Saturday, August 21, 2010

QUELLE CRUAUTE! QUELLE HYPOCRISIE!

QUELLE CRUAUTE ! QUELLE HYPOCRISIE ! JOEL LEON Elle s’appelait Kennedy Rose (…) Rose, Rose, dis moi la cause Il a du se passer quelque chose Patricia Kaas Après avoir été kidnappé en 1989 dans son pays même par l’armée américaine,le Panama, déporté et emprisonné pendant 20 ans, les Etats-Unis, cette semaine, ont fait une passe courte à la France pour qu’elle soit punie aussi par les Gaulois aux yeux bleus. A Paris, il a écopé 7 ans de prison avec possibilité de mise en liberté conditionnelle au bout d’un an. Cependant, il n’est pas le premier à être victime de la justice punitive des dits civilisés. « Les empires n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ». Ces mots traduisent une réalité politique, stratégique et militaire qui a toujours marque le mode opérationnel des empires. De la pax Romana, en passant par la Britannica pour arriver à l’Americana, la cruauté et l’hypocrisie sont toujours les motrices d’action pour défendre les intérêts interétatiques ou intra-étatiques. Pas de respect pour leurs propres chefs. Le 22 novembre 1963, à Dallas, la capitale de l’état de Texas, John F. Kennedy, le 35eme président des Etats-Unis fut assassiné. La fameuse « commission Warren », créée pour enquêter sur l’exécution publique du chef d’état, est parvenue après dix mois, a ce que tout le monde savait déjà, Lee Oswald fut l’unique homme a avoir tué le président. Entretemps, on imposa à l’opinion publique américaine et mondiale un interdît de 75 ans afin de pouvoir consulter les documents relatifs à l’enquête. Kennedy voulait mettre fin a la guerre du Vietnam en réduisant l’influence de la CIA, se rapprocher de l’Union Soviétique après la crise des missiles, promouvoir le dialogue des peuples. Il symbolisait le changement, limité certes, mais révolutionnaire pour un dirigeant impérial. Il était devenu gênant pour le système. Cet acte crapuleux contre un chef d’état en exercice marque un tournant spectaculaire dans la vie politique américaine et mondiale, ouvrant sur ce que Dwight Eisenhower, ancien président des États-Unis, avait mis en garde contre, soit le danger du complexe militaro-industriel. Il était déjà trop tard, parce que le nouvel ordre était déjà en action et faisait sa première grande victime. Depuis, il n’y a plus de limites, les « black OPS » sont autorisées à défendre les intérêts des riches a l’intérieur des états qui les ont créées, originalement aux fins de le protéger. L’état est sacrifié au profit d’un petit groupe de nantis. Les mêmes pratiques qui faisaient rage dans le tiers-monde, notamment en Iran contre Mossadegh, a Cuba contre Fidel Castro, Indonésie contre Diem, Guatemala contre Jacobo Abenz, Chili contre Salvador Allende, Saint-Domingue contre Juan Bosch, Irak contre Saddam Hussein, plus près de nous Haïti, contre Jean B. Aristide. Les pays occidentaux eux-mêmes ne sont pas à l’ abri en cas d’actes politiques en faveur de leurs propres peuples, mais contradictoires aux grands intérêts, aujourd’hui, du grand capital financier international. Kennedy fut le premier d’une longue série. Les bellicistes « warmongers » croient s’il n’y a pas de guerre, il n’y a pas d’argent. La guerre est le principe de base de toutes sociétés avancées, elle est la logique des riches qui se vantent d’avoir sauvé l’Amérique contre une virtuelle récession avec la prise en main du système par le complexe militaro-industriel. Au nom de ce principe, ils ont fait disparaitre plus d’une génération de latino-américains. L’Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay…tous ces pays ont paye une dette lourde en termes de vies humaines avec dans l’intérêt de la pratique dite de « sécurité nationale » ou caudillisme. Si aux Etats-Unis, ils se servent de la mafia et autres groupes hétéroclites, a l’étranger ils hissent au pouvoir leurs hommes de main entièrement dévoués a leurs causes. Je peux citer, Augusto Pinochet au Chili, Rafael Videla en Argentine, Manuel Antonio Noriega du Panama, Saddam Hussein d’Irak… Fabrication de monstres humains Saddam Hussein, arrivé au pouvoir en 1968, avec le parti BAAS allait s’imposer comme homme fort pendant des décennies en exécutant bestialement des milliers de communistes sur la demande express des maitres de la centrale intelligence américaine. D’après Ali Saleh Sa’di, secrétaire général du parti BAAS de l’époque du coup « nous sommes arrives au pouvoir par l’intermédiaire de la CIA ». Il confirme ce que beaucoup pensent depuis longtemps. Le département d’état américain, écœuré par le revirement du premier ministre Irakien, Abdl al-Karim Qasim, vers les Russes et son retrait du pacte anty soviétique, avait signé son arrêt de mort. L’ordre de le liquider fut donne, Saddam Hussein, très jeune, à peine dans ses vingtaine, fut charge de commettre l’acte. Ainsi est connu le recrutement de l’homme qui allait devenir le cauchemar de l’Amérique. Apres le terrible attentat du 11 septembre 2001, les néoconservateurs en quête de guerre pour repousser le spectre de la récession, allait s’enliser dans la plus grande usure que l’humanité ait jamais connue. Sous des vocables humanitaires et démocratiques, ils envahissent l’Irak. Des citoyens peu habitues aux manœuvres déloyales de l’occident, se laissèrent berner par le caractère dictatorial du régime de Saddam pour appuyer l’invasion. 7 ans après, la raison mercantile de la guerre apparut au grand jour lorsque le gouvernement débuta par un décret autorisant la liquidation du patrimoine national Irakien en entamant la privatisation à outrance. L’objectif de la guerre devenait finalement clair pour les esprits moins avertis. Les multinationales affluèrent pour récolter les dividendes de l’invasion et occupation de l’Irak. Dans les années 60, c’était le temps du complexe militaro-industriel, 50 ans après, quoique toujours présent a travers Black WATER and HALLIBURTON, la prépondérance est accordée aux multinationales. Donc, Saddam, le produit de l’agence intelligence américaine, devenu bête noire devait être éliminé. La cruauté des anciens maitres de Saddam est implacable, ils veulent sa peau et ils l’eurent un beau matin de 13 décembre 2003. D’après Alfred Mendez, dans son livre « Blood for oïl », 5000 communistes ont été liquides sous les ordres directs de Saddam Hussein durant son passage a la tête de l’intelligence du parti BAAS, sur la recommandation et applaudissements des agents de la CIA. Quoiqu’il fut un pion dans les mains des bellicistes « warmongers » de Washington pendant longtemps, en assassinant et faisant disparaitre nombre de gens a leur demande, cela n’empêche pas qu’au jour du tourment, contre toute morale, Saddam fut liquidé comme un chien le 30 décembre 2006,apres tous les services rendus a l’empire. La domination en solo n’a rien modifié Apres la guerre-froide ou la fin du communisme, en termes de représentativité d’états, les naïfs rêvaient de nouvelles perspectives opposées a la logique terrifiante de l’après deuxième guerre mondiale. Avec l’affaiblissement des régimes se réclamant du marxisme-léninisme, l’intérêt national des états victorieux devraient logiquement subir des transformations profondes puisque le danger imminent avait été écarté. C’était mal comprendre la logique existentielle d’un empire, dont la survie est alimentée par une logique autoritariste consistant à faire courber les autres, plus faibles ou belligérants. La paix est en totale contradiction avec l’existence de tout empire. Il faut des conflits militaires, quand il n’y en a pas, il faut les inventer. L’occident-chrétien est devenu plus féroce militairement et scandaleusement plus riche, financièrement parlant, tandis que les pays pauvres s’enlisent dans la pauvreté et conflits martiaux. Ils continuent leurs « chevauchées sauvages » en incitant les habitants de la terre aux armes, donc leurs intérêts nationaux de jadis restent les mêmes. C'est-à-dire : 1-Suprématie militaire reste et demeure la priorité numéro 1 de tout empire ou prétendant à devenir un empire. 2-Profiter de la globalisation pour diffuser toutes sortes de ragots culturels et racistes aux peuples de la périphérie à travers les trop puissantes media. 3-Combattre les régimes juges trop forts ou indépendants. Il faut assujettir les peuples du tiers-monde à avaler toutes sortes de pilules contradictoires à leurs intérêts de peuple. 4-Libre-échangisme, comme model économique néocolonial est essentiel celles qu’a connues toute l’Europe jusqu'à la moitie du 20e siècle. 5-L’importance de préserver un climat de détente entre les états cupides de l’occident est fondamental. Ils ne veulent plus d’autres guerres fratricides, celles qu’a connues toute l’Europe jusqu’au milieu du 20e siècle. 6-Maintenir un climat de coopération avec les états en possession du nucléaire, ne faisant pas encore partie de la ligue des grands, tels que : Russie, Inde, Pakistan et Chine. L’engagement citoyen, notre seul salut Ces observations constituent l’essentiel de l’intérêt national de l’occident de l’après guerre-froide. Donc, pas de place pour l’harmonie entre les peuples, l’autodétermination des peuples, fin à la course aux armements. Rien n’a change, les assassinats politiques vont se poursuivre, le mensonge restera l’arme persuasive avant les incursions militaires etc. L’autre monde que nous rêvons tous est loin de naitre. Pour y arriver if faut un engagement citoyen réunissant les artisans de ce nouveau monde à travers la planète. On continuera à assassiner quotidiennement les Kennedy (John and Bobby), on recrutera de nouveaux Saddam et Noriega pour s’en débarrasser après comme des chiens, on créera encore de nouveaux monstres pour indéfiniment réprimer sauvagement les peuples. La redéfinition des systèmes politiques, économiques et culturels dépend de tous les citoyens du monde conscients de la terreur que les riches imposent aux affaiblis. JOEL LEON

