» Les tensions mondiales entre l'Orient et l'Occident ont explosé ces quinze derniers jours quand l'ambassadeur de Russie, Vladimir Titorenko et 2 de ses adjoints en provenance de Syrie, ont été brutalement agressés par les forces de sécurité du Qatar soutenu par la CIA et des agents du MI6 britannique. Ces derniers ont tenté d'accéder à une valise diplomatique contenant des informations des services de renseignement syriens à propos de l'invasion de la Syrie et l'Iran par les États-Unis. (...) Un journaliste américain, Greg Hunter, explique pourquoi «le monde est-il devenu hors de contrôle?». Il révèle que la totalité de l'économie occidentale s'effrite sous le poids de plus de 100.000 milliards de $ de dette qu'ils ne sont pas en mesure de rembourser: «Jamais dans l'histoire, le monde n'a été aussi proche d'un chaos financier total et la guerre nucléaire dans le même temps.» (3)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;Enfin, un bulletin du ministère de la Défense publié par le Premier ministre Poutine déclare aujourd'hui que le président Medvedev ainsi que le président Hu ont «validé un accord de principe» sur le fait que la seule façon d'arrêter l'agression de l'Occident dirigée par les États-Unis se fera par «action militaire directe et immédiate» et que le dirigeant chinois a ordonné à ses forces navales de se «préparer à la guerre». (4)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;Claude Jacqueline Herdhuin résume bien cette tentation permanente de l'empire en écrivant que la vraie guerre est d'ordre financier:&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 1cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;« Les États-Unis veulent rester le chien de garde du monde, peu importe si ce chien, aujourd'hui galeux et aveugle, n'est plus à la hauteur. Parfois, la sagesse et l'intelligence veulent qu'on se replie, mais l'Administration étatsunienne, sous la houlette des industries de la finance et militaire, continue de prétendre dominer la planète. Il suffit cependant d'un peu de perspicacité et de bon sens pour constater que cette puissance moribonde ne fait plus trembler le monde.» (5)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;La coalition&amp;nbsp;&amp;nbsp;de la Chine et de la Russie&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 1cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;« Après avoir décapité et mis à genoux la Libye, dans le but de fragiliser la région et d'isoler l'Iran, force est de constater que l'Occident est en très mauvaise position. (...) Les pays membres de l'Otan sont pris à la gorge. Leur économie subit les conséquences d'une crise savamment orchestrée par le monde de la finance.... L'économie américaine va mal, l'Europe «tient encore le coup» sous la houlette d'Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, mais le chien de garde moribond ne s'avoue pas vaincu et menace de mordre: (...) L'intervention armée est certes utilisée, mais la véritable guerre se joue dans le monde de la finance. La menace de Standard &amp;amp; Poor's en est la preuve flagrante. Et les populations sont les otages et les principales victimes de cette guerre.(...) Après la Libye, l'Otan a un oeil sur la Syrie. Cela lui permettra d'isoler davantage l'Iran. Mais la République islamique d'Iran est une cible beaucoup plus difficile. En s'attaquant à cette dernière, l'Occident se mettra à dos les pays de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), créée en 2001 par les présidents de cinq pays eurasiatiques: la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan, auxquels s'est joint l'Iran en 2005. L'OCS représente clairement une volonté de ces pays de s'unir face à l'Occident. Cela peut être interprété comme un nouveau bloc de l'Est. Et cela représente un avantage indéniable: le retour à un équilibre après la chute du bloc de l'Est qui a permis une «dictature» mondiale des États-Unis. (...) Une fois de plus, les pays dominants appliquent deux poids, deux mesures: Israël (soutenu par Washington) a le droit de menacer l'Iran avec son arme nucléaire, mais Téhéran n'a pas le droit à cette arme sous prétexte que cela serait une menace pour la sécurité d'Israël et du monde dit civilisé».(5)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;Pour Bani Sadr, ancien président iranien, l'Occident clame que le programme atomique iranien pose problème car il aurait une dimension militaire. Mais vous savez que WikiLeaks a publié des rapports secrets. Certains de ces rapports concernent ce Monsieur Yukika Amano, le Japonais qui dirige l'AEIA: selon ces rapports, ce sont les Américains qui l'ont soutenu pour devenir directeur de l'Aiea et il s'est engagé à agir dans le sens de la stratégie des Etats-Unis. (...) Ce dont les responsables occidentaux ne veulent pas parler c'est que la question essentielle pour eux est de contrôler l'ensemble de la région. M. Bush avait ce projet d'amener la démocratie au Grand Moyen-Orient. Ce Grand Moyen-Orient vise en réalité à établir un contrôle par les Etats-Unis de l'Afrique du Nord jusqu'au Pakistan. (...) Ils sont intervenus en Libye, ils ont détruit un pays pour établir une démocratie, mais personne ne voit cette démocratie. Ce qu'on voit est une insécurité et une pauvreté plus grandes. Ils cherchent, en réalité, à détruire pour reconstruire, payant très cher ensuite les compagnies occidentales qui vont là-bas pour reconstruire.(...) Je ne crois pas que les Etats-Unis aient les moyens d'imposer leur hégémonie à la Chine, ou même aux pays plus petits de la région du Pacifique, ou encore, à l'Inde. Parce qu'à mon avis, les Etats-Unis ne sont plus une superpuissance, ils sont en train de devenir un pays comme un autre. » (6)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 1cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;« Avec le Japon et les autres pays asiatiques, ils sont plus importants aujourd'hui que l'ensemble de l'Occident. (...) Ce qu'ils cherchent, par contre, c'est contrôler le pétrole et le gaz. Ils pensent qu'en contrôlant les deux centres que sont l'Asie centrale et le Golfe persique, ils pourront dialoguer d'égal à égal, voire établir une supériorité marginale sur l'Asie. Ce qu'ils veulent, c'est contrôler le pétrole et le gaz. Leur justification: après le départ des Etats-Unis d'Irak, l'Iran deviendrait la puissance hégémonique dans la région, en raison de la fameuse ceinture verte du chiisme [ndR] Changer le régime en Syrie, rétablir un régime sunnite signifie un Iran coupé du Liban».(6) Concluant son interview, Bani Sadr reprend les mêmes arguments que l'ambassadeur Kishore Mahboubani: «Il y a plusieurs grandes raisons à la crise de l'Occident paniqué face à la perspective d'une perte de son hégémonie au profit des nouveaux centres de puissance asiatiques ou euro-asiatiques, tels que la Chine, l'Inde, d'abord la baisse du niveau de vie des populations. (...) Autre problème essentiel: l'Occident a abandonné le contrôle de son économie aux marchés financiers. Selon des sources, aux Etats-Unis, l'argent est beaucoup plus investi sur les marchés financiers que dans l'économie réelle sur un rapport de 1 à 7».(6)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;Kishore Mahbubani, il décrit le déclin occidental aussi par la perte de ses propres valeurs. Pour lui, «le moment est venu de restructurer l'ordre mondial, l'Occident est dans l'incapacité à maintenir, à respecter et encore plus à renforcer les institutions qu'il a créées. Et l'amoralité avec laquelle il se comporte trop souvent sape davantage les structures et l'esprit de la gouvernance mondiale. C'est cette incapacité à exercer convenablement un leadership qui fait que l'Occident est aujourd'hui davantage le problème que la solution.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 1cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;« Les civilisations, disait Arnold Toynbee, ne sont pas assassinées, elles se suicident.» L'empire américain subit-il le même déclin que son prédécesseur britannique?. (...) Les Etats-Unis comprendront-ils cette leçon? Ou chercheront-ils à maintenir une domination globale par la seule puissance politique et militaire, engendrant ainsi toujours plus de désordre, de conflits et de barbarie?» A terme, on s'apercevra que les slogans creux des droits qui sont ceux exclusifs de l'homme blanc en Occident - encore qu'il faille noter que même dans ces sociétés la fracture est totale entre les nantis et les pauvres - vont s'effriter au fur et à mesure de la disparition de la puissance matérielle. «A Beastly Century», «un siècle bestial» est le terme, utilisé par Margaret Drabble, pour décrire le XXe siècle». (7)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;Si la guerre éclate, le premier mouvement de l'Iran serait de fermer le détroit d'Ormuz. 40% de pétrole du monde y transite. Entre la guerre et les sanctions, les prix du pétrole monteront en flèche peut-être à 300 $ et pousseront dans l'abîme une économie occidentale au bord du gouffre. La guerre nucléaire ne sera plus une vue de l'esprit. Elle devient une option sérieuse. On prête à Einstein cette boutade: « Je ne sais pas ce qui se passera après la troisième guerre mondiale, mais je suis sûr que la quatrième guerre se fera avec des pierres, des arcs et des flèches.» Nous sommes avertis.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;Notes&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;1. Pr Jules Dufour&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;amp;aid=5314" style="color: navy; text-decoration: none;"&gt;http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;amp;aid=5314&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;2. Joseph Watson et Yi Han: L'armée chinoise, programme de grosses manoeuvres militaires près du Pakistan. Mondialisation.ca, le 2 décembre 2011&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;3.&amp;nbsp;&lt;a href="http://gold-up.blogspot.com/2011/12/la-chine-rejoint-la-russie-la-solution.html" style="color: navy; text-decoration: none;"&gt;http://gold-up.blogspot.com/2011/12/la-chine-rejoint-la-russie-la-solution.html&lt;/a&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;4.&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gAez8SIMfjSbwOXzFSBLxNzlZrFgdocId=CNG.858b1c9b4e61e65eb7764010c93e843b.2a" style="color: navy; text-decoration: none;"&gt;http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gAez8SIMfjSbwOXzFSBLxNzlZrFgdocId=CNG.858b1c9b4e61e65eb7764010c93e843b.2a&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;5. Claude Jacqueline Herdhuin: Les Etats-Unis: le chien de garde du monde&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;amp;aid=28101" style="color: navy; text-decoration: none;"&gt;http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&amp;amp;aid=28101&lt;/a&gt;&amp;nbsp;8 12 2011&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;6.&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.solidariteetprogres.org/Abolhassan-Bani-Sadr-Non-a-une-guerre-contre-l-Iran_08363" style="color: navy; text-decoration: none;"&gt;www.solidariteetprogres.org/Abolhassan-Bani-Sadr-Non-a-une-guerre-contre-l-Iran_08363&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;7. C.E. Chitour&amp;nbsp;&lt;a href="http://www.legrandsoir.info/Declin-de-sens-ou-declin-de-puissance-le-dilemme" style="color: navy; text-decoration: none;"&gt;www.legrandsoir.info/Declin-de-sens-ou-declin-de-puissance-le-dilemme&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="MsoNormal" style="margin-bottom: 10pt; margin-left: 0cm; margin-right: 0cm; margin-top: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-8963287779716301049?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/8963287779716301049/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=8963287779716301049&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/8963287779716301049'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/8963287779716301049'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2011/12/loccident-en-declin-la-fuite-en-avant.html' title='L&apos;Occident en declin: La fuite en avant d&apos;une 3e guerre mondiale'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-8289243496596751942</id><published>2011-12-08T20:13:00.000-08:00</published><updated>2011-12-08T20:13:17.451-08:00</updated><title type='text'>Si Frantz Fanon revenait parmi nous... Il s'indignerait!</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;table align="left" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" class="MsoNormalTable" style="margin-left: 6.75pt; margin-right: 6.75pt; mso-cellspacing: 0in; mso-padding-alt: 3.0pt 3.0pt 3.0pt 3.0pt; mso-table-anchor-horizontal: page; mso-table-anchor-vertical: margin; mso-table-left: 24.0pt; mso-table-lspace: 9.0pt; mso-table-rspace: 9.0pt; mso-table-top: -63.0pt; width: 137.9%;"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;   &lt;td style="padding: 3.0pt 3.0pt 3.0pt 3.0pt; width: 98.84%;" valign="top" width="98%"&gt;   &lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR" style="color: maroon; font-family: Verdana; font-size: 13.5pt; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-font-family: Arial;"&gt;Si Frantz Fanon revenait parmi nous... Il   s'indignerait!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR" style="font-family: Verdana; font-size: 10.5pt;"&gt;Par Chems Eddine Chitour&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;   &lt;td style="border: none; mso-cell-special: placeholder; padding: 0in 0in 0in 0in;" width="1%"&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;   &lt;td nowrap="" style="padding: 3.0pt 3.0pt 3.0pt 3.0pt; width: 98.84%;" width="98%"&gt;   &lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;   &lt;td style="border: none; mso-cell-special: placeholder; padding: 0in 0in 0in 0in;" width="1%"&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;  &lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;   &lt;td style="padding: 3.0pt 3.0pt 3.0pt 3.0pt; width: 98.84%;" width="98%"&gt;   &lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;«&lt;em&gt;Une relecture   dépassionnée et vigilante du message de Fanon pourrait contribuer à ouvrir   aux forces vives algériennes leur propre voie démocratique et pacifique, pour   une relance dynamique du processus de libération amorcé par l'appel du 1er   Novembre 1954.»&lt;/em&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;Sadek Hadjeres&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Il y a cinquante ans,   mourait Frantz Fanon, emporté par une leucémie à l'âge de 36 ans. Peu   d'Algériens connaissent Frantz Fanon qui s'est battu à en mourir pour   l'indépendance de l'Algérie. Frantz Fanon est né à Fort-de-France, en   Martinique, le 20 juillet 1925, il est mort le 6 décembre 1961. C'est un   psychiatre et essayiste français&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="color: red; mso-ansi-language: FR;"&gt;. Il est l'un des fondateurs du courant de pensée   tiers-mondiste&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;.   Il a cherché à analyser les conséquences psychologiques de la colonisation   sur le colonisé. Dans ses livres les plus connus, il analyse le processus de   décolonisation sous l'angle sociologique, philosophique et psychiatrique.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Il met surtout le doigt sur   la condition de l'indigène «sujet», spectateur de son destin façonné par le   colon, il écrit: «&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="color: red; mso-ansi-language: FR;"&gt;La première chose que l'indigène apprend, c'est à rester à sa place, à ne   pas dépasser les limites. C'est pourquoi les rêves de l'indigène sont des   rêves musculaires, des rêves d'action, des rêves agressifs. (...) Pendant la   colonisation, le colonisé n'arrête pas de se libérer entre neuf heures du   soir et six heures du matin.»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Anne Mathieu du Monde   diplomatique décrit le sacerdoce de Fanon et explique le fil conducteur de la   pensée fanonienne: «La thématique des «deux camps» évoquée par Fanon ne se   limite pas à l'opposition entre ces deux couleurs de peau, mais s'inscrit   dans le couple plus vaste des «oppresseurs» et des «opprimés». (...) Son   dernier ouvrage, Les Damnés de la terre (1961), démontre que la   «compartimentation» de la société raciste et/ou coloniale génère   obligatoirement la production d'un langage raciste: «Parfois ce manichéisme   va jusqu'au bout de sa logique et déshumanise le colonisé.» Autrement dit,   comme le dénonçait Sartre lors de la Guerre d'Algérie, le système colonial en   fait un «sous-homme». Fanon poursuit: «A proprement parler, il l'animalise.   (...) On fait allusion aux mouvements de reptation du Jaune, aux émanations   de la ville indigène, aux hordes, à la puanteur, au pullulement, au   grouillement, aux gesticulations. (...) ce rythme végétal, tout cela fait   partie du vocabulaire colonial.»(1)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;En réalité, Fanon n'a fait   que décrire un état de fait, c'est bien le système colonial qui a créé les   «zoos humains» pour divertir les Parisiens en mal d'exotisme et de   voyeurisme. Force est de constater que celui-ci n'a pas totalement disparu de   nos latitudes, comme la chanson Le Bruit et l'Odeur (1995) du groupe Zebda   l'a rappelé à propos de propos de Jacques Chirac sur le bruit et l'odeur des   immigrés africains...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; margin-left: 28.35pt; margin-right: 0in; margin-top: 0in; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;« «La «déshumanisation» de   l'indigène poursuit Anne Mathieu, justifie le traitement qui lui est infligé:   «Discipliner, dresser, mater et aujourd'hui pacifier sont les vocables les   plus utilisés par les colonialistes dans les territoires occupés.» La Guerre   d'Algérie n'est que &lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="color: red; mso-ansi-language: FR;"&gt;la continuation paroxystique&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt; d'un système reposant sur la force et le mépris.   Ainsi, l'introduction de L'An V de la révolution algérienne (1959) peut-elle   souligner que, depuis le début de la guerre, « le colonialisme français] n'a   reculé (...) devant aucun radicalisme, ni celui de la terreur, ni celui de la   torture». Mauvais calcul: «Les répressions, loin de briser l'élan, scandent   les progrès de la conscience nationale», analysent Les Damnés de la   terre.»(1)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Dans une préface lumineuse,   Jean-Paul Sartre décortique Les Damnés de la Terre et complète l'analyse de   Fanon quant à la condition faite à l'indigène: «Il n'y a pas si longtemps, la   Terre comptait deux milliards d'habitants, soit cinq cent millions d'hommes   et un milliard cinq cents millions d'indigènes. Les premiers disposaient du   Verbe, les autres l'empruntaient. Entre ceux-là et ceux-ci, des roitelets   vendus, des féodaux, une fausse bourgeoisie forgée de toutes pièces servaient   d'intermédiaires.(...) &lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="color: red; mso-ansi-language: FR;"&gt;L'élite européenne entreprit de fabriquer un indigénat d'élite; on   sélectionnait des adolescents, on leur marquait sur le front, au fer rouge,   les principes de la culture occidentale, on leur fourrait dans la bouche des   bâillons sonores, grands mots pâteux qui collaient aux dents; &lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="color: blue; mso-ansi-language: FR;"&gt;après un bref séjour en   métropole, on les renvoyait chez eux, truqués. Ces mensonges vivants   n'avaient plus rien à dire à leurs frères; ils résonnaient. C'était l'âge   d'or.»(2)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; margin-left: 28.35pt; margin-right: 0in; margin-top: 0in; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;«(...) Ce livre n'avait nul besoin   d'une préface poursuit Sartre. (..) Nous aussi, gens de l'Europe, on nous   décolonise: cela veut dire qu'on extirpe par une opération sanglante le colon   qui est en chacun de nous. Regardons-nous, si nous en avons le courage, et   voyons ce qu'il advient de nous. (...) ce n'était qu'une idéologie menteuse,   l'exquise justification du pillage; ses tendresses et sa préciosité   cautionnaient nos agressions. Ils ont bonne mine, les non-violents: ni   victimes ni bourreaux! (...) Quand l'Armée où vos jeunes frères ont servi,   sans hésitation ni remords, ont entrepris un «génocide», vous êtes   indubitablement des bourreaux. (...) Vous savez bien que nous sommes des   exploiteurs. &lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="color: red; mso-ansi-language: FR;"&gt;Vous   savez bien que nous avons pris l'or et les métaux puis le pétrole des   «continents neufs» et que nous les avons ramenés dans les vieilles   métropoles. Non sans d'excellents résultats: des palais, des cathédrales, des   capitales industrielles; et puis quand la crise menaçait, les marchés   coloniaux étaient là pour l'amortir ou la détourner. L'Europe, gavée de   richesses, accorde de jure l'humanité à tous ses habitants: un homme, chez   nous, ça veut dire un complice puisque nous avons tous profité de   l'exploitation coloniale&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;. (...) Nos chères valeurs perdent leurs ailes; à les regarder de près,   on n'en trouvera pas une qui ne soit tachée de sang. S'il nous faut un   exemple, rappelez-vous ces grands mots: que c'est généreux, la France!   Généreux, nous? Et Sétif? Et ces huit années de guerre féroce qui ont coûté   la vie à plus d'un million d'Algériens? Et la gégène?. (...) Nous avons été   les semeurs de vent; la tempête, c'est lui. &lt;/span&gt;&lt;span lang="FR" style="color: red; mso-ansi-language: FR;"&gt;Fils de la violence, il puise en elle   à chaque instant son humanité.»(&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;2)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;A côté de ces textes   atemporels, que lisons-nous maintenant? Des prophètes qui disent aux   Européens, ne regrettez rien, persistez et signez: vous étiez dans votre bon   droit comme au temps de Cecil Rhodes, de Jules Ferry et son «devoir des races   supérieures» comme le propose Pascal Bruckner dans un essai écrit en 1983 «Le   Sanglot de l'homme blanc». Rejetez la culpabilité, et la «haine de soi».   Dénoncez comme Bruckner «le sentimentalisme tiers-mondiste- remise en   question du tiers-mondisme au tournant des années 1970 -1980 - d'une frange   de la gauche occidentale qui se complait dans une auto-culpabilisation à bon   compte. Fanon et Sartre avaient tort! Le clou du nihilisme a été enfoncé avec   «la tyrannie de la repentance», ouvrage qui a consolidé le discours du   président Sarkozy, notamment quant à Dakar où il a accusé l'Africain de ne   pas encore être sorti de l'histoire. Frantz Fanon a dû certainement se   retourner dans sa tombe et qui aurait pu lui répondre ceci: «Le peuple   colonisé est idéologiquement présenté comme un peuple arrêté dans son   évolution, imperméable à la raison, incapable de diriger ses propres   affaires, exigeant la présence permanente d'une direction.(...) on a bien   l'impression que pour ces peuples, l'humanité a commencé avec l'arrivée de   ces valeureux colons.»&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Si Frantz Fanon revenait   parmi nous&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Pourtant, cinquante ans après   sa mort, le message de Fanon n'a pas pris une ride. Le colonialisme du Web   2.0 est toujours en action, sous un autre habit, le postcolonialisme a donné   lieu à un avatar tout aussi prédateur, le néocolonialisme au nom d'une   mondialisation laminoir et sans état d'âme. Dans une contribution du Monde   nous lisons:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; margin-left: 28.35pt; margin-right: 0in; margin-top: 0in; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;« Dans le panthéon révolutionnaire   qui s'élabore dès le milieu des années 1950, Fanon se situe clairement aux   côtés de Ho Chi Minh, de Che Guevara et des autres grandes figures du monde   nouveau. Les Damnés de la terre ont été, et sont encore, la Bible des   mouvements tiers-mondistes. Mais Frantz Fanon gêne, aujourd'hui comme hier.   En décembre 1961, quand la nouvelle de son décès parvint à Paris, la police   commença à saisir les exemplaires des Damnés de la terre, qui «menaçaient la   sécurité de l'Etat» »(4).&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; margin-left: 28.35pt; margin-right: 0in; margin-top: 0in; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;« A la Martinique, la terre où il   vit le jour, Fanon dérange également. Certes, une avenue porte son nom à   Fort-de-France, mais dans cette colonie, qui a choisi la voie de   l'»assimilation», et qui est devenue département français, Fanon suscite le   malaise. Lui, il est allé jusqu'au bout du combat de libération nationale, et   il a défendu, sur le sol même de l'Algérie, la cause de l'indépendance. A la   Martinique, on a plus ou moins renoncé à cette idée, non sans remords   parfois. Du coup, face à Fanon, on est embarrassé. On préfère l'oublier. Et   en Algérie? En toute logique, il devrait être là-bas un héros national, lui   qui fut un cadre du FLN. Mais le nationalisme algérien se définit comme   arabo-islamique, et il est très difficile d'y inclure en bonne place un homme   noir, étranger, qui plus est agnostique. Bref, personne ne sait s'il faut   voir en Fanon un «Martiniquais», un «Français», un «Algérien», un «Africain»,   un «Noir»; personne ne peut, ou ne veut, tout à fait se l'approprier.   Serait-il donc lui-même un «damné»?»(4)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; margin-left: 28.35pt; margin-right: 0in; margin-top: 0in; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;« Fanon, dit-on parfois en France,   serait un auteur dépassé. Vraiment? Quelle lumière crue jette pourtant son   oeuvre sur nos débats contemporains! Sur la question du voile, par exemple,   il n'est que délire L'An V de la révolution algérienne (1959). A mi-chemin   entre l'enquête ethnographique, le reportage de guerre et le traité   politique, ce livre hallucinant donne à comprendre mieux que tout autre ce   que fut l'Algérie de ces «années de braise». Entre autres choses, Fanon met   en évidence la «rage» des colons à vouloir dévoiler les Algériennes, des   colons mus à la fois par des pulsions érotiques et par des mobiles   politiques. (...) Des campagnes d'occidentalisation de la femme algérienne sont   organisées: «Des domestiques menacées de renvoi, de pauvres femmes arrachées   de leur foyer, des prostituées sont conduites sur la place publique et   symboliquement dévoilées aux cris de «Vive l'Algérie française!»» Comment ne   pas voir, dans certaines positions extrêmes sur la laïcité, à l'extrême   droite et au-delà, les rémanences d'une domination postcoloniale? Quand il   évoque, enfin, l'expérience du Noir, être-pour-autrui, expérience assez   semblable en somme à celle du juif, comme l'analyse Jean-Paul Sartre. Qui lui   dit un jour: «Quand vous entendez dire du mal des juifs, dressez l'oreille,   on parle de vous.» Actualité de Frantz Fanon encore, lorsqu'il évoque les   «damnés de la terre», et que nous voyons, ici et là, les «indignés» du monde,   du Nord et du Sud, de Wall Street à la Puerta del Sol. (...) On lit Fanon, on   prend son crayon, on commence à souligner les passages mémorables, on vibre,   on bout, puis on arrête. C'est tout le livre qu'il faudrait souligner...(4)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Frantz Fanon et l'Algérie&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Dès le début de la guerre de   Libération nationale du 1er Novembre 1954 en Algérie, Frantz Fanon s'engage   auprès de la résistance nationaliste et noue des contacts avec des officiers   de l'Armée de libération nationale (ALN) ainsi qu'avec la direction politique   du FLN. Expulsé d'Algérie en 1957, il rejoint le FLN à Tunis, où il collabore   à son organe central de presse El Moudjahid. En 1959, il fait partie de la   délégation algérienne au Congrès panafricain d'Accra, au Ghana. En mars 1960,   il sera nommé ambassadeur du Gouvernement provisoire de la République   algérienne au Ghana. Se sachant atteint d'une leucémie, il se retire à   Washington pour écrire les Damnés de la terre. Frantz Fanon est mort le 6   décembre 1961 quelques mois avant l'indépendance de l'Algérie. Conformément à   son voeu d'être enterré en terre algérienne, sa dépouille sera inhumée au   cimetière des chouhada près de la frontière algéro-tunisienne, dans la   commune d'Aïn Kerma.(5)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; margin-left: 28.35pt; margin-right: 0in; margin-top: 0in; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;«Près d'un demi-siècle après   la mort de Frantz Fanon, que reste-t-il, en Algérie, sa patrie d'intellectuel   et de militant révolutionnaire, que reste-t-il de son message. Du message   délivré dans l'urgence, à l'orée d'une mort certaine annoncée. Presque rien,   ou pas grand-chose, puisque lors d'une récente conférence consacrée aux «intellectuels   et au pouvoir en Algérie», son nom, aux dires de certains, ne fut même pas   prononcé. Est-ce dû au grand refoulement dont il fut victime, comme le dit   Alice Cherki dans le remarquable portrait qu'elle en dressa, tout juste   estompé par un colloque organisé en 1987?».(6)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Une histoire poignante   rapportée par Djillali Khellas raconte la déchéance de Josie Fanon de la main   d'Algériens à qui on n'a pas appris le sens du sacré, l'honneur et le respect   que l'on doit à ces géants qui sont morts pour l'Algérie. Ecoutons-le:&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; margin-left: 28.35pt; margin-right: 0in; margin-top: 0in; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;«(...) Soudain, au sortir de la   place Emir-Abdelkader, (...) ma route est bloquée net par un attroupement.   (..) Mais ô malheur, je découvre, l'instant d'après, qu'une femme gisait par   terre. Elle était, d'après son teint, de type européen ou kabyle. (...) Tout   de suite, j'ai remarqué avec horreur que son visage était plein de crachats   gluants, verdâtres: «Le récit de ses yeux se mélangeant aux crachats   répugnants! (...) J'ai commencé maladroitement à essuyer les crachats   dégoûtants de son beau visage. (...) Ô malheur! La femme agressée (par qui?   Et pourquoi?). A 10 ou 15 mètres, elle héla un taxi. Elle y monta   péniblement. (...) Trois jours après, j'ai vu la photo de «la dame agressée»   (par des inconnus?) sur les premières pages de la presse algérienne de   l'époque! Il y était écrit en gras sous sa photo: «Josie Fanon s'est   suicidée.» Ah! Mon Dieu! C'était donc elle «la dame agressée», il y a   quelques jours, près de la place Emir-Abdelkader! Quelle horrible, quelle   lugubre coïncidence! près de la statue de cet homme de dialogue, cet homme   qui a défendu en 1860 au prix de sa vie et de celle des membres de sa   famille, les chrétiens de Damas menacés de génocide»!(7)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Ceux qui ont connu Josie   Fanon gardent d'elle l'image de la journaliste qu'elle fut et qui était le   témoin de Fanon. Elle était la compagne qui l'a suivi quand il a été affecté   comme médecin-chef à l'hôpital psychiatrique de Blida. La militante enfin qui   s'est engagée, avec lui, sans hésitation aucune dans le combat pour la   liberté, pour l'Algérie. Nous autres Algériens nous avons failli, nous   n'avons pas honoré sa mémoire et le solde de tout compte d'une baptisation   d'un hôpital ou d'un lycée laisse notre responsabilité entière d'autant que   nous n'avons pas su entretenir sa mémoire en permettant à sa femme qui a   apporté sa part au combat pour la libération du pays, de vivre en dignité   dans ce pays où elle a décidé de finir ses jours. C'est dire si quelque part,   nous avons failli envers ce géant qui voulait, comme il l'écrit, mourir pour   l'Algérie. «Nous ne sommes rien sur cette terre si nous ne sommes d'abord les   esclaves d'une cause, de la cause des peuples, la cause de la justice et de   la liberté. Je veux que vous sachiez que même au moment où les médecins   avaient désespéré, je pensais encore, oh! dans le brouillard, je pensais au   peuple algérien, aux peuples du Tiers-Monde et si j'ai tenu, c'est à cause   d'eux.»(8)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Tout est dit. Repose en   paix, Frantz Fanon , que la Terre te soit légère et puissions-nous nous   inspirer plus que jamais de ton combat qui est toujours actuel et nous   ressourcer à ton idéal en te réhabilitant.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;!--[if !supportLineBreakNewLine]--&gt;&lt;br /&gt;
&lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Notes/Références&lt;/strong&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
1. Anne Mathieu Frantz Fanon,&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2009/03/Mathieu/16934"&gt;&lt;span lang="FR" style="color: navy; mso-ansi-language: FR; text-decoration: none; text-underline: none;"&gt;http://www.monde-diplomatique.fr/2009/03/Mathieu/16934&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;2. Jean-Paul Sartre:   Extraits de la préface du livre de Frantz Fanon,&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;3. L'An V de la révolution   algérienne (1959), Frantz Fanon, éd. La Découverte, 2001, p.176&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;4. Frantz Fanon. La colère   vive Critique | Le Monde des Livres 03.11.11&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;5.&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/12/05/article.php?sid=126794&amp;amp;cid=16"&gt;&lt;span lang="FR" style="color: navy; mso-ansi-language: FR; text-decoration: none; text-underline: none;"&gt;http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/12/05/article.php?sid=126794&amp;amp;cid=16&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;6.&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://forumdesdemocrates.over-blog.com/article-frantz-fanon-que-reste-t-il-de-son-message-80158848.html"&gt;&lt;span lang="FR" style="color: navy; mso-ansi-language: FR; text-decoration: none; text-underline: none;"&gt;http://forumdesdemocrates.over-blog.com/article-frantz-fanon-que-reste-t-il-de-son-message-80158848.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;7. Djilali Khellas -&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.elwatan.com/"&gt;&lt;span style="color: navy; text-decoration: none; text-underline: none;"&gt;www.elwatan.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;le 05.07.11&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;8. Lettre à Roger Taïeb&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.frantzfanoninternational.org/spip.php?article93"&gt;&lt;span lang="FR" style="color: navy; mso-ansi-language: FR; text-decoration: none; text-underline: none;"&gt;http://www.frantzfanoninternational.org/spip.php?article93&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span class="apple-converted-space"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;oct 61&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; margin-bottom: 10.0pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;   &lt;td style="border: none; mso-cell-special: placeholder; padding: 0in 0in 0in 0in;" width="1%"&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;tr&gt;   &lt;td style="padding: 3.0pt 3.0pt 3.0pt 3.0pt; width: 98.84%;" width="98%"&gt;   &lt;div class="MsoNormal" style="line-height: 13.5pt; mso-element-anchor-horizontal: page; mso-element-frame-hspace: 9.0pt; mso-element-left: 24.05pt; mso-element-top: -63.0pt; mso-element-wrap: around; mso-element: frame; mso-height-rule: exactly;"&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;La délinquance, première phase de la degenerescence de l’impérialisme.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Par Joël Léon&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;L’impérialisme est entré dans sa première phase de son effondrement généralisé, que je qualifie, moi-même, de délinquance. Période au cours de laquelle l’impérialisme n’utilise plus de masques pour s’approprier des richesses mondiales. La violence glauque a priorité sur tous les autres moyens pacifiques. L’ère du Cardinal Richelieu est révolue. Toutes les institutions internationales sont transformées en une caisse de résonance guerrière, notamment l’organisation des Nations Unies. Les états, déjà affaiblis par les deux siècles de pratique capitaliste a outrance, sont assujettis a la reddition, de gré ou de force. Sans oublier les crises économiques et financières irrémédiables qui hantent les places financières mondiales, en particulier les plus riches nations du monde occidental. La dérive morale qui accable les sociétés capitalistes est tellement intégrale que l’occident affiche un contraste identitaire, celui qui constituait la base même du système.&amp;nbsp;&amp;nbsp; Moment historique ou les lois et institutions (Instruments) sont violées ou ignorées systématiquement. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;La deuxième invasion d’Irak a été une violation flagrante des lois internationales. L’ONU n’avait pas autorisé l’invasion, voir l’occupation du pays. Une coalition d’états amis et serviles fut mise sur pied en 2003 pour matérialiser les vœux du plus grand empire mondial, à savoir le renversement du régime inamical de Saddam Hussein. L’Irak est totalement détruit, laissant derrière, ruines et plus de 200.000 cadavres a l’actif du peuple Irakien, et plus de deux millions d’Irakiens réfugiés a l’étranger. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le cas d’Haïti fut encore plus scandaleux. L’armée américaine a kidnappé le président légitime, Jean Bertrand Aristide, l’engouffra dans un avion militaire non identifié pour l’expédier en Afrique. Cette opération fut mise en œuvre le 29 février 2004, avant même la résolution de l’ONU. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les 6 mois de bombardement quotidien de l’OTAN contre la Libye dépassent nettement le mandat octroyé par l’ONU à travers la résolution 1973 votée le 18 mars 2011. Il était question de protéger la population civile, supposément menacée par le régime de Kadhafi, l’OTAN a tué 100 fois plus de civils qu’avant les frappes aériennes, soit 100.000 âmes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Avant, l’impérialisme respectait hypocritement les normes internationales. Il utilisait l’armée nationale du pays pour renverser le propre gouvernement légitime de ce pays. Ce fut le cas de Jacobo Abens du Guatemala et du caudillisme des années 70 en Amérique Latine. Les puissances néocoloniales opérèrent de la même façon dans le continent Africain en parachutant des marionnettes au pouvoir, totalement dévoués à leurs intérêts. On peut citer les cas de Mobutu Sese Seko, Omar Bongo, Jean-Bedel Bokassa etc.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans cette phase, que je qualifie de délinquance, l’impérialisme comme stade suprême du capitalisme représente un danger imminent pour le futur de l’humanité. Parce que les présidents des états occidentaux se sont transformés en dérisoires criminels ou assassins semant le deuil partout sur la planète à la poursuite de richesses. En ce sens, Cabral est juste lorsqu’il a déclaré que «&amp;nbsp;L’impérialisme est la piraterie transplantée des océans à la terre ferme, piraterie réorganisée, consolidée et adaptée à l’objectif de l’exploitation des ressources matérielles et humaines de nos peuples&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Salvador Allende, l’ancien président du Chili populaire, compara la situation de son pays en 1972 comme «&amp;nbsp;un Vietnam en silence&amp;nbsp;». Haïti est un Irak en silence. Un peuple qui depuis 7 ans d’occupation vit dans la peur des armes et la permanence d’un choc psychologique. Comme partout ailleurs, les forces d’occupation assassinent en Haïti. Des pauvres sont exécutés a cite soleil. Des militants sont portés disparus, Lovinsky Pierre Antoine est le plus célèbre des cas. Des centaines d’autres sont emprisonnés ou contraints à l’exil. Le cholera, apporté par les forces d’occupation, plus spécialement par la compagnie Népalaise, diminuent la population haïtienne depuis plus d’un an. «&amp;nbsp;Les étrangers occupent nos terres, nos rues, nos hôtels, nos plages, et aussi nos femmes et nos jeunes hommes. L’occupation est absolue. L’impérialisme, dans son hégémonique latitude, impose ses lois de cimetière&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Lawrence Davidson, professeur d’histoire à l’université de west chester, de l’état de Pennsylvanie, a exposé dans un brillant article sous le titre&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Pourquoi nous haïssent ils&amp;nbsp;», ce qui suit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;je suis arrivé a la conclusion que les Etats-Unis, en dépit de toutes ses habilites de force (militaire), est en décadence. Le pays va échouer pour les mêmes raisons qui ont emporté dans la destruction les anciens empires. Ils ont échoué parce que, en dernier essor, leurs élites deviennent illusionnistes et le peuple est maintenu dans l’ignorance&amp;nbsp;». Le citoyen américain n’est pas conscient du rôle que joue leur gouvernement dans l’appauvrissement d’autres peuples et l’instabilité chronique qui frappe certaines nations. &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Comment comprendre que depuis 7 février 1986, Haïti a connue 9 coups d’état. Tous ont été organisés dans le seul et même pays par les maîtres de Washington. Comment une nation pareil, plongée dans cette instabilité permanente, peut-elle arriver a atteindre le degré de production nécessaire pour subvenir aux besoins de ses sujets. L’américain moyen, appartenant a la classe majoritaire, n’est pas conscient de l’implication de son gouvernement dans la déstabilisation d’Haïti, d’Iran, Libye, Venezuela, Cuba etc. Il est trop endoctriné par les informations biaisées que diffusent les chaînes télévisions occidentales, elles qui représentent l’arme fatale des falsificateurs de l’histoire a leurs profits exclusifs, empêchant aux citoyens américains et européens de sortir dans le carcan idéologique du rôle «&amp;nbsp;bon berger&amp;nbsp;» ou civilisateur s’octroient leurs gouvernements. Le département d’état a fait échec à tout homme intègre qui convoitait le pouvoir en Haïti et ayant une vision nationale. Et ceci, depuis le premier débarquement américain en 1915. Même ceux qui entamèrent de simples reformes socio-économiques au profit de ceux-la qui vivent en dessous du seuil de pauvreté avec 300 dollars ou moins par année ne sont pas exclus.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et pourtant, au moment même de la révolution française de 1789, «&amp;nbsp;20&amp;nbsp;% de la richesse française provenaient d’Haïti. Ce pays produisit plus de 75% de sucre dans le monde a lui seul et fut le premier producteur de coton dans le monde&amp;nbsp;». La grande presse omet de mentionner ces chiffres qui porteraient le citoyen lucide à s’intéresser aux causes de l’échec de la première république noire du monde. Ainsi, il découvrirait les mains sales des Etats-Unis et de la France directement impliquées dans la mise a sac d’Haïti.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’impérialisme «&amp;nbsp;est la dernière phase du capitalisme&amp;nbsp;», ceci explique aujourd’hui sa violence aveugle et déterminée, ainsi l’exemple des bombardements Libyens est très révélateur. Ses ténors savent pertinemment, que son règne dépend de la violence. Car les mensonges traditionnels sont dépassés. Il n’y a plus de compromis possibles. Le monde d’aujourd’hui nous renvoie, par sa violence, à 50 ans en arrière. Quand Cuba imposait son défi en plein cœur des Caraïbes a la plus grande puissance capitaliste mondiale. La conjoncture actuelle rappelle les années 60 quand l’Afrique vivait «&amp;nbsp;l’heure des embrasements&amp;nbsp;». En ces temps agités, Il fait beau de citer le visionnaire Amilcar Cabral&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Pour nous, la façon la plus efficace de critiquer l’impérialisme, quelle que soit sa forme, c’est de prendre les armes&amp;nbsp;». Il blesse de citer encore ces propos datant de 1966, tant ils sont d’actualie. Il n’y a pas de demi-mesure. Frantz Fanon, l’auteur de «&amp;nbsp;les damnés de la terre&amp;nbsp;», avait raison quand il définissait le néo-colonialisme comme une machine infernale de la violence qui dévore l’homme. Le seul moyen de l’arrêter est d’imposer une plus grande violence. Le retour a l’heure des brasiers.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Rien n’arrête les puissances impérialistes. Le suffrage universel qui fut considéré comme fer de lance de la propagande politique occidentale est vidée de son contenu sacré, pour parodier Praloto.&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les élus ne jouissent plus de l’inamovibilité d’antan. Certains observateurs critiquent déjà la tenue même des élections dans le monde. A quoi cela sert d’appeler le peuple dans ses commices, si les sénateurs, députés, maires et présidents sortis&amp;nbsp; victorieux des urnes n’arrivent plus a terminer un mandat légitime. De la même façon qu’est banalisé le christianisme, les élections sont aussi standardisées comme un exercice futile. Les exemples sont trop nombreux, parler d’une crise morale sans précédent qui frappe l’impérialisme ne fait plus l’objet de doute. Les cas de Salvador Allende au Chili, du «&amp;nbsp;Front Islamique du salut&amp;nbsp;» en Algérie, Jean B. Aristide en Haïti, le Hamas en Palestine, Honduras… invitent les penseurs a la réflexion concernant le futur de notre monde. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le cas haïtien est le laboratoire indispensable permettant de comprendre l’affermissement de l’impérialisme dans la délinquance. Ayant accompli deux interventions militaires dans ce pays des caraïbes en moins d’une décennie, cela requiert une étude nécessaire pour pénétrer la nature du mal que souffre l’occident et que le peuple haïtien est en train de faire les frais. Car l’impérialisme n’arrive plus à respecter sa propre doctrine que, hier encore la présentait comme les prémices indispensables à l’évolution de l’homme du présent et du futur. 16 décembre 1990, des élections honnêtes furent organisées en Haïti. L’international, comme une seule voix salua le succès fulgurant de ces joutes qui portèrent un adepte de la théologie de la libération au pouvoir. 7 sept mois plus tard, il fut renversé par un coup d’état ayant fait plus de 5000 tués, dont nous venons de commémorer les 20 ans. Reelu en 2001, Jean B. Aristide fut encore victime d’un autre coup d’état. Cette fois-ci, l’impérialiste américain allié au français fit son apparition sans masques pour arrêter manu militari et embarquer le président légitime dans un avion militaire pour l’Afrique. C'est-à-dire loin du théâtre politique haïtien. Pendant 7 ans, des valets défilent au pouvoir répondant simplement aux dictées du cercle impérialiste élargi, dont le Brésil, le dernier bourreau du peuple haïtien. L’impérialisme est hypocrite, sinon, il se déclarerait en faillite et remet les renes du pouvoir aux alternatives populaires. Parler ainsi, c’est mal connaître l’histoire de l’humanité. Au contraire, il préfère déclarer d’autres guerres mondiales pour continuer l’agonie de l’homme. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il y a des observateurs haïtiens qui, confus dans leurs réflexions, estiment que les Etats-Unis règlent un problème spécial avec Haïti. Si apparemment cette lecture fait du sens, par contre elle néglige toute une série d’événements politiques macabres inhérents à l’évolution de l’impérialisme a travers l’histoire. Son objectif est de subjuguer l’homme dans sa totalité. Le problème ne se pose pas en termes de peuple, c’est une doctrine globale qui ambitionne de tout contrôler en multipliant les victimes. L’état d’Haïti est souffre-douleur du même système qui a endeuillé les peuples du Panama, Chili, Iran, Panama, Honduras, Libye, Irak, Palestine etc. C’est pourquoi, qu’à &amp;nbsp;coté des luttes nationales, aujourd’hui il faut une mobilisation internationale de soutien aux peuples en rébellion. L’impérialisme, de par nature, est global. Il est affecté par une sorte de luxure subjuguée à un appétit insatiable de ressources de toutes sortes, territorial, matières premières, mines, cerveaux…Haïti est un autre martyr. Cependant, l’impérialisme, dans sa course effrénée, tient bien compte des réalités socio-historiques de chaque peuple en particulier. Ceci est basé sur l’ensemble des prouesses accomplies, les faits d’armes, les révolutions, les réalisations, les mouvements culturels et idéologiques. Ce qui vérifie la théorie dite de «&amp;nbsp;manifest destiny&amp;nbsp;». Donc, Haïti peut être frappée durement, à cause du triomphe de la première révolution anty colonialiste, anty esclavagiste et anty raciste dans le monde. A part quoi, les peuples Libyen, Irakien, Palestinien, Cubain…connaissent les mêmes sorts que ceux d’Haïti, donc la violence et l’hypocrisie sortent des entrailles de l’impérialisme.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Bill Clinton, l’ancien président américain, est l’agent spécial de l’impérialisme en Haïti. Il a non seulement choisi Michel Martelly comme président, il le conseille, nomme ses&amp;nbsp; ministres et premier ministre, rédige ses textes et, quand l’assistance ne se met pas debout pour acclamer son poulain, il le fait lui-même en bon Pom-pom girl. Comme ce fut le cas le 19 septembre 2011 dernier à New York, lorsqu’il eut a déclarer, devant un public d’hommes et femmes riches, qu’il avait «&amp;nbsp;attendu 30 ans pour entendre, enfin, un chef d’état haïtien définir avec autant de convictions et de minuties les priorités de son pays&amp;nbsp;».&amp;nbsp; Si on ne connaissait pas l’orientation sexuelle prouvée de Bill Clinton, notamment a travers l’affaire de Monica Lewinsky, on pourrait interpréter ses excès de zèle comme quelqu’un qui a « les yeux de chimene » pour Martelly. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le professeur américain de sciences politiques, Thomas R. Dye, définit la politique « comme l’étude de qui est bénéficiaire de quoi, quand et comment&amp;nbsp;». Donc, l’implication de Bill Clinton dans les affaires politiques haïtiennes sous forme d’humanitarisme est en contradiction avec la «&amp;nbsp;real politic&amp;nbsp;». Il joue magistralement au «&amp;nbsp;maître blanc&amp;nbsp;» détenant les clés du paradis permettant aux «&amp;nbsp;negres&amp;nbsp;» d’accéder au développement économique, progrès social et technologique. Comme tout envahisseur, Clinton s’est fait entourer des bourgeois du secteur des affaires et conservateurs de la classe politique haïtienne. Cela donne une idée de l’objectif du monsieur. La vérité est que rien ne se fait pour rien.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Au cours de l’année 2006, Renu Mehta, une autre riche de la classe dominante anglaise organisa un «&amp;nbsp;fund raising&amp;nbsp;», réunissant des super riches du monde, pour recueillir de l’argent dans le but de faire avancer la cause charitable. Bill Clinton fut retenu comme «&amp;nbsp;keynote speaker&amp;nbsp;». Les riches donnèrent jusqu'à 1.5 million de dollars a cette occasion. Cependant, on tira 450.000 dollars de cette somme pour payer les sacrés services de l’ancien président américain. Une certaine frange de la presse parvenant à être au courant de cette somme versée à Clinton, cria au scandale. Apres les activités, l’organisatrice, madame Renu Mehta eut a déclarer ce qui suit pour calmer les esprits et se blanchir&amp;nbsp;elle-même: «&amp;nbsp;Nous faisions de la charité, il ne viendrait pas si nous ne lui avions pas payé cette somme&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; elle poursuivit pour ajouter que&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Si nous étions chargé moins, nous pourrions donner beaucoup plus&amp;nbsp;». L’engagement de Clinton en Haïti mérite d’être interrogé et, il y a des rumeurs persistantes qui circulent a Port-au-Prince, comme quoi sa fille, Chelsea Clinton, aurait occupé une fonction au sein de la commission intérimaire pour la reconstruction, CICR, que co-préside Mr Clinton. Toutefois, a cote de ces intérêts mercantiles, il y a d’autres raisons qui sont liées à la politique hégémonique de l’empire dans l’hémisphère qu’il faut considérer aussi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Si on fait une brève analyse du paysage politique au niveau de l’hémisphère américain, on constate ipso facto l’existence d’une rébellion à faible intensité en vue d’une reformulation de la donne politique au niveau régional. Cette nouvelle réalité politique et sociale est agitée par des organisations et leaders de gauche dont l’objectif est de rapatrier les décisions politiques et économiques liées a leurs destins de peuple. L’impérialisme ne chôme pas, il veut renverser la tendance citoyenne en progression dans le monde, plus particulièrement en Amérique Latine.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Entre-temps, les massacres se poursuivent. Plus de 100.000 morts en Libye, pour la dernière sortie guerrière en date, la destruction du pays est totale, en particulier Tripoli, la capitale. Le peuple Libyen, sous couvert de la démocratie, fait marche arrière. L’impérialisme ne laisse d’autres choix aux peuples que l’affrontement. Libération ou la mort&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Entre-temps les propagandes se multiplient pour dissuader les citoyens d’adopter des mesures radicales. Si pendant la guerre froide, le slogan assassin etait l’épithète de communiste, aujourd’hui le mot magique est terroriste. Il faut toujours manipuler l’opinion publique autour des thèmes d’effroi pour s’assurer de leur participation dans le massacre. La violence symbolique engendre toujours la férocité meurtrière. Le 21&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle a été mal débuté. L’alibi fondamental dont avait besoin l’impérialisme lui a été fourni dans l’attentat du 11 septembre 2001. Dans l’intervalle, on procède au désarmement virtuel et réel de tous les citoyens sous la rubrique de lutte anty terroristes. Si tous les marchés des pays occidentaux sont libres, à l’exception du marché des armes, il est monopolisé par les impérialistes.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Cette phase de délinquance de l’impérialisme est la plus dangereuse. Toutes les autres options se tuent pour faire émerger la dialectique des armes. De l’autre cote, il y a les mouvements citoyens mondiaux qui symbolisent l’espoir et le futur de l’humanité et qui ne chôment plus. D’où la nécessite de lutter pour réduire le fosse qui sépare la presse indépendante de celle des riches afin de rééquilibrer la balance de la lutte psychologique. La résistance reste la seule option viable pour contrecarrer la marche impériale, surtout en ce temps précis de délinquance.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;JOEL LEON&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-7102657891698726909?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/7102657891698726909/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=7102657891698726909&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/7102657891698726909'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/7102657891698726909'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2011/12/la-delinquance-premiere-phase-de-la.html' title='La delinquance, premiere phase de la degenerescence de L&apos;imperialisme'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-6508800999348054061</id><published>2011-10-04T18:10:00.000-07:00</published><updated>2011-10-04T18:10:33.607-07:00</updated><title type='text'>HAITI, PAYS OCCUPE</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; font-family: Arial, sans-serif; line-height: 18px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;table border="0" cellpadding="4" cellspacing="0" id="ViewArticleTable"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" valign="top"&gt;&lt;div class="articleTitle" style="color: maroon; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 18px; font-weight: bold; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-align: left; text-decoration: none;"&gt;Haïti, pays occupé&lt;/div&gt;&lt;div class="articleSubTitle" style="color: #111111; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: bold; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-align: left; text-decoration: none;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="articleAuthorName" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; font-weight: bold; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-align: left; text-decoration: none;"&gt;Par Eduardo Galeano&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" colspan="2" nowrap=""&gt;&lt;div class="bigArticleText12" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;"&gt;Le 4 octobre 2011&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" colspan="2" nowrap=""&gt;&lt;div class="bigArticleText12" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;"&gt;&lt;a href="http://www.pagina12.com.ar/" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;Página 12&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" colspan="2"&gt;&lt;div class="bigArticleText12" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; margin-right: 10px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;&lt;img alt="" src="http://www.pagina12.com.ar/fotos/20110928/notas/na40fo01.jpg" style="width: 232px;" /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Consultez n’importe quelle encyclopédie. Demandez quel a été le premier pays libre en Amérique. Vous recevrez toujours la même réponse&amp;nbsp;: les États-Unis. Mais les États-Unis ont déclaré leur indépendance quand ils étaient une nation avec six cent cinquante mille esclaves, qui ont continué à être esclaves pendant un siècle, et dans leur première Constitution ils ont établi qu’un noir équivalait aux trois cinquièmes d’une personne.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Et si à n’importe encyclopédie vous demandez quel a été le premier pays qui a aboli l’esclavage, vous recevrez toujours la même réponse&amp;nbsp;: l'Angleterre. Mais le premier pays qui a aboli l’esclavage n’a pas été l'Angleterre, mais Haïti, qui continue d’expier encore le péché de sa dignité.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Les esclaves noirs d’Haïti avaient battu la glorieuse armée de Napoléon Bonaparte et l’Europe n’a jamais pardonné cette humiliation. Haïti a payé à la France, pendant un siècle et demi, une indemnisation gigantesque, pour être coupable de sa liberté, mais, cela ne fut même pas&amp;nbsp;suffisant. Cette insolence noire continue de faire mal aux maîtres blancs du monde.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;* * *&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;De tout cela, nous savons peu ou rien.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Haïti est un pays invisible.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Il a seulement eu droit à la célébrité quand le tremblement de terre de 2010 a tué plus de deux cent mille Haïtiens.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;La tragédie a fait que le pays a occupé, fugacement, le premier plan des médias.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Haïti ne se connaît pas par le talent de ses artistes, les magiciens de la ferraille capables de transformer les ordures en beauté, ni par ses exploits historiques dans la guerre contre l’esclavage et l’oppression coloniale.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Cela vaut la peine de le répéter encore une fois, pour que les sourds entendent&amp;nbsp;: Haïti fut le pays fondateur de l’indépendance de l’Amérique et le premier qui a vaincu l’esclavage dans le monde.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Il mérite beaucoup plus que la notoriété née de ses malheurs.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;* * *&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Actuellement, les armées de quelques pays, y compris le mien, continuent d’occuper Haïti. Comment se justifie cette invasion militaire&amp;nbsp;? En affirmant alors qu’Haïti met en danger la sécurité internationale.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Rien de nouveau.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Tout le long du 19ème siècle, l’exemple d’Haïti a constitué une menace pour la sécurité des pays qui continuaient de pratiquer l’esclavage. Thomas Jefferson l’avait déjà dit&amp;nbsp;: d’Haïti provenait la peste de la rébellion. En Caroline du Sud, par exemple, la loi permettait d’emprisonner tout marin noir, tandis que son bateau était au port, compte tenu du risque qu’il pût contaminer de la peste antiesclavagiste. Et au Brésil, cette peste s’appelait&amp;nbsp;&lt;i&gt;haïtianisme&lt;/i&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Déjà au 20ème siècle, Haïti avait été envahie par les Marines US, pour être un pays insécure pour ses créanciers étrangers. Les envahisseurs ont commencé par s’emparer des douanes et ils ont remis la Banque Nationale à la&amp;nbsp;&lt;i&gt;City Bank de New York&lt;/i&gt;. Et puisqu’ils y étaient, ils sont restés dix-neuf ans.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;* * *&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Le point de passage de la frontière entre la République Dominicaine et Haïti s’appelle «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Le mauvais pas&lt;/i&gt;&amp;nbsp;».&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Qui sait, le nom est un signal d’alarme&amp;nbsp;: vous êtes en train d’entrer dans le monde noir, la magie noire, la sorcellerie...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Le vaudou, la religion que les esclaves ont apportée d’Afrique et qui s’est fait naturaliser en Haïti, ne mérite pas de s’appeler religion. Du point de vue des propriétaires de la Civilisation, le vaudou est chose de noirs, d’ignorance, de retard, une pure superstition. L’Église catholique, où ne manquent pas les fidèles capables de vendre des ongles de saints et des plumes de l’archange Gabriel, a obtenu que cette superstition fût officiellement interdite en 1845, 1860, 1896, 1915 et 1942, sans que le peuple ne&amp;nbsp;soit mis au courant.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Mais depuis déjà quelques années, les sectes évangéliques se chargent de la guerre contre la superstition en Haïti. Ces sectes viennent des États-Unis, un pays qui n’a pas d’étage 13 dans ses édifices, ni un rang 13 dans ses avions, habité par des chrétiens civilisés qui croient que Dieu a fait le monde en une semaine.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Dans ce pays, le prédicateur évangélique Pat Robertson a expliqué à la télévision le tremblement de terre du 2010. Ce berger d’âmes a révélé que les noirs haïtiens avaient conquis l’indépendance face à la France à partir d’une cérémonie vaudou, invoquant l’aide du Diable depuis le plus profond de la jungle haïtienne. Le Diable, qui leur a donné la liberté, a envoyé le tremblement de terre pour leur passer la facture.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;* * *&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Jusqu’à quand les soldats étrangers resteront-ils en Haïti&amp;nbsp;? Ils sont arrivés pour stabiliser et pour aider, mais ils sont là depuis sept ans petit-déjeunant et déstabilisant ce pays qui ne les veut pas.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;L’occupation militaire d’Haïti coûte aux Nations Unies plus de huit cents millions de dollars par an.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Si les Nations Unies destinaient ces fonds à la coopération technique et à la solidarité sociale, Haïti pourrait recevoir une bonne impulsion au développement de son énergie créatrice. Et ainsi se sauverait de ses sauveurs armés, qui ont une certaine tendance à violer, tuer et à offrir des maladies fatales.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Haïti n’a besoin de&amp;nbsp;personne&amp;nbsp;pour venir&amp;nbsp;multiplier ses calamités. Il n’a pas besoin non plus de la charité de qui que ce soit. Comme le dit si bien un proverbe africain ancien, la main qui donne est toujours au dessus de la main qui reçoit.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Mais Haïti, oui, a besoin de solidarité, médecins, écoles, hôpitaux et une vraie collaboration qui rend possible la renaissance de sa souveraineté alimentaire, assassinée par le&amp;nbsp;&lt;i&gt;Fonds Monétaire International&lt;/i&gt;, la&amp;nbsp;&lt;i&gt;Banque Mondiale&lt;/i&gt;&amp;nbsp;et d’autres sociétés philanthropiques.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;Pour nous, les Latino-américains, cette solidarité est un devoir de gratitude&amp;nbsp;: ce sera la meilleure manière de dire grâce à cette petite grande nation qui en 1804 nous a ouvert, avec son exemple contagieux, les portes de la liberté.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;&lt;br /&gt;
(Cet article est consacré à Guillermo Chifflet, qui a été obligé de démissionner de la Chambre des Députés de l’Uruguay quand il a voté contre l’envoi de militaires en&amp;nbsp;Haïti).&lt;br /&gt;
&lt;img class="rg_hi" data-height="202" data-width="250" height="202" id="rg_hi" src="http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRccZh3nNfQABNMa-zdXXVqR7WepJzNOc7_jU560rLNqaQqGnd0" style="height: 202px; width: 250px;" width="250" /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Guillermo Chifflet&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;&lt;em&gt;Ce texte a été lu le 27 septembre 2011 par l’écrivain uruguayen à la Bibliothèque Nationale de Buenos Aires dans le cadre de la table-ronde «&amp;nbsp;Haïti et de la réponse latino-américaine&amp;nbsp;», à laquelle ont participé aussi Camille Chalmers et Jorge Coscia.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="crayon article-texte-20719 texte"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img class="rg_hi" data-height="228" data-width="221" height="228" id="rg_hi" src="http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTY411hgN7y5aWSddu3GIeAmBe9qJx8Cwbs2tTmo7aFozIXfTeg" style="height: 228px; width: 221px;" width="221" /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;Eduardo Galeano est un écrivain et journaliste uruguayen rendu célèbre par son oeuvre « Les veines ouvertes de l'Amrique latine ».&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-6508800999348054061?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/6508800999348054061/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=6508800999348054061&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/6508800999348054061'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/6508800999348054061'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2011/10/haiti-pays-occupe.html' title='HAITI, PAYS OCCUPE'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-5230660975518771344</id><published>2011-09-15T05:43:00.000-07:00</published><updated>2011-09-15T05:43:02.573-07:00</updated><title type='text'>SOARING POVERTY CASTS SPOTLIGHT ON ' LOST DECADE'</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="background-color: white; color: #333333; font-family: Georgia, serif; font-size: 13px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;h1 style="color: black; font-size: 2.4em; font-weight: bold; line-height: 1.083em; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px;"&gt;&lt;nyt_headline type=" " version="1.0"&gt;Soaring Poverty Casts Spotlight on ‘Lost Decade’&lt;/nyt_headline&gt;&lt;/h1&gt;&lt;nyt_byline&gt;&lt;h6 class="byline" style="color: grey; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 1em; font-weight: bold; line-height: 1.2em; margin-bottom: 2px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 2px;"&gt;By&amp;nbsp;&lt;a class="meta-per" href="http://topics.nytimes.com/top/reference/timestopics/people/t/sabrina_tavernise/index.html?inline=nyt-per" rel="author" style="color: #000066; text-decoration: none;" title="More Articles by Sabrina Tavernise"&gt;SABRINA TAVERNISE&lt;/a&gt;&lt;/h6&gt;&lt;/nyt_byline&gt;&lt;nyt_text&gt;&lt;div id="articleBody"&gt;&lt;nyt_correction_top&gt;&lt;/nyt_correction_top&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;WASHINGTON — Another 2.6 million people slipped into poverty in the United States last year, the&amp;nbsp;&lt;a class="meta-org" href="http://topics.nytimes.com/top/reference/timestopics/organizations/c/census_bureau/index.html?inline=nyt-org" style="color: #000066; text-decoration: none;" title="More articles about Census Bureau, U.S."&gt;Census Bureau&lt;/a&gt;&amp;nbsp;reported Tuesday, and the number of Americans living below the official poverty line, 46.2 million people, was the highest number in the 52 years the bureau has been publishing figures on it.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;And in new signs of distress among the middle class, median household incomes fell last year to levels last seen in 1996.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;Economists pointed to a telling statistic: It was the first time since&amp;nbsp;&lt;a class="meta-classifier" href="http://topics.nytimes.com/top/reference/timestopics/subjects/g/great_depression_1930s/index.html?inline=nyt-classifier" style="color: #000066; text-decoration: none;" title="Recent and archival news about the Great Depression."&gt;the Great Depression&lt;/a&gt;&amp;nbsp;that median household income, adjusted for inflation, had not risen over such a long period, said Lawrence Katz, an economics professor at Harvard.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;“This is truly a lost decade,” Mr. Katz said. “We think of America as a place where every generation is doing better, but we’re looking at a period when the median family is in worse shape than it was in the late 1990s.”&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;The bureau’s findings were worse than many economists expected, and brought into sharp relief the toll the past decade — including the painful declines of the financial crisis and&lt;a class="meta-classifier" href="http://topics.nytimes.com/top/reference/timestopics/subjects/r/recession_and_depression/index.html?inline=nyt-classifier" style="color: #000066; text-decoration: none;" title="More articles about the recession."&gt;recession&lt;/a&gt;&amp;nbsp;—had taken on Americans at the middle and lower parts of the income ladder. It is also fresh evidence that the disappointing economic recovery has done nothing for the country’s poorest citizens.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;The report said the percentage of Americans living below the poverty line last year, 15.1 percent, was the highest level since 1993. (The poverty line in 2010 for a family of four was $22,314.)&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;The report comes as President Obama gears up to try to pass a jobs bill, and analysts said the bleak numbers could help him make his case for urgency. But they could also be used against him by Republican opponents seeking to highlight economic shortcomings on his watch.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;“This is one more piece of bad news on the economy,” said Ron Haskins, a director of the Center on Children and Families at the Brookings Institution. “This will be another cross to bear by the administration.”&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;The past decade was also marked by a growing gap between the very top and very bottom of the income ladder. Median household income for the bottom tenth of the income spectrum fell by 12 percent from a peak in 1999, while the top 90th percentile dropped by just 1.5 percent. Overall, median household income adjusted for inflation declined by 2.3 percent in 2010 from the previous year, to $49,445. That was 7 percent less than the peak of $53,252 in 1999. Part of the income decline over time is because of the smaller size of the American family.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;This year is not likely to be any better, economists said. Stimulus money has largely ended, and state and local governments have made deep cuts to staff and to budgets for social programs, both likely to move economically fragile families closer to poverty.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;Minorities were hit hardest. Blacks experienced the highest poverty rate, at 27 percent, up from 25 percent in 2009, and Hispanics rose to 26 percent from 25 percent. For whites, 9.9 percent lived in poverty, up from 9.4 percent in 2009. Asians were unchanged at 12.1 percent.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;An analysis by the Brookings Institution estimated that at the current rate, the recession will have added nearly 10 million people to the ranks of the poor by the middle of the decade.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;Joblessness was the main culprit pushing more Americans into poverty, economists said.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;Last year, about 48 million people ages 18 to 64 did not work even one week out of the year, up from 45 million in 2009, said Trudi Renwick, a Census official.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;“Once you’ve been out of work for a long time, it’s a very difficult road to get back,” Mr. Katz said.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;Median income fell across all working-age categories, but was sharpest drop was among the young working Americans, ages 15 to 24, who experienced a decline of 9 percent.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;According to the Census figures, the median annual income for a male full-time, year-round worker in 2010 — $47,715 — was virtually unchanged, in 2010 dollars, from its level in 1973, when it was $49,065, said Sheldon Danziger, professor of public policy at the University of Michigan.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;Those who do not have college degrees were particularly hard hit, he said. “The median, full-time male worker has made no progress on average,” Mr. Danziger said.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;The recession has continued pushing 25-to-34-year-olds to move in with family and friends to save money. Of that group, nearly half were living below the poverty line, when their parents’ incomes were excluded. The poverty level for a single person under the age of 65 was $11,344.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;“We’re risking a new underclass,” said Timothy Smeeding, director of the Institute for Research and Poverty at the University of Wisconsin, Madison.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;“Young, less-educated adults, mainly men, can’t support their children and form stable families because they are jobless,” he added.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;But even the period of economic growth that came before the recession did little for the middle and bottom wage earners.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;Arloc Sherman, a senior researcher at the Center on Budget and Policy Priorities, said that the period from 2001 to 2007 was the first recovery on record where the level of poverty was deeper, and median income of working-age people was lower, at the end than at the beginning.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;“Even before the recession hit, a lot of people were falling behind,” he said. “This may be adding to people’s sense of urgency about the economy.”&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;The suburban poverty rate, at 11.8 percent, appears to be the highest since 1967, Mr. Sherman added. Last year more Americans fell into deep poverty, defined as less than half the official poverty line, or about $11,000, with the ranks of that group increasing to 20.5 million, or about 6.7 percent of the population.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;Poverty has also swallowed more children, with about 16.4 million in its ranks last year, the highest numbers since 1962, according to William Frey, senior demographer at Brookings. That means 22 percent of children are in poverty, the highest percentage since 1993.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;The census figures do not count noncash assistance, like food stamps and the earned-income tax credit, and economists say that as a result they tend to overstate poverty numbers for certain groups, like children. But rises in the cost of housing, medical care and energy are not taken into account, either.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;The report also said the number of uninsured Americans increased by 900,000 to 49.9 million.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 1.2em; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;Those covered by employer-based insurance continued to decline in 2010, to about 55 percent, while those with government-provided coverage continued to increase, up slightly to 31 percent. Employer-based coverage was down from 65 percent in 2000, the report said.&lt;/div&gt;&lt;nyt_correction_bottom&gt;&lt;div class="articleCorrection" style="margin-bottom: 2.8em;"&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 15px !important; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;&lt;span class="italic" style="color: black; font-size: 15px !important; font-style: italic; line-height: 22px;"&gt;This article has been revised to reflect the following correction:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 15px !important; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;&lt;strong style="color: black; font-size: 15px !important; font-style: italic; line-height: 22px;"&gt;Correction: September 15, 2011&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 15px !important; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;&lt;span class="italic" style="color: black; font-size: 15px !important; font-style: italic; line-height: 22px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 15px !important; line-height: 24px; margin-bottom: 1em;"&gt;An article on Wednesday about the rise in the poverty rate misstated the year in which the median income, which fell last year, was at a similar level. It was 1996, not 1997. The article also gave an incorrect figure for the number of people the Census Bureau found to be in poverty in the United States. The number is 46.2 million people, not 56.2 million.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-size: 15px !important; line-height: 24px;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/nyt_correction_bottom&gt;&lt;nyt_update_bottom&gt;&lt;/nyt_update_bottom&gt;&lt;/div&gt;&lt;/nyt_text&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-5230660975518771344?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/5230660975518771344/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=5230660975518771344&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/5230660975518771344'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/5230660975518771344'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2011/09/soaring-poverty-casts-spotlight-on-lost.html' title='SOARING POVERTY CASTS SPOTLIGHT ON &apos; LOST DECADE&apos;'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-3753290659707735477</id><published>2011-09-15T05:39:00.000-07:00</published><updated>2011-09-15T05:39:15.824-07:00</updated><title type='text'>THE LIES OF EMPIRE: REFLECTIONS OF FIDEL CASTRO RUZ</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; font-family: Arial, sans-serif; line-height: 18px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;table border="0" cellpadding="4" cellspacing="0" id="ViewArticleTable"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" colspan="2"&gt;&lt;div class="bigArticleText12" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; margin-right: 10px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" valign="top"&gt;&lt;div class="articleTitle" style="color: maroon; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 18px; font-weight: bold; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-align: left; text-decoration: none;"&gt;The Lies of Empire: Reflections of Fidel Castro Ruz&lt;/div&gt;&lt;div class="articleSubTitle" style="color: #111111; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: bold; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-align: left; text-decoration: none;"&gt;2010 Archive&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" colspan="2" nowrap=""&gt;&lt;div class="bigArticleText12" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;"&gt;&lt;a href="http://www.globalresearch.ca/" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;Global Research&lt;/a&gt;, September 12, 2011&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" colspan="2" nowrap=""&gt;&lt;div class="bigArticleText12" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;"&gt;Cuba Debate&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" colspan="2"&gt;&lt;div class="bigArticleText12" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; margin-right: 10px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/4julio-A%20brilliant.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;A brilliant and valiant statement&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;July 4.11&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;ATTENDING to other matters currently priorities momentarily took me away from the frequency with which I wrote Reflections during 2010; however, the proclamation by the revolutionary leader Hugo Chávez last Thursday, June 30, obliges me to write these lines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/20-mayo-empire.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;The empire’s untenable position&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: #004080; font-family: Verdana;"&gt;May 20.11&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;NO one can be sure that, in its agony, the empire might not drag humanity into a catastrophe.&lt;br /&gt;