HAITI: L'AGENDA MAFIEUX DE L'INTERNATIONAL

L’AGENDA MAFIEUX DE L’INTERNATIONAL JOEL LEON « L’occident mentait à l’homme noir, à l’homme jaune et a l’homme blanc. Il mentait au moins depuis quatre siècles a tous les colonisés de la terre » René Depestre (Alléluia pour une femme jardin) La communauté internationale a beaucoup d’agendas pour Haïti. Elle veut un état stable à la manière de la république Dominicaine ou les mouvements sociaux subissent les « lois du sacrifice pragmatique » imposées par les investisseurs étrangers. Il faut des élections pour assurer l’alternance politique sans violence, faire d’Haïti une extension touristique de la république Dominicaine, maintenir dans une cage le peuple revendicatif d’Haïti en l’arrosant de jobs dans les hôtels et restaurants, s’approprier silencieusement de la souveraineté nationale et envahir le pays d’homosexuels et lesbiennes pour satisfaire les désirs des riches pervertis. René Préval, par l’intermédiaire de ses conseillers canadiens, le connait très bien, l’agenda international, il s’impose comme le seul garant de cette stabilité. Les blancs le crurent jusqu'à ce que des manifestations nationales éclatent dans le pays réclamant sa démission. L’image qu’il s’était projetée de lui s’évapore a grande vitesse qui pousse les blancs à interroger ses multiples promesses. L’agenda international dépend en grande partie de la capacité des dirigeants à pacifier les masses populaires. Le prochain président d’Haïti sera un homme fort pour ne pas dire un « san manman » capable de rééditer le massacre de René Préval a cite soleil au mois de décembre 2008. QUELLE STABILITE ! L’international veut que des technocrates s’investissent du pouvoir en Haïti en vue de renforcer une classe moyenne haïtienne sans vocation et moribonde. L’administration publique, doit être dirigée par des cadres ayant étudié dans les grandes capitales occidentales. D’après cette Policy, c’est le seul moyen de stabiliser le pays en invitant plus de bouches autour de la table. Le problème c’est qu’a chaque coup d’état, traditionnellement conceptualisé et financé par la CIA, des cadres sont contraints à l’exil volontaire ou involontaire afin d’échapper a la chasse aux sorciers déclarée par le gouvernement issu du coup. Ainsi bon nombre de professionnels haïtiens quittent le pays, se refugiant sous d’autres cieux plus cléments que celui d’Haïti transformé en cauchemar par les puissances occidentales. L’exode de la classe moyenne est la conséquence de la politique de terre brulée pratiquée contre les masses revendicatives haïtiennes qui crée cette instabilité chronique. Les masses ne font pas partie de cet agenda cynique de renforcement de la classe moyenne ; on s’en fout pas mal, qu’elles crèvent ! Le seul problème c’est comment parachuter les technocrates au pouvoir pour s’assurer d’une certaine « stabilité ». L’expérience de Gérard Latortue a la primature après le coup du 29 février fut un projet pilote pour conditionner l’avenir. Son échec patent a mis cette tendance en détresse, car l’un des problèmes avec les technocrates en exercice, dans le tiers-monde et les pays de l’ancien bloc de l’est, c’est qu’ils ne pensent pas, ils mettent en pratique des recettes comme des robots, très souvent mal apprises et inadaptées. En guise d’amélioration, très souvent les technocrates conduisent les pays à des catastrophes économiques obligeant les dirigeants à faire marche-arrière sur les cadres indigènes. Gérard Latortue, s’est envolé sans pouvoir assister à la passation des responsabilités étatiques au nouveau locataire de la primature, parce que sa tête a été mise à prix dans les milieux populaires. Malgré tout, les technocrates venus de l’étranger sont indispensables aux élections à venir. Le suffrage universel, c'est-à-dire les élections, que l’occident promote à coup d’argent et de manipulations depuis plus de 50 ans, ne s’affirme pas toujours comme un outil déterminant et fiable a leur cause. Le cas d’Haïti du 16 décembre 1990, s’impose comme un échantillon incontournable de la fragilité du suffrage universel. Jean B. Aristide, le candidat des pauvres a fait une razzia au cours de ces élections, au prime a bord destinées a Marc Bazin. La participation massive des pauvres dans ces joutes à porter les « Policy makers » à revoir totalement leurs copies et recourir a la méthode sauvage de coup d’état pour se défaire du défi des masses. Cette arrogance des pauvres a été punie par plus de 5000 morts pendant 3 ans, naturellement, non sans résistance. Aujourd’hui, les transfuges ne seront pas admis, il faut des valets authentiques à la première magistrature de l’état. Donc, les élections ne seront que des formalités ! QUELLES ELECTIONS ! Comme je l’avais déjà ecrit dans « Haïti : eleksyon pike kole », les élections prévues pour je ne sais quand, seront une farce. Maintenant, il importe de comprendre pourquoi sont elles si colorisées avec ces multitudes de candidats folkloriques. Il ne faut jamais s’illusionner sur la capacité de l’occident a faire triompher sa cause, il le fait avec succès depuis plus de 2000 ans. Wyclef Jean et les autres sont là pour exciter de l’intérêt à la mascarade, parce que le peuple a d’autres chats à fouetter qui sont beaucoup plus fondamentaux que la comédie des « amis d’Haïti ». Pour cela, tous les moyens sont bons, y compris transformer le processus en un carnaval des fleurs animé par des musiciens en mal de pouvoir. Cependant, il ne faut pas négliger les technocrates qui sont aussi dans la course. Tout d’abord, déblayons le terrain ! Les occupants ne font pas confiance aux politiciens locaux. Sur le plan international, on a toujours eu ce problème avec Haïti, les impondérables sont trop courants dans notre histoire et déraillent souvent les calculs des plus grands stratèges du département d’état et des autres sphères d’intérêts politiques. Drôle de pays, drôle de peuple ! Au département d’état on n’est pas optimiste a propos de la mission confiée à Bill Clinton en Haïti. S’il est vrai que Bill n’est pas étranger à la politique haïtienne, néanmoins ses limites sont patentes en termes de mettre ensemble une grande frange de la classe politique au profit d’un candidat. La mission de celui-ci est sous haute surveillance parce que tous les paramètres ne sont pas maitrisés. Il y a une certaine affinité typiquement haïtienne que les étrangers n’arrivent toujours pas à comprendre dans le pays, le jeu des alliances. Dans ce sens, ils n’arrivent pas a trouver une formule capable de cimenter autour de leurs hommes appropriés une alliance durable parce que chaque haut fonctionnaire rêve de devenir chef d’état un jour. Les ennemis d’aujourd’hui peuvent conclure des alliances inimaginables en moins de 24 heures. Ajouter a cela que dans les réunions internationales, l’haïtien dit toujours oui, pour se renier plus tard sans aucune gêne ou aucune explication plausible. L’exemple le plus condescendant à ce niveau est le cas d’Aristide. Apres avoir passe 3 ans en exil aux Etats-Unis, on croyait l’avoir pris au piège. Or, après son retour, en quelques jours, une remise en question de tout un ensemble de décisions ou promesses étaient déjà en branle à l’intérieur d’un plan de rectification. Les Clinton ne pardonneront jamais ce spectaculaire revirement à Aristide. Donc, la réalité politique haïtienne reste toujours mouvante avec des politiciens qui sont maitres dans l’art du jeu de dilatoire, qu’ils soient de droite ou de gauche. A partir de cette lecture, rien n’est totalement joué à l’ avance dans ce pays. Cependant, il faut que coute que coute les hommes du département d’état soient au pouvoir pour s’assurer du succès de l’agenda décrit plus haut, dont des parlementaires dociles a la cause. D’AUTRES ENJEUX ELECTORAUX Depuis le départ forcé de Jean B. Aristide pour l’exil, le 29 février 2004, plusieurs dizaines d’accords internationaux sont signés par Gérard Latortue et René Préval. L’exécutif pose ses actes très souvent en dehors du droit de contrôle du parlement haïtien. Des dizaines d’autres attendent le nouveau parlement, donc les élections législatives sont plus importantes que jamais pour le pays. Tous ces accords sont liés avec les gisements de toutes sortes que le pays possède dans son sous-sol. Déjà des compagnies sont sur le terrain exploitant de l’or, sans que le bureau des mines puisse produire des explications à ce sujet. Il suffit de jeter un coup d’œil dans le « livre blanc » de Fanmi lavalas pour se faire une idée des richesses minérales que le pays a en réserve. Des rumeurs persistantes courent les milieux diplomatiques Haïtiens et les couloirs des Nations-Unies sur la forte probabilité qu’Haïti s’étende sur une réserve pétrolifère comparable à celle de l’Arabie Saoudite. Au Canada, le premier ministre Jean Max Bellerive, avait admis que le pétrole est bel et bien existé en Haïti. Sans compter, au bureau des mines, les demandes exploratoires des 4 plus grandes compagnies mondiales dans ce domaine. Donc, un parlement « koupyon » est nécessaire pour ratifier les accords antinationaux et promulguer des lois tributaires a la nation. Le combat pour la conquête du pouvoir exécutif se fait sous les éclats des media, mais l’autre lutte pour le contrôle du législatif se fait sans les regards du public qui, est beaucoup plus fondamentale encore pour le futur du peuple haïtien. Le parti de René Préval, INITE, le comprend absolument bien et s’investit à fond pour s’octroyer une majorité absolue au sein du nouveau parlement. « LOIS DU SACRIFICE PRAGMATIQUE » « Lois du sacrifice pragmatique » est une approche consistant à négocier avec les gouvernements des pays de la périphérie des termes invisibles, ne figurant nulle part, que les autorités du travail doivent fourrer dans la gorge des syndicalistes jaunes. Sous formes de « renforcement institutionnel et démocratique », des organisations comme l’IRI, MDI, Open Society, National endowment for democracy etc. sont la pour maitriser les organisations sociales et populaires. Les voyages à l’étranger dans des conférences ou séminaires sur le travail sont très courant, ce qui crée un sentiment de supériorité chez les dirigeants syndicaux par rapport aux masses salariales. Tout ceci dans l’objectif de créer un climat stable favorable aux investissements étrangers, d’après ce qu’on dit, indispensable a la croissance économique et création d’emplois. Pour eux, stabilité est synonyme d’obéissance aveugle, voir même d’abandon des droits revendicatifs des travailleurs de lutter pour améliorer leurs conditions de travail et de vie. En fait, ils d’une société civile haïtienne docile. L’agenda en cours n’est pas national, d’où la nécessite de le combattre du bec et des ongles JOEL LEON