As is known, as long as human life exists, everyone has the sacred responsibility to be optimistic. Ethically, any other type of behavior would be inadmissible. I remember well a day, almost 20 years ago, when I said that one species was in danger of extinction: the human race.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/cuba-i/9mayo-20reflex1.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;The lies and unknowns in the death of Bin Laden&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="color: #004080; font-family: Verdana;"&gt;May 9.11&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;THE men who executed bin Laden did not act on their own account: they were fulfilling orders from the government of the United States. They had been carefully selected and trained for special missions. It is known that the President of the United States can even communicate with a soldier in combat.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/5mayo-The%20murder.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;The murder of Osama Bin Laden&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;May&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;.5.11&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;THOSE who pay attention to these issues know that, on September 11, 2001, our people expressed solidarity with the United States and offered the modest support we could provide in the area of emergency care for the victims of t&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/28abril-A%20fire.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;A fire which could burn everyone&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;April&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;.28.11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
ONE can be in agreement or not with Gaddafi’s political ideas, but nobody has the right to question the existence of Libya as an independent state and a member of the United Nations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/25abril-The%20restless.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;The restless and brutal North&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;April&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;.25.11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
I was reading a large amount of material and books to keep my promise and continue my Reflection of April 14th about the Bay of Pigs when I took a look at yesterday’s latest news items, which were abundant, as they are everyday. Mountains can pile up every week, ranging from the earthquake in Japan, Ollanta Humala victory in Peru over Keiko, daughter of former president Alberto Fujimori.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/19abril-My%20absence.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;My absence on the Central Committee&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;April&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;.18.11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
I was familiar with the content of compañero Raúl’s report to the 6th Congress of the Party. He had shown it to me a few days previously on his own initiative, as he has done on many other occasions without me asking him to because, as I already explained, I had delegated all my responsibilities within the Party and the state in the proclamation of July 2006.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/reflections-april17.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;The Congress Debates&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;April&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;.18.11&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;THIS morning at 10:00am I listened to the delegates’ debates at the 6th Congress of the Party.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/reflections-april16.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;The 50th anniversary parade&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;April&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;.18.11&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;TODAY I had the privilege of appreciating the impressive parade with which our people commemorated the 50th anniversary of the socialist nature of the Revolution and the Bay of Pigs victory.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/1abril-Better%20and.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;Better and more intelligent&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;April&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;.1.11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
YESTERDAY, for reasons of space and time, I didn’t say one word about the speech on the Libyan War given by Barack Obama on Monday the 28th. I had a copy of the official version, supplied to the press by the U.S. government. I had underlined some of the things that he asserted. I reviewed it again and came to the conclusion that it wasn’t worth wasting too much paper on the matter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;b&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/31marzo-The%20disaster.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;The disaster in Japan and a friend’s visit&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;March&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;.31.11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
TODAY I had the pleasure of greeting Jimmy Carter, who was President of the United States between 1977 and 1981 and the only one, in my opinion, with enough equanimity and courage to address the issue of his country’s relations with Cuba.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;b&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/28marzo-reflexiones.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;NATO’s Fascist War&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;March&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;.29.11&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;I didn’t have to be a fortune teller to divine what I foresaw with rigorous precision in three Reflections which I published on the CubaDebate website between February 21 and March 3: "NATO’s plan is to occupy Libya," "Cynicism’s danse macabre," and "NATO's inevitable war."&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/28marzo-Between.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;Between emigration and crime&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;March&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;.28.11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
LATIN Americans are not innate criminals and neither did they invent drugs.&lt;br /&gt;
The Aztecs, Mayas and other pre-Columbian peoples of Mexico and Central America, for example, were excellent agriculturalists and knew nothing about coca cultivation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;b&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/23marzo-The%20real.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;The real intentions of the "Alliance of Equals"&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;March&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;.22.11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
YESTERDAY was a long day. From midday I paid attention to Obama’s vicissitudes in Chile, as I had done the day before with his adventures in the city of Rio de Janeiro.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US" style="font-family: Verdana; font-weight: 700; text-transform: uppercase;"&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US" style="font-family: Georgia; font-weight: 700;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/22marzo-reflexiones.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;My shoes pinch&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080; font-family: Verdana;"&gt;March&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080; font-family: Verdana;"&gt;.22.11&lt;/span&gt;&lt;span lang="EN-US" style="font-family: Verdana;"&gt;WHILE the damaged reactors are emitting radioactive smoke in Japan and monstrous looking aircraft and nuclear submarines are launching lethal guided missiles over Libya, a North African Third World country with barely six million inhabitants, Barack Obama was telling Chileans a story similar to the ones I heard when I was four years old: “My little shoes are pinching me, my stockings are hot; but the little kiss you gave me, I carry in my heart.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/212marzo-Certificate.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;Certificate of good behavior&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;March&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;.21.11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
DURING these bitter days we have seen footage of a 9.0 earthquake on the Richter scale, with hundreds of powerful aftershocks, and a tsunami 10 meters in height, which with waves of dark water swept tens of thousands of people between automobiles and trucks, over 3-4 story houses and buildings.&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;•&amp;nbsp;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;b&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/21marzo-An%20Alliance.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;An Alliance of Equals&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;March&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;.21.11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
ON the evening of Saturday the 19th, after a sumptuous banquet, NATO leaders ordered the attack on Libya.&lt;br /&gt;
Of course, nothing could happen without the United States reclaiming its obligatory role as supreme leader. From this institution’s command post in Europe, a high-level official announced that Odyssey Dawn was being initiated.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/15marzo-The%20disasters.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;The disasters threatening the world&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;March&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;.15.11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
IF the speed of light didn't exist, if the closest star to our sun weren't four light years away from Earth, the only inhabited planet in our solar system, if UFOs truly existed, imaginary visitors to the planet would continue their journey without understanding much of anything about our long-suffering human race.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/14marzo-Two%20earthquakes.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;Two earthquakes&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;March&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;.14.11&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;A powerful 8.9 magnitude earthquake shook Japan today. Of greatest concern is that the first news items report thousands dead or missing, figures truly extraordinary in a developed country where everything is built to withstand earthquakes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;b&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/10marzo-NATO2.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;NATO, war, lies and business&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;March&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;.10.11&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;AS some people know, in September of 1969, Muammar al-Gaddafi, a Bedouin Arab soldier of unusual character and inspired by the ideas of the Egyptian leader Gamal Abdel Nasser, promoted within the heart of the Armed Forces a movement which overthrew King Idris I of Libya, almost a desert country in its totality, with a sparse population, located to the north of Africa between Tunisia and Egypt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/4marzo-NATO-2.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;NATO’s inevitable war (Part II)&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="color: #004080;"&gt;March&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;.4.11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
WHEN Gaddafi, aged just 28 and a colonel in the Libyan army, inspired by his Egyptian colleague Abdel Nasser, overthrew King Idris I in 1969, he implemented important revolutionary measures such as agrarian reform and the nationalization of oil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/span&gt;&lt;span style="color: white;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/3marzo-nato.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;NATO's inevitable war&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;March&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;.3.11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
AS opposed to the situation in Egypt and Tunisia, Libya occupies first place in the Human Development Index within Africa and has the highest life expectancy rate on the continent. Education and health receive special state attention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;b&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/23february-reflections.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;Cynicism’s danse macabre&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;Febru&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;ary.24.11&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;THE politics of plunder imposed by the United States and its NATO allies in the Middle East is in crisis. This was inevitably unleashed with the high cost of grain, the effects of which are being felt with more force in the Arab nations where, despite their enormous oil resources, the shortage of water, arid areas and generalized poverty of the people contrast with the vast resources derived from oil possessed by the privileged sectors.&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;•&amp;nbsp;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;b&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/21february-reflections.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;NATO’s plan is to occupy Libya&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;Febru&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;ary.21.11&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;OIL became the principal wealth in the hands of the large yankee transnationals; with that source of energy, they had at their disposal an instrument that considerably increased their political power in the world. It was their principal weapon when they decided to simply liquidate the Cuban Revolution as soon as the first, just and sovereign laws were enacted in our homeland: by depriving it of oil.&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;•&amp;nbsp;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;b&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/14february-reflections.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;The Revolutionary Rebellion&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/14february-reflections.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;in Egypt&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;Febru&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;ary.14.11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
I said several days ago that the die was cast for Mubarak and that not even Obama could save him.&lt;br /&gt;
The world knows what is taking place in the Middle East. The news is circulating at incredible speed. Politicians barely have time to read the cables coming in by the hour. Everyone is aware of the importance of what is occurring there.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;b&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/1february-reflections.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;The die is cast for Mubarak&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;Febru&lt;/span&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;ary.3.11&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;THE die is cast for Mubarak and not even the support of the United States can save his government. An intelligent people, with a glorious history which left its mark on human civilization, live in Egypt. "From the height of these pyramids 40 centuries contemplate you," Bonaparte exclaimed, it is said, in a moment of passion when the encyclopedists’ revolution took him to that extraordinary crossroad of civilizations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;b&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/30january-reflections.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;The grave food crisis&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;January.31.11&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;JUST 11 days ago, January 19, under the title "Now is the time to do something," I wrote:&lt;br /&gt;
"The worst is that, to a large degree, their solutions will depend on the richest and most developed countries, which will reach a situation that they really are not in a position to confront, unless the world which they have been trying to mold… collapses around them."&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;b&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/28enero-The%20State.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;The State of the Union&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;January.28.11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
THE President's speech about the topic has been anxiously awaited, after his words at the University of Tucson, in Arizona, on January 12, about the killings which had taken place in that city four days earlier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/19january-reflections.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;Now is the time to do something&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;January.21.11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
I shall recount a little bit of history.&lt;br /&gt;
When the Spaniards "discovered us" five centuries ago, the estimated figure for the population of the island did not exceed 200,000 inhabitants, who lived in harmony with nature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;b&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/13january-reflections.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;Obama’s speech in Arizona&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;January.14.11&lt;/span&gt;I listened to it yesterday when he spoke at the University of Tucson during a tribute to the six people murdered and the 14 injured in the Arizona massacre, and in particular to the Democratic Congresswoman for that state, seriously wounded by a shot to the head.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/11enero-The%20crime.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;The crime against the Democratic Congresswoman&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;January.11.11&lt;/span&gt;AS is known, the state of Arizona, a territory that was snatched from Mexico by the United States together with many other expanses of land, has been the scene of painful events for the hundreds of Latin Americans who die trying to immigrate to the United States in search of work or to join parents, spouses or other close family members who are there.&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/11enero-Another.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;Another Tea Party star&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="color: #004080; font-family: Verdana;"&gt;January.11.11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;NONE other than Ileana Ros, the woman who held the child Elián kidnapped in Miami, the promoter of coups d’état, crimes like those of Posada Carriles and other misdeeds, is to travel to neighboring Haiti, where the...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/9january-reflections.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;Without violence, without drugs&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;January.10.11&lt;/span&gt;YESTERDAY I analyzed the atrocious act of violence against U.S. Congresswoman Gabrielle Giffords, in which 18 people were shot, six died and another 12 were wounded, several seriously, among them the Congresswoman with a shot to the head, leaving the medical team with no alternative other than to try to save her life and minimize, as much as possible, the consequences of the criminal act.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;b&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/8january-reflections.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;An atrocious act&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/b&gt;&lt;span style="color: #004080; font-family: Verdana;"&gt;January.10.11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;A sad news item was circulated this afternoon from the United States: Democratic Congresswoman for Arizona, Gabrielle Giffords, was the victim of a criminal attack while taking part in a political event in her electoral district of Tucson.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
•&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;REFLECTIONS OF FIDEL&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;a href="http://www.granma.cu/ingles/reflections-i/7enero-What%20would.html" style="color: navy; font-style: normal; text-decoration: none;"&gt;What would Einstein say?&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;span style="color: #004080;"&gt;January.7.11&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
IN a Reflection published on August 25, 2010, under the title "The opinion of an expert," I mentioned a totally unprecedented activity on the part of the United States and its allies which, in my view, underlined the risk of a conflict of a nuclear nature with Iran.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family: Verdana;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-3753290659707735477?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/3753290659707735477/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=3753290659707735477&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/3753290659707735477'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/3753290659707735477'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2011/09/lies-of-empire-reflections-of-fidel.html' title='THE LIES OF EMPIRE: REFLECTIONS OF FIDEL CASTRO RUZ'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-9201006602710543353</id><published>2011-09-14T15:37:00.000-07:00</published><updated>2011-09-14T15:38:30.030-07:00</updated><title type='text'>LE FUTUR DU CONTINENT AFRICAIN SE JOUE EN LIBYE</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;LE FUTUR DU CONTINENT AFRICAIN SE JOUE EN LIBYE&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Par Joël Léon&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Au moment où j’écris ce texte, le pays des 150 tribus vit une sombre période de son histoire, après six mois d’intenses bombardements de l’Organisation Traite Atlantique Nord, OTAN, et de combats, opposant les loyalistes du régime du colonel Muamar Kadhafi aux rebelles coalisés sous le nom de conseil national de transition. Le 21 Août dernier, ces derniers parvinrent à entrer Tripoli, la capitale du pays, le dernier rempart du régime vieux de 42 ans. Les informations pleuvaient. Les puissantes agences internationales et télévisions impériales, telles que&amp;nbsp;: BBC, CNN, Reuters, AFP, RFI…bombardaient l’opinion publique mondiale d’informations que nul ne pouvait vérifier. C’est l’intoxication totale en lieu et place d’informations. Les journalistes qui ne pliaient pas sous le diktat de la désinformation sont indexés et traités en parents pauvres. Les cas des journalistes, spécialement de «&amp;nbsp;Réseau Voltaire&amp;nbsp;», Thierry Meyssan, Mahdi Darius Nazemroaya, Julien Tell et Mathieu Azanon, sont les 4 cas exemplaires de la péripétie du courant indépendant de la presse mondiale. Apres avoir été trahis par leurs propres collègues de la «&amp;nbsp;grande presse&amp;nbsp;», celle acquise à la cause de l’OTAN, et menacés par les «&amp;nbsp;freedom fighters&amp;nbsp;», ils ont ete heureusement libres de pouvoir gagner leurs foyers et familles. L’humanité vous sera reconnaissante&amp;nbsp;! Maintenant, jetons un regard critique sur l’invasion occidentale de la Libye dans un contexte historique et d’avenir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mouammar Kadhafi représente le dernier d’une catégorie de leaders Africains des années 60 qui rejetèrent le néocolonialisme comme nouvelle doctrine politique, culturelle, sociale et économique. Ces héros africains, pour la plupart sorti des entrailles du colonialisme, refusèrent de rééditer le modèle néocolonial dans les anciennes colonies. Ils connurent, presque tous, une fin tragique. Patrice Lumumba, le congolais, lâchement exécuté un soir du 17 Janvier 1961, puis son corps dissous dans de l’acide sulfurique. Des agents qui travaillaient pour le compte du gouvernement Belge et de la CIA furent les principaux responsables de l’assassinat odieux du leader indépendantiste et panafricain. Kwameh Nkrumah, le premier président Ghanéen&amp;nbsp; fut expulsé du pouvoir, lors d’une visite en Chine pour ne plus revenir. Il est mort en exil. L’avion de Samora Machel, le Mozambicain, explosa en vol au retour d’un voyage le 19 octobre 1986. Robert Mugabe, le Zimbabwéen, résiste encore aux assauts des neocolons, sera t il la prochaine cible&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On a rapporté que Mouammar Kadhafi fut indisposé de chagrin et de tristesse en deux occasions lors des funérailles du leader Egyptien, Gamal Abdel Nasser. Cela reflète irréversiblement son allégeance émotionnelle à la cause anti-coloniale. Car Nasser représentait a l’époque le courant anty impérialiste qui battait son plein dans le monde Arabe et Africain. Arrive &amp;nbsp;au pouvoir a 27 ans d’age, en 1969, dans un contexte de bouleversement mondial et de remise en question de l’ordre impérial, Kadhafi allait propulser la Libye sur la carte géographique comme la terre de la souveraineté et du non-alignement aidant les autres peuples qui souffraient encore silencieusement dans la servitude des puissances occidentales. Cela rappelle étrangement le rôle de la république d’Haïti qui, par les armes, en 1804, après avoir arraché &amp;nbsp;son indépendance a la France du général Napoléon, supporta Simon Bolivar avec bateaux, militaires, armes et munitions, et beaucoup d’argent pour aller libérer les autres peuples qui croupissaient dans l’esclavage en Amérique du sud. A ce moment la, les autorités haïtiennes exigèrent de lui une seule condition, la libération de tous les esclaves. Ainsi furent libérés les peuples du Venezuela, la Bolivie, le Pérou et de l’Equateur.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; De 1969 a hier encore, Kadhafi ne s’était jamais absenté d’une quelconque lutte anti-coloniale des peuples, notamment Africaine et Arabe. On a détecté sa signature jusqu’en Amérique du sud dans la lutte de la guérilla des FARCS contre les régimes pro-imperialistes qui se succédèrent en Colombie. Kadhafi fut un révolutionnaire convaincu qui, malgré l’age avancé, n’avait jamais abandonné d’un pouce ses convictions idéologiques. Même après 42 ans de pouvoir. L’occident a toujours voulu sa peau, parce qu’il était gênant. Des états Africains sont orphelins d’un père généreux, l’Union Africaine est menacée dans son existence même, des organisations de la société civile seront aux abois avec la fin du kadhafisme. En un mot, les luttes souveraines des peuples souffriront beaucoup de l’absence de ce foyer rebelle au pouvoir. L’assistant ministre des affaires étrangères Kenyanes, Mr Richard Onyonka, a déclaré sur BBC, et je cite&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Les Kenyans voyaient Kadhafi comme quelqu’un qui avait fait des choses positives, spécialement pour les mouvements de libération en Afrique. Il avait joué un grand rôle dans la lutte contre l’apartheid et&amp;nbsp;le colonialisme&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En 2009, après &amp;nbsp;avoir payé des millions de dollars aux familles des victimes de l’attentat de Lockerbie, il fut soudainement devenu fréquentable après des années d’isolement. &amp;nbsp;L’occident s’aligna pour recevoir des contrats juteux du gouvernement. À l’assemblée générale des Nations Unies de la même année, l’ONU, il avait qualifié le conseil de sécurité de «&amp;nbsp;conseil de terreur&amp;nbsp;». Avec toutes ses guerres et sanctions économiques contre les états qui refusent de plier sous les injonctions impériales, le qualificatif était nécessaire. La réaction fut fulgurante, le guide n’eut rien perdu de son discours, de sa conviction, ni de son engagement anty impérial. Toutefois, Kadhafi n’était pas irréprochable.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Au-delà de la diffusion massive d’informations et analyses orientées dans le sens des rebelles, il y a lieu&amp;nbsp; de présenter les faits autrement plus proches de la réalité.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour commencer, Kadhafi n’a jamais été le tyran auquel on l’avait toujours présenté dans la presse occidentale. Le plus grand reproche qu’on puisse adresser au guide libyen, c’est son obstination à s’accrocher au pouvoir. Je trouve ridicule de diriger un pays personnellement pendant 42 ans. Agir ainsi, c’est réduire la perception internationale du pays à l’état d’un individu, et cela crée beaucoup de frustrations. La domestication des institutions par l’introduction de ses fils, parents, amis et individus de sa tribu dans les postes importants, projette une lueur dynastique du régime. A part cela, les reproches adressés sont communs à tout régime politique. Apres cela, Kadhafi reste et demeure un grand indépendantiste Africain.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; A travers la Libye c’est le procès de tout l’occident qui se déroule sous nos yeux. C’est le capitalisme qui est contraint de marcher de bêtises en bêtises. Le mercantilisme qui a toujours marqué le système financier et économique mondial dans ses relations avec les états périphériques et même entre eux, s’affirme nu devant l’opinion publique mondial. Le christianisme, longtemps utilisé comme porte-à-faux, s’effrite même dans les bastions les plus religieux du monde occidental. Les fidèles chrétiens en ont marre des mensonges éhontés des prélats et des maîtres du monde. Les gens ne vont plus à l’église, parce que les 10 commandements de Moise ont été remplacés par les lois du marché.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;Nouriel Roubini, grand économiste capitaliste a déclaré dans «&amp;nbsp;wall street&amp;nbsp;journal» et je cite, «&amp;nbsp;Nous pensions que les lois du marche étaient la solution. Elles ne le sont plus&amp;nbsp;». Donc,&amp;nbsp; le système qu’on impose aux économies des états affaiblis est un «&amp;nbsp;mort-né&amp;nbsp;», un comprimé périmé. Ceux qui pensèrent que les guerres pour les matières premières étaient terminées au profit des conquêtes de marché se trompent. Aujourd’hui encore, le pétrole est à la base des guerres d’usure d’Irak et de la Libye. Demain la guerre se fera pour l’eau et autres ressources indispensables à l’existence de l’homme. La marche vers la marchandisation totale se poursuit. Heureusement l’armée mondiale des citoyens prend la forme d’un torrent en furie auquel rien ne peut résister.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Grâce à la presse alternative et indépendante, les mensonges de la «&amp;nbsp;grande presse&amp;nbsp;» ne sont plus impossibles a demasquer. De vrais journalistes essaient de contrebalancer le monopole mondial de l’information en offrant aux citoyens de tous les pays le choix entre le mensonge et la vérité. La guerre Libyenne a permis de mesurer le taux de scepticisme des citoyens par rapport aux informations truquées de CNN, FOX, RFI, BBC, RADIO CANADA, AFP, REUTERS…Ils optent pour l’alternative, l’Internet le procure. Pendant le conflit, Ils étaient des millions à se rendre sur le net pour s’informer. Malheureusement, les peuples du tiers-monde traînent encore loin derrière avant d’accéder à la technologie libératrice. L’arme du mensonge est affaiblie, c’est pourquoi on assistera à une menace grandissante d’invasions militaires et de coup d’état dans le monde, notamment en Afrique. &amp;nbsp;La base morale du capitalisme est pervertie, il ne reste que les armes de destruction massive. Donc, répression, persécution deviennent inévitables. Cela annonce la fin du système. L’humanité basculera dans la dure réalité du XVIIIe siècle d’avant la révolution de 1789, quand les rois eurent droit de vie et de mort sur leurs sujets. Mais l’autre monde dépourvu de maîtres et d’esclaves s’annonce.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;La Libye vient de faire les frais du mercantilisme payant de l’occident qui convoitait le pétrole de ce pays. L’un des objectifs de la guerre Libyenne est la poursuite du processus de «&amp;nbsp; désorganisation et réorganisation&amp;nbsp;» en cours depuis l’année 1976. Donc, l’occident réorganise l’Afrique du nord sur mesure et, certainement a des fins mercantiles et stratégiques afin de s’assurer des richesses du vieux continent. L’enjeu fondamental, c’est que «&amp;nbsp;les victoires militaires n’ont jamais suffi à assurer la pérennité des empires&amp;nbsp;». Au contraire, l’OTAN vient d’ouvrir un autre front dangereux pour d’autres conflits. La situation apparaît comme celle du début des années 60 où l’on agitait le spectre de la décolonisation. Les convulsions créées de toute pièce par l’occident suscitent de l’effroi qui accaparait les ancêtres de Kadhafi. Aujourd’hui, ils se demandent «&amp;nbsp;que faire&amp;nbsp;» contre la recolonisation du continent. Des intellectuels prédisent la remontée des mouvements Indigènes de libération nationale à coté des guerres civiles qui y font déjà rage. Ils pensent que les interventions manu militari des blancs peuvent unir les tribus contre les envahisseurs. &amp;nbsp;De la peut déclencher le second round de combat pour la libération politique, économique et militaire de l’Afrique. L’intégrisme islamiste que redoute tant l’occident, tout en l’utilisant pour détruire ses adversaires, s’imposera comme une vraie menace. C’est le temps des «&amp;nbsp;brasiers&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Kadhafi, l’un des derniers lions du continent Africain, représentait un obstacle au plan impérialiste de reconquérir l’Afrique. Son élimination physique et psychologique est la seule solution. Au moment ou je termine le texte, le guide est en fuite mais tout en résistant. La paix n’est pas pour demain en Libye. L’histoire retiendra que Kadhafi avait résisté à la plus grande armée occidentale pendant plus de 6 mois et, il résiste encore. Quelque soit l’issue de Kadhafi, les progressistes du monde entier ont un autre exemple de bravoure comme référence dans la lutte anty impériale. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Que vive le peuple Libyen&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Joël Léon&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-9201006602710543353?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/9201006602710543353/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=9201006602710543353&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/9201006602710543353'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/9201006602710543353'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2011/09/le-futur-du-continent-africain-se-joue.html' title='LE FUTUR DU CONTINENT AFRICAIN SE JOUE EN LIBYE'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-7421460818521161939</id><published>2011-09-14T15:35:00.001-07:00</published><updated>2011-09-14T15:36:00.576-07:00</updated><title type='text'>BILL CLINTON, LE NOUVEAU PRO-CONSUL D'HAITI</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;
&lt;span lang="FR"&gt;BILL CLINTON, LE NOUVEAU PRO-CONSUL D’HAITI&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;
&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;«&amp;nbsp;Qui n’aime
pas sa patrie, n’aime rien et personne ne le doit aimer&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;
&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Louis Joseph Janvier &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;
&lt;span lang="FR"&gt;Aubelin Jolicoeur, ancien journaliste de
l’hebdomadaire «&amp;nbsp;Petit samedi soir&amp;nbsp;», s’était fait la réputation d’un
faiseur agressif de gouvernement en Haïti. Le cas le plus fulgurant fut celui
de Marc Bazin. Ce dernier n’était pas bien perçu dans certains cercles
militaires comme chef de gouvernement, précisément par le major putchiste et
criminel, Michel François, l’ancien homme fort du régime militaire. Il faudrait
l’intervention sine die d’Aubelin Jolicoeur pour porter les réfractaires à
accepter Marc Bazin comme premier ministre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;
&lt;span lang="FR"&gt;Si le coup d’état de 1991 a eu lieu sous
l’administration de George Bush père, mais la gestion du coup fut pourtant assuré
par l’administration de Bill Clinton, fraîchement établie à la maison blanche.
Tout au long de sa campagne présidentielle de 1992, l’ancien gouverneur
d’Arkansas avait clairement promis de retourner la démocratie en Haïti,
symbolisée par le président Jean B. Aristide. Ce qui fut fait le 15 octobre
1994. Mais avec plus de 20.000 troupes militaires pour un pays qui ne comptait
plus de 6000 soldats mal équipés et nourris. Depuis lors, le nom de Clinton ne
cesse de se répéter en tout ce qui concerne la république d’Haïti. D’après une
source digne de foi, l’ancien ambassadeur d’Haïti a Washington,
l’ultraconservateur Raymond Joseph, aurait confié a des amis, bien avant des
élections frauduleuses de novembre 2010 et 2011, que c’étaient les Clinton qui
allaient parachuter quelqu’un au pouvoir en Haïti.&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Lui, Ray Joseph, qui paradait à Washington
depuis plus de 25 ans, savait de quoi il parlait. Il s’était laissé aller pour déclarer
que sa candidature présidentielle dépendrait de l’appréciation du couple
Clinton qui, en passant ne lui a jamais été favorable. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;
&lt;span lang="FR"&gt;A Washington, des qu’on parle d’Haïti on se
refere aux Clinton, particulièrement le mari. Le couple considère le cas haïtien
comme une affaire privée et est très émotionnel a ce sujet. Cette perception
est renforcée avec l’administration d’Obama qui a Hillary Clinton comme secrétaire
d’état. A l’époque où Bill Clinton visita Haïti pour la première fois en 1978,
il ne savait pas qu’il allait être propulsé au rôle de proconsul qu’il joue
aujourd’hui. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;
&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
&lt;/span&gt;En juin 2009, le secrétaire général des nations unies, Mr Ban Ki-moon, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;nomma Bill Clinton comme son représentant spécial
en Haïti. Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre destructeur &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;frappait le pays. Immédiatement après, le président
américain, Barak Obama, faisait appel aux deux anciens présidents Clinton et
Bush pour recueillir des fonds en faveur d’Haïti sous le nom de «&amp;nbsp;Clinton
Bush Haïti fund&amp;nbsp;». Le même Ban Ki-moon, a encore fait appel au service de
Clinton pour mettre sur pied une organisation pour la reconstruction d’Haïti,
connue sur le nom de CICR. Cette commission a été créée au mois d’avril 2010
avec pour «&amp;nbsp;mission la planification coordonnée, efficace et efficiente et
la mise en œuvre des priorités, plans et projets d’appui à la reconstruction d’Haïti
et le développement dans le sillage du 12 janvier 2010 tremblement de
terre&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;
&lt;span lang="FR"&gt;Lors de l’inauguration de Michel Martelly
comme président de la république d’Haïti, le président américain, Barak Obama,
a dépêché Bill Clinton pour le représenter au cours de la cérémonie
d’investiture. Quelque temps après, soit le 21 juillet dernier, Martelly&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;décerna a Clinton la distinction de chevalier
de l’ordre national, honneur et mérite…la plus grande décoration du pays. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;
&lt;span lang="FR"&gt;Revenons brièvement sur les élections
présidentielles haïtiennes du 30 novembre 2010 et du 20 mars 2011. Les résultats
définitifs du premier tour furent proclamés très tard, soit le 3 février 2010.
Rappelons que les premiers résultats donnèrent Mme Myrlande Manigat en première
position avec 31%, Jude Célestin en 2eme avec 22%, Martelly en 3eme avec 21%…L’international
cria aux fraudes massives. L’organisation des états américains, OEA, intervenait
pour examiner les résultats du CEP.&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Les
dits experts éliminèrent une bonne partie des bulletins de vote, ce qui modifia
les résultats et catapulta Martelly au second tour en face de Mme Manigat.
C’était une grande première dans l’histoire des élections en Haïti. Un grand
paradoxe allait avoir lieu, en effet Myrlande Manigat réalisait 336.878 voix au
premier tour contre 234.617 voix accordés a Martelly, deuxième au classement. Au
second tour on a vu une augmentation vertigineuse de voix en faveur de
Martelly, soit 716.986, contre la candidate du RDNP qui finissait très loin derrière
avec seulement un peu moins de voix qu’au premier tour, soit 336.747. Comme par
magie, Martelly avait vu ses voix augmenter de manière exponentielle au second
tour, pendant que celles de Manigat diminuaient légèrement. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Ce qui est pratiquement impossible.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;
&lt;span lang="FR"&gt;D’après des sources combinées, le même secteur
qui a modifie le résultats du 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; tour fut celui-la même qui est
intervenu pour porter Martelly au pouvoir haut la main, c'est-à-dire Bill
Clinton et sa femme secrétaire d’état, Hillary. Les penseurs avisés savaient
que Clinton n’allait pas arrêter en si bon chemin. Apres le rejet
successivement de 2 premiers ministres désignés, l’ancien président est encore
intervenu pour imposer Mr Gary Conille comme futur premier ministre. Qui est
Gary Conille&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;
&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
&lt;/span&gt;En filigrane, nous savons qu’il est le fils du duvaliériste convaincu,
Serge Conille&amp;nbsp;; celui-ci fut ministre sous la dynastie des Duvalier. Ce
qu’on a omis de mentionner, c’est que Gary Conille, étudiant à la faculté de médecine
de Port-au-Prince en 1987, fut le porte-parole du «&amp;nbsp;groupe 66&amp;nbsp;». Un
groupuscule d’étudiants, composé exclusivement de fils et filles de duvaliéristes
et militaires, qui faisait de la dissidence contre la FENEH, fédération
nationale des étudiants haïtiens, qui fut l’organe légitime des étudiants haïtiens.
Le «&amp;nbsp;groupe 66&amp;nbsp;» supportait le doyen de la faculté de médecine, un
certain Gérard Charlier, pour qu’il reste en poste pendant que l’écrasante majorité
exigeait son départ. A cette époque, la FENEH était dirigée par un groupe
impressionnant de jeunes étudiants, tels que&amp;nbsp;: Charles Emil Herard, Kenny
Bastien, Ti marcel, L Jean-Pierre. Rosanne Auguste, Michael de Landsheer…Le
paradoxe de cette affaire, c’est que, Charles Emil Herard, Charly,&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;était l’un des personnages a avoir accompagné
Gary Conille au parlement pour déposer ses pièces comme premier ministre désigne.
Kenny Bastien, entre-temps sénateur de la république, s’est exposé comme un
inconditionnel partisan de Gary Conille, son adversaire d’antan de 1987.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;
&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
&lt;/span&gt;Donc, l’homme de Clinton, Gary Conille, s’était toujours identifié comme
un élément anty populaire conformément à sa descendance idéologique duvaliériste.
S’il est vrai, comme l’a souligné le professeur Camille Charlmess sur
l’orientation néolibérale de l’économie haïtienne sous la férule de Mr Conille.
Il faut ajouter aussi, le passé anty populaire du protégé de Bill Clinton en
direction de la primature, et la menace qui pèse sur les masses populaires
vivant dans les bidonvilles du pays, en particulier ceux de Port-au-Prince.
Parce qu’il est universellement connu leur attachement a l’ancien président
Jean B. Aristide, que le président Martelly a juré de foutre en prison, même
pour 2 jours.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;
&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
&lt;/span&gt;Bill Clinton se refait une vie politique en Haïti, après deux mandats
consécutifs dans son pays. Une fois terminé le coup de Martelly à la
présidence, maintenant il parachute Gary Conille à la primature, son ancien
chef de cabinet à la CICR. Ses actions le placent dans la peau d’un proconsul
Romain, aujourd’hui américain. Voila l’homme qui prétend aider Haïti. Sans
vergogne, il &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;soustrait au peuple haïtien
son droit de choisir ses propres dirigeants. Tout ceci est la conseqence
directe de l’occupation du territoire national, dont Bill Clinton est un ardent
défenseur. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;
&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;
&lt;/span&gt;Dans «&amp;nbsp; Les détracteurs de la race noire et de la république
d’Haïti&amp;nbsp;», livre de Louis Joseph Janvier, V. Schoelcher a écrit, et je
cite&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Défendre son pays par la plume comme par l’épée est
toujours un devoir, en même temps un honneur&amp;nbsp;». Aujourd’hui, il est un
impératif pour tous de résister à l’occupation du pays par tous les moyens.
«&amp;nbsp;Il n’y a pas d’occupation étrangère éclairée&amp;nbsp;». De février 2004 a
nos jours, on n’a récolté que l’humiliation, le cholera qui a déjà fait 5000
morts et des centaines milliers de victimes, des élections truquées ayant
conduit au pouvoir des haillons d’hommes pour perpétuer la misère et
l’exploitation du peuple. Sans fléchir, il faut faire échec au plan
antinational du proconsul Bill Clinton.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-7421460818521161939?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/7421460818521161939/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=7421460818521161939&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/7421460818521161939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/7421460818521161939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2011/09/bill-clinton-le-nouveau-pro-consul.html' title='BILL CLINTON, LE NOUVEAU PRO-CONSUL D&apos;HAITI'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-7570527877624141347</id><published>2011-09-11T11:24:00.000-07:00</published><updated>2011-09-11T11:24:37.717-07:00</updated><title type='text'>STANLEY LUCAS, THE NEW ADVISOR TO PRESIDENT MARTELLY, ACCUSES AND THREATENS</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;
&lt;span class="Apple-style-span" style="background-color: white; color: #282828; font-family: Helvetica, Arial, sans-serif; font-size: 14px; line-height: 18px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div id="content-header" style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
&lt;h1 class="title" style="background-attachment: initial; background-clip: initial; background-color: transparent; background-image: initial; background-origin: initial; background-position: initial initial; background-repeat: initial initial; color: #262626; font-family: 'Trebuchet MS1', Helvetica, sans-serif; font-size: 1.5em; font-weight: 600; line-height: 1.2em; margin-bottom: 0.9em; margin-left: 0px; margin-right: 1em; margin-top: 0.4em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0.4em; padding-right: 0px; padding-top: 0.4em;"&gt;
Stanley Lucas, the new advisor to President Martelly, accuses and threatens!&lt;/h1&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div id="content-area" style="border-right-color: rgb(238, 238, 238); border-right-style: double; border-right-width: 4px; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
&lt;div class="node node clearfix node-type-story" id="node-1603" style="clear: both; display: block; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 1em; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
&lt;div class="node-inner" style="background-attachment: initial; background-clip: initial; background-color: white; background-image: initial; background-origin: initial; background-position: initial initial; background-repeat: initial initial; margin-bottom: 1.4em; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0.4em; padding-bottom: 0px; padding-left: 1em; padding-right: 1em; padding-top: 0px;"&gt;
&lt;div class="content" style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0.4em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
By&amp;nbsp;Joël Léon, published in French in Haiti Liberté, August 10, 2011, Vol. 5 No. 4,&lt;a href="http://www.haitiliberte.com/" style="color: midnightblue; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;"&gt;www.haitiliberte.com&lt;/a&gt;&lt;br style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;" /&gt;&lt;em style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;(The following commentary is a unofficial translation by CHAN of the original French.)&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
It’s been years since the Haitian political analyst has been so spoiled with so many events, some more comical than others. The country is dying, absurdity is in power, stupidity has imposed itself, infamy has returned at galloping speed and demagoguery is on everyone's lips. And to add to all that, international Machiavellianism is fully at play.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
The selection of Stanley Lucas as special advisor to President Martelly has lifted the veil on the president’s political orientation and unequivocally defined his presidency. It reveals the political ideology, the strategic choices and above all the democratic limits of the regime. Haitian journalists are trembling with fear.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
Faithful to the long, extreme-rightist tradition in Haiti, the government has sunk into a permanent posture of crisis, for a scapegoat is needed on which to blame the predicted breakdown. Jean Bertrand Aristide must be sacrificed once again. The former President has received guests at his home; this has been dominating the news in the Republic of Port-au-Prince. The man has been president twice; he is the head of a large mass party, a politician&amp;nbsp;&lt;em style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;par excellence&lt;/em&gt;; it’s normal for him to meet with citizens of his country. Yet Stanley Lucas, Sauveur Pierre Etienne, Michel Sukkar ... they are all crying conspiracy.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
Paradoxically, the former dictator Jean Claude Duvalier kindly welcomes supporters into his own home. Philippe Vorbe, a former football player on the national team, Franck Romain, a former army colonel and murderer of dozens of Haitian citizens ... all parade through his private residence. No one talks about that. Baby Doc travels everywhere; we really don’t have the eyes to track his whereabouts. Martelly, a follower of Duvalierism, faithfully replicates Duvalierist maneuvers in creating incidents like the one which recently occurred in the country's second city, Cap- Haïtien. So, Martelly belongs to the radical and extremist right.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
However, the government in place presents itself more as a Third-Worldist variant of an ideological muddle than a traditional regime defending reaction. In general, extremist regimes of the right always brandish a frightening nationalist banner to enable them to maintain a total stranglehold over institutions and individuals. Martelly’s regime &amp;nbsp;is totally different; not only does he perpetuate and even reinforce the vassal policy of his predecessor, René Préval, vis-à-vis big international finance capital, he accentuates it by appointing to the Interim Haiti Reconstruction Commission (IHRC) men totally nurtured on the imperial order.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
Another characteristic of the radical right is the use of religion and morality as political instruments for manipulation of the masses. Martelly is the antithesis of religion and a disciple of obscenity. Yet, this has not prevented him from being embraced by the Christian West and certain Protestant opportunists in Haiti.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
Where the regime is faithful to reactionary ideology, it’s in the cultivated scorn for national institutions. The Haitian Parliament is in Martelly’s sights to be dissolved. Authoritative voices, including that of Stanley Lucas, are calling for the heads of the most influential senators of the institution because the latter are concerned about the Government’s direction and are demanding accountability. Simply put, these senators no longer intend to serve as the sounding board for an anti-popular regime. Haitian justice is being harnessed with the entry of Josué Pierre-Louis into the Ministry of Justice as a minister but without the title.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
The anti-intellectualism of the President is known to all. In the course of his election campaign, he reproached Myrlande Manigat, his opponent in the second round, saying that intellectuals did nothing for the country. Hence, it was necessary to place in power the most vulgar of the uneducated.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
To that end, Stanley Lucas, an Anglo-Saxon&amp;nbsp;&lt;a href="" style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;apprentice&lt;/a&gt;, actively embarked to replace elements of the national middle class with those of the Diaspora. Through a so-called "resumé bank," Stanley Lucas is collecting the CVs of technical cadre from the Diaspora with the idea of ​​finding them high-paying jobs in Haiti. Lately, according to a reliable source, they have been mobilizing dozens of cadre from the Diaspora under this scheme.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
We can now expect the worst with his appointment to the Martelly administration. The basic question is: what will become of the indigenous national cadres who, against all odds, have remained in the country? They are working in education as teachers and school principals, in public and private administration ... Haiti’s existence rests upon the shoulders of the middle class, particularly those who are uncorrupted. Now the special adviser to Martelly wants to replace them with other cadres whom the Government will be obligated to pay in hard currency. In my article, "The Return to the Infamy Before 1946" (Haiti Liberté, May 25, 2011), I predicted the revolt of the middle class as a single bloc; the anger is already mounting.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
The regime is authoritarian. The arrogance of the President has extended to the point of publicly demanding that journalists silence themselves. Voices of civil society are rising with force to denounce the dictatorial drift of Sweet Mickey. He has accused the press of being the catalyst of a campaign destructive to the country's image abroad.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
Then there was the Cap-Haïtien incident (on July 24). The reaction of the President and his team was disproportionate. After a bottle was tossed at the presidential motorcade, close to 40 innocent people were bound and then illegally transferred to Port-au-Prince. They were later released when there was no basis for detaining these poor, unfortunate souls who were tending normally to their daily activities.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
Martelly has continued his threats against the Haitian press, so too has his entourage. A security agent of the President seized a bullet-proof vehicle that was assigned to former President Aristide. Other agents have confiscated photographs from fellow journalists who wanted to capture the President in one of his moments of delirium. The henchmen of the regime, widely denounced as torturers and greed-mongers by RNDHH, a human rights organization in Haiti, have become increasingly threatening. Moreover, they make up the core of the elite unit for the personal security of the President. Now they can shoot at will because their signatures go hand-in-hand with authority.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
The appointment of Lucas was an aberration. This man no longer has the reach of yesteryear. Since his ousting from the IRI for an excess of zeal, the person of Jean&lt;a href="" style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;Rabel&lt;/a&gt;&amp;nbsp;has done nothing but drag his self around Washington in the hopes of finding a new audience. At the OAS, in the course of an umpteenth conference on Haiti, Stanley Lucas was scheduled as the "keynote speaker" but was challenged to such a degree by participants that those in charge decided to&amp;nbsp;withdraw the speaking invitation. The man is discredited.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
Some people at the OAS suspect that Stanley has manipulated speaking invitations by placing phantom names on the membership list of his organization so as to inflate the figures. He has been closely monitored. During the aforementioned conference, he cavalierly photographed a journalist colleague who used to serve as spokesperson of former President Jean Bertrand Aristide for the foreign press. This was a clear form of intimidation.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
Gérard Latortue decided to keep Stanley Lucas at arm’s length from his government after having received consistent information about the man’s poor political reputation. After circling endlessly around the de facto Prime Minister by sending memos to the interim government in the form of sterile proposals, which remained unaddressed, Lucas joined an opposition, becoming very bitter towards his&amp;nbsp;&lt;a href="" style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;Republican&lt;/a&gt;&amp;nbsp;comrade. Until there is a shift in the wind, he will never forgive Latortue for the influence he exerted on the Bush brothers, the Governor of the State of Florida and President of the United States, to have him erased from the political scene.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
Lucas tried to exact revenge with John McCain, a man he knew personally, during the last presidential elections. But the latter was defeated by Barack Obama, putting a definitive end to Lucas’ dreams of becoming the biggest manservant of Washington in Haiti.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
The Washington lackey heads a bogus organization called the "Washington Democracy Project" and is totally isolated. His contacts in the U.S. House and Senate no longer exist–some have retreated into the private sector, as in the case of Jesse Helms and Porter Goss, others were defeated by Democrats in the last elections. This is an empty cask that’s before us, the young guns of the Republican Party having turned their backs on the Old Guard. The man is politically dead. That's why he is flitting from one tree branch to another to find somewhere to land.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
Martelly offered him a golden platter. This was an undeserved reward because Stanley Lucas was initially opposed to the elections under the Préval Government. After realizing that among the scuttling candidates, Sweet Mickey was the best positioned, he changed his mind and boarded the train already in motion. He is an opportunist.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
Stanley Lucas has very powerful political enemies in U.S. diplomatic circles in Haiti. He is poorly regarded by the United States Embassy because of his ruffling of diplomatic protocols affecting former Ambassador Brian Dean Curran in 2002, 2003 and 2004. Lucas had declared to the GNBiste leaders (architects of the 2004 coup) of the time that “it was he who represented the true intentions of the Bush administration in Haiti, not the Ambassador." Curran was so indignant after this episode that he took an early retirement into the private sector after a 30-year career in the service of his country.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
According to an old acquaintance who wishes to remain anonymous, Stanley used his influence at the time to promote the financing of bogus projects of certain non-governmental organizations close to the opposition. This was to the detriment of other NGOs that were introducing well-balanced projects. In this sector too, notably with USAID and others, Stanley Lucas has accounts to settle.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
His meteoric rise has left casualties in its wake. From his interval at the AFL-CIO, to the low of Lalue,&lt;a href="http://canadahaitiaction.ca/node/add/story#_edn1" name="_ednref1" style="color: midnightblue; margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-decoration: none;" title=""&gt;&lt;u style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;[1]&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;in order to impose himself as the all-powerful representative of the International Republican Institute he pushed around his seniors, who to this day have not forgiven him. And many of them are still in office in Haiti. Whence the necessity for him to remain in his corner of Washington so as not to come to terms with his opportunism.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
I myself met the person of Jean-Rabel during 1992 or 1993. He was working on behalf of the AFL-CIO, taking part in a delegation that was contacting international organizations with a view to tipping the diplomatic scales against the putschists in power. I was present when a comrade mentioned the name of an American who was working for his country’s government.&amp;nbsp;&lt;a href="" style="margin-bottom: 0px; margin-left: 0px; margin-right: 0px; margin-top: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;He&lt;/a&gt;&amp;nbsp;suddenly became agitated and terminated the meeting prematurely while imploring the comrade not to mention his name to that gentleman. Being very curious, I asked the American after the episode who was this Stanley Lucas was. The interlocutor replied that he was a small fish swimming in a big sea. Subsequently, I learned that he had supplanted all the big fish in order to make himself indispensible. These gentlemen are still in place in Haiti; so staying in a Washington cubbyhole is his only option. However, he has continued to let it be known, even up to yesterday, that these are "chimères Lavalas" who would do him harm were he to set foot in Haiti. It’s false!&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
Some have been wondering up to now who are Michel Martelly’s advisers, that is to say, what are their competencies and experience on issues? Never, ever, has a president officially appointed someone (Lucas) so disparaged to a position of such high stature. It brings nothing but complications for governing. This has already begun. On Thursday, August 4, 2011, Stanley Lucas posted a message on Facebook in which he directly accused me of having taken part in the assassination of Haitian journalists, in particular Jean Dominique, Brignole Lindor, others. With sheer vindictiveness, he did it again after republishing on the internet Web an article I wrote in 2009 with the title, "Stanley Lucas, Man of the Occupiers."&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
Many colleagues in the press as well as personal friends have advised me not to return to Haiti, my native country, for fear of never seeing me again, as was the case with Lovinsky Pierre Antoine. Thus, my second exile has begun as of the appointment of Stanley Lucas as special advisor to the President of the Republic. My family is since living in fear because it is believed the man is all-powerful.&lt;/div&gt;
&lt;div style="margin-bottom: 1em; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px;"&gt;