HAITI: ELEKSYON PIKE KOLE

HAITI : ELEKSYON PIKE KOLE JOEL LEON « À quoi servirait la politique, si l’on ne pouvait gagner par des voies obliques le but qui ne peut s’atteindre par la ligne droite. » (Dialogue aux enfers-Machiaveli Nicolo) Dernièrement, je lisais un livre ayant pour titre : « Battles that changed history », sous-titré : « key Battles that decided the fate of nations ». C’est une compilation de guerres, qui eurent lieu de 1457 BC en Egypte, jusqu’a l’invasion d’Irak en 2003. Ces batailles, d’après les auteurs-historiens, avaient décidé le sort de tout un peuple ou d’une nation. A ma grande stupéfaction, le « combat de vertieres » n’a pas été retenu. Le seul qui a été non seulement déterminant pour la création de l’état d’Haïti et de son peuple mais, qui a mis fin a l’esclavage et en balayant en un tour de main sa base idéologique qu’est le racisme. J’ai envoyé un email à l’éditeur pour m’enquérir d’informations sur l’absence du combat de vertieres parmi les grandes guerres. On m’a répondu que ce combat n’est enregistre d’aucune part, de ce fait il est nul et négligeable. On comprend maintenant le comportement des pays et personnalités qui se disent « amis d’Haïti » ou qui défilent a la télévision avec des titres ronflants d’experts en affaires haïtiennes, et qui cependant qui ignorent tout de notre histoire nationale. Pourtant, ils décident du pouvoir politique. Je parlais a un ami qui est dans le secret des dieux, il m’a appris qu’au département d’état, des qu’on parle d’Haïti, le sujet est devenu personnel. C’est le dossier intime d’Hillary et de Bill Clinton. Certains prétendants se plaignent, du fait que cette réalité leur est défavorable, les Clinton ont fait une main basse sur le dossier haïtien et déterminé à parachuter l’un de leurs poulains au pouvoir en Haïti, et ils ont plusieurs valets. Décidément, Ils ne s’appellent pas ni Ray Joseph ni Jacques Edouard Alexis, ces messiers protestent avec force le fait que les yeux des Clinton convoitent d’autres têtes. Le cas de l’ambassadeur haïtien a Washington est typique, il a des ramifications très profondes au sein de l’administration d’Obama, au sénat et a la chambre des députés américains, considérant le fait qu’ils travaillent pour eux depuis de longues années, mais ses acquintances ne sont pas asse puissantes pour le placer au pouvoir, car le dossier haïtien est avant tout clintonien. Donc, les élections prévues en Haïti ne sont rien d’autres qu’une comédie. Tous les candidats sont des farceurs mélangés a des clowns. Par exemple, le dernier premier ministre d’Aristide, Yvon Neptune, se présente comme candidat a la présidence juste pour crédibiliser le scrutin, vu les menaces des clowns de l’ « opposition » pour boycotter les joutes électorales. Il a conclu un accord avec René Préval, consistant à lui attribuer un portefeuille ministériel pour son équipe au prochain gouvernement qui sera certainement « Inite-Clinton ». En Haïti, nous avons une triste histoire du genre à compromettre son intégrité morale et politique pour des miettes de pouvoir. François Duvalier avait conclu des deal avec des personnalités da la gauche des années 60 dont Edouard Berrouet et d’anciens fignolistes qui avaient accepte d’intégrer le pouvoir pour des fonctions publiques. Voila l’ambiance qui entoure les élections, d’un cote il y a les Clinton qui entendent contrôler le processus électoral, il y a des candidats proches de l’« American establishment » qui disputent chaque pouce de pouvoir. A partir de ce constat, le peuple haïtien n’a absolument rien à voir dans l’organisation de cette mascarade, qu’il s’abstienne de toute participation, parce que ces élections ne sont pas une priorité ni urgence pour transformer leurs conditions précaires d’existence. Les élections, priorité ou urgences La réponse est catégoriquement, non. Les raisons sont multiples, l’atmosphère générale n’est pas propice a des élections, il y a des préoccupations qui sont plus fondamentales. La réalité de l’après séisme qui a dévasté le pays est catastrophique, plus de 1.5 millions sont en situation totale de sinistrés. Ceux qui dorment à la belle étoile dans les capitales et autres zones envoisinantes sont extrêmement nombreux pour qu’on les délaisse au profit d’un exercice électoral, par-dessus tout non-crédible. Les élections ne sont ni urgentes, ni prioritaires. La construction d’habitats décents, la distribution de produits ménagers et alimentaires, la protection des enfants et des femmes enceintes face aux prédateurs de tout genre, la sécurité des déplacés, les conditions sanitaires…représentent les urgences et priorités. L’homme, dans ce carrefour spécial devrait être la priorité dans le pays, particulièrement à la capitale, non des façades électorales. Pendant toute l’histoire d’Haïti, l’homme n’a jamais été au centre des préoccupations d’aucun gouvernement, ce serait idéal si on décrétait une « saison pour les hommes » en ces temps de grandes privations. Ils le méritent bien ! La reconstruction concrète devrait être le slogan national et international. Tous les états ayant fait des promesses d’aide massive de l’ordre de plus de dix milliards de dollars devraient conjuguer un seul verbe : reconstruire. Le gouvernement haïtien à son tour devrait agir pour faciliter le débarquement de l’aide humanitaire venant du monde entier. Tenir un canal permanent de relations publiques pour tenir Haïti vivant dans les grands media du monde, et dans la diaspora haïtienne de partout. En commençant par alléger les lois de fonctionnement des douanes, des aéroports et de la frontière ; une façon d’encourager la solidarité internationale, particulièrement les haïtiens vivant a l’étranger. A cote de cette reconstruction physique, financière et logistique, il y a aussi l’aspect moral du peuple. Apres une si grave catastrophe qui a changée la société haïtienne irréversiblement, il faut un apport psychologique pour faciliter cette longue transition. Le peuple est mentalement malade, il a besoin d’un discours régénérateur pour pouvoir recommencer encore à rêver. Cette partie est réservée exclusivement aux dirigeants haïtiens, détenteurs du pouvoir politique, appuyé par la société civile nationale et progressiste. Ce n’est pas le cas, parce que le gouvernement haïtien n’existe pas. Un gouvernement national digne de confiance obtiendrait un mandat populaire et national par plébiscite pour un autre quinquennat. Le parlement haïtien jouerait le rôle légaliste, le peuple haïtien dans son écrasante majorité légitimerait une décision pareille. La communauté internationale croit dans la forme. La persistance dans l’organisation des élections est absurde et ne représente pas vraiment une consolidation des institutions « démocratiques » puisqu’elles ne sont pas démocratiques. L’exclusion du parti majoritaire du processus électoral, Fanmi lavalas, est l’exemple flagrant de son caractère « bidon ». Le projet de René Préval avant le séisme se poursuit, il veut confisquer tout le pouvoir, ceci avec l’appui des professeurs de la démocratie. Toutes les conditions se réunissent pour qu’il réussisse, la classe politique est toujours malade du spectre aristidien, la société civile est noyautée par le pouvoir a partir de la distribution de faveurs de toutes sortes, le mouvement populaire ne se relève pas encore totalement de la torpeur du 29 février 2004, absence de leadership solide et d’organisation politique mobilisatrice…Le président a le vent en pourpre. Il connait bien le rapport de force sur le terrain, il fonce sans regarder en arrière. Preval, un triste tacticien Au cours de la campagne présidentielle quasi muette de René Préval en 2005-2006, il n’avait fait de promesses à personne. A la question sur l’exil de l’ancien président, Jean B. Aristide, il s’est cache derrière la constitution pour répondre, à savoir que l’exil est inconstitutionnel. Une tactique duvaliériste qui lui permet d’illusionner le secteur populaire en acquiesçant leur vote massivement au cours des élections. Sous cette rubrique de retour d’Aristide, il a pris langue avec certains dirigeants de base de la mouvance lavalas, dont Monpremier, Jean-Marie Samedi (étrangement disparu) et Yvon du bel-air. Il a tenu en coulisses l’espoir de mettre fin à l’exil du président, mais tout en jouant la carte de l’américain comme si le département d’état est totalement hostile à une initiative pareille, cependant il négocie à ce propos. Au sommet du parti d’Aristide, il a fait des avances à SO Anne qui va lui livrer Yvon Neptune plus tard, il collabore avec Lesly Voltaire et Joseph Cantave, ce dernier lui a même présenté l’actuel premier ministre, Jean-max Bellerive, pour représenter Lavalas au sein du gouvernement… Il a exécuté le même scenario avec les acteurs gnbistes, il a distribue des miettes de pouvoir aux plus entêtés afin de calmer certains appétits politiques, mais aux élections il les écarte. La petite amie d’Evans Paul fut admise au ministère du commerce, Paul Denis fut le conseiller principal du président, qui a son tour recrutait des membres de son parti initial, OPL, dont le fils de Gérard Pierre-Charles, leaders historique de l’organisation. Chavannes Jeune fut représenté au gouvernement, en même temps il avait eu un petit démêlé commercial au palais, en gros chacun a eu un os a sucer .Quant au parti du défunt Renaud Bernardin, PLB, il l’a tout simplement soudoyé a travers Marie Laurence Lasègue et François Pierre-louis, respectivement comme ministre a la condition féminine et cadre supérieur a la primature. René Préval a de l’allégeance pour deux acteurs, l’international et le secteur des affaires haïtien. Il a pris le pouvoir avec eux, dirige dans le sens de leurs intérêts et entend tenir cap indéfiniment. Le mauvais calcul de l’opposition L’année dernière, quand le CEP avait écarté Fanmi lavalas du processus, les autres partis politiques accueillaient favorablement cette décision, maintenant ils sont entrain de subir le même sort. Les élections du 19 avril et 21 juin donnent une idée de ce qui va se passer prochainement, sur les 11 sièges de sénateurs, le parti présidentiel avait remporté 6, les 5 autres sièges étaient distribués de façon disperser aux autres partis politiques. En minorité au sénat, ils sont marginalises, le même scenario se répètera aux prochaines élections, les partis recevront encore des miettes. Un ancien ministre de Préval, maitre Camille Leblanc, a fait des révélations spectaculaires la semaine dernière sur le coup d’état électoral que prépare le président pour conserver le pouvoir. D’après Mr Leblanc, au cours d’une réunion avec les hommes d’affaires haïtiens, le président aurait dévoilé son plan dont l’objectif était de rassurer ceux-là un peu sceptique sur le futur de leurs intérêts. Le parti « Inite-Clinton » remportera 80% des sièges au niveau du sénat et de la chambre des députés, il retournera au pouvoir, cette fois-ci comme premier ministre à la manière de Vladimir Putin. La seule différence c’est que Putin est populaire dans son pays a partir des résultats concrets qu’il a à son actif. Mais Préval, lui, veut garder le pouvoir pour le pouvoir. Le coup d’avant du séisme se poursuit. L’amendement illégal de la constitution, la prolongation de son mandat, le vote de la loi d’urgence accordant plein pouvoir…sont autant d’éléments explicitant la volonté du président de remettre le pouvoir à un docile dauphin. Que faire Mobilisation nationale contre l’occupation du pays, d’un seul coup tout l’établissement politique s’écroulera. René Préval est un produit de l’occupation, le départ des blancs est fondamental pour qu’on arrive a des élections démocratiques dans le pays comme ce fut le cas en 1990. Il n’y a pas d’autres formes de procès, le pouvoir actuel ne garantit absolument rien, pas de compromis possible parce que le pouvoir actuel n’a aucune base morale. Toute politique électoraliste est un acte de trahison envers la nation, c’est aussi consacrer la perte de la souveraineté nationale et s’associer aux vendeurs de patrie. Il n’ya pas de demi-mesures, car « les questions mal résolues sont sans pitié pour le repos des peuples ». JOEL LEON

Saturday, March 7, 2009

LA LUTTE SE POURSUIT...