In my capacity as journalist and progressive thinker, Stanley's move is not going to hold me back. My faith in a just and democratic Haiti is stronger than the intimidations of a presidential adviser. Nevertheless, I want to make Haitian and world public opinion aware that since Thursday, August 4th, a great threat has been hanging over my life and that of my family. May God protect us!&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-7570527877624141347?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/7570527877624141347/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=7570527877624141347&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/7570527877624141347'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/7570527877624141347'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2011/09/stanley-lucas-new-advisor-to-president.html' title='STANLEY LUCAS, THE NEW ADVISOR TO PRESIDENT MARTELLY, ACCUSES AND THREATENS'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-5476019143571465208</id><published>2011-08-11T08:55:00.000-07:00</published><updated>2011-08-11T08:55:33.036-07:00</updated><title type='text'>STANLEY LUCAS, LE NOUVEAU CONSEILLER DU PRESIDENT MARTELLY, ACCUSE ET MENACE!</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Stanley Lucas, le nouveau conseiller du président Martelly, accuse et menace&amp;nbsp;!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Par Joël Léon &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: .5in;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Depuis des années, l’analyste politique haïtien n’a jamais été autant gâté avec tant d’événements, les uns plus comiques que les autres, entre temps le pays se meurt. Le ridicule est au pouvoir. La bêtise s’impose. L’infamie revient au pas de galop. La démagogie est sur toutes les lèvres. Ajouter à tout cela, le machiavélisme international. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Le choix de Stanley Lucas comme conseiller spécial du président Martelly lève le voile sur son orientation politique et définit sans équivoque sa présidence. C'est-à-dire l’idéologie politique, les choix stratégiques et surtout les limites démocratiques du régime. Les journalistes haïtiens tremblent d’effroi. Fidèle à la longue tradition extrême droitiste, le gouvernement s’enlise dans une perspective permanente de crise, car il faut un bouc émissaire pour culpabiliser l’échec annoncé. Jean B. Aristide doit être a nouveau immolé. L’ancien président reçoit chez lui des invités, cela fait la une de tous les médias de la république de Port-au-prince. L’homme a été président en deux fois, il est chef d’un grand parti de masse, homme politique par excellence, c’est normal qu’il rencontre des citoyens de son pays. Stanley Lucas, Sauveur Pierre Etienne, Michel Soukar…tous crient au complot. Paradoxalement, l’ancien dictateur Jean Claude Duvalier reçoit gentiment ses partisans chez lui. Philippe Vob, ancien joueur de football de la sélection nationale, Franck Romain, ancien colonel de l’armée et assassin de dizaines de citoyens haïtiens…tous défilent à la résidence privée de celui-ci. Personne n’en parle. Baby doc voyage partout, on n’a vraiment pas d’yeux pour le repérer. Martelly, adepte du duvaliérisme, reproduit fidèlement les manœuvres duvaliéristes en créant des événements comme ce qui s’est passé dans la deuxième ville du pays, le Cap-Haïtien. Donc, Martelly fait partie de la droite radicale et extrémiste.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: .5in;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Cependant, le gouvernement en place se présente plus comme un embrouille&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;idéologique, version tiers-mondiste, qu’un régime classique défendant la réaction. En général, les régimes extrémistes de droite brandissent toujours une banderole nationaliste effrayante pour pouvoir exercer une mainmise totale sur les institutions et les hommes. Celui de Martelly est totalement différent, non seulement il perpétue voire renforce la politique vassale de son prédécesseur vis-à-vis du grand capital financier international, René Preval, mais l’accentue d’avantage en nommant à la commission intérimaire de reconstruction d’Haïti (CIRH) des hommes totalement acquis a l’ordre impérial. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: .5in;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Une autre caractéristique de la droite radicale est l’utilisation de la religion et de la morale comme instruments politiques de manipulation des masses. Martelly est l’antithèse de la religion et un adepte de l’obscénité. Toutefois, cela n’empêche pas qu’il soit embrassé par l’occident chrétien et certains opportunistes du protestantisme en Haïti. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Là où le régime est fidèle à l’idéologie réactionnaire c’est le mépris cultivé pour les institutions nationales. Le parlement haïtien est dans le collimateur de Martelly pour qu’il soit dissous. Des voix autorisées, dont celle de Stanley Lucas, réclament la tête des sénateurs les plus influents de l’institution, parce qu’ils sont inquiets de l’orientation gouvernementale et demandent des comptes. En termes clairs, ces sénateurs n’entendent plus être la caisse de résonance d’un régime anti-populaire. La justice haïtienne est domestiquée avec l’introduction de Josué Pierre-Louis au ministère de la justice comme ministre, mais sans en porter le titre. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: .5in;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;L’anti- intellectualisme du président est connu de tous. Au cours de sa campagne électorale, il reprochait beaucoup à Myrlande Manigat, sa concurrente au deuxième tour, que les intellectuels n’ont rien fait pour le pays. De ce fait, il faut placer au pouvoir le plus vulgaire des incultes. En ce sens, Stanley Lucas, un apprenti anglo-saxon s’aventure dans une campagne active pour remplacer les éléments de la classe moyenne nationale par ceux de la diaspora. A travers une soi-disant «&amp;nbsp;banque de curriculum vitae&amp;nbsp;», Stanley Lucas continue de collecter des CV de cadres techniques de la diaspora avec l’idée de leur trouver des emplois bien payés en Haïti. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Ces derniers temps, d’après une source digne de foi, ils mobilisent des dizaines de cadres de la diaspora sous ce label. Maintenant, on peut imaginer le pire avec sa nomination dans l’administration de Martelly. La question fondamentale est&amp;nbsp;: qu’en sera-t-il des cadres indigènes nationaux qui, malgré vents et marées, restent dans le pays. Ils sont dans l’éducation comme enseignants et directeurs d’école, l’administration publique et privée…l’existence d’Haïti repose sur les épaules de la classe moyenne, spécifiquement les non corrompus.&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Maintenant, le conseiller spécial de Martelly veut les remplacer par d’autres cadres que le gouvernement sera obligé de payer en monnaie forte. Dans l’article «&amp;nbsp;le retour à l’infamie d’avant 1946&amp;nbsp;», j’avais annoncé la révolte de la classe moyenne en un seul bloc, la colère monte déjà.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: .5in;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Le régime est autoritaire. L’arrogance du président est allée jusqu'à exiger des journalistes de se taire, publiquement. Des voix de la société civile s’élèvent avec force pour dénoncer la dérive dictatoriale de Sweet Mickey. Quelques jours après, il reprend le même refrain responsabilisant la presse comme catalyseuse d’une campagne destructrice de l’image du pays à l’étranger. Ensuite, il y a l’incident du Cap-Haïtien.&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;La réaction du président et de son équipe a été disproportionnée, une bouteille a été lancée contre le cortège présidentiel, près de 40 innocents ont été arrimés puis transférés illégalement a Port-au-Prince, avant d’être relâchés plus tard. Parce qu’il n’y avait rien à reprocher à ces pauvres malheureux qui vaquaient normalement à leurs activités quotidiennes. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Pendant que Martelly continue ses menaces contre la presse haïtienne, son entourage n’est pas différent. Un agent de la sécurité du président a saisi une voiture blindée qui devrait être allouée à l’ancien président Aristide, manu militari. D’autres agents se sont pris à des confrères journalistes photographes qui voulaient immortaliser le président dans l’un de ses moments de délire a travers une prise photographique. Les sbires du régime, largement dénoncés comme tortionnaires et cupides par une &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;organisation défendant les droits de l’homme en Haïti, RNDDH, se font de plus en plus menaçants. D’ailleurs, ils composent l’essentiel de l’unité d’élite de la sécurité rapprochée du président. Maintenant, ils peuvent fusiller à leur guise parce que leurs signatures riment avec pouvoir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: .5in;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;La nomination de Lucas est une aberration. Cet homme n’a plus l’audience d’antan. Depuis sa mise à pied de l’IRI pour excès de zèle, l’homme de Jean Rabel ne fait que traîner sa bosse un peu partout à Washington en vue de trouver une nouvelle audience. A l’OEA, au cours d’une énième conférence sur Haïti, Stanley Lucas, prévu comme «&amp;nbsp;keynote speaker&amp;nbsp;» fut contesté par l’assistance à un point tel que les ayant-droit décidèrent de lui interdire de parler. Donc, l’homme est décrié. Certaines personnes de l’OEA soupçonnent que Stanley manipule les listes des invités en ajoutant des zombis comme faisant partie de son organisation pour faire croire aux dirigeants qu’elle compte beaucoup de membres. Il est sous haute surveillance. Au cours de cette même conférence, il photographia cavalièrement une consœur journaliste, qui avait l’habitude de jouer le rôle de porte-parole de l’ancien Jean B. Aristide pour la presse étrangère. C’était une forme claire d’intimidation. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: .5in;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Gérard Latortue décida de tenir Stanley Lucas à l’écart de son gouvernement après avoir reçu des informations concordantes sur la mauvaise réputation politique de l’homme. Apres avoir tournoyé à n’en plus finir autour du premier ministre defacto en envoyant des notes sous formes de propositions stériles au gouvernement intérimaire, qui restèrent sans suite, il gagna l’opposition, devenu très amer contre son camarade républicain. En attendant que le vent change d’air, il ne pardonnera jamais à Latortue son influence sur les frères Bush, gouverneur de l’état de Floride et président des Etats-Unis, pour l’avoir effacé sur la scène politique. Il entendait prendre sa revanche avec John Mc Cain lors des dernières présidentielles, un&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;monsieur qu’il connaît personnellement. Celui-ci a été battu par Barack Obama ce qui a mis fin définitivement à ses rêves de devenir le plus grand valet de Washington en Haïti. Le laquais de Washington est à la tête d’une organisation bidon appelée «&amp;nbsp;Washington Haïti Project&amp;nbsp;», mais il est totalement isolé. Ses accointances au Congrès et au Sénat américains n’existent plus, certains ont pris leurs retraites dans les affaires, c’est le cas de Jesse Helmes et Porter Goss, les autres ont été battus par des démocrates au cours des dernières élections. C’est un tonneau vide qui est devant nous, les jeunes loups du parti républicain tournent le dos à la vieille garde. L’homme est politiquement mort. C’est pourquoi il s’envole de branche en branche afin de se poser quelque part. Martelly le lui offert une sur un cabaret en or. Une récompense déméritée, parce qu’au commencement Stanley Lucas était contre les élections sous le gouvernement de Préval. Après avoir réalise que parmi les crabes candidats Sweet Mickey était le mieux placé, il se ravisa pour prendre le train déjà en marche, donc il est un opportuniste. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: .5in;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Stanley Lucas a des ennemis politiques très puissants dans le milieu diplomatique américain en Haïti. Il est mal vu à l’ambassade des États-Unis à cause de sa bousculade des protocoles diplomatiques des années 2002, 2003 et 2004 contre l’ancien ambassadeur Brian Dean Curran. Stanley Lucas eut à déclarer aux leaders gnbistes de l’époque «&amp;nbsp; c’est lui qui représente les vraies intentions de l’administration Bush en Haïti mais non l’ambassadeur&amp;nbsp;». Mr Brian, tellement indigné après cette histoire, a pris une retraite anticipée dans les affaires après 30 ans de carrière au service de son pays. D’après une ancienne connaissance, qui tient à garder l’anonymat, Stanley utilisa son influence de l’époque pour favoriser le financement de certaines organisations non gouvernementales proches de l’opposition en présentant des projets bidon. Et ceci, au détriment des autres ONG qui présentèrent&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;des projets bien équilibrés. Dans ce secteur aussi, notamment l’USAID et autres, Stanley Lucas a des comptes à rendre. Sa fulgurante montée fut réalisée en faisant des victimes. De son passage à l’AFL-CIO au bas de Lalue pour s’imposer comme représentant tout-puissant de l’IRI il a bouscule des seniors qui, jusqu'à présent ne le lui pardonnent pas. Et, beaucoup d’entre eux sont encore en poste en Haïti. D’où la nécessité pour lui de rester dans son coin de Washington pour ne pas rendre compte de son opportunisme. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: .5in;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Personnellement, j’ai rencontré l’homme de Jean-Rabel au cours de l’année 1992 ou 1993. Il travaillait pour le compte&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;de l’AFL-CIO. Faisant partie d’une délégation qui contactait des organisations internationales en vue d’influencer la balance diplomatique contre les putschistes au pouvoir. J’étais présent lorsqu’un camarade cita le nom d’un américain qui travaillait pour le gouvernement de son pays. Il s’était brusquement énervé et mit prématurément fin à la réunion tout en suppliant le camarade de ne pas citer son nom avec le monsieur. En rencontrant l’américain, après l’incident, très curieux j’avais demandé qui était ce Stanley Lucas, l’interlocuteur avait répondu que c’était un petit poisson voguant sur les hautes mers. Par la suite, j’ai appris qu’il avait supplanté tous les gros poissons pour s’imposer comme incontournable. Ces messieurs sont toujours en place en Haïti, donc rester dans un coin de Washington est sa seule option. Pourtant, il continue à faire savoir jusqu'à hier encore que ce sont les «&amp;nbsp;chimères lavalas&amp;nbsp;» qui lui feraient du mal s’il mettait les pieds en Haïti. C’est faux&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: .5in;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Certains, jusqu'à présent se demandent qui sont les conseillers de Michel Martelly, c'est-à-dire leurs compétences et expériences dans les affaires. Parce que jamais, au grand jamais, le président n’aurait pas dû officiellement nommer un homme aussi décrié &lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt; un poste de pareille envergure. Il n’apportera rien que des complications pour le pouvoir. Il a déjà commencé. Le Jeudi 4 août 2011, Stanley Lucas à posté un texte sur Facebook, dans lequel il m’a accusé directement d’avoir pris part aux assassinats de journalistes haïtiens. Notamment, Jean Dominique, Brignole Lindor…En bon revanchard, il a récidivé après avoir republié sur le net un article que j’avais écrit en 2009, sous le titre «&amp;nbsp; Stanley Lucas, l’homme des occupants&amp;nbsp;». Beaucoup de confrères de la presse et amis personnels me conseillent de ne pas me rendre en Haïti, mon pays natal, de peur de ne plus me revoir comme ce fut le cas de Lovinsky Pierre Antoine. Donc, mon deuxième exil commence avec la nomination de Stanley Lucas comme conseiller spécial du président de la république. Ma famille vit dans la peur depuis lors, parce qu’on croit que l’homme est tout puissant.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="text-indent: .5in;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;En ma qualité de journaliste et penseur progressiste, la démarche de Stanley ne va pas me freiner. Ma foi dans une Haïti juste et démocratique est plus forte que les intimidations du conseiller du président. Toutefois, je tiens à mettre l’opinion publique haïtienne et mondiale au courant que depuis jeudi 4 Août une grande menace plane sur ma vie et celle de ma famille. Que Dieu nous protège&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;JOEL LEON&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-5476019143571465208?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/5476019143571465208/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=5476019143571465208&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/5476019143571465208'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/5476019143571465208'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2011/08/stanley-lucas-le-nouveau-conseiller-du.html' title='STANLEY LUCAS, LE NOUVEAU CONSEILLER DU PRESIDENT MARTELLY, ACCUSE ET MENACE!'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-1047323467970094268</id><published>2011-05-29T05:12:00.000-07:00</published><updated>2011-05-29T05:12:18.252-07:00</updated><title type='text'>LES VRAIES RAISONS DE LA GUERRE EN LYBIE A KADAFI</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;h1 class="singlePageTitle"&gt;Les vraies raisons de la guerre en Libye à Kadhafi, par Jean Paul Pougala&lt;/h1&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://www.ivoirebusiness.net/?q=node/3133" style="color: #2a3251; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 11px; font-weight: normal; text-decoration: none;"&gt;http://www.ivoirebusiness.net/?q=node/3133&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Le 07 avril 2011 par IvoireBusiness -&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Jean-Paul Pougala est un écrivain d’origine camerounaise, directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégiques et professeur de sociologie à l’Université de la&amp;nbsp;Diplomatie de Genève en Suisse&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;A- Les vraies raisons de la guerre en Lybie&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;1-Premier satellite Africain RASCOM 1&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;C’est la Libye de Kadhafi qui offre à toute l’Afrique sa première vraie révolution des temps modernes : assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la première fois, une connexion à bas coût devient disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales grâce au système par pont radio WMAX.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;L’histoire démarre en 1992 lorsque 45 pays africains créent la société RASCOM pour disposer d’un satellite africain et faire chuter les coûts de communication sur le continent. Téléphoner de et vers l’Afrique est alors le tarif le plus cher au monde, parce qu’il y avait un impôt de 500 millions de dollars que l’Europe encaissait par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat. Un satellite africain coûtait juste 400 millions de dollars payable une seule fois et ne plus payer les 500 millions de location par an. Quel banquier ne financerait pas un tel projet ? Mais l’équation la plus difficile à résoudre était : comment l’esclave peut-il s’affranchir de l’exploitation servile de son maître en sollicitant l’aide de ce dernier pour y parvenir ? Ainsi, la Banque Mondiale, le FMI, les USA, l’Union Européenne ont fait miroiter inutilement ces pays pendant 14 ans.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant des prêts à un taux usuraire; le guide Libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque Africaine de Développement a mis 50 millions, la Banque Ouest Africaine de Développement, 27 millions et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire. Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, Sud-Africain, Nigérian, Angolais, Algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010. Et on attend pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût 10 fois inférieur, un vrai défi.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. La Libye de Kadhafi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;2. Fond Monétaire Africain, Banque Centrale Africaine, Banque Africaine des Investissements&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Les 30 milliards de dollars saisis par M. Obama appartiennent à la Banque Centrale Libyenne et prévu pour la contribution libyenne à la finalisation de la fédération africaine à travers 3 projets phare :&lt;br /&gt;
- la Banque Africaine d’Investissement à Syrte en Libye,&lt;br /&gt;
- la création dès ce 2011 du Fond Monétaire Africain avec un capital de 42 milliards de dollars avec Yaoundé pour siège,&lt;br /&gt;
- la Banque Centrale Africaine avec le siège à Abuja au Nigeria dont la première émission de la monnaie africaine signera la fin du Franc CFA grâce auquel Paris a la main mise sur certains pays africains depuis 50 ans.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;On comprend dès lors et encore une fois la rage de Paris contre Kadhafi. Le Fond Monétaire Africain doit remplacer en tout et pour tout les activités sur le sol africain du Fond Monétaire International qui avec seulement 25 milliards de dollars de capital a pu mettre à genoux tout un continent avec des privatisations discutables, comme le fait d’obliger les pays africains à passer d’un monopole publique vers un monopole privé. Ce sont les mêmes pays occidentaux qui ont frappés à la porte pour être eux aussi membres du Fond Monétaire africain et c’est à l’unanimité que le 16-17 décembre 2010 à Yaoundé les Africains ont repoussé cette convoitise, instituant que seuls les pays africains seront membres de ce FMA.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Il est donc évident qu’après la Libye la coalition occidentale déclarera sa prochaine guerre à l’Algérie, parce qu’en plus des ses ressources énergétiques énormes, ce pays a une réserve monétaire de 150 milliards d’Euros. Ce qui devient la convoitise de tous les pays qui bombardent la Libye et qui ont tous quelque chose en commun, ils sont tous financièrement en quasi faillite, les USA à eux seuls ont 14.000 Milliards de dollars de dettes, La France, la Grande Bretagne et l’Italie ont chacun environ 2.000 milliards de dettes publiques alors que les 46 pays d’Afrique Noire ont au total moins de 400 milliards de dollars de dettes publiques. Créer des fausses guerres en Afrique dans l’espoir de trouver de l’oxygène pour continuer leur apnée économique qui ne fait que s’empirer ne fera qu’enfoncer les Occidentaux dans leur déclin qui a pris son envol en 1884, lors de la fameuse Conférence de Berlin. Car comme l’avait prédit l’économiste Américain Adams Smith en 1865, dans son soutient à Abraham Lincoln pour l’abolition de l’esclavage, «l’économie de tout pays qui pratique l’esclavage des noirs est en train d’amorcer une descente vers l’enfer qui sera rude le jour où les autres nations vont se réveiller »&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;3- Unions régionales comme frein à la création des Etats Unis d'Afrique&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Pour déstabiliser et détruire l’union Africaine qui va dangereusement (pour l’Occident) vers les Etats-Unis d’Afrique avec la main de maître de Kadhafi, l’Union Européenne a d’abord tenté sans y parvenir la carte de la création de l’UPM (Union Pour la Méditerranée) Il fallait à tout prix couper l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique en mettant en avant les mêmes thèses racistes du 18-19ème siècle selon lesquelles les populations africaines d’origine Arabes seraient plus évoluées, plus civilisées que le reste du continent. Cela a échoué parce que Kadhafi a refusé d’y aller. Il a compris très vite le jeu à partir du moment où on parlait de la Méditerranée en associant quelques pays africains sans en informer l’Union Africaine, mais en y invitant tous les 27 pays de l’Union Européenne.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;L’UPM sans le principal moteur de la fédération africaine était foirée avant même de commencer, un mort-né avec Sarkozy comme Président et Mubarack, le vice-président. Ce que Alain Juppé tente de relancer, tout en misant sur la chute de Kadhafi, bien sur. Ce que les dirigeants Africains ne comprennent pas est que tant que ce sera l’Union Européennes à financer l’Union Africaine, on sera toujours au point de départ, car dans ces conditions, il n’y aura pas d’effective indépendance. C’est dans le même sens que l’Union Européenne a encouragé et financé les regroupements régionaux en Afrique. Il était évident que la CEDEAO qui a une Ambassade à Bruxelles et qui tire l’essentiel de son financement de l’UE, est un obstacle majeur contre la fédération africaine. C’est ce que Lincoln avait combattu dans la guerre de sécession aux Etats-Unis, parce qu’à partir du moment où un groupe de pays se retrouvent autour d’une organisation politique régionale, cela ne peut que fragiliser l’organe central. C’est ce que l’Europe voulait et c’est ce que les Africains n’ont pas compris en créant coup sur coup, la COMESA, l’UDEAC, la SADC et le Grand Maghreb qui n’a jamais fonctionné encore une fois grâce à Kadhafi qui lui l’avait très bien compris.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;4-Kadhafi, l'Africain qui a permis de laver l'humiliation de l'Apartheid&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Kadhafi est dans le coeur de presque tous les Africains comme un homme très généreux et humaniste pour son soutien désintéressé a la bataille contre le régime raciste d’Afrique du Sud. Si Kadhafi avait été un homme égoïste, rien ne l’obligeait à attirer sur lui les foudres des occidentaux pour soutenir financièrement et militairement l’ANC dans sa bataille contre l’apartheid.&lt;br /&gt;
C’est pour cela que à peine libéré de ses 27 ans de prisons, Mandela décide d’aller rompre l’embargo des Nations Unis contre la Libye le 23 Octobre 1997. A cause de cet embargo même aérien, depuis 5 longues années aucun avion ne pouvait atterrir en Libye. Pour y arriver, Il fallait prendre un avion pour la Tunisie ; arriver à Djerba et continuer en voiture pendant 5 heures pour Ben Gardane, passer la frontière et remonter en 3 heures de route par le désert jusqu’à Tripoli. Ou alors, passer par Malte et faire la traversée de nuit, sur des bateaux mal entretenus jusqu’à la côte libyenne.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Un calvaire pour tout un peuple, juste pour punir un seul homme. Mandela décida de rompre cette injustice et répondant a l’ex Président Américain Bill Clinton, qui avait jugé cette visite «malvenue», il s’insurgea : «Aucun Etat ne peut s'arroger le rôle de gendarme du monde, et aucun Etat ne peut dicter aux autres ce qu'ils doivent faire ». il ajouta : « ceux-là qui hier étaient les amis de nos ennemis, ont aujourd’hui le toupet de me proposer de ne pas visiter mon frère Kadhafi, ils nous conseillent d’être ingrats et d’oublier nos amis d’hier ». En effet, pour l’Occident, les racistes d’Afrique du Sud étaient leurs frères qu’il fallait protéger. C’est pour cela que tous les membres de l’Anc étaient considérés des dangereux terroristes, y compris Nelson Mandela. Il faudra attendre le 2 Juillet 2008, pour que le Congrès Américain vote une loi pour rayer le nom de Nelson Mandela et de ses camarades de l’ANC de cette liste noire, pas parce qu’ils ont compris la bêtise d’une telle liste, mais parce qu’on voulait faire un geste pour les 90 ans de Nelson Mandela. Si les Occidentaux sont aujourd’hui repentis de leur soutient d’hier aux ennemis de Mandela et sont vraiment sincères lorsqu’on lui donnent des noms de rue et de places, comment continuer à faire la guerre à celui qui a permis la victoire de Mandela et son peuple, Kadhafi ?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;B- Ceux qui veulent exporter la démocratie sont ils des démocrates?&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Et si la Libye de Kadhafi était plus démocratique que les USA, la France, la Grande Bretagne et tous ceux qui font la guerre pour exporter la démocratie en Libye ? Le 19 Mars 2003, le Président Georges Bush lance les bombes sur la tête des Iraquiens avec le prétexte d’y exporter la démocratie. Le 19 Mars 2011, c’est-à-dire 8 ans plus tard et jour pour jour, c’est le Président Français qui lance ses bombes sur la tête des Libyens avec le même prétexte de leur offrir la démocratie. Monsieur Obama, Prix Nobel de la Paix 2009 et président des Etat Unis d’Amérique, pour justifier qu’il procède à un déferlement de missiles Cruise de ses sous-marins sur la tête des Libyens a dit que c’était pour chasser le dictateur Kadhafi du pouvoir et y instaurer la démocratie.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;La question que tout être humain doté de la moindre capacité intellectuel de jugement et d’appréciation ne peut s’empêcher de se poser est : ces pays comme la France, l’Angleterre, les USA, l’Italie, la Norvège, le Danemark, la Pologne dont la légitimité pour aller bombarder les Libyens se base sur le seul fait de s’être autoproclamés « pays démocratiques » sont-ils réellement démocratiques ? Si oui, sont-ils plus démocratiques que la Libye de Kadhafi ? La réponse, sans équivoque est NON, pour la simple et bonne raison que la démocratie n’existe pas. Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais celui-là même dont la ville natale, Genève abrite l’essentiel du commandement des Nations Unies. Il s’agit bien entendu de Jean-Jacques Rousseau né à Genève en 1712 qui affirme dans le chapitre IV du Livre III de son très célèbre « Contrat Social » que : « il n'a jamais existé de véritable démocratie, et il n'en existera jamais». Pour qu’un état soit véritablement démocratique Rousseau pose 4 conditions selon lesquelles la Libye de Kadhafi est même de loin plus démocratique que les Etats-Unis d’Amérique, la France et tous les autres qui prétendent lui exporter la démocratie à savoir :&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;1- Dimension de l’Etat : plus un état est grand, moins il peut être démocratique, pour Rousseau l’Etat doit être très petit pour que le peuple soit facile à rassembler et que chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres. Avant donc de faire voter les gens, il faut s’assurer que chacun connaisse tous les autres sans quoi voter pour voter est un acte dénué de tout fondement démocratique, c’est un simulacre de démocratie pour élire un dictateur. La structure de l’organisation de l’Etat Libyen se fonde sur une base tribale qui regroupe par définition le peuple en de petites entités. Le sentiment démocratique est plus présent dans une tribu, dans un village que dans une grande Nation, parce que le fait que tout le monde se connaisse et que la vie tourne autour des mêmes points communs apporte une sorte d’autorégulation, d’autocensure même pour peser à chaque instant, la réaction ou la contre-réaction des autres membres pour ou contre les opinions qu’on peut avoir. Sous cet angle, c’est la Lybie qui répond le mieux aux exigences de Rousseau, ce qu’on ne peut pas dire de même pour les Etats-Unis d’Amérique, la France ou la Grande Bretagne, des sociétés fortement urbanisées où la majorité des voisins ne se disent même pas bonjour et donc ne se connaissent pas, même vivant cote-à-cote pendant 20 ans.&lt;br /&gt;
Dans ces pays, on est passé directement à l’étape suivante : « le vote » qu’on a malignement sanctifié afin de faire oublier que ce vote est inutile à partir du moment où je m’exprime sur l’avenir d’une nation sans en connaitre ses membres. On est ainsi arrivé jusqu’à la bêtise du vote des citoyens vivant à l’étranger. Se connaitre et se parler est la condition essentielle de la communication pour le débat démocratique qui précède toute élection.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;2- Il faut la simplicité des mœurs et des comportements pour éviter que l’on passe l’essentiel du temps à parler de justice, de tribunal pour trouver des solutions aux multitudes querelles d’intérêts divers qu’une société trop complexe fait naitre naturellement. Les Occidentaux se dé finissement comme des pays civilisés, donc aux mœurs complexes et la Libye comme pays dit primitif, c’est-à-dire aux meurs simples. Sous cet angle, encore une fois, c’est la Libye qui répondrait mieux aux critères démocratiques de Rousseau que tous ceux qui prétendent lui donner des leçons de démocratie. Dans une société complexe, les trop nombreux conflits sont résolus par la loi du plus fort, puisque celui qui est riche évite la prison parce qu’il peut se permettre un meilleur avocat et surtout, orienter l’appareil répressif de l’état contre celui qui vole une banane dans un supermarché, plutôt que le délinquant financier qui fait crouler une banque. Dans une ville comme New York où 75% de la population est blanche, 80% des postes de cadres sont occupés par des Blancs et ils ne sont que 20% des personnes en prison.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;3- L’égalité dans les rangs et dans les fortunes. Il suffit de voir le classement FORBES 2010 pour voir quels sont les noms des personnes les plus riches de chacun des pays qui jette la bombe sur la tête des Libyens et voir la différence avec le salaire le plus bas dans chacun des pays et faire de même pour la Libye pour comprendre qu’en matière de redistribution de la richesse du pays, c’est à la Libye d’exporter son savoir faire à ceux qui la combattent et non le contraire. Même sous cet angle, selon Rousseau, la Libye serait plus démocratique que ceux qui veulent pompeusement lui exporter la prétendue démocratie. Aux Etats-Unis 5% de la population possèdent 60% de la richesse nationale. C’est le pays le plus déséquilibré, le plus inégal du monde.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;4- PAS DE LUXE. Pour Rousseau pour qu’il y ait la démocratie dans un pays, il ne faut pas qu’il y ait de luxe parce que selon lui, le luxe rend nécessaire la richesse et cette dernière devient la vertu, l’objectif à atteindre à tout prix et non le bonheur du peuple, « le luxe corrompt à la fois le riche et le pauvre, l'un par la possession, l'autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l'Etat tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l'opinion ». Ya-t-il plus de luxe en France ou en Libye ? Ce rapport d’asservissement des employés qui sont poussés jusqu’au suicide les employés mêmes des entreprises publiques ou semi-publique, pour des raisons de rentabilité et donc de possession de luxe d’une des parties est-il plus criant en Libye ou en Occident ?&lt;br /&gt;