LA LUTTE SE POURSUIT...

Il n'y a jamais eu de cadeaux, il n'y en a pas aujourd'hui et il n'y en aura jamais demain. L'engagement militant est le seul salut.

Par Joël Léon

En 1991, après l'échec du coup d'état dirigé par les durs du parti communiste de Russie, Boris Eltsine décidait d'interdire celui-ci de tout fonctionnement dans le pays au nom de la démocratie. A l'aide d'un décret, Eltsine mettait formellement et légalement ce parti en quarantaine. Au mois de mai 2003, le gouvernement irakien, issu de l'invasion américaine, prenait un décret similaire de bannissement du parti BAAS qui dirigeait le pays d'une main de fer depuis 1968, soit 35 ans de règne sans partage.

En Haïti, la constitution de 1987 interdisait, non pas un parti, parce que le régime n'était pas réellement organisé en parti, mais tous ceux qui avaient occupé une haute fonction politique ou administrative sous la dictature des Duvalier pendant leurs 30 ans de règne.

Ce sont quelques cas récents ou les vaincus durent subir la justice des vainqueurs. L'histoire est truffée de ces cas où la conjoncture s'impose fiévreusement à la structure et à la raison.

UN CONSEIL ELECTORAL APPRENTI SORCIER

La dernière sortie du Conseil électoral provisoire est tout à fait anachronique dans toute l'histoire moderne de la politique. Le conseil nous renvoie à des années en arrière, c'est-à-dire l'époque des baïonnettes, où la victoire était au bout du fusil, quand les élections étaient organisées martialement par le ministère de l'intérieur. Cela me rappelle étrangement le sort de mon héros, Anténor Firmin. Lui qui croyait au suffrage universel et symbolisait la modernité, dans un temps où les esprits les plus éclairés, parmi eux Solon Ménos, compatissaient avec le chantre du caudillisme. Vous connaissez l'histoire, Nord Alexis l'avait contraint à l'« option dramatique » qu'est la guerre civile, où l'une des plus grandes épopées nationales a eu lieu, lorsque Hammerton Killick refusa d'abandonner le navire « La Crête à Pierrot » aux Allemands. Il s'est fait sauter en mer avec le bateau après avoir débarqué l'équipage, c'était en un beau jour de 1902. Bref, le maestro Anténor Firmin, pour parodier Jean Price Mars, fut contraint au combat et à l'exil pour faciliter l'avènement du général Nord Alexis au pouvoir.

Le conseil électoral provisoire a, dans une tentative grotesque, banni le parti le plus populaire du pays. L'aspect le plus théâtral, c'est que cela s'est fait sans l'implication directe du gouvernement de la république comme ce fut le cas de la Russie ou d'Irak. L'autre répétait toujours que « nous sommes un peuple de marrons », il semble qu'il avait raison. René Préval a réalisé le plus grand marronnage du siècle en se cachant derrière quelques avatars du CEP. C'eût été plus élégant, si le gouvernement avait pris un arrêté présidentiel empêchant les activités politiques de FANMI LAVALAS dans le pays. Au moins on aurait pu déterminer la vraie nature de l'homme de Marmelade. Trop lâche, on se perd dans le labyrinthe sans fin de la traîtrise et du reniement.

Pour ma part, toute élection organisée pendant l'occupation du territoire national a très peu d'importance. Cependant, les pratiques utilisées pour procéder au rejet des candidats du parti Lavalas sont carrément répugnantes et frisent la démence. Ces élections font peur à la vieille classe politique traditionnelle, composée exclusivement de dirigeants usés et sans projets. La participation du parti Lavalas à ces élections, quoique peu claires en termes d'agendas législatifs de groupes, apparaît comme un élément perturbateur. Le coup du 29 février 2004 n'est pas encore terminé, car l'objectif fondamental est d'expulser les masses populaires de la scène politique au nom du combat contre le populisme. C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre les événements de 2004. Il faut transcender la personne d'Aristide pour en saisir la moelle, c'est à dire le caché. Mais les peuples, ils sont trop têtus et intelligents pour se faire prendre. Ainsi, ils ont joué la carte de René Préval afin d'assouplir le climat de répression établi sous Latortue, tout en restant à l'offensive afin d'exploiter toute opportunité pour se repositionner sur l'échiquier politique. Les prochaines élections sénatoriales représentent cette opportunité, ils la saisissent. Pris de panique, le gouvernement et ses alliés poussent l'audace jusqu'à tenter d'évincer tout un parti du processus électoral. C'est un coup de maître, l'objectif réel est de ne plus organiser d'élections parce qu'ils ne peuvent pas les gagner ou les organiser sans les représentants du peuple.

LES RESERVES DU SECTEUR PROGRESSISTE ET NATIONAL

Par contre, il y a un problème fondamental qui prête à confusion chez une multitude de progressistes. Les candidats Lavalas, quoiqu'issus de la matrice du peuple, n'ont pas un agenda clair concernant des problèmes cruciaux qui font honte à la nation. Par exemple, la désoccupation du territoire national et le départ ipso facto des blancs de la terre de Jean-Jacques Dessalines, un arrêt à la liquidation des patrimoines nationaux, l'imposition d'un agenda national axé sur la production des biens et richesses indispensables à la dignité nationale. Les termes de campagne des candidats Lavalas sont inconnus du grand public. Où est le discours mobilisateur et libérateur des années 90 ? Il est temps qu'on renoue avec ce pacte. Les candidats d'aujourd'hui devraient être le prélude à cette grande retrouvaille pour la redéfinition d'une nouvelle stratégie de lutte et d'exercice de pouvoir. L'absence de ces mots d'espoir diminue la portée historique de ces élections législatives, et représente un danger imminent pour le grand combat psychologique des années à venir.

COMBATTRE L'OCCUPATION EST NOTRE SALUT

Tout ceci constitue un handicap en termes d'agendas populaires et d'actions concrètes nécessaires pour une mobilisation générale contre les occupants. Si le parti Lavalas est incontestablement celui des masses haïtiennes, par contre il y a déficit au niveau de l'agenda du parti. En ce moment précis de notre glorieuse histoire de peuple, le parti devrait pondre devant la face du monde son ambitieux programme qui doit être national et populaire. Par exemple, exiger le départ des forces d'occupation est une revendication nationale, un programme de reformes agraires est une nécessité populaire. Le départ des forces étrangères doit être une victoire à l'actif des organisations matrices du peuple. La lutte contre l'occupation doit faire partie de l'histoire politique des militants d'aujourd'hui. Donc, l'agenda du parti doit être le départ inconditionnel des militaires étrangers. L'insertion de ces points dans le discours politique de notre temps s'impose, car ce sera notre référence de partisans à l'image des FTP. Plus de 60 ans après, cet engagement communiste reste une référence historique pour demain: l'implication des camarades communistes français pendant la deuxième guerre mondiale contre l'occupation Allemande, à travers les « Franc-Tireurs Partisans (FTP). Aujourd'hui encore, dans le subconscient des Français repose le spectre du devoir en cas de répétition de la situation de 1944 en France. Voila à mon avis, le sens du combat pour la participation du parti aux élections sénatoriales de demain.

Il n'y a jamais eu de cadeaux, il n'y en a pas aujourd'hui et il n'y en aura jamais demain. L'engagement militant est le seul salut.

Joël Léon

HAITI : RENE PREVAL, TYPIQUE REPRESENTANT DU PASSE

HAITI : RENE PREVAL, TYPIQUE REPRESENTANT DU PASSE

Par Joel Léon

Dans son livre, « War of the world », l’auteur, Mr Niall Fergusson a cite trois facteurs qui attiseront la violence et l’instabilité dans le monde pour le 21e siècle. Premier constat, les conflits a base ethnique et théologique sont les plus violentes dans toute l’histoire de l’humanité. Les zones géographiques telles que, L’Afrique, l’Asie et les états du Moyen-Orient seront particulièrement chauds. D’une part il y a les conséquences de la séparation arbitraire du continent africain par les européens qui vont créer de nouveaux conflits sanglants entre les groupes ethniques qui s’affronteront sans répit, parce que cherchant leurs repères culturelles et anthropologiques. D’autre part, il y a les adeptes de l’Islam qui sont en croisade contre l’ouest, parce que se sentant menaces par les invasions judéo-chrétiennes des lieux comme l’Irak, l’Afghanistan et la Palestine. Le prétexte qu’ils attendaient depuis longtemps pour déclencher leur antifada mondial a été présenté sur un plateau d’argent par la politique offensive américaine axée sur la guerre préventive.

Deuxième constat, l’instabilité économique, particulièrement cette crise financière qui bascule les états dans la récession est une source de conflits à long terme, parce que nul ne prévoit avec certitude sa fin. C’est la première grande crise du monde tendant vers la globalisation. Et la encore, les états tiers-mondistes qui végétaient dans la privation et la misère n’arriveront plus a sortir. Donc, la multiplication des conflits intraetatiques sera ingérable a la dite « communauté internationale », ce sera tout simplement la fin d’un monde.

En dernier lieu, toujours selon Niall Fergusson, Le déclin de l’empire constitue une menace directe qui attisera les adeptes de la violence à régner. « Quand les structures impériales sont chancelantes, les luttes politiques pour le pouvoir sont les plus sanglantes ». Un monde, dépourvu du tuteur traditionnel en déclin, prendra du temps avant de se rééquilibrer, voir s’autogouverner, c'est-à-dire sans la présence d’un état impérialiste.

En ce sens, il nous faut des dirigeants ayant une large connaissance du fonctionnement des mécanismes systémiques du capitalisme mondial. Des citoyens avec une vision claire des menaces qui planent sur les peuples, spécialement ceux qui font face a des divisions ethniques et rancoeurs historiques. Finalement, il est indispensable d’avoir aux affaires des hommes habiles ayant la capacité de grouper sous leurs leaderships, des équipes spécialisées dans chaque domaine pour affronter les grands défis qui vont avoir des incidences sur toues les nations. A la manière d’Anatole France, je dirai que « pour accomplir de grandes choses, nous devons non seulement agir, mais rêver aussi ; non seulement de pouvoir planifier, mais aussi de croire ». Haïti a-t-elle les ressources politiques, intellectuelles et stratégiques pour affronter les incertitudes de ce monde ?

RENE PREVAL, UN CAS TYPIQUE DE LA DEMAGOGIE

Un ami, parlant du président René Preval, disait toujours que cet homme n’a pas de colonne vertébrale, de ce fait il ne peut se tenir debout. J’ajouterai, pour dire que l’actuel président d’Haïti est juste un ignare. Il n’est pas qualifie intellectuellement et stratégiquement pour mener la nation vers le Nirvana. Il n’est pas en mesure de cerner les grandes transformations de ce monde, donc incapable d’apporter les moindres remèdes aux maux dont souffre le peuple haïtien.

« Civilisations, nations et états peuvent disparaître de plusieurs façons. Ils peuvent être envahis et passes par les armes, comme ce fut le cas de Constantinople en 1453. Ils peuvent être annexes par des Empires, comme les villes Grecques le furent par les Romains, et les Allemands par la Prusse. Nations peuvent être morcelées, dissoutes, séparées, comme la Yougoslavie, l’Union des républiques socialistes soviétiques, la Tchécoslovaquie… »

Juste un regard lumineux laisse comprendre qu’Haïti doit être dirigée par des élites éclairées, dotées d’un grand sens d’urgence et de la menace qui nous guette. Nous vivons un temps spécial ou rien n’est stable. Les vérités de jadis, affichent leurs limites patentes, le monde est astreint à définir d’autres paramètres pour sauver le défi que représente l’espèce humaine. Nous sommes a l’heure de la grande incertitude ou une profonde redéfinition s’impose a nous tous. Finis le temps des leaders de casernes, car les troupes rejettent déjà le tempo du manuel militaire. Nous sommes à un carrefour ou tout est à revoir ou à créer. Apres l’échec d’ENRON, l’escalade du déficit budgétaire américain, la crise immobilière mondiale…le capitalisme ne sort pas renforce, au contraire l’état est réapparu dans son apparat de gala comme sauveteur avec l’ambition de durer.

Les concepts sacres, comme nature, religion, gouvernement…sont revus. « Tous les états sont profondément les conséquences des arrangements sociaux (…) En fait, ils sont tous des artifices temporaires (…) Dans les prochains cent ans a venir…La nation telle qu’on la connaît sera dépassée, obsolète… ». Les élites haïtiennes, sont elle prêtes pour ces grandes transformations, non. Sinon, René Preval ne saurait être à la tête des affaires en Haïti.

L’année dernière, le président a choque tout esprit lucide, lorsqu’il a brusquement réalisé que le pays a besoin « D’un plan économique et social ». Il a pousse ces cris après plus de 8 ans de pouvoir. N’est ce pas de la manifestation d’une dimension de retard mental ? René Preval a mené campagne sans un programme social, ni un plan économique, pas même un discours politique, sur lesquels les masses, flanquées de ces dirigeants, devraient se baser pour le hisser au pouvoir. N’est ce pas de la faiblesse organisationnelle ou l’ambition de pouvoir qui a aveuglé les avant-gardistes a jouant son rôle de mémoire par rapport au peuple. En passant, il faut rappeler que l’homme de Marmelade est un tonneau vide qui ne peut tromper personne, parce qu’il ne fait pas de bruit.

C’est l’heure d’éclater la marmite, la traîtrise est consommée et l’agenda impérialiste a le vent en pourpre. Les réactionnaires envahissent toutes les avenue du pouvoir, le régime politique n’a ni boussole, ni vision…Donc, plus question d’espoir, c’est le règne du désespoir. Souvent, la seule façon d’empêcher toute amputation, a cause de la gangrène, c’est de dire la vérité aux patients et aux familles. Dire les 4 vérités s’imposent ! D’abord, les détenteurs des richesses nationales.

LE RICHESSE NATIONALES EST AUX MAINS DES NON-NATIONAUX

Les intellectuels haïtiens, sous le couvert de lutter contre le préjudice, commettent une erreur grave consistant à nier une vérité qui saute aux yeux. Il y a en Haïti un problème anthropologique et culturel, pour ne pas dire de discrimination raciale. Les hommes a peau claire, kidnappeurs des richesses nationales, n’arrivent pas a s’identifier comme des nationaux. Leurs rôles de capitalistes ou bourgeois (amasseurs de profits à partir de l’exploitation de l’homme par l’homme) sont limites à la tribu naissante de souche moyen-orientale. Ils ne marient pas leurs destins avec celui d’Haïti et du peuple haïtien. Apres plus d’un siècle dans le pays et de plusieurs générations, leurs approches des problèmes nationaux se font toujours sous un angle racial et artificiel. Ils n’ont jamais présente aucune vision d’intégration dans le pays, le spectre de former une « espèce supérieure » hante encore l’esprit raciste de leurs descendants. Donc, aucune ambition de voir Haïti se défaire du sous-développement, qui est devenu la signature du pays sur le plan international. A l’étranger, ils s’identifient aux latinos plus qu’aux negres des caraïbes, heureusement les blancs sont plus racistes qu’eux. Ils n’accepteront jamais de transfuges ni dérivés.

Le fait d’ignorer l’existence de ce problème ne contribue pas à le changer, au contraire il a tendance à l’empirer. La meilleure façon d’aider ce groupe à l’intégration est de pointer le problème du doigt. Aux Cayes, l’ancien président Aristide a fait un rappel sur le comportement des élites face a des sujets indigènes sortis des entrailles de ce groupe « Dont les pères sont en Afrique». Malheureusement, heurte par « les kidnappeurs psychologiques de 2003 » il a fait marche arrière, évitant ainsi de poser pour la première

Fois depuis 1946 ce problème majeur de cohabitation Indigène/Intrus.

L’investissement des hommes d’affaire haïtiens en république dominicaine a une signification profonde et justifie ce problème énoncé plus haut le dualisme culturel entre l’Afrique militantiste et le non identitaire. Ils justifient cet abandon du pays par l’instabilité qui y règne, mais ils ont introduit cette forme chronique dans le pays en finançant le coup d’état du 29 septembre 1991, contre le premier président sorti des urnes de toute l’histoire nationale. C’est un mauvais augure qui hypothèque l’avenir de la démocratie en Haïti en ouvrant le maudi secret a des non inities. Donc, la fuite des capitaux locaux vers le voisin de l’est a été voulu, vue que les minorités de descendance européenne dictent les lois là-bas sans trop de conflits, les renforcer comme substitut pour l’avenir est une approche non négligeable.

Encore une fois, il faut revisiter la réalité sociopolitique haïtienne mais, cette fois avec des yeux scrutateurs dépourvus de tabous. L’avocat général américain, Eric Holder, a dit que «l’Amérique est une nation de lâches » des qu’on parle de race. C’est une façon d’agiter cette question qu’on feint d’ignorer. La réalité haïtienne n’est pas différente, poser le problème sous un angle de classe dans les deux pays, vous réaliserez que la domination de classe se fait aussi par un empire de race. Ceux qui détiennent les moyens de production sont aussi ceux qui jouissent de la suprématie raciale. « Goldman Sachs » a prévu un taux de chômage oscillant entre 6 a 7% nationalement aux Etats-unis, chez les noirs, le taux avoisinerait les 11%.

En Haïti c’est le même scénario, même si je ne suis pas en possession de statistiques exactes, mais la réalité s’exprime d’elle-même. Il est temps à ce que les intellectuels haïtiens commencent par aborder ce problème de race dans le pays, non pas pour l’exploiter à des fins politiciennes ponctuées de haine épidermique. Cependant, comme une façon de réévaluer notre apport de negre dans la balance internationale comme « premier épître negre indépendant du monde ». Nous devons nous assumer non seulement en termes de tragédie socioéconomique, mais aussi et surtout en libérateur conformément à notre histoire. Il faut réveiller la nation !

Cette inégalité criante qui existe dans le pays annonce des émeutes comme celle de 2007. Pour cela, il faut débattre de ce problème national afin de porter les riches à jouer leurs rôles de capitalistes en renforçant la netteté de la classe protalerienne par des investissements massifs et nationaux. Le relèvement du niveau de vie en Haïti est indispensable à tout processus de stabilisation, sinon la menace d’une révolte est plus qu’actuelle.

FINIS LE TEMPS DES LEADERS DE PONTS ET DE ROUTES

A chaque fois qu’on présente le bilan des réalisations d’un gouvernement en Haïti, on constate la construction de ponts, de routes, d’écoles, de place publiques…Mais l’absence de l’engagement de l’état d’Haïti à travers un plan national de développement se fait sentir plus que jamais. C’est le règne absolu de l’anarchie. Le développement économique et les progrès sociaux ne se mesurent plus uniquement en quantité et qualités, mais surtout en vision pour les générations à venir, d’où l’intervention de « brain power ». Les projections s’étendent sur un siècle ou plus, l’engagement citoyen, en particulier les élites, doit être stable et transcendantal des régimes politiques.

René Preval n’a pas l’étoffe de cet homme élégant et inspirateur, il est du passe et j’assume qu’il y reste la, sinon il ferait déjà la transition. Il rappelle les caudillos du 19e siècle. On ne peut pas diriger au 21e siècle avec des recettes périmées datant de plus de cent ans. La construction de routes doit intégrer à travers un projet global, les routes doivent représenter un facteur facilitant le développement humain, ceci est valable aussi pour l’éducation. Les édifices d’école ne sont pas plus importants que l’enseignement dispensé, et cela doit faire partie d’un plan global axe sur l’haïtien que nous aurons besoin pour le prochain siècle.