Le sociologue Américain C. Wright Mills a décrit en 1956 la démocratie américaine comme « la dictature des élites ». Selon Mills, les Etats-Unis d’Amérique ne sont pas une démocratie parce qu’en définitive, c’est l’argent qui y parle dans les élections et non le peuple. Le résultat de chaque élection y est l’expression de la voix de l’argent et non la voix du peuple. Après Bush-père et Bush-fils, pour les primaires républicaines de 2012, on parle déjà de Bush-benjamin. En plus, si le pouvoir politique se base sur la bureaucratie, Max Weber fait remarquer qu’il y a 43 millions de fonctionnaires et militaires aux Etats-Unis qui commandent effectivement le pays, mais qui n’ont été votés par personne et qui ne répondent pas directement au peuple de leurs activités. Une seule personne (un riche) est donc votée mais le vrai pouvoir sur le terrain est tenue par une seule caste de riches qui ne résulte purement et simplement que de nominations comme les ambassadeurs, les généraux de l’armée etc...&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Combien de personnes dans les pays autoproclamés « démocratiques » savent qu’au Pérou la constitution interdit un deuxième mandat consécutif au président de la république sortant ? Combien de personnes savent qu’au Guatemala, non seulement le président sortant ne doit plus jamais se présenter comme candidat à cette fonction, mais qu’en plus à aucun degré de parenté, aucun membre de sa famille ne pourra plus prétendre à cette fonction ? Combien savent que le Rwanda est le pays qui intègre politiquement le mieux les femmes au monde avec 49% de parlementaires femmes ? Combien savent que dans le classement de la CIA 2007, sur 10 pays les mieux gérés au monde, 4 sont Africains ? Avec la palme d’or à la Guinée équatoriale dont la dette publique ne représente que 1,14% de son PIB.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;La guerre civile, les révoltes, les rebellions sont les ingrédients d’un début de démocratie soutient Rousseau. Parce que la démocratie n’est pas une fin, mais un processus permanent pour réaffirmer les droits naturels des humains que dans tous les pays du monde (sans exception) une poignée d’hommes et de femmes, confisquant le pouvoir du peuple, l’oriente pour se maintenir aux affaires. On trouve ici et là des formes de castes qui usurpent le mot « démocratie » qui doit être cet idéal vers lequel tendre et non un label à s’approprier ou un refrain à vanter parce qu’on est juste capable de crier plus fort que les autres. Si un pays est calme comme la France ou les Etats-Unis, c’est-à-dire sans aucune révolte, pour Rousseau cela veut tout simplement dire que le système dictatorial est suffisamment répressif pour empêcher toute tentative de rébellion. Si les Libyens se révoltent, ce n’est pas une mauvaise chose. C’est prétendre que les peuples acceptent stoïquement le système qui les opprime partout dans le monde sans réagir qui est très mauvais. Et Rousseau de conclure : « Malo periculosam libertatem quam quietum servitium -traduction : S'il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes ». Dire qu’on tue les Libyens pour leur bien est un leurre.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;C- Quelles leçons pour l'Afrique?&lt;br /&gt;
Après 500 ans de relations de dominateur et de dominé avec l’Occident, il est dès lors prouvé que nous n’avons pas les mêmes critères pour définir le bon et le méchant. Nous avons des intérêts profondément divergents. Comment ne pas déplorer le Oui de 3 pays africains au sud du Sahara, Nigeria, Afrique du Sud et Gabon pour la résolution 1973 inaugurant la nouvelle forme de colonisation baptisée « protection des peuples », validant la théorie raciste que les Européens véhiculent depuis le 18ème siècle selon laquelle l’Afrique du Nord n’a rien à partager avec l’Afrique Subsaharienne, l’Afrique du nord serait ainsi plus évoluée, plus cultivée et plus civilisée que le reste de l’Afrique. Tout se passe comme si la Tunisie, l’Egypte, la Libye, l’Algérie ne faisaient pas partie de l’Afrique. Même les Nations Unies semblent ignorer la légitimité de l’Union Africaine sur ses états membres. L’objectif est d’isoler les pays d’Afrique subsaharienne afin de mieux les fragiliser et les tenir sous contrôle. En effet, dans le capital du nouveau Fond Monétaire Africain (FMA), l’Algérie avec 16 milliards de dollars et la Libye avec 10 milliards de dollars contribuent à eux tous seuls pour près de 62% du capital qui est de 42 milliards de Dollars. Le premier pays d’Afrique subsaharienne et les plus peuplés, le Nigeria suivi de l’Afrique du Sud arrivent très loin derrière avec 3 milliards de dollars chacun.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;C’est très inquiétant de constater que pour la première fois de l’histoire des Nations Unies, on a déclaré la guerre à un peuple sans avoir exploré au préalable la moindre piste pacifique pour solutionner le problème.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;L’Afrique a-t-elle encore sa place dans une telle organisation ? Le Nigeria et l’Afrique du Sud sont disposés à voter OUI à tout ce que l’Occident demande, parce qu’ils croient naïvement aux promesses des uns et des autres de leur donner une place de membre permanent au Conseil de Sécurité avec le même droit de veto. Ils oublient tous les deux que la France n’a aucun pouvoir de leur attribuer le moindre poste. Si elle l’avait, il y a belle lurette que Mitterrand l’aurait faite pour l’Allemagne de Helmut Kohl. La reforme des Nations Unies n’est pas à l’ordre du jour. La seule manière de compter, est la méthode chinoise : tous les 50 pays africains doivent quitter les Nations Unies. Et s’ils doivent y retourner un jour, ne le faire que s’ils ont obtenu ce qu’ils demandent depuis longtemps, un poste pour toute la fédération africaine, sinon rien.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Cette méthode de la non-violence est la seule arme de justice dont disposent les pauvres et les faibles que nous sommes. Nous devons tout simplement quitter les Nations Unies, car cette organisation de par sa configuration, de par sa hiérarchie est aux services des plus forts.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Nous devons quitter les Nations Unies afin de marquer notre réprobation de cette conception du monde basée uniquement sur l’écrasement du plus faible. Tout au moins ils seront libres de continuer de le faire, mais pas avec notre signature, pas en rappelant que nous sommes d’accord alors qu’ils savent très bien qu’ils ne nous ont jamais interrogés. Et même quand nous avons donné notre propre point de vue, comme la rencontre de samedi 19/3 à Nouakchott avec la déclaration sur la contrariété à l’action militaire, ceci a été passé tout simplement sous silence pour aller accomplir le forfait de bombarder le peuple africain.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Ce qui arrive aujourd’hui est le scénario déjà vu auparavant avec la Chine. Aujourd’hui, on reconnaît le gouvernement Ouattara, on reconnaît le gouvernement des insurgés en Libye. C’est ce qui s’est passé à la fin de la deuxième guerre mondiale avec la Chine. La soit disante communauté internationale avait choisi Taiwan comme unique représentant du peuple Chinois en lieu de place de la Chine de Mao. Il faudra attendre 26 ans, c’est-à-dire le 25 octobre 1971 avec la résolution 2758 que tous les Africains devraient lire, pour mettre fin à la bêtise humaine. La Chine est admise, sauf qu’elle a prétendu et obtenue d’être membre permanent avec doit de veto, si non elle n’entre pas. Cette exigence satisfaite et la résolution d’admission entrée en vigueur, il faudra attendre un an pour que le 29 septembre 1972, le Ministre Chinois des Affaires Etrangères donne sa réponse avec une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies pas pour dire Oui ou Merci, mais pour faire des mises au point, en garantie de sa dignité et de sa respectabilité.&lt;br /&gt;
Qu’est-ce que l’Afrique espère obtenir des Nations Unies sans poser un acte fort pour se faire respecter ? On a vu en Cote d’Ivoire un fonctionnaire des Nations Unies se considérer au dessus d’une institution constitutionnelle de ce pays. Nous sommes entrés dans cette organisation en acceptant d’être des serfs et croire que nous serons invités à table pour manger avec les autres dans les plats que nous avons lavés est tout simplement crédule, pire, stupide. Quand l’UA reconnaît la victoire de Ouattara sans même tenir compte des conclusions contraires de ses propres observateurs envoyés sur le terrain, juste pour faire plaisir à nos anciens maîtres, comment peut-on nous respecter ? Lorsque le président Sud-Africain (*?)déclare que Ouattara n’a pas gagné les élections et change à 180° après un tour à Paris, on peut se demander ce que valent ces dirigeants qui représentent et parlent au nom de 1 milliard d’Africains.&lt;br /&gt;
La force et la vraie liberté de l’Afrique viendront de sa capacité à poser des actes réfléchis et en assumer les conséquences. La dignité et la respectabilité ont un prix. Sommes-nous disposés à le payer ? Si non, notre place reste à la cuisine, aux toilettes pour garantir le confort des autres.&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;Genève le 28/03/2011&lt;br /&gt;
Jean-Paul Pougala&lt;br /&gt;
"pnkongue@yahoo.fr"&lt;/div&gt;&lt;div style="color: black; font-weight: normal; font: normal normal normal 11px/normal Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif;"&gt;&lt;/div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-1047323467970094268?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/1047323467970094268/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=1047323467970094268&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/1047323467970094268'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/1047323467970094268'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2011/05/les-vraies-raisons-de-la-guerre-en.html' title='LES VRAIES RAISONS DE LA GUERRE EN LYBIE A KADAFI'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-5072452687289958192</id><published>2011-05-25T14:34:00.001-07:00</published><updated>2011-05-25T14:34:16.685-07:00</updated><title type='text'>HAITI: LE RETOUR A L'INFAMIE D'AVANT 1946</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;HAITI: LE RETOUR A L'INFAMIE D'AVANT 1946&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;Par Joël Léon &lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;div lang="fr-FR" style="margin-bottom: 0cm;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.27cm;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;Le 14 mai dernier a consacré la «marche-arrière» d'Haïti, point. Un triste retour   à la réalité qui a prévalu dans le pays avant le «&amp;nbsp;mouvement de 1946&amp;nbsp;», quand des hommes, à cause de leur épiderme, furent condamnés par l'élite bourgeoise à être des «&amp;nbsp;intouchables&amp;nbsp;» dans leurs propres pays, où ils représentent plus de 95% de la population. Ceci pour dire qu'il y a eu une contradiction profonde entre les pratiques discriminatoires d'avant 1946 et l'idéal égalitaire de Jean Jacques Dessalines introduit dans les mœurs haïtiennes le 1er Janvier 1804. Le mouvement de 1946, quoique kidnappé et détourné par les «&amp;nbsp;noiristes&amp;nbsp;» et les «&amp;nbsp;pragmatiques&amp;nbsp;», s’était fait, il faut le signaler, à  titre de simple rectification d’un mal coloriste historique,  avec comme principe fondateur «tout homme est un homme&amp;nbsp;». Cette rectification renvoyait à la question historique et percutante du fondateur d'Haïti: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;i&gt;Et les pauvres nègres dont leurs pères sont en Afrique, n'auront ils donc rien&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&amp;nbsp;?». Ceci dit, il n’y a pas à redire de l'essence idéologique progressiste du mouvement de 46 de transformer «&amp;nbsp;la condition humaine&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.27cm;"&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;b&gt;L'accession&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;b&gt; de Michel Martelly à la présidence met fin à l'illusion nationale et progressiste des années 90, la brève période où le peuple qui chassa la dynastie duvaliérienne du pouvoir en 1986, jouait son rôle historique de faiseur d'histoire en plaçant triomphalement au pouvoir Jean Bertrand Aristide, le prêtre des pauvres. L'expérience n'a duré que sept mois. Le vautour du nord, dans sa gloutonnerie coutumière avait en effet fait appel à ses sbires armés en uniforme. Le résultat fut catastrophique sur le plan humain&amp;nbsp;: plus de 5000 cadavres en trois ans de répression sauvage et des milliers de déplacés, prisonniers, torturés...sans mentionner l'exode massif des cadres techniques et politiques vers les cieux plus cléments des États-Unis d'Amérique et du &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;b&gt;Canada&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;b&gt;. Le «&amp;nbsp;retour à la démocratie&amp;nbsp;» organisé en octobre 1994, sous le manteau des Nations Unies, en réalité des Américains, avait été totalement piégé.      Le pr&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;b&gt;ésident (légitime) ramené dans les fourgons de l’armée américaine&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;b&gt; avait les mains et pieds liés; visiblement l'international était aux commandes. Les bourgeois haïtiens gagnèrent encore. Ceux-là qui complotèrent à hauteur de plus de 30 millions de dollars pour la perpétuation et l'exécution du coup d'état de 1991, reçurent des primes pour leurs forfaits. L'USAID avait loué la résidence du leader putschiste, Raoul Cedras, pour la somme de 120.000 dollars américains par an. Aujourd'hui encore, M. Cedras perçoit cet argent après qu'il eut été déclaré «&amp;nbsp;combattant de la liberté&amp;nbsp;» par l'ancien président américain Jimmy Carter en 1997. &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.27cm;"&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;b&gt;Les bourgeois de souche européenne et arabe qui maintiennent les descendants d'esclaves haïtiens dans une crasse insupportable tout en vivant dans un luxe insolent, ont ouvertement repris du service en Haïti le 14 mai dernier, pour prendre leur ultime revanche. Haïti est parmi les rares pays capitalistes, si ce n'est pas le &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;b&gt;seul&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;b&gt;, où les composantes de la classe dominante sont viscéralement contre tout processus de production massive de biens au profit de l'importation à outrance et combat toute tentative de fiscalisation et de réglementation de leurs activités «&amp;nbsp;commerciales&amp;nbsp;». Les riches ne paient pas en Haïti, ils ne créent pas de jobs non plus&amp;nbsp;; par contre ils complotent en permanence contre toute expression de changement dans le pays. Ce comportement a conduit le peuple haïtien à vivre dans la honte de deux invasions militaires, suivies d'occupation, en une seule décennie.  &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.27cm;"&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;b&gt;Le dernier coup d’Etat et coup de massue à la volonté populaire a eu lieu en février 2004, l'année même marquant le bicentenaire de l'indépendance nationale. La mafia internationale s’empressa de placer ses pions au pouvoir, des hommes tels que: &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;b&gt;Gérard Latortue&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;b&gt;, René Préval et aujourd'hui Michel Martelly. D'où vient ce dernier?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.27cm;"&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;b&gt;Certains observateurs étrangers, dans leurs interventions, parlent d'un «phénomène Martelly». Il n'y a pas un phénomène politique Martelly en Haïti. Les chiffres ne plaident nullement pour un soi-disant homme extraordinaire. D'ailleurs, le fait d’avoir été élu président avec une infime minorité de la population, soit «15.23% de l'électorat», renvoie à la subconscience le réflexe d' un «petit chef d'état». Les conditions dans lesquelles ces élections ont été organisées sont du reste considérées comme une catastrophe. Sur le plan logistique, quoiqu’ayant eu près de 40 millions de dollars à sa disposition, le conseil électoral provisoire (CEP) a battu tous les records de brigandage aux urnes dans les annales électorales en Haïti, y compris durant l'époque des baïonnettes au 19e siècle. Sur le plan politique, balayant la principale force politique du pays, « &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;b&gt;Fanmi Lavalas&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;b&gt;», par des moyens illégaux et honteux, ces élections restent et demeurent une méprisable mascarade. Par-dessus le marché, l'arrogance de l'international à dicter sa loi expose à nu le scandale d'un plan anti-Haïti. &lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.27cm;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;L'accession de Michel Martelly à la présidence est plutôt le résultat du cynisme singulier de l'international dans ses acrobaties agressives à contrôler l'espace haïtien. Les néo-colons des États-Unis, de la France, du Canada et du Brésil ont tout fait pour préparer la voie à l'émergence de la droite, peu importe l'homme, y compris l'insolent Michel Martelly, crédité de seulement «15.23% de l'électorat». Par contre, il y a des raisons normatives permettant d'expliquer cette marche-arrière politique d'Haïti. &lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.27cm;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;En premier lieu, c’est l&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;'incohérence flagrante d'une «classe politique» vieillie et fatiguée, d'ailleurs sans projets et enfermée dans une logique stérile de conquête du «&amp;nbsp;pouvoir pour le pouvoir&amp;nbsp;» engendre sa faiblesse et la fait sombrer trop souvent dans la pratique des volte-face (&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;&lt;i&gt;flip-flop&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;). Depuis 2004, ceux qui font de la politique en Haïti abandonné leur raison d'être pour s'aligner totalement sur l'international. Ce qui a étrangement conduit à une uniformité répugnante chez les hommes politiques autour d'un soi-disant «idéal républicain», en chute libre partout dans le monde. Historiquement, il a toujours existé dans le pays un camp national où des gens vivaient encore mûs par l'idéal dessalinien. De nos jours ils sont ridiculisés partout, à l'étranger comme en Haïti. Cette  référence indigène qui a toujours préservé l'âme nationale des assauts du «blanc» est en situation difficile et frise même la disparition.  &lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.27cm;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;Il y a aussi l'infantilisme idéologique et politique du secteur se réclamant du «camp progressiste», qui depuis 1986 s'autodétruit en commettant  des bévues indignes du militantisme populaire. Mentionnons d'abord le fonctionnement anti-démocratique des cadres politiques de ce secteur, consistant à individualiser les décisions politiques&amp;nbsp;; comportement dû à un manque de pratiques démocratiques au sein des organisations et l'absence de toute expérience à partir des tâches pratiques. Le militant progressiste perçoit le camarade dirigeant comme un adversaire, parce qu'il n'a jamais reçu au sein d'une organisation l'éducation nécessaire relative à l'importance d'une culture de discipline et de respect vis-à-vis des dirigeants organisationnels. Le cadre politique, jamais intégré dans aucune structure digne de ce nom, se positionne en fonction de ses intérêts et rêves personnels dépourvus d'essence populaire et patriotique, l’éloignant ainsi davantage des vrais militants.           Cet état de choses a conduit partiellement à l'échec des expériences de 1991 et de 2004. Le pouvoir n'était pas conçu comme une expérience politique en mutation, pour la première fois entre les mains des masses. Au contraire, il était perçu comme une pratique gouvernementale traditionnelle où les luttes d'influence ont noyé l'aspect fondamental du processus en cours qu'étaient la consolidation du pouvoir et les revendications fondamentales des masses. L'ivresse du pouvoir conduisit à des luttes politiques intestines qui dépassèrent largement, au moins dans sa férocité verbale, l'hostilité à l'endroit des adversaires politiques de droite qui allaient assassiner, faire disparaître et emprisonner sous la torture des milliers de militants en 1991 et en 2004. &lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.27cm;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;Le gouvernement qui vient de quitter le pouvoir le 14 mai dernier est responsable de la vassalisation de toutes les institutions nationales et de la perpétuation de l'occupation. Sans la présence des forces multinationales, l'ancien président René Preval n'aurait pu terminer son mandat. Aussi, il a accepté sans considération aucune toutes les dictées de l'international en échange de pouvoir conserver le pouvoir après la fin de son mandat, en devenant premier ministre à la manière de Vladimir Putine en Russie et, en plaçant Jude Célestin, son beau-fils, au palais comme président. L’ironie, c'est que l'ancien président n'était pas suffisamment de droite. Aussi, l'international lui a préféré Michel Martelly au détriment du candidat du président sortant. &lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.27cm;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;L'accession&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt; de Martelly au pouvoir est un paradoxe. Arrivé en 3e position après les premiers résultats préliminaires du CEP, le candidat de Repons peyizan bénéficiait de l’intervention de l'ambassadeur américain et des instances internationales qui ont contraint publiquement l'institution électorale à revoir sa copie pour parachuter Martelly au second tour. De mémoire d'analyste politique, je n'ai jamais vu un comportement aussi vulgaire et brutal. Le président actuel a toujours été le valet de la bourgeoisie haïtienne, d'ailleurs il s'en est toujours enorgueilli. Donc, sa prise de pouvoir marque le retour brutal de la réaction aux affaires, cette fois-ci sans intermédiaire. Son premier acte majeur officiel a été la désignation d'un premier ministre. Comme on s'y attendait, il a fait choix d'un commerçant pour diriger le gouvernement, en la personne de Daniel Gérard Rouzier. Comme Martelly, M. Rouzier fut un grand artisan des deux derniers coup d'état dont ont été victime Jean B. Aristide et le peuple haïtien. Voilà qu’aujourd'hui on le présente comme un légaliste et un démocrate convaincu, quelle ironie! &lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.27cm;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;M.&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt; Rouzier se veut un modernisateur qui a réussi dans le business, c'est à dire un grand bourgeois. Cependant, E-power, une petite compagnie d'électricité dotée de 30 mégawatt, créée par le premier ministre désigné au coût de 57 millions de dollars respecte la logique traditionnelle en mettant sa production électrique au service de la «&amp;nbsp;république de Port-au-Prince&amp;nbsp;». Ne pouvait il pas créer une plus grande compagnie, lorsqu'on considère qu'un bourgeois comme Gilbert Bigio est à la tête d'un empire de plus d'un milliard de dollars à lui seul&amp;nbsp;? Des amis étrangers éprouvent toujours beaucoup de difficultés à comprendre la logique minimaliste qui anime les élites haïtiennes. Comment est-ce qu’un pays qui s'est imposé à la face du monde comme «&amp;nbsp;mère de toute liberté&amp;nbsp;» a pu produire tant de minimalistes&amp;nbsp;? Donc, la décentralisation d'Haïti n'est pas pour demain. Transférer le pouvoir politique à la bourgeoisie haïtienne est une aberration dans un pays où la classe dominante a échoué lamentablement. Haïti est un pays d'importation qui dépense plus de 2.727 milliards de dollars américains annuellement pour l'achat de toutes sortes de biens à l'étranger pour la consommation locale. Parallèlement, le pays exporte à l'extérieur pour une bagatelle de 530.2 millions de dollars l'an. &lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.27cm;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;D'après ce qu'on écrit, «&amp;nbsp;Haïti est une économie de libre marché», donc capitaliste, et il est aussi normal qu'une poignée d'individus s'approprie légalement des richesses du pays. Pour créer ces richesses, les bourgeois ont besoin d'une force de travail qualitative et quantitative. Cela permet à des milliers d'hommes et de femmes de trouver un emploi, d’ailleurs précaire, afin de subvenir maigrement aux besoins de leurs familles&amp;nbsp;: c’est là le seul «avantage» pour les masses. Les richesses d'Haïti sont confisquées par une poignée ne dépassant pas 20 familles, et le taux de chômage touche plus de la moitié de la population. Donc, la classe dominante haïtienne ignore tout de sa mission historique de créer des emplois. Pour la récompenser l'international et l'oligarchie ont décidé de remettre le pouvoir à ses représentants, en la personne de Gérard Rouzier, pour perpétuer davantage le pillage du pays et la paupérisation des masses. &lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.27cm;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;Dans l’esprit de&lt;/span&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt; l'international et de la droite,  la stratégie la plus compatible avec leur visées  consiste à remettre le pays aux commerçants, surtout avec l'échec constaté de la classe moyenne au pouvoir depuis 1946. Cette nouvelle réalité va propulser les éléments de la classe intermédiaire, exclusivement noire, au bord de l'explosion. Le secteur public qui absorbe une grande majorité d'entre eux n'offre plus de sécurité. Sous prétexte de corruption qui a toujours marqué l'administration publique haïtienne et les pressions du Fonds monétaire international (FMI), le gouvernement va procéder à des révocations massives dans ce secteur.        Donc, l'observateur lucide s'attend à un effet de boomerang. Une classe moyenne non-satisfaite, alliée à une masse de pauvres en guenille constitue une équation explosive qui, historiquement a toujours conduit à des changements en profondeur au sein de la société. On s'attend à une radicalisation des revendications populaires contre la gestion des riches. Pour freiner le mouvement, le gouvernement va procéder comme d'habitude à la répression sauvage des mouvements sociaux, déjà l'un des proches de Martelly s'organise dans ce sens. &lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.27cm;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;D' après des informations dignes de foi qui circulent à Port-au-Prince, la capitale d'Haïti, le bras-droit de Martelly, Roro Nelson, croit qu'il est impossible de diriger Haïti sans avoir recours à une Milice. Pour cela, il est déjà en contact avec les dirigeants de différentes «&amp;nbsp;bases&amp;nbsp;»( groupes criminels) opérant à la capitale en vue de les coopter et de les domestiquer dans le cadre d'un projet de sécurité nationale. Le président lui-même n'a jamais caché son animosité à l'endroit des groupes sociaux et militants de gauche dans le pays. Ses ramifications avec l’extrême-droite pendant la période terrible du premier coup d'état de 1991 sont documentées. Participant à toutes les manifestations de soutien du groupe paramilitaire FRAPPH, il a été d'un grand support aux putschistes militaires en animant les rues avec de la musique et des slogans incendiaires contre le peuple qu'on massacrait. D'après le prêtre progressiste assassiné en 1994, Jean-Marie Vincent, Martelly patrouillait les rues avec les militaires au cours de la nuit à la recherche de militants Lavalas cachés. Il représente la droite brutale dans toute sa laideur. De toute évidence, les riches sont au pouvoir pour de bon!&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.27cm;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div style="margin-bottom: 0cm; text-indent: 1.27cm;"&gt;&lt;b&gt;&lt;span lang="fr-FR"&gt;Joël Léon&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-5072452687289958192?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/5072452687289958192/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=5072452687289958192&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/5072452687289958192'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/5072452687289958192'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2011/05/haiti-le-retour-linfamie-davant-1946.html' title='HAITI: LE RETOUR A L&apos;INFAMIE D&apos;AVANT 1946'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-6926716726872636170</id><published>2011-05-13T10:02:00.000-07:00</published><updated>2011-05-13T10:02:44.112-07:00</updated><title type='text'>BARAK OBAMA, L'AUDACIEUX</title><content type='html'>&lt;div dir="ltr" style="text-align: left;" trbidi="on"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: #333333; font-family: Arial, sans-serif; line-height: 18px;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;
&lt;table border="0" cellpadding="4" cellspacing="0" id="ViewArticleTable"&gt;&lt;tbody&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" rowspan="1" width="0"&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" valign="top"&gt;&lt;div class="articleTitle" style="color: maroon; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 18px; font-weight: bold; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-align: left; text-decoration: none;"&gt;Barak Obama, l’audacieux&lt;/div&gt;&lt;div class="articleSubTitle" style="color: #111111; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 16px; font-weight: bold; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-align: left; text-decoration: none;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div class="articleAuthorName" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 14px; font-weight: bold; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-align: left; text-decoration: none;"&gt;Par Joel Léon&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" colspan="2" nowrap=""&gt;&lt;div class="bigArticleText12" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-align: inherit; text-decoration: none;"&gt;Le 12 mai 2011&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td align="left" colspan="2"&gt;&lt;div class="bigArticleText12" style="color: black; font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px; margin-right: 10px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; padding-right: 0px; padding-top: 0px; text-align: inherit; text-decoration: none;"&gt;&lt;br /&gt;