HAITI ET LA NECESSITE DE SE FAIRE UNE AUTRE IMAGE

Haïti, quoique petite en termes de géographie, peut s’imposer mondialement comme une grande nation. Les nations de l’Europe qui ont traverse l’Atlantique pour imposer leurs lois n’étaient pas de grandes entités géographiques. L’Espagne, France, L’Italie, le Portugal…elles envahissaient tout un continent en profitant de leurs avances techniques.

L’exemple de grandeur est celui de Megas Alexandros (356-323 AC, Alexandre Legrand), roi de la Macédoine, une contrée de la Grèce antique, a conquis presque le monde connu de son temps. Il a detruit l’empire perse, Anatolie, Syrie, Phoenice, Judee, Gaza, Mésopotamie…Il a poursuivi jusqu'à Panjab, l’Inde. Macédoine n’était pas géographiquement un grand pays, à la tête d’une armée disciplinée et aguerrie sous le leadership d’un visionnaire s’est fait une place de référence dans l’histoire.

La république bolivarienne du Venezuela, joue un rôle mondial de premier plan, sous la baguette de Hugo Chavez. Avant son avènement, Venezuela n’était pas représenté sur la scène internationale ; Aujourd’hui, son leadership l’a propulse au plus niveau des échanges entre les nations. D’où la nécessite d’avoir des visionnaires aux affaires en Haïti. Non des bâtisseurs de routes, non plus des « machomen », des valets, des assoiffes d’argent…Comme je l’avais dit dans l’un de mes articles, la présidence a un caractère sacre, parce que les peuple sont sacres. Pas besoin d’être président pour gagner de l’argent, les plus riches citoyens du monde n’ont jamais occupe une position publique. La présidence a un aspect de noblesse qui mérite d’être conserve, elle reflète la nation dans toute sa profondeur. René Preval qui joue au viveur partout où il passe, ne fait que salir l’image du pays, en vrai chef du tiers-monde, il projette une vision d’irresponsabilte qui atteint tout haïtien, qu’il soit du dehors ou de l’intérieur. Il n’est pas le dirigeant d’aujourd’hui ni de demain.

Définitivement, Haïti n’a pas de chance. Le 21e siècle est mal parti, un coup d’état suivi d’une invasion militaire ; une occupation domestiquee, une classe politique usée et fatiguée et un président en dessous de la moyenne. Le peuple à deux responsabilités, assurer sa survivance en renforçant l’unité nationale et rétablir la dignité de l’état dHaiti en passant plaçant des leaders éclairés et progressistes aux affaires.

Joel Léon

Friday, June 13, 2008

EMEUTES DE LA FAIM, OU LE REJET DU PROJET INTERNATIONAL

Emeutes de la faim, ou le rejet du projet international Joel Leon Les habitants des pays occidentaux ont soudainement decouvert que la faim tue dans le monde, et que plus de 800 millions d'ames y sont menacees quotidiennement. Ils sont stupefaits de voir des millions de personnes dans les rues scandant des slogans hostiles non seulement aux dirigeants nationaux, mais aussi a des gouvernements etrangers complices. Un ami amerciain m'a demande avec un dedain de frustation, « comment se fait il que des affames responsabilisent mon gouvernement de la famine qui les menace ». Jusqu'a present les familles americaines depensent seulement 16% de leurs revenus pour l'achat de nourriture, comparativement a d'autres pays ou les habitants depensent plus de 75% de leurs maigres salaires pour la consommation d'aliments. Dans un sens, les emeutes qui ont saccage plus de 35 pays dans le monde ont leve la voile sur la profondeur et l'extreme urgence d'agir vite afin d'eviter une hecatombe humanitaire. Si dans les pays industrialises, vagabondant dans la sur-alimentation, les dirigeants ne font pas cas de la famine comme une menace immediate, dans ceux sous-developpes, la famine constitue un sujet d'actualite incontournable. Et pourtant des signes previsibles annoncaient deja des eclatements sociaux dus a l'augmentation vertigineuse des prix des produits de base. FIDEL CASTRO, LE SAGE VISIONNAIRE Le president de l'Ouganda, Yoweri Museveni..., a declare a propos de Fidel Castro, et je cite : « Fidel Castro, lui qui est toujours critique par l'occident, avait predit ce phenomene dix ans deja(emeutes de faim). Il m'avait dit que si la consommation excessive de l'occident, par une minorite, n'est pas consideree, qu'est ce qui arrivera lorsque les chinois joigneront le groupe ? Et c'est deja arrive » . Cette analyse est le resultat d'une serie de constats faits a partir des politiques economiques et sociales des puissance imperiales. Donc, la hausse des prix des produits de base est la consequence d'un choix economique et politique en vue de renforcer la domination imperialiste. Du debut de l'annee, pres de 40 emeutes de faim ont eclatees dans le monde, les unes plus violentes que les autres. Haiti, la premiere republique noire du monde, a payee un lourd tribut, une semaine d'emeutes avec un bilan de 6 morts et des dizaines de blesses, les degats materiels sont incalculables. Ce qui a donne lieu a un vote de censure du senat contre le premier ministre Jacques Edouard Alexis. Ironiquement, soit deux semaines avant, ce dernier fut felicite par Dominique Strauss-Kahn, directeur general du Fonds monetaire international,FMI, « Pour les importantes realisations du gouvernement, en particulier le retour a un taux de croissance positif... ». Le peuple haitien a apporte un dementi formel face aux declarations mensongeres du responsable du FMI, en scandant des propos hostiles aux riches de la planete et les forces d'occupation presentes en Haiti depuis plus de 4 ans. Avec « L'idee sinistre de transformer des aliments en carburant », pour repeter Fidel, « plus de trois milliards de personne sont condamnees a mourir prematurement de faim et de soif dans le monde ». Le compte a rebours a deja commence. Ce que les dirigeants occidentaux n'ont pas prevu, c'est la reaction des peuples. « La diversion du mais dans les tanks des voitures » est inacceptable aux peuples affames. Sous le couvert de lutter contre la pollution, des puissances imperialistes se preparent a coerciser la doctrine de « Le monde nous appartient » dans sa phase la plus sensible qu'est le ventre des citoyens. Les peuples vont resister, ils resistent deja, la resistance se globalise, elle sera plus forte jusqu'a sa transformation en un torrent irresistible contre le projet affameur des riches. De la se degageront les nouvelles pistes de reflexion afin de faire face a la montee vertigineuse des prix des produits alimentaires. Le monde a produit suffisamment pour nourrir tous ceux qui habitent la planete. Il n'y a pas de raretes alimentaires D'apres un rapport sur le dossier de la faim, « Pour mener une vie active et en bonne sante, un etre humain a besoin de 2400 calories par jour. La population mondiale permettrait d'offrir a tous les habitants de la planete 2700 calories par jour ». Donc, les stocks de nourriture que gaspillent les gouvernements occidentaux a travers « l'empire de la rarete » pour maintenir l'equilibre des prix, et les vieilles habitudes de leurs habitants a jetter dans les poubelles des tones de nourriture sont des elements a prendre en compte dans le cadre d'une lutte fraternelle contre la famine. La transformation du mais en carburant est « un crime contre l'humanite », selon le rapporteur special pour les Nations-unies en matiere d `alimentation, Jean Ziegler. Les peuples vont se battre a chaque coin de rues pour congedier ce crime humanitaire. Robert Zoelick, president de la banque mondiale et neo-con endurci, a declare et je cite « Pendant que beaucoup de gens ont du probleme a remplir leurs voitures de gaz (habitants des pays riches), d'autres dans le tiers-monde sont de plus en plus en difficulte a remplir leurs ventres quotidiennement ». Une verite absolue sortie de la bouche d'un homme qui a contrbue lui-meme par ses idees a affamer les peuples du sud a travers ses idees de conquete. Haiti, un cas typique d'echec de la communaute internationale. « Mon pere a realise la victoire politique, moi je vais gagner le combat economique », propos de Jean-claude Duvalier, dictateur a vie. De 1971 a 1980, la dynastie duvalierienne avait initie dans le pays, de facon brutale, le neo-liberalisme consistant a developper la sous-traitance dans le pays. Des centaines de jobs devraient etre crees, apres 10 ans de pratique sous-traitance, peu d'haitiens ont eu acces a ses jobs. Dans la meme periode, le departement d'etat a applique une nouvelle politique conditionnant leur aide economique a des progres « democratiques ». Duvalier s'est rallie a la « democratisation », qui va solder par une interruption repressive au mois de novembre 1980. Les deux injonctions internationales, economique a partir de la sosu-traitance et la democratisation liee aux libertes publiques, ont piteusement echouees dans le pays. Ce qui va nous propulser dans une autre phase, soit de 1980 a 1986, quand l'ordre a ete passe par les institutions internationales d'eliminer les carnets de banque du petit paysan haitien, a savoir les cochons creoles. Ajouter a cela, la fuite massive, deuxieme round, des cerveaux haitiens vers l'etranger, et la propagande meurtriere contre Haiti a travers le sida. Qui a torpille l'industrie du tourisme haitien, tres florissant dans le pays depuis plus de vingt ans. La turbulence militaire instauree dans le pays de 1986 a 1991, a irremediablement plonge le pays dans une catastrophe economique sans precedent, avec des consequences sociales et culturelles devastatrices. La mise a mort forcee de la production nationale a partir des politiques publiques imposees par la communaute internationale, consistant a envahir le marche haitien de toutes sortes de produits etrangers, a reduit le pays a la mendicite totale. Le paysan haitien, decourage, s'exile dans tous les pays de la region, en particulier, la Dominicanie. Les militaires n'ont pas pris le temps de respirer pour reprendre le pouvoir. Le 29 septembre 1991, un coup d'etat sanglant a mis fin a l'experience democratique et populaire de la societe haitienne. C'etait le retour au statu quon ante, 5.000 milles cadavres, 2 interventions militaires suivies d'occupation prolongee du territoire national et le demantelement programme de la capacite mystique du peuple haitien a resister. Les emeutes qui ont secoue haiti marquent le reveil du peuple haitien contre l'ordre macabre de la communaute internationale imposee au pays depuis 1991. La situation de dependance alimentaire endemique d'Haiti est la consequence de la politique de l'etranger imposee aux gouvernements haitiens. Toutes mesures visant a rectifier le desordre doivent etre radicales en mettant fin aux ingerences internationales en rapatriant les decisions politiques, economiques et sociales concernant le pays. Les mesures annoncees par Rene Preval representent un pas de plus vers la dependance Letitia Sept a ecrit et je cite : « C'est un beau rêve de penser que l'on peut restaurer la Production Agricole Nationale sans la reconquête de la Souveraineté nationale ». Les interets des forces d'occupation sont incompatibles avec tout projet national, particulierement celui correspondant a l'auto-suffisance alimentaire. Le discour sur la production nationale du president est trompeur et menteur. Sinon, on aurait pu constater deja apres deux ans d'exercice de pouvoir les signes d'une orientation en ce sens. La presidence de Rene Preval a pris naissance a partir de la strategie de la communaute internationale a tenir le peuple haitien hors des rues. Donc, la mission premiere de Preval est d'assurer un semblant de stabilite dans le pays afin de pouvoir parachuter en 2011 un autre poulain plus sur. En quelque sorte, les emeutes de la faim qui ont saccagees le pays pendant une semaine, remettent en question la confiance de l'international en la personne du president a honorer sa mission de tenir les masses hors des rues. En ce sens, si Rene Preval ne parvient pas a maintenir l'ordre, son pouvoir est chancellant, parce que sa presence au palais est exclusivement liee au maintien de l'ordre. Le president a interet a faire appel incessamment aux occupants pour fusiller les elements des masses, ceux-la meme qui ont legitime son pouvoir. Ainsi, il n'a pas hesite une seconde a appele les soldats etrangers a venir avec des forces militaires insupportables pour retablir l'ordre dans le sang, ce qui a ete fait automatiquement. La desoccupation du territoire national est indispensable a tout processus de transformation nationale. La famine qui frappe severement le pays, ne peut etre resolue qu'a partir d'une politique nationale axee sur les besoins du pays , dans laquelle est inseree un chapitre concernant la production agricole. Joel Leon