&lt;div align="justify" class="spip"&gt;Dans un article publié dans «&amp;nbsp;National Journal&amp;nbsp;» sous le titre révélateur&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le cout de Ben Laden&amp;nbsp;: 3 trillions de dollars...&amp;nbsp;», deux analystes ont présenté un papier très informatif dans lequel est exposé la fortune dépensée pendant 15 ans de chasse contre l’homme qui a fait trembler l’Amérique le 11 septembre 2011.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="spip"&gt;Barak Obama, le président qui aurait du mettre fin aux deux grandes guerres que mènent le pays depuis 2001, se singularisent comme un autre faucon de plus du militarisme. A l’instar de Richard Nixon, qui promit lors de sa campagne électorale de 1968 de mettre fin a la guerre du Vietnam, qui avait paradoxalement fait le contraire, en additionnant exponentiellement l’effectif et dépenses militaires au Vietnam. Barak Obama a reproduit ce même schéma&amp;nbsp;! Les guerres se poursuivent en Irak et Afghanistan, les conflits a basse intensité ne se ralentissent pas en Afrique, Asie et Amérique Latine sous le label des États-unis d’Amérique, dont le président fut récompensé par le prix Nobel de la paix de 2009. L’ère d’incroyables paradoxes&amp;nbsp;! Si l’ancien président George Bush s’était fièrement et honnêtement qualifié de «&amp;nbsp;président de la guerre&amp;nbsp;», Barak Obama, tristement est celui de la «&amp;nbsp;paix du cimetière&amp;nbsp;». Et pourtant, toute sa campagne électorale de 2008 était axée sur une série de concepts liés a la paix internationale, la fin de l’unilateralisme...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="spip"&gt;Dans un article publié en 2008, quelques mois après la prise de pouvoir par Barak Obama, sous le titre «&amp;nbsp;Barak Obama, ni Jésus-christ ni Fidel Castro&amp;nbsp;», j’avais mis l’accent sur le fait que le président est a la tête d’un empire intelligent et féroce de plus d’un siècle. Un système qui a sa raison d’être, ses principes fondamentaux, et surtout ses bénéficiaires et défenseurs. Donc, il ne va rien changer, parce que tout simplement il n’a pas le pouvoir. C’est ce qui est toujours arrivé aux leaders peu courageux ou faux, ils se gargarisent autour des thèmes alléchants mais n’ont pas la forte volonté, l’organisation et l’équipe indispensables pour la matérialisation de ces idées. En observant Barak Obama dans les réunions politiques et a la télévision, j’ai toujours eu cet esprit crustateur a son endroit, comme s’il était entouré d’une spirale mystique infranchissable. Est il un démagogue, populiste, farceur, calculateur ou tout simplement chanceux&amp;nbsp;?&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="spip"&gt;A mon avis, il réunit en soi toutes les qualités qui conduisent au succès personnel. Il a le look, le charme, le discours et surtout le brain-power. Il vient de le démontrer dans sa décision d’ordonner l’assaut contre le bâtiment qui abritait Usama Ben Laden, dont personne n’était sur de sa présence a l’intérieur. L’assaut est venu a un moment ou l’administration, aux abois avec un taux de chômage trop élevé et une campagne électorale débutée trop tôt, en avait le grand besoin. Il a pris audacieusement sa chance en dépit de forts risques de compromettre les chances d’un second mandat. Car, en cas d’échec il aurait pu être tenu responsable de la mort ou kidnapping des militaires des «&amp;nbsp;forces spéciales&amp;nbsp;» dans un pays fortement islamique, ou ben Laden jouit apparemment des complicités de certains haut lieux du pouvoir pakistanais. D’autre en plus, l’opération est une incursion illégale déclenchée dans un état ami mais souverain et incontournable dans la lutte anty-terroriste en Afghanistan et dans toute l’Asie de l’est. L’homme a risqué gros pour gagner l’essentiel.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="spip"&gt;Au fort Campbell, a Kentucky, le président a qualifié sa décision audacieuse d’autoriser l’attaque contre la forteresse de ben Laden comme «&amp;nbsp;la plus difficile de sa présidence&amp;nbsp;». C’est a dire la capture ou l’élimination physique du chef d’Al Qaida était sa plus grande priorité. Qu’en est il des grands défis locaux&amp;nbsp;? Quand il n’y a pas de solutions aux problèmes socio-économiques des États, les élites recourent toujours aux moyens détournés mais légaux afin de les transférer dans des dimensions psychologiques nébuleuses en agitant le spectre émotionnel du nationalisme, du colorisme, de la religion, de la xénophobie...Ils sont les disciples fidèles de l’auteur du «&amp;nbsp;Prince&amp;nbsp;» Nicholo Machiaveli.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="spip"&gt;Le gouvernement et la presse internationale présentent l’exécution du terroriste comme l’événement du nouveau siècle. Les peuples boivent la coupe de mensonges comme le café aromatique d’Haïti. Après avoir dépensé plus de 3 billions de dollars pendant 15 ans pour l’élimination physique de Ben Laden, ils lui offrent la couverture médiatique la plus complète et la plus totale qu’on pourrait imaginer. Les analystes politiques admettent unanimement que le symbole entourant le chef d’Al Qaida est plus important que l’homme lui-même. En un temps record, celui-ci a pu élaborer un network mondial d’activités extrémistes pour lequel il n’a rien dépensé.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="spip"&gt;Par contre, le terrorisme islamique, quoique effrayant, n’est pas la principale source de menaces terroristes aux États-unis. D’après un rapport du FBI, 42% des actes terroristes sont latinos, 24% sont extrême-gauche, 7% d’extrémistes juifs, 5% communistes et 16% d’autres groupes. Le rapport est basé sur une période de 25 ans, soit de 1980 a 2005.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="spip"&gt;La religion islamique a le vent en poupe dans le monde particulièrement en Europe, spécialement en France, en Asie qui abrite déjà plus de 930 millions de fidèles sur un ensemble de 1,3 milliard, l’Afrique etc. Les occidentaux ont raison d’avoir peur, mais cette montée islamiste n’a rien a voir avec ben Laden. C’est plutôt d’autres causes inhérentes au capitalisme qui détournent les citoyens de l’ouest du christianisme, comme le manque d’intérêt, la culture libertaire, l’hypocrisie...Certaines fois, cette peur a pris l’allure de panique. l’Ossrvatore Romano, journal officiel du Vatican, a admis dans ses colonnes, et je cite&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Pour la première fois dans l’histoire nous ne sommes plus en tête, les musulmans nous ont dépassé&amp;nbsp;»( les catholiques).&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="spip"&gt;Ben Laden est un criminel notoire qui n’hésite pas a tuer massivement, comme ce fut le cas du 11 septembre 2001, pour obtenir des gains religieux. Il avait fait un choix qui le plaçait au devant la lutte radicale des islamistes pour la protection de leurs religions. S’autoproclamer scheik, il croyait être le choix d’Allah pour stopper la croisade des infidèles en marche au berceau même de l’Islam, l’Arabie Saoudite. Toutefois, il ne fut pas le pire des criminels de l’histoire. D’ailleurs, Stephen Brock Blomberg l’a reconnu lui-même lorsqu’il a déclaré «&amp;nbsp;mauvais que soit Ben Laden, il n’est pas de près plus criminel qu’Hitler, Mussolini...et de tout le reste&amp;nbsp;». Comment comprend on cet acharnement a déclarer une guerre contre sa personne qui coute plus de 15 billions de dollars aux contribuables américains. D’après l’amiral Mike Mullen de l’état major des armées américaines «&amp;nbsp;Notre dette nationale est la plus grande menace a la sécurité nationale des États-unis d’Amérique&amp;nbsp;». National journal a révélé que la prochaine décennie entrainera avec elle un déficit budgétaire de l’ordre de 9 trillions de dollars, dans la mesure ou que les dépenses continuent d’être folles comme c’est le cas aujourd’hui.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="spip"&gt;Placer le cas de Ben Laden au devant de la situation socio-économique c’est de la politique a l’état pur, Obama utilise la propagande de terreur comme son prédécesseur George Bush pour s’agripper au pouvoir une deuxième fois. Un pays ayant une population de 311 millions d’habitants, dont 24 millions sont au chômage, 44 millions vivent a partir du food stamps fourni par le gouvernement pour nourrir leurs familles, près d’un million de maisons sont déjà saisies ou en état de l’être par les banques pour l’année 2011, une balance commerciale déficitaire de 670 billions de dollars et une dette aux pays étrangers dépassant les 14 trillions de dollars. Quelque chose va mal dans cette société, définitivement&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="spip"&gt;«&amp;nbsp;Seul les morts contemplent la fin de toutes guerres&amp;nbsp;», les politiciens ou «&amp;nbsp;warmongers&amp;nbsp;» manipulent les peuples au profit du pouvoir. Ces pratiques sont courantes depuis l’empire Romain en passant par les Britanniques pour arriver aujourd’hui, le «&amp;nbsp;nouveau siècle américain&amp;nbsp;». Tout de suite après l’exécution de Ben Laden, le président américain a fait une remontée spectaculaire de 9 points dans un sondage conduit par Washington post, soit 56%. Le terroriste n’est plus, qu’est ce que cela va changer dans la vie courante de ceux qui vivent aux États-unis,est ce que le gallon de gazoline va passer de 4 a 2 dollars dans les pompes a Philadelphie. Toutefois, il faut admettre qu’un monde sans un criminel notoire comme ben Laden inspire beaucoup plus de confiance. D’autre en plus, les familles des victimes des attentats du 11 septembre peuvent vivre un sentiment de justice qui apaisera leurs peines tout en travaillant pour un meilleur futur quand l’homme cessera d’être la proie des criminels.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="spip"&gt;La sensation qui accapare le paysage social et politique sera de courte durée. La réalité économique est trop grimaçante pour qu’on l’ignore pendant longtemps. Et, traditionnellement, les campagnes électorales aux États-unis se jouent a partir des problèmes locaux comme le chômage, l’assurance santé, sécurité sociale...La politique internationale, a l’exception du temps de guerre, n’influence pas beaucoup les opinions en Amérique. Donc, Ce fait d’arme réussi du 2 mai ne suffira pas pour hisser Obama au pouvoir pour un second mandat. Toutefois, avec la mort de ben Laden, il s’est fait une autre opinion de lui en termes de courage et de discernement en situation difficile, une bonne qualité pour un grand leaders. En considérant le fait qu’il n’a pas de background militaires et décida de mener l’attaque dans des conditions peu claires va jouer en sa faveur.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="spip"&gt;Et si le gouvernement américain savait ou se cachait le chef terroriste depuis des années ou mois, mais attendait le meilleur moment pour passer a l’attaque qui coïnciderait avec des gains politiques. Parce que cette affaire rappelle étrangement celle des otages américains tenus captifs en Iran en 1979. Le 24 avril 1980, Jimmy Carter, le président d’alors, avait donne l’ordre d’entreprendre une opération militaire pour tenter de libérer les otages, sous le nom de «&amp;nbsp;Operation Eagle Claw&amp;nbsp;», juste quelques mois avant les présidentielles américaines. Malheureusement, pour le démocrate, l’opération échoua lamentablement. D’aucuns pensent que si Carter avait réussi a libérer les otages, cela lui paverait la route pour un second mandat a la maison blanche. Plus tard, d’après des sources crédibles, le président élu, Ronald Reagan, aurait intervenir pour retarder la libération des otages sous l’administration démocrate. Le paradoxe de cette affaire, c’est que les 52 otages restant furent libérés le jour même où Reagan prêta serment, le 20 novembre 1981.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="spip"&gt;Pour lancer une opération pareille, il faut être résolu, courageux, et chanceux aussi. L’élimination physique de ben Laden assurera-t-il un second mandat a Barak Obama&amp;nbsp;? Qui vivra, verra&amp;nbsp;!&lt;/div&gt;&lt;div align="justify" class="spip"&gt;Joël Léon&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-6926716726872636170?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/6926716726872636170/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=6926716726872636170&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/6926716726872636170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/6926716726872636170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2011/05/barak-obama-laudacieux.html' title='BARAK OBAMA, L&apos;AUDACIEUX'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-3322214209454639183</id><published>2011-01-29T11:03:00.000-08:00</published><updated>2011-01-29T11:04:25.022-08:00</updated><title type='text'>QUI EST VERONIQUE ROY DUVALIER</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: Georgia; font-size: 13px; "&gt;&lt;div class="entete" style="clear: none; "&gt;&lt;h2 class="p"&gt;La mystérieuse Véronique Roy est le cerveau du retour inopiné et controversé de Jean-Claude Duvalier à Port-au-Prince. A quoi joue cette compagne très affairée ?&lt;/h2&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="contenu-article" style="clear: none; "&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; clear: both; padding-top: 15px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;Silhouette fluette et lunettes fumées, elle a surgi sur l'avant-scène le 16 janvier, dans le sillage de l'ex-dictateur haïtien &lt;a href="https://mail.google.com/actualite/monde/amerique/jean-claude-duvalier-baby-doc-en-haiti_953007.html" target="_self" style="text-decoration: none; color: rgb(36, 124, 212); "&gt;Jean-Claude Duvalier&lt;/a&gt;, 59 ans, de retour au pays après un quart de siècle d'exil en France. L'énigmatique Véronique Roy est bien plus que la conjointe et porte-parole de "&lt;a href="https://mail.google.com/actualite/monde/amerique/baby-doc-duvalier-reve-t-il-de-la-presidence-haitienne_954330.html" target="_self" style="text-decoration: none; color: rgb(36, 124, 212); "&gt;Baby Doc&lt;/a&gt;". "Sans elle, jamais celui-ci ne serait rentré", tranche l'écrivain américain Bernard Diederich, implacable chroniqueur de la tyrannie duvaliériste. Les proches du revenant reconnaissent l'ascendant qu'exerce sur lui l'ambitieuse Véronique. "Elle a toujours eu envie de jouer un rôle politique", admet Me Sauveur Vaïsse, qui fut l'avocat de François Duvalier, l'ubuesque satrape au pouvoir de 1957 à 1971, puis de son fils Jean-Claude, intronisé à l'âge de 19 ans. &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; clear: both; padding-top: 15px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;La rencontre date du début de la décennie 1990. Anéanti par un divorce ruineux, l'héritier destitué, établi sur la Côte d'Azur, flirte alors avec l'indigence. Alcool, dépression: Baby Doc n'est plus que l'ombre pathétique du flambeur épris de bolides de luxe et logé dans des villas de rêve. Un épais mystère flotte sur le parcours de sa nouvelle compagne, connue à l'époque sous le nom d'Hermance. Les uns évoquent un passé de styliste familière des monarchies du Golfe; d'autres une carrière de conseillère en relations publiques. Parce qu'elle parle le créole et porte un patronyme fameux à Port-au-Prince, on lui prêtera même des origines haïtiennes, quitte à lui conférer le statut de petite-fille de Paul Eugène Magloire, chef de l'Etat de 1950 à 1956. "Légende, objecte Bernard Diederich. Elle n'a pas une goutte de sang haïtien dans les veines." De l'aveu d'un avocat fidèle à Jean-Claude, Véronique détient un passeport français. &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; clear: both; padding-top: 15px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;Une certitude: cette brune avenante et manoeuvrière sait faire preuve de constance. En 1995, lorsque Patrick Budail, gérant de L'Eden bleu, à Mougins (Alpes-Maritimes), porte plainte pour grivèlerie et escroquerie contre Duvalier fils et sa mère, Simone, descendus dans son hôtel sous les noms de M. et Mme Valère, elle apure en deux chèques une partie de l'ardoise. De même, raconte Budail, c'est bien elle qui orchestre ensuite la fuite à la cloche de bois du "couple" impécunieux, bientôt hébergé dans sa famille. Pour l'anecdote, l'hôtelier renonça aux poursuites sur l'injonction de deux agents des Renseignements généraux tricolores. Cinq ans plus tard, après une errance qui le conduit de Puteaux (Hauts-de-Seine), au Claridge, palace parisien des Champs-Elysées, Jean-Claude s'installe place du Costa-Rica (XVIe), dans un deux-pièces acquis, ou loué, par sa partenaire. &lt;/p&gt;&lt;p class="title" style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; clear: both; padding-top: 15px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;Elle plaide la cause de l'ancien "président à vie"&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; clear: both; padding-top: 15px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;D'emblée, celle-ci chaperonne son compagnon. Elle verrouille l'accès au despote déchu, filtre les demandes d'interviews, voire souffle les réponses. Il lui arriva même de prier en vain un journaliste français de tenir la plume de Jean-Claude, censé rédiger ses Mémoires. "Jamais Mme Roy ne me laissait seul avec lui, raconte Diederich. Après qu'elle eut rompu tout contact, ce pauvre diable téléguidé m'a appelé, embarrassé: ''Pardonne-lui, Bernard, elle aime tant Haïti...'"  &lt;/p&gt;&lt;p style="margin-top: 0px; margin-right: 0px; margin-bottom: 10px; margin-left: 0px; clear: both; padding-top: 15px; padding-right: 0px; padding-bottom: 0px; padding-left: 0px; "&gt;Amour impérieux et méthodique: voilà des lustres qu'à la faveur de maintes tournées Véronique plaide la cause de l'ancien "président à vie" et collecte des fonds, tant au pays qu'au sein de la diaspora haïtienne de Miami, de New York ou du Canada. En octobre 2006, elle oeuvre au lancement d'une Fondation François-Duvalier, vouée à "honorer la mémoire" du défunt Papa Doc. Preuve que Véronique Roy-Duvalier ne doute de rien. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-3322214209454639183?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/3322214209454639183/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=3322214209454639183&amp;isPopup=true' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/3322214209454639183'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/3322214209454639183'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2011/01/qui-est-veronique-roy-duvalier.html' title='QUI EST VERONIQUE ROY DUVALIER'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-6857063928674509896</id><published>2011-01-19T14:02:00.000-08:00</published><updated>2011-01-19T14:03:20.298-08:00</updated><title type='text'>Radiographie d’une presse réactionnaire, jadis progressiste</title><content type='html'>Radiographie d’une presse réactionnaire, jadis progressiste

«Le simplisme, un mal sociologique à éradiquer»
Pierre Bourdieu
Par Joël Léon

Les émeutes de trois jours qui avaient saccagé le pays après la proclamation des résultats du premier tour des élections du 28 novembre tiennent encore le pays entier en alerte. Ajouter à cela, le choléra et le quotidien morose des citoyens appauvris tous pris en otages. Tout effort de sortir de ce train-train journalier exige un surplus d’effort humain qui, très souvent manque au commun des mortels. En ce sens, je vais aborder un sujet essentiel qui m’a toujours tenu à cœur à propos d’Haïti : la presse haïtienne et son comportement à travers les événements de 2004 qui ont conduit au coup d’état contre Aristide, suivi de l’occupation du pays et, celui de l’après 5 Décembre 2010.
Nous rêvons encore de la presse militante proche du peuple qui fleurissait après la fin de la dynastie duvaliérienne. Longtemps avant de sombrer dans la vacuité morbide de la dominance, sous le charme des sirènes de la presse globale, dite de référence. En peu de temps, le champ médiatique a subi deux transformations fondamentales, la première était due au fait des tentatives dictatoriales de l’armée d’Haïti défunte qui, a chaque coup d’état expulsait volontairement ou non des journalistes engagés en exil. Ces travailleurs de presse subissaient les retombées d’une politique globale antipopulaire mise en œuvre dans les états en transition démocratique. Dont l’essence était de vider le pays du mouvement populaire. L’USIS fut le pilier de cette politique qui consistait à grossir hors du pays un nombre imposant de journalistes vedettes qui peuplaient les media du pays. Ernst Laventure Edouard, allias « Moloskot », fut parmi les premières victimes d’une longue série. Apres quoi, on rejoint Marcus Darbouze et Plaisimond…
La deuxième transformation est le fait que bon nombre de journalistes engagés ont réussi leurs « transfert de classe ». Marvel Dandin et Liliane Pierre-Paul sont deux exemples typiques de journalistes transformés en patrons de presse, à partir de ce moment ils partagent les mêmes intérêts socio-économiques que les nantis traditionnels, exploitant leurs salariés en vue de maximiser leurs profits, même s’il faut admettre la particularité de l’industrie médiatique dans le tiers-monde qui n’est pas aussi riche comme ailleurs. D’autres, comme Daly Valet, Valery Numa, Marie Lucie Bonhomme…ont pénétré le cercle classique de la classe moyenne communément appelée aux Etats-Unis « American dream ». A la manière des grandes capitales occidentales, la presse haïtienne est capitalisée. Les riches s’approprient la totalité écrite, à l’exception des hebdomadaires haïtiens édités aux Etats-Unis : Haïti Liberté, Haïti en Marche, Haïti Progrès et Haïti Observateur. Les stations de radio ont connu une vague de mainmise aussi, pour la plupart, sous la présidence même de Jean B. Aristide. Les plus puissantes, telles que : Vision 2000, radio Métropole, Signal FM… ayant une couverture nationale, sont les produits de grands investissements venus du secteur le plus réactionnaire de la classe dominante, notamment les Boulos et compagnie. Ces medias, pendant tout le mouvement GNB, avaient démontré leurs capacités à faire et défaire les gouvernements en Haïti, prérogative constitutionnelle jusque-là confiée aux citoyens haïtiens. Les medias sont carrément passés à une vitesse supérieure en passant du stade de 4eme pouvoir à celui de 1er pouvoir. Dans ce même groupe de transfuges, il y a ceux-là qui ont abandonné le métier pour rejoindre le train de la richesse facile qu’est le pouvoir politique. Ils sont devenus ministres, conseillers à la présidence, secrétaires d’Etat, députés, maires…
Toutefois, il faut reconnaître le rôle joué par Radio signal FM depuis la période post-sismique du 12 Janvier 2010 jusqu'à maintenant. Ces confrères de la presse ont été magnanimes en cette occasion, particulièrement pour ceux vivant à l’étranger. Signal FM constituait un fil de vie qui symbolisait encore l’existence d’Haïti comme nation.
Le paysage politique haïtien s’est recyclé à droite a partir de l’année 2000. C’était le commencement d’une nouvelle ère, des leaders politiques haïtiens de « gauche », tels que : Gérard Pierre-Charles, Paul Denis, Sauveur Pierre Etienne, Turneb Delpé et des organisations de la société civile paradaient à Washington main dans la main avec le sénateur Jess Helms et autres ultraconservateurs de la politique américaine. Max Bourjoly, ancien numéro deux du PUCH, a souhaité la présence des troupes d’occupation dans le pays pour au moins vingt cinq ans. Les medias, eux aussi, ont subi cette même influence. Les journalistes haïtiens avaient aussi défilé dans la capitale fédérale dans des séminaires bidon, des séances de formation au rabais et des tours inutiles. Sous la baguette droitière de Stanley Lucas, ancien représentant de l’IRI en Haïti. Des dizaines d’étudiants ont parcouru Washington avec leurs hamburgers en mains scandant que « je suis heureux ». La droitisation à outrance de la classe moyenne a permis de récupérer un espace sociologique jusque-là jalousement tenu entre les mains des animateurs du mouvement populaire. Les journalistes d’aujourd’hui n’ont plus Gasner Raymond, Pierre Petit et Richard Brisson comme leurs modèles. Ils veulent devenir Peter Jennings, Tom Brokow et autres présentateurs américains. Ils s’identifient à M. Ménard de Reporters Sans Frontière, une organisation financée par le parti républicain américain, en guise de renforcer institutionnellement les organisations médiatiques locales. D’où le début du culte réactionnaire dans les media locaux. Le journaliste haïtien a toujours été vénéré, mais dans des conditions modestes et solidaire de sa classe.
Je me souviens encore, après le massacre de saint Jean Bosco de 1989, de Liliane Pierre-Paul pleurant sur les ondes en diffusant les nouvelles sur l’état de santé de la mère de la petite fille, baptisée Esperanta pour sa protection, elle qui fut perforée dans le sein de sa mère par les bourreaux de Franck Romain à l’intérieur même de l’église martyre. En écoutant les nouvelles on pouvait sentir la douleur des journalistes face aux répressions systématiques dont était victime le peuple des bidonvilles et de la paysannerie. Les medias étaient en phase avec le quotidien des masses haïtiennes. Les braves des organisations populaires furent reçus en héros dans les salles de nouvelles. Les dirigeants de la plate-forme des organisations populaires de Carrefour-Feuilles : Wilfrid Destin, Jean-Claude Lubin, Tissaint Eralien, Patrice Laporte… étaient appréciés partout par les journalistes qui voyaient en eux des combattants de la liberté. Il fut un temps, la presse était digne, les journalistes étaient encore haïtiens.
La capitalisation, tellement féroce, prend la forme scélérate de la corruption. Les missions diplomatiques utilisent la distribution de visas pour tenir journalistes et officiels sous leurs coupes. A des moments donnés, ils frisaient l’exagération en inventant des histoires de kidnapping ou de persécutions politiques pour l’obtention du droit d’asile. On les rencontre trop nombreux dans les ministères, pas pour interviewer des responsables mais à la recherche de moyens financiers personnels ou faveurs pour leurs proches. La noblesse du métier est en chute libre.
Toutefois, il faut admettre que la presse haïtienne est académiquement mieux représentée aujourd’hui qu’avant. Les journalistes haïtiens sont mieux éduqués que leurs prédécesseurs, mieux préparés techniquement, encadrés d’équipement moderne et jouissant des dernières technologies. Paradoxalement, cette nouvelle réalité coïncide avec une dérive patriotique et nationale, au fur et à mesure que le métier est plus savant la réaction s’impose d’avantage. Le reporter a seulement un job qu’il exécute dans la plus grande froideur, il y a un excès professionnaliste qui le vide de sa responsabilité citoyenne, ce qui favorise le statu quo et l’étranger. Par exemple, l’occupation du territoire national est acceptée, l’immixtion journalière des missions diplomatiques dans les affaires haïtiennes n’est plus mentionnée. Quand l’ambassade américaine envoie une note à la presse, elle est diffusée incessamment et commentée en même temps partout comme s’il s’agit d’un ordre venu du maître des lieux. Les termes empruntés à la grande presse raciste internationale tels que : Haïti, entité chaotique ingouvernable, Haïti espace de non-droit etc. sont convertis en les leurs, ils les répètent comme des perroquets alors qu’ils sont pourtant très dégradants à l’endroit de leurs propres peuples. Ils n’ont plus ce sentiment d’appartenance qui portait les journalistes d’hier à prendre toutes sortes de risques.
Je vis aux Etats-Unis depuis 17 ans, aucune presse n’est plus patriotique que celle de ce pays. L’attentat meurtrier du 11 septembre avait clairement démontré les limites de l’indépendance de la presse. Les medias étaient militarisés et s’autocensuraient. Tout journaliste non-conformiste était réduit au silence ou viré ipso facto, Dan Rather et Bill Maher peuvent en témoigner. C’était la raison d’Etat, fille de la sécurité nationale qui s’imposait à tous, en premier lieu aux medias.
Les émeutes éclatées après la publication des résultats préliminaires du 28 novembre dernier par le CEP ont été rapportées marqués au coin du superficiel et du sensationnel. Les salles de nouvelles, apparemment, n’analysent plus les événements politiques. Martelly, chanteur de compas direct, a été mis devant la scène comme si tous les protestataires étaient membres du parti bidon « Repons peyizan ». Et pourtant, il était clair dans les esprits que le peuple en a marre de l’équipe gouvernementale, et que « Ti Simone » n’était rien d’autre qu’un alibi ou une raison opportuniste pour faire éclater leur colère face a un pouvoir vassalisé. Sur les 4.712.693 inscrits, seulement 1.074056 avaient voté le 28 novembre dernier, c'est-à-dire moins d’un tiers, soit environ 25% de l’électorat a pris part au scrutin. Considérant la grande foule qui envahissait les rues pour exprimer leur ras-le-bol, la différence était patente. Elle était quatre fois supérieure au nombre des votants, et pendant trois jours et trois nuits, les rues des dix départements géographiques du pays étaient occupées en permanence. Michel Martelly à qui on veut accorder la paternité des protestations n’a pas pu dépasser le seuil des 234617 votes au cours de la journée électorale émaillée d’incidents malheureux. Si pendant la campagne électorale aucun parti ou candidat n’avait pu réunir la grande foule, il serait insensé d’assigner les protestations postélectorales à un quelconque candidat. D’ailleurs, tous les observateurs étaient unanimement d’accord pour dire qu’il n’y avait eu aucun engouement électoral proche de celui du 16 décembre 1990. Et pourtant, les protestataires étaient si nombreux dans les rues qu’ils rappelaient la manifestation de joie du 17 décembre 1991. Le travail de la presse devrait d’analyser cette situation afin de permettre une meilleure compréhension de la mascarade du 28 novembre.
Preval a tout fait pour qu’il soit perçu par le peuple comme un emmerdeur. Cependant, il faut comprendre l’acharnement de la droite contre son pouvoir. Paradoxalement, René Preval a débordé la droite classique haïtienne vers la droite, à la manière de l’ancien ailier droit de l’équipe de football Victory, Jean Michel Malenkov. En d’autres termes, le président a récupéré l’audience politique des partis traditionnels, il est devenu le chouchou légitime de l’ « american establishment ». Tout ceci, pendant une courte période, il a acculé les traditionnels alliés de Washington à l’orphelin, ce que les perpétuels chefs de partis ne lui pardonneront jamais. Voila ce que les journalistes haïtiens, pour la plupart, n’arrivent pas à communiquer à leurs lecteurs ou auditeurs. En une approche simple et intelligible, les problèmes de fond sont sacrifiés au profit de haine anti-lavalas et des valses électorales. Il y a une carence de journalistes d’opinions capables d’aider à déceler ce que l’américain appelle « inférence », c'est-à-dire les non-dits. Tout est conjoncturel dans les analyses, ce qui conduit à une sorte de climat disparate au niveau de l’opinion publique haïtienne. C’est le culte de l’information au détriment de la formation, c’est la fin du relatif et la dictature du manichéisme ou le « noir et blanc ». La perspicacité qui portait Gasner Raymond à enquêter l’exploitation des ouvriers du ciment d’Haïti n’existe plus chez les confrères.