" LA LYBIE A LE PETROLE, LA FRANCE A DES IDEES"

« LA LYBIE A DU PETROLE, LA FRANCE A DES IDEES. « La Lybie a le petrole, la France a des idees Par JOEL LEON La tournee Europeenne du leaders libyen, Muammar Kadhafi, est tres revelatrice a propos de la vraie nature de l'occident. Dans l'un de mes articles publies dans le prestigieux hebdomadaire haitien, Haiti-liberte, titre « Mercenariat et democratie », j'avais pointe du doigt l'hypocrisie des « professeurs » occidentaux de la democratie. Dans celui-ci, je vais mettre l'accent sur la politique de deux poids et deux mesures dans les relations internationales, entre les etats de la peripherie et ceux du centre, en prennant la tournee europeenne de Kadhafi comme toile de fond de ce qui motive les decisions de politique internationale des etats riches. KADHAFI SEUL A LE SECRET DE FAIRE ET DEFAIRE. Nicolas Sakozy, le president de la 5e republique francaise,a puise dans la doctrine des neo-cons au pouvoir aux Eats-unis pour definir sa politique globale. Il affiche une aggressivite inquietante qui affecte les partisans de la « France des idees » et compromet la tradition fallacieuse de la France des « Droits de l'homme ». Manno Charlemagne, grand parolier et chanteur haitien, a parodie dans l'un de ces albums au sujet des droits de l'homme en disant, et je cite, « Dwa de lom se konsa l rele, lamayot pou ti moun fwonte... ». Il a vu et dit juste. Muammar Kadhafi, fait partie d'une generation d'hommes libres, certes, issus du tiers-monde, mais n'ayant pas froid aux yeux. Il a ose pour la premiere fois, apres son coup d'etat reussi de 1969, trouble l'ordre mondial en convainquant les autres producteurs de petrole a augmenter le prix du baril, et du coup prendre le controle de leurs productions. En posant cet acte, il s'est fait des ennemis redoutables, donnant naissance a une saga eternelle des grands contre le vociferant lybien. Il s'est fourvoye par moment, en mettant en cause la laicite de son regime quand il a introduit une dose islamiste trop prononcee dans ses pratiques internationales, qui consistaient a collaborer d'avantage avec les groupes religieux au detriment des etats du moyen-orient. Ainsi il a donne l'occasion tant revee aux occidentaux pour le punir a mort par l'asphyxie diplomatique, commerciale et technologique. En 1986, il est implique dans un attentat contre une discotheque frequentee par les GI's americains, l'un a ete tue. En 1988, les mains des agents libyens one ete detectees dans l'attentat de Lockerbie en Ecosse, contre un avion civil qui a fait 270 morts. En 1989, le regime libyen a ete implique encore dans un autre attentat contre un avion francais, celui-ci a fait 170 morts. L'occident a, dans une seule voix , forte et revancharde, isole totalement le regime de Kadhafi par des sanctions touchant tous les aspects qui pourraient garantir le developpement du pays. Les nations-unies, les Etats-unis et la communaute europeenne ont tous participe dans ce processus d'etranglement de la Lybie. Qualifie d'etat terroriste, elle etait vite transferee sur la liste des etats parias, a cote des autres nations arabes non conformistes. Apres de longues negociations dans les coulisses, la Lybie a reconnue sa culpabilite civile dans les attentats et consentie a payer de fortes sommes aux familles des vcitimes. Celle de Lockerbie allait recevoir 10 millions de dollars chacune, et celle de la compagnie francaise, un million chacune. L'argent verse, allait representer l'arme fatale qui ouvrira toutes les portes au leaders lybien. Les nations-unies ont leve les sanctions, les Etats-unis l'ont retire de la liste d'etats terroristes, tony Blair et Jacques Chirac ont visite Lybie, le parlement europeen a recu Muammar Kadhafi a Bruxelles, il est retabli totalement comme un dirigeant respectable en acceptant de payer les fortes sommes exigees. Toutes les palabres a propos du terrorisme, de violation des droits de l'homme et quoi d'autres encore, n'etaient que des mots creux afin de soutirer de l'argent et avantages commerciaux. Si les brutaux dictateurs du tiers-monde etaient tout aussi capables de payer ou d'offrir des sommes colossales via des contrats aux etats riches et a leurs concitoyens , ils regagneraient leurs redemptions sur un plateau en or. MUAMMAR KADHAFI, LE NOUVEAU « PIWILI » MET A NU LA RAPACITE FRANCAISE. Muammar Kadafi a bien compris le mode de fonctionnement du systeme capitaliste. « Il n'a pas de morale, sa raison d'etre est le profit, sa conscience est l'etendue de son autorite ». Il a verse l'argent mais tout en les humiliant comme des « visye ». La visite francaise de Muammar Kadhafi fait partie d'une vaste campagne de publicite qui, vraisemblablement se trouvait dans les accords secrets passes, afin de le repropulser sur la scene internationale. Tout d'abord, une visite de 5 jours dans un grand pays comme la France est une chose enorme a gerer. Kadhafi est repute comme un homme d'expressions derangeantes, ainisi il a mis en difficulte le president francais, Nikolas Sarkozy. Il l'a traite de menteur a propos du soi-disant dialogue sur les droits de l'homme en Lybie, il a accuse la France de raciste par rapport aux immigrants africains. La secretaire d'etat aux droits de l'homme, Mme Rama Yade, a exprime en public son desaccord avec la presence de Kadhafi sur le sol francais en termes tres clairs. Les hypocrites du parti socialiste ont fait aussi leurs tapages.... Tout ceci est accepte en fonction des interets purements mercantiles de la France. 10 milliards d'euros de contrats sont signes avec la France dans les domaines de materiels militaires et d'aeronautiques, les patrons s'en rejouissent du pragmatisme presidentiel. Additionnellement, les nostalgiques de la France « des droits de l'homme » sont traumatises par l'arrogance de Kadhafix et monte aux creneau, ils se rappellent des declarations de Sarkozy, a savoir que « Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l'homme au nom des interets economiques ». De quelles violations de droits de l'homme parle t on ? Car elles ne faisaient pas partie de l'agenda de la visite, ni la «longevite excessive » du pouvoir ni les persecutions politiques quotidiennes dont sont victimes les opposants. Et pourtant, ils accusent Fidel Castro de dictateur, comme si Kadahfi etait different. En fait, il y a une seule difference, l'un a du petrole en abondance et l'autre n'en a pas. Le leaders lybien est alle plus loin pour declarer que, « le terrorisme est une arme aux mains des faibles », l'occident est sourd et n'a rien compris, l'essentiel c'est que le guide lybien distribue des contrats extravagants aux entreprises capitalistes avares de profit. La democratie et les droits de l'homme sont sacrifies, vive le capitalisme a outrance, abas les valeurs dites de l'occident chretien. L'OCCIDENT A LA RECONQUETE DE LA LYBIE. L'anne derniere, les Etats-unis ont retabli les relations diplomatiques avec la Lybie. La secretaire d'etat des affaires etrrangeres americaines a annonce inlassablement qu'elle sera en Lybie bientot. Madame Rice qui s'est felicitee de l'ouverture lybienne a declare en guise de justification, que « Les Etats-unis n'a pas d'ennemis permanents, nous sommes trop une grande nation pour cela ». Donc, Muammar Kadahfi est a la mode, apres avoir visite l'Espagne, ou il a sgine des contrats pour pres de 12 milliards d'euros, c'etait au tour du ministre des afaires etrangeres Ruisse,Sergei Lavrov, d'entamer sa visite officielle, au cours de laquelle il a annonce celle de Vladimir Putin pour bientot. Les puissances rapaces se bousculent a Tripoli, le premier ministre, Baghdadi Mahmudi, a declare et je cite « Nous nous preparons a investir 100 milliards en dehors de la Lybie, dans divers secteurs ». Sur la liste de l'axe du mal, il ne reste que l'Iran et la Coree du nord. Le premier vient d'etre eclairci de tout soupcon par l'intelligence americaine, a savoir qu'il a abandonne son programme nucleaire depuis 2003, la coree du nord est sur le point de demanteler le sien et entreprend des pourpalers serieux avec le voisin du sud en vue de la normalisation de leurs rapports, voir de la reunification des deux etasts. Sommes nous entrain de constater a un virage vertigineux dans la politique internatonale des Etats-unis et de l'Europe ? Qui s'oriente definitivement sans entraves ni fausses rhetoriques vers la marchandisation pure et simple des richesses mondiales et des peuples. Dans cette course, ne devrions nous pas attendre a des conflits militaires inter etatiques opposant des puissants etats capitalistes ? Ce qui nous enverrait loin dans le temps ou les puissances europeennes s'affrontaint dans le sang pour des territoires producteurs d'epices et d'autres, a la difference c'est qu'aujourd'hui les affrontements se feront autour des zones economiques de marche. Bref, une annee qui s'acheve avec des possibilites de voir naitre des convulsions plus dangereuses encore, mettant en cause la securite internationale et la paix mondiale. Le pacte d'apres le 11 septembre 2001, semble t il, est caduc, le retour aux baionnettes est sur toutes les levres. En conclusion, quand on se dit lutter pour la democratie, il faut savoir pourquoi lutter vraiment, car l'occident se bat uniquement pour la suprematie de leur culture et de leurs interets economiques. Les chenapans du sud sacrifient les interets economiques et financiers de leurs pays respectifs au profit d'une democratie qui s'eloigne de plus en plus et, qui plus est, aujourd'hui est orphelin. Jacques Chirac, l'ancien president francais, n'a t il pas declare lui-meme, que « Le probleme des libertes n'est pas important en Afrique, la question la plus importante (...) avoir un niveau de vie... ». Le cas de Kadahfi invite tous les penseurs a la reflexion profonde, afin de saisir les multiples facettes de l'ideal occidental. L'economie domine les « valeurs ». JOEL LEON