Dans les salles de nouvelles c’est l’autocensure totale. Chaque responsable politique a sa clientèle au sein des organes de presse, on a vu avec tristesse des commentateurs politiques faire l’apologie des dealers de drogue connus. Ils vont jusqu'à utiliser leurs micros pour pressurer des juges à prendre des décisions juridiques favorables à des corrompus de l’administration publique ou des trafiquants de drogue, pourvus qu’ils soient payés. Entretemps, on interdit le micro aux dirigeants d’organisations de base non-attachés à une organisation gouvernementale. Sous des formules fallacieuses de « chimères », on les définit comme des violents, ainsi on a expulsé du débat national la majorité du peuple haïtien. Il fut un temps où les journalistes marchaient droits et fiers (walking tall ) dans leurs quartiers, ce temps est révolu.
A coté de ceux qui utilisent leurs positions de directeurs d’opinions pour promouvoir leurs agendas personnels, il y a ceux-là qui conservent encore dignement leurs positions de proximité au peuple haïtien. Ils travaillent dans des conditions extrêmement difficiles, avec peu de moyens ils réalisent des reportages extraordinaires, ils ne sont fils de personnes, sinon que de leurs consciences. Les correspondants des medias des villes de province restent fidèles à cette grande tradition de journalistes engagés dans la défense des paysans pauvres. Et, ils sont solidaires de leurs origines sociologiques, malgré vents et marées ils continuent d’être les proches des plus vulnérables de la société haïtienne en face des riches latifundistes et autorités cupides qui font la loi dans les zones inaccessibles. Ils sont les véritables héros et héritiers des grands travailleurs de presse qui ont toujours marqué l’histoire de cette noble profession.

Joël Léon&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-6857063928674509896?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/6857063928674509896/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=6857063928674509896&amp;isPopup=true' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/6857063928674509896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/6857063928674509896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2011/01/radiographie-dune-presse-reactionnaire.html' title='Radiographie d’une presse réactionnaire, jadis progressiste'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-3624802776365729108</id><published>2011-01-08T11:39:00.000-08:00</published><updated>2011-01-08T11:40:27.221-08:00</updated><title type='text'>L'EXTERMINATION PROGRAMMEE DU PEUPLE HAITIEN</title><content type='html'>&lt;span class="Apple-style-span" style="font-family: georgia, 'trebuchet ms'; font-size: 14px; -webkit-border-horizontal-spacing: 2px; -webkit-border-vertical-spacing: 2px; "&gt;&lt;div class="article-titre" style="font-size: 14pt; font-weight: bold; text-decoration: none; "&gt;L’extermination programmée du peuple haïtien&lt;/div&gt;
Joel LEON
&lt;div class="article-chapo" style="color: rgb(102, 102, 102); font-weight: bold; "&gt;&lt;p class="spip" align="justify"&gt;La journée du 28 novembre dernier vient d’illustrer en lettres majuscules le degré de putréfaction du mal dont souffre le pays. Définitivement, rien ne marche pour le système en place, en décomposition. Dans les annales historiques des élections en Haïti, aucun processus n’a été plus scandaleux que celui du 28 novembre, jamais. Et pourtant, 29 millions de dollars américains avaient été mobilisés pour réaliser cette mascarade. S’agit-il du « mal de René » qui frappe les élites haïtiennes ou de l’extermination programmée de tout un peuple ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class="article-texte"&gt;&lt;p class="spip"&gt;En observant l’acharnement avec lequel l’Internationale s’était lancée dans l’organisation des dernières élections haïtiennes laisse la porte ouverte à toutes sortes d’interprétations. Tout observateur lucide avait mis l’Internationale en garde contre l’organisation prématurée de ces joutes, parce qu’elles allaient conduire le pays vers une crise politique sans pareille. De façon obstinée, sourde elle a lancé le pays dans cette aventure sans issue, et voilà maintenant qu’on a eu des émeutes occasionnant plusieurs morts et transformant le pays en un baril de poudre prêt à sauter à n’importe quel moment. L’Haïtien est très pessimiste par rapport à l’avenir de son pays. Les promesses non tenues, les rendez-vous manqués et la mauvaise presse accablent les esprits les plus positifs. Nous sommes à moins d’un mois du 12 Janvier 2011, soit un an après le séisme, la situation générale n’a pas changé d’un iota. Les réunions internationales se succèdent dans toutes les capitales du monde, les appels à l’aide de l’ONU se multiplient, les manifestations de bonne volonté s’accumulent…mais où sont passées les actions concrètes promises par Barak Obama et autres maîtres du monde ? Le peuple se meurt et vit son chemin de croix quotidiennement et en silence, parce qu’il n’a plus de voix et il est trop faible pour crier secours. Voilà le décor presqu’un an après le 12 janvier 2010.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Est-ce une extermination programmée du peuple d’Haïti ?&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Donc, le décor actuel tel que décrit plus haut n’est pas susceptible de s’améliorer. Toutefois, l’indécence reste toujours inacceptable dans un monde dit « civilisé ». D’abord l’obstination des dirigeants internationaux et de leurs valets locaux à organiser des élections dans un contexte pareil peut être interprétée comme un cynisme rare de la part des hommes se réclamant du Christ. Il était prévisible par tout esprit sain que ces élections allaient être un fiasco total, n’empêche que les dirigeants poursuivaient son organisation. De ce fait, il y a lieu de considérer les responsables, d’abord, les valets locaux.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Ils ont à leur tête le président René Préval, qui, d’après les documents rendus publics par « Wikileaks », visitait très souvent un bar à Petion-ville pour consommer avidement de l’alcool, à en croire les révélations de Mme Janet Sanderson, ancienne ambassadrice des Etats-Unis en Haïti. Les vieilles habitudes ont la vie dure. En d’autres termes, la capacité de Preval à prendre des décisions responsables allant dans le sens des intérêts du pays est assurément sévèrement affectée par l’usage abusif de la dive bouteille.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;D’après les informations qui nous sont parvenues, sur les 29 millions de dollars alloués aux élections, la contribution du gouvernement haïtien est de 7 millions. Le 6 juin de cette année, le président Vénézuélien, Hugo Chavez, annulait la dette de 395 millions de dollars liée au fond Petrocaribe, ce pour faciliter la reconstruction d’Haïti après le séisme du 12 janvier. De cette somme, 197.5 millions ont été dépensés sans que les instances étatiques sous le gouvernement de l’ancien Premier ministre Michelle Pierre-Louis aient jamais produit les pièces justificatives exigées par la loi. D’après certains observateurs haïtiens, l’argent de Petrocaribe a été raflé dans l’objectif de pouvoir financer la candidature du poulain de René Preval aux élections présidentielles, Jude Célestin.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Par contre, nous savons que ce qui reste du fond « petrocaribe », soit 175 millions de dollars, s’est volatilisé au moment où l’on agitait des problèmes de fonds pour l’organisation de ces élections. Cela rappelle étrangement les 197.5 millions de dollars dépensés sans pièces justificatives sous l’administration de l’ancien Premier ministre Mme Michelle Pierre-Louis. Donc, si ces informations sont confirmées, le candidat du président Préval a de quoi s’acheter beaucoup de votes, si ce n’est leur totalité, ce dans la perspective d’un second tour. Les valets locaux sont plus cyniques parce qu’il y a une compétition permanente entre eux ; pour conserver une position il faut se surpasser sinon, le risque de se voir rétrograder à une place inférieure guette l’intéressé au prochain virage.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;J’avais déjà écrit que René Preval « est prêt à tout ». Il est frappé par le mal endémique qui a toujours atteint tous les chefs d’État haïtien en fin de règne : s’assurer que leur successeur soit toujours dans la ligne du « vive le roi après le roi » afin de protéger leurs arrières en cas d’éventuels démêlés avec les lois du pays. René Préval a lancé dans la course, le père de son petit-fils afin de poursuivre l’œuvre obscure du prévalisme.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Cependant, la scène politique haïtienne souffre d’un trop grand équilibre des forces en présence, ce que je qualifie de « Nivellisme ». Mis à part le parti d’Aristide, « fanmi lavalas », toutes les forces politiques sur l’échiquier sont à égalité de force. Donc, l’exclusion de ce parti-là a produit un effet de boomerang, bannissement dont le pouvoir et l’opposition s’étaient réjoui. L’absence d’une force politique motrice capable de trancher lorsqu’il y a exequatur ou impasse s’est fait terriblement sentir après les élections du 28 novembre dernier.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;En fait, c’est le résultat de la politique tutrice mise en place par l’Occident après le départ de Jean-Claude Duvalier en 1986. Elle consistait à décourager la participation populaire dans des activités civiques et politiques afin de stopper l’influence du mouvement de gauche haïtien. Ainsi, &lt;i class="spip"&gt;Le Devoir&lt;/i&gt;, quotidien canadien, eut à déclarer à l’époque que &lt;i class="spip"&gt;« le marxisme est enseigné avec un art consommé en Haïti »&lt;/i&gt;, illustrant ainsi la peur qui assaillait le Département d’État. L’église catholique, par l’intermédiaire de la conférence épiscopale et d’autres instances internationales influentes, avaient combattu l’engagement citoyen dans des organisations politiques. En lieu et place d’instruments politiques viables, on a vu de préférence l’émergence de personnalités politiques dans les médias que les ambassades s’empressèrent d’utiliser au moment où le système faisait face à de fortes résistances populaires. Donc, au cours des élections en Haïti, on ne vote pas pour des partis ou des organisations politiques mais pour des individus. Il est plus facile de trouver des accords avec un homme qu’avec un groupe d’hommes, surtout lorsqu’il s’agit de coups bas contre l’intérêt national. D’autre part, l’unité de la nation haïtienne fait peur aux « maitres d’Haïti », ils ne veulent pas être témoins de la réédition d’un 1er janvier 1804en ces temps modernes.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;La crise postélectorale qui menace de plonger non seulement le pays mais toute la région dans une spirale de crise humanitaire sans précédent, retient l’attention de tous les acteurs. Ainsi, la Maison Blanche a organisé une importante réunion le weekend écoulé à laquelle prenait place le président américain lui-même, sa Secrétaire d’État, Mme Hillary Clinton et l’ancien président Bill Clinton, afin de décider de la nouvelle crise née des élections du 28 novembre 2010. Ce n’était pas la première réunion, ce ne sera sans doute pas la dernière, mais les résultats resteront les mêmes parce que c’est l’implication de l’Internationale dans les affaires haïtiennes qui est le problème.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;A ce propos, il faut citer le diplomate brésilien Ricardo Seintefus, l’un des rares qui a cassé la corde traditionnelle diplomatique en critiquant ouvertement l’implication de l’Internationale en Haïti. Il a déclaré, et je cite, que : &lt;i class="spip"&gt;« s’il existe une preuve de l’échec de l’aide internationale, c’est bien Haïti »&lt;/i&gt;. Il poursuivait pour ajouter que « les coopérants sont pressés et Haïti est trop complexe pour des gens pressés ». Ce à quoi il faut ajouter que les coopérants agissent avec des recettes en poche, tandis qu’en sciences humaines les recettes conduisent toujours au désastre. L’échec de l’Internationale dans le continent africain, tels que : Soudan, Ethiopie, Centre-Afrique… et dans d’autres régions du monde est la conséquence de l’option facile, sans tenir compte des particularités régionale et nationale des peuples. On peut imaginer la suite, Mr Seitenfus va être convoqué par son chef hiérarchique afin de s’expliquer, il sera probablement démis de ses fonctions. C’est comme dans la Rome antique : &lt;i class="spip"&gt;« la femme de César doit être au-dessus de tout soupçon »&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Les valets locaux, quoique très présents, font face à une grave crise d’identité en tant que groupes sociaux. La bourgeoisie haïtienne, forte de ses descendants arabes et européens, a étalé au grand jour son égarement idéologique en tant que classe. Les riches, logiquement, devraient accompagner le candidat industriel Charles Henry Baker, dans sa marche vers la présidence. Cependant, dignes du mercenariat, ils se sont morcelés plutôt sous forme de mosaïque sans objectif de classe. L’important pour eux, c’est de se positionner stratégiquement afin de recueillir des dividendes du prochain pouvoir établi. Ils s’éparpillent chez tous les candidats ; certains ne jurent que par Jude Célestin, telles que les familles Baussan, Vorbe, Meys et Brandt ; d’autres s’alignent honteusement derrière Martelly, allias Tisimone, dont Tippenhauer, Colt, Bigio… pendant qu’une bonne partie finance la campagne de Lesly Voltaire, Jacques Edouard Alexis, Jean Henri Céant, Manigat…Donc, ils jouent à « qui perd, gagne ».&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Ces dernières semaines, l’énervement constaté chez les bourgeois en Haïti incite à des réflexions pertinentes. Les émeutes de l’après-publication des résultats du premier tour n’étaient pas prévues avec cette ampleur, vu que lavalas n’était pas de la course, parti qui a une réputation de casseurs. Finalement, les gens se sont rendus compte que l’instabilité sociopolitique n’a rien à voir avec Aristide, mais bien avec le comportement d’un peuple qui en a marre de la crapulerie dont font preuve les classes dominantes et leurs alliés pour le tenir dans la crasse. Une bonne partie s’en est prise à Michel Martelly qui, d’après eux, a mis des milliers de partisans dans la rue à partir des textes de messages envoyés par-ci par-là par l’intermédiaire de l’une des compagnies cellulaires de la place dont il serait actionnaire. Brusquement, « Tisimone » est qualifié de « populiste de droite », pour répéter Nancy Roc, comme si vraiment celui-ci tenait compte du clivage idéologique gauche-droite.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Traditionnellement dépourvue de vision, la bourgeoisie s’accroche toujours au gagnant et a peur de tout pouvoir qui agite la question d’institutionnalisation de l’Etat. Elle n’a pas un plan d’épanouissement de classe, voir un projet national visant le développement du pays. La communauté internationale et les politiciens traditionnels s’en servent pour torpiller dans l’œuf tout processus d’institutionnalisations dues, et paradoxalement l’USAID et l’Union Européenne dépensent des millions de dollars annuellement à travers des programmes dits de développement institutionnel. En fait, des artifices pour vider de l’argent à des responsables politiques alliés flanqués d’une organisation gouvernementale (ONG), par laquelle doit passer tout financement nécessaire à l’existence de ces groupes marginaux, qualifiés de partis politiques.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;René Preval, qu’on le veille ou non, n’est pas bête. En déplaçant le contrôle des élections du CEP à l’Organisation des États Américains, l’OEA, il a fait un calcul diabolique mais « intelligent ». Les candidats à la présidence, Martelly et Manigat, sont dans leurs petits souliers. Tous, deux admirateurs de l’Internationale, sont coincés et susceptibles de se voir décrier de leurs bases politiques s’ils osent cesser de jouer en bon enfant. Myrlande Manigat a le nez fin, elle renifle le parachutage de Jude Célestin, elle crie que &lt;i class="spip"&gt;« c’est une crise haïtienne, ce sont les Haïtiens qui devraient en trouver la solution »&lt;/i&gt;, et est contre toute solution « élaborée par l’étranger ». Trop tard, la crise a été créée et entretenue par l’étranger depuis 2004, donc l’étranger imposera sa solution.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;C’est dommage de voir un si bel esprit dominé par un soi-disant « pragmatisme », s’avilir pour le pouvoir qu’il pouvait gagner en écoutant seulement la voix du peuple. Cela confirme ce que Nancy Roc avait révélé il y a deux semaines à « Metropolis » et ce que Lesly Manigat a confié à un ami : &lt;i class="spip"&gt;« s’il faut vendre sa mère pour prendre le pouvoir il faut le faire, on la rachètera après l’avoir conquis »&lt;/i&gt;, fin de citation. Ce que le professeur a omis de comprendre, c’est qu’on peut liquider sa mère pendant seulement 4 mois de pouvoir, sans avoir le temps de la racheter parce que l’échéance est trop courte. Ou bien la mère peut être violée, torturée et même tuée…est ce que cela vaut le coup ?&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;L’Internationale, arrogante, a beaucoup d’explications à donner au peuple haïtien. D’abord, le phénomène du choléra qui s’étend au pays dans toute sa largeur et longueur. Les coins les plus reculés sont affectés de plein fouet par cette maladie venue d’ailleurs, disons du Népal. Des chercheurs de grand renom, notamment français et américains, ont retracé son origine à des troupes d’occupation. L’ONU, empêtrée, tourne en rond, veut se démarquer de sa responsabilité assassine contre un peuple qui était déjà à genoux depuis deux siècles d’exactions économiques, politiques et racistes, puis écrasé par le désastres naturel meurtrier du 12 Janvier 2010 et autres. Il semble qu’au lieu d’aider le peuple martyr d’Haïti à se relever, l’Internationale le condamne à mourir d’une diarrhée sévère jamais connue auparavant.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Déjà des soupçons pesaient sur le tremblement de terre du 12 janvier. Hugo Chavez, président de la république bolivarienne du Venezuela, avait retenu l’attention de l’opinion publique mondiale sur la possibilité que le séisme pût être provoqué par des manœuvres militaires dans la zone. Ajouter à cela les études non-concluantes sur laquelle des failles avaient provoqué le désastre, alimentant ainsi les rumeurs les plus fantaisistes. Tantôt c’est celle de Leogane, tantôt celle de la République dominicaine, ou une autre faille jusque-là inconnue, ce qui ne facilite pas un rejet total de la thèse de complot contre Haïti. Il est fondamental à ce que les Nations-Unies produisent des explications claires sur la provenance du choléra, comment est il arrivé dans le pays, et pourquoi ?&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Les circonstances particulières dans lesquelles les dernières élections se sont organisées dans le pays méritent d’être prises en compte dans toute analyse sérieuse. Coup sur coup, le pays est victime d’un rare tremblement de terre de 7.2 de magnitude, de sévères tempêtes tropicales, et le cholera importé des troupes d’occupation a déjà fait près de 3.000 morts et quelque 125.000 personnes infectées nationalement. Les dernières estimations parlent de 400.000 victimes pendant une courte période de 12 mois. Jusqu’à présent, plus d’un million d’âmes dorment sous des tentes où à la belle étoile dans la capitale, et des milliers d’autres déplacés dans les villes de province attendent dans l’impatiemment l’aide internationale et locale pour normaliser leur situation.&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Malheureusement l’aide tarde à se matérialiser !&lt;/p&gt;&lt;p class="spip"&gt;Joël Léon&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-3624802776365729108?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/3624802776365729108/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=3624802776365729108&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/3624802776365729108'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/3624802776365729108'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://joelleons.blogspot.com/2011/01/lextermination-programmee-du-peuple.html' title='L&apos;EXTERMINATION PROGRAMMEE DU PEUPLE HAITIEN'/><author><name>Joel  Leon</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00622702398713477536</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/-NxFM9Ei0ImY/Twn3fs_qjXI/AAAAAAAAABk/9-USxINryq0/s220/imagejpeg_2%2B%25281%2529.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-168850885015865029.post-5496465476726070357</id><published>2010-10-28T06:00:00.000-07:00</published><updated>2010-10-28T06:01:06.509-07:00</updated><title type='text'>ELECTIONS HAITIENNES: RENE PREVAL PRET A TOUT</title><content type='html'>ÉLECTIONS HAÏTIENNES: RENÉ PREVAL PRÊT À TOUT

Par JOEL LEON

« Zonbi ki goute sèl pa mande rete »

Le rejet de M. Jacques Edouard Alexis, grand ami du président Préval, comme candidat à la présidence du parti de celui-ci, INITE est une décision politique majeure qu’il m’a toujours été difficile de cerner, c'est-à-dire d’en saisir les dessous, les non-dits. Aussi, je m’étais mis à investiguer l’affaire.
D’après des sources bien informées appartenant aux deux groupes, c'est-à-dire Préval et Alexis, la rancœur du premier à l’encontre de ce dernier ne date pas d’hier. D’abord, c’est une lutte entre les nouveaux venus et les anciens, autour de Préval. Les nouveaux amis viennent presqu’exclusivement de l’ancienne opposition gnbiste. Ils sont considérés par les anciens, composés exclusivement d’anciens cadres techniques et politiques du parti Lavalas, comme des « transfuges ». Cependant, au fur et à mesure que le pouvoir s’éloignait de l’influence de l’ancien président Aristide, les « transfuges » se renforçaient autour du président Préval, le nouveau maitre des lieux, jusqu'à former un cercle solide et étanche allergique à toute présence jugée non conforme au cercle, «non pure». Parlant de pureté, en guise de fonder une organisation politique de type classique, Préval et ses « transfuges » ont, de préférence, donné naissance à une chapelle politique, dont le président est le seul chef suprême. Ces nouveaux gourous de la scène politique sont très avares, ils ne jurent que par une allégeance totale, dépouillée de tout soupçon. Ils ont fait plusieurs victimes, parmi eux Jacques Edouard Alexis et François Pierre-Louis.
L’ancien premier ministre Alexis a été rejeté en raison de ses prétendues liaisons avec des individus considérés comme des « non-purs ». Il ne faut pas oublier que le premier ministre actuel, Jean Max Bellerive, a été parachuté comme ministre de la Planification par un militant lavalas influent, du nom de Joe Cantave. Donc, Bellerive « représentait » lavalas, je dirais officieusement, au sein du gouvernement pluriel qui a vu le jour après l’investiture du président Préval en 2006. D’après les détracteurs de M. Alexis, ce dernier infiltrait au sein de l’administration publique des cadres proches de l’ancien président Aristide dans des positions peu visibles avec la possibilité d’être promus dans des fonctions plus sérieuses. A un certain moment de la durée, Alexis caressait l’idée de se présenter aux élections présidentielles sous le label d’un brassage lavalas/lespwa. Au début, cette idée fut bien reçue par divers ions qui gravitaient autour de l’atome, c'est-à-dire Préval, à condition que le leader en exil soit écarté de l’équation. Mais au fur et à mesure que la désintégration se poursuivait au sein du parti Fanmi lavalas, les « transfuges » changèrent de stratégie, et optèrent alors pour une politique de ratissage dur, consistant à récupérer le plus de militants influents possibles du parti lavalas et transformer le terrain politique en une terre brûlée pour ceux qui refusaient de s’aligner. On connaît la suite: Jean-Mary Samedi, Samba Boukman, Sò Ann et Yvon Neptune etc. ont été récupérés, d’autres jetés en prison ou contraints à s’exiler dans leurs propres pays.
D’après un membre fondateur du parti de feu Renaud Bernardin, Louvri Baryè, Préval fut un membre fondateur de cette organisation politique, quoiqu’il n’ait pas signé les documents constitutifs. Ceci expliquerait, toujours d’après ce cadre, que le parti ait été toujours présent aux côtés du président. Notamment, un cadre-dirigeant comme Marie Laurence Lassègue, François Pierre-Louis etc. Permettez moi que j’introduise ce dernier personnage, à ma manière bien sûr, dans le développement de l’article.
Je rencontrai M. François Pierre-Louis quelques mois après le départ de Jean Claude Duvalier en 1986. Administrateur d’Haïti-Progrès de l’époque, il jetait les bases de l’ « Assemblée populaire nationale » APN, qui allait devenir plus tard « Parti populaire national », toujours sous la férule du même maitre, M. Benjamin Dupuy. François incarnait l’anti-impérialisme pur et dur de l’époque. Il critiqua ouvertement les dirigeants du « parti unifie des communistes haïtiens », le PUCH, en les qualifiant de petits bourgeois anti-révolutionnaires et révisionnistes, parlant de René Theodore et de Max Bourjolly. Lui représentait l’aile extrême de la gauche en Haïti, projetant une image de lui-même du style latino-américain, c'est-à-dire un mariage entre les idées marxistes et le secteur progressiste de l’église catholique, appelé « Ti legliz » et inféodé à la théologie de la libération dont le chef de file fut Jean B Aristide. Lors, l’on s’interrogeait sur les possibilités de « christianiser le marxisme ou marxiser le christianisme ».
A partir des élections de 1990 et de la montée au pouvoir d’Aristide, des bouleversements profonds allaient prendre place au sein de la mouvance gauchisante, ce qui conduisit à des comportements politiques proches de la dérive morcelant ainsi ce courant de manière irréversible. François Pierre-louis, travaillait au ministère de la coopération externe en 1991, sous la direction de Renaud Bernardin. A dire vrai, il était toujours correct avec moi pendant tous les 7 mois d’Aristide au pouvoir. Nous nous sommes encore rencontrés en exil en 1994, là encore notre rencontre a été cordiale. Aujourd’hui, François est directeur de campagne de Jacques Edouard Alexis, après avoir traîné sa bosse à la Primature. Le parti Louvri baryè auquel il était affilié, finit par prendre publiquement ses distances par rapport à la mouvance présidentielle INITE. Donc, un choix clair et net est fait ! Cependant, certains membres du PPN accusent François d’être à l’origine de l’éclatement au sein du parti de Ben Dupuy au profit du candidat Jacques Edouard Alexis. Les mêmes le soupçonnent aussi d’avoir manigancé le rapprochement entre KOREGA et Alexis, sans oublier la récupération de militants du parti Lavalas au profit de son poulain candidat. Si l’on croit ses dévirées politiques, François serait un grand stratège qui affaiblit d’autres organisations politiques au profit de son candidat. Toutefois, il y a des considérations importantes qui méritent d’être prises en compte. Ou est passé l’anti-impérialisme à fleur de peau de Pierre-Louis ? Qu’en est il du discours anti-occupation des années 1986 ? Est-il frappé du phénomène des 3 âges qui a toujours dominé la classe politique haïtienne. Beaucoup de questions malheureusement auxquelles je n’ai pas encore les réponses.
D’après les stratèges de l’espoir, il est fort probable qu’il y ait un deuxième tour pour la présidence. Leur poulain, Jude Célestin, n’a pas le charisme qu’il faut, il est sans discours. Vu que nous sommes un peuple habitué au beau parler, Célestin doit trouver d’autres moyens pour réunir la grande foule. Pour combler ce manque à gagner, il compte acheter chaque vote au prix fort. La peur qui accapare « les transfuges » comme Paul Denis, Bob Manuel, Alix Fils-aime etc. est très profonde. Ils ne veulent pas au pouvoir un président ayant un quelconque lien avec Aristide. C’est pourquoi ils ne prennent pas de chance, ils écartent lavalas totalement du processus politique tout en restant à l’offensive afin de trouver la meilleure formule pour une mise à mort politique définitive de l’ancien président. Tous ceux qui tournoient autour de Préval sont cimentés par cette haine implacable. Tout retour d’un proche du président signifie la fin d’une ère ou tout simplement la fin du « prévalisme ». D’où la nécessité d’élaborer tous les scénarios possibles. Ils sont conscient que 6 des candidats les plus représentatifs ont un électorat semblable presqu’égal. 90% des votes seront partagés entre Myrlande Manigat, Charles Henry Baker, Jude Célestin, Céant, Jacques E. Alexis et Lesly Voltaire. Toute velléité de faire gagner Célestin au premier tour, comme prévu, est voué à l’échec, sinon il faut se préparer à massacrer plusieurs milliers d’hommes, femmes, jeunes et enfants. La stratégie du deuxième tour consiste à brandir le spectre du retour d’Aristide comme un danger imminent à l’ensemble de la classe politique afin de rallier toute l’opposition.
Officiellement, Lavalas n’a présenté de candidats à aucune fonction élective. Cependant, le processus électoral est bourré de candidats de tendances lavalassiennes. Qui plus est, ils ne cachent pas leurs appartenances politiques et ils se bousculent pour cet étendard. Cela confirme que la marrée lavalassienne est toujours active, érodée, certes, mais constitue le plus gros de l’électorat haïtien. Si cela se confirme, on aura au deuxième tour un candidat lavalas, probablement M. Jean Céant, en face de celui de la mouvance du président Préval. Donc, la lutte est entre les deux anciens frères jumeaux. D’un côté, Aristide, subissant les affronts de l’exil, mais conservant toujours la confiance de son peuple et de l’autre, René Préval au pouvoir, appuyé par la classe traditionnelle de pouvoir d’Etat, la communauté internationale et les institutions de l’Etat.
L’américain dit souvent de quelqu’un très déterminé à atteindre son objectif « He is out for Blood ». Une traduction libre adaptée à la psychologie de Préval pourrait s’énoncer ainsi : prêt à tout. Préval est prêt à tout faire pour conserver le pouvoir, parce que c’est une question de vie ou de mort. C’est à ce prix que Jacques Edouard Alexis a été sacrifié au profit d’un poulain plus sûr, loyal, ayant fait preuve d’allégeance et obéissant aux ordres du chef. En y pensant bien, on peut s’attendre éventuellement au pire, c'est-à-dire à des démonstrations musclées de la part du pouvoir, pour intimider, emprisonner, éliminer, disparaitre tout ce qui peut constituer un handicap à l’accession de Célestin au pouvoir. On a déjà vu l’exécution d’un plan d’élimination sélective en opération. La disparition de Lovinsky Pierre Antoine, le décès suspect du prêtre Gérard Jean Juste candidat potentiel à la présidence du mouvement lavalas, au terme de l’incarcération injuste dont il fut victime, et la mort subite de Jean Mary Samedi etc. Autant d’éléments qui laissent prévoir que les derniers jours précédant les élections seront les plus durs, assortis de coups imprévisibles.
Voilà en filigrane les enjeux politiques, les choix stratégiques, les décisions machiavéliques auxquels le peuple haïtien aura encore à faire face. Toute cette parade idéologique, politique et militaire est animée du désir fou de confisquer le pouvoir, perçu comme une source de richesse facile. Donc, le pouvoir pour le pouvoir !

JOEL LEON&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/168850885015865029-5496465476726070357?l=joelleons.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://joelleons.blogspot.com/feeds/5496465476726070357/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=168850885015865029&amp;postID=5496465476726070357&amp;isPopup=true' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/5496465476726070357'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/168850885015865029/posts/default/5496465476726070357'/><link rel='alternate' ty