L'ORGANISATION! L'ORGANISATION! L'ORGANISATION!

L’organisation ! L’organisation ! L’organisation ! Par JOEL LEON Nous sommes à plus de vingt ans de l’après-1986. Le pays fait incessamment « marche arrière », l’élite progressiste continue de bousculer rageusement l’international comme instigateur des malheurs du peuple haïtien. C’est vrai, moi aussi j’ai publié de nombreux articles dénonçant le projet international pour le tiers-monde, en particulier Haiti. Mais l’occident ne va pas changer de politique, en dépit de nos plaintes et complaintes, parce qu’elle est taillée sur mesure pour répondre à ses intérêts économiques, politiques et sociaux conformément à ses ambitions de suprématie. Ne devons-nous pas avoir notre propre projet en vue de contrecarrer l’ordre occidental et surtout d’imposer notre vision tiers-mondiste dans nos pays respectifs ? L’honnêteté exige que nous admettons que la lutte pour le changement progressiste et humaniste en Haiti a beaucoup reculé durant ces vingt dernières années. Nous ne sommes pas à « l’heure du bilan », pour répéter l’autre, mais a l’air d’adopter une attitude critique par rapport à l’évolution des contradictions sociales dans le pays est juste et favorables a des changements profonds, et que nous n’avions pas pu exploiter efficacement. Le problème fondamental est la faiblesse de notre capacité organisationnelle à l’échelle nationale, condition indispensable à la victoire du peuple haïtien. « Une organisation est un ensemble d'éléments en interaction, regroupés au sein d'une structure régulée, ayant un système de communication pour faciliter la circulation de l'information, dans le but de répondre à des besoins et d'atteindre des objectifs déterminés ». Donc,l’organisation est là pour assurer l’unification d’un ensemble complexe, du point de vue idéologique et politique, en une machine opérationnelle dont l’objectif à court, moyen et a long terme doit être le succès total ou partiel. Si en sciences exactes il est plus facile de déboucher sur des résultats concrets à partir d’approches bien élaborées et redistribuées sous forme de postulats changeants à un ensemble large ou restreint, mais en matière de sciences sociales, c’est devenu une casse-tête chinois. Faut il abandonner pour autant ? Jamais ! La lutte politique pour le changement en Haiti souffre d’anémie idéologique et structurelle. D’autres raisons peuvent être retenues pour l’expliquer, moi je préfère rester dans le domaine pur de la structuration. L’échec dans les tentatives de créer un parti politique de masse constitue l’élément moteur des revers subis pendant ces vingt dernières années. Des expériences ont été faites à l’intérieur et en dehors du pouvoir, mais elles n’ont fait l’objet d’aucune étude rigoureuse afin d’élaborer des réflexions sur les avancées et les reculs. Il y a un probleme de methode et de production intellectuelle accablant chez les leaders des masses populaires. Les références, sauf orales, sont presque inexistantes dans le pays. Les maigres tentatives d’étude des exploits des militants dans le passé ont soulevé tellement de polémiques, que finalement les générations futures, qui devraient en être les bénéficiaires, sont enterrées dans la confusion, et se tournent vers la littérature guerrière des autres peuples pour appréhender leurs propres réalités de luttes. L’organisation politique ne s’organise jamais autour d’un homme ou des hommes, mais autour des idées. Mais l’organisation a besoin de vrais leaders pour assurer son développement, et sa croissance jusqu’à maturité, qu’est la prise du pouvoir. Donc, il est indispensable à ce que les idées soient clairement définies et véhiculées massivement dans le peuple. Je peux compter deux organisations politiques en Haiti, qui s’identifient comme des organisations de masse, Fanmi lavalas et Parti Populaire National. Après quoi, tous les autres partis politiques qui autrefois se réclamaient des masses, se sont transformés en des outils de répression contre celles-ci. Mais ces deux partis affichent des faiblesses scandaleuses et ils sont complices des revers subis, notamment dans les deux coups de 1991 et de 2004. Nous devons admettre le fait que le parti Fanmi Lavalas a pris naissance dans un contexte particulier de paradoxe, les principaux dirigeants étaient soit au pouvoir ou de pretendants assures du pouvoir. Le problème avec cette réalité, c’est qu’elle est plus susceptible de voir une pareille organisation envahie par des opportunistes conduisant a une dérive populiste noyant les structures organisées et les militants issus des entrailles des masses. Depuis 1986, on a souvent répété dans le pays que « pouvwa w nan lari », donc ceci explique la fragilité du pouvoir politique donnant lieu à des turbulences politiques sporadiques nuisibles au développement socio-économique national. Cette réalité, generatrice de pauvrete, ne sera pas conjurée sans l’existence de cette organisation politique de masses, porteuse des revendications populaires cristallisées dans leurs représentants sous l’oeil bienveillant des masses. La lutte elle-même doit produire la majorité de ces dirigeants, l’objectif est d’arriver a la formation d’une équipe au sein de l’organisation politique. L’équipe est nécessaire pour gagner En sport, le mot équipe est dominant. Au niveau de l’administration on parle plus souvent de leadership ou de comité directeur, mais tous sont régis par des qualités universelles qui s’imposent à tous. La politique n’y échappe pas non plus, je veux parler de compétence, honnêteté, inspiration, courage, loyauté...Ces qualités doivent être identifiées et promues au sein de l’organisation politique. Cela donnera lieu au renouvellement régulier des cadres du parti à partir de l’excellence et de la conviction. Une équipe de football est d’abord un ensemble comprenant des joueurs venus de differents horizons ayant assumé la responsabilité de faire triompher le drapeau de cette équipe. Cela veut dire que l’équipe est d’abord une conception institutionnelle ayant des manifestations de jeux d’ensemble sous la baguette d’un entraîneur. Au départ l’équipe n’est pas constituée, elle le devient lorsque les joueurs peuvent lire les mouvements de l’un et l’autre sans même échanger un mot. Ce jeu d’ensemble constitue l’essence d’une équipe ; pour y arriver, les joueurs doivent s’entraîner ensemble d’innombrables fois sous le leadership d’un homme compétent, honnête, inspirateur, loyal et courageux, lui à la tête d’un staff composé de techniciens dans des domaines variés relatifs au football...Ce scénario reflète exactement la conception classique d’une organisation politique. Le fait de réfléchir et de lutter ensemble à travers des actions concrètes, approfondira une connaissance humaine réciproque, développera des pratiques communes et surtout un engagement actif et discipliné indispensable pour les grands combats de demain. Sans cet exercice académique et pratique, le parti des masses ne sera jamais en mesure de faire respecter les droits du peuple. L’absence de l’équipe conduit aux revers Les cinq ans de pouvoir lavalas nous enseignent beaucoup, 2 ans d’un mandat de 5 ans, février 1991-septembre 1991, d’octobre 1994- février 1996, et de février 2001 a février 2004. Nous concluons que les masses ne suffisent pas pour garantir l’exercice du pouvoir. Le peuple reste et demeure le faiseur d’histoire, mais à travers son organisation, ses chefs et la discipline. Les multiples revers subis de 1986 à aujourd’hui sont dûs exactement à cette carence organisationnelle. Les trahisons et défections jonchant le secteur dit progressiste sont les conséquences de l’inexistence d’une structure appropriée marquée par une allégeance inviolable à partir de positions politiques hautement de commande. Les dérives et invasions d’intrus pouvaient être conjurées facilement si la militance était contrôlée et rapportée régulièrement dans les archives de l’organisation. Les infiltrations et traffics d’influences qui endommageaient le pouvoir et le parti simultanément auraient pu être evites si et seulement si on avait un parti schématiquement organisé. Donc, il faut commencer par le commencement en entamant « un processus de rectification ». Abraham Lincoln a échoué en deux fois dans les affaires, il a été battu dans six états dans des élections nationales avant de devenir président des Etats-unis. Son héritage est cher aux américains. Il ne faut pas avoir peur de la défaite, il faut avoir peur du découragement et du traumatisme de l’impuissance. Que faire ? En dépit de cette analyse critique du parti des masses, personne ne souhaite la disparition de Fanmi Lavalas ou son remplacement par un autre. Par contre, il faut mettre en branle un processus actif de rectification appuyée par les dirigeants les plus influents du parti. Un renforcement institutionnel est fondamental, seul moyen sûr de préparer les futurs cadres du parti pour assurer la relève et tenir en alerte et aguerri les bases du parti. L’éducation des membres de façon permanente et nationale est indispensable à l’implantation effective du parti dans toutes les circonscriptions. Ils doivent être armés idéologiquement et politiquement afin d’assurer la permanence de la guerre psychologique sur le terrain. Doter Haiti d’un parti fort et discipliné est le plus beau cadeau que cette génération pourrait léguer à la postérité. Avec une organisation bien implantée dans les masses, la prise et le maintien du pouvoir, malgré vents et marées, deviendra un jeu d’enfants. L’accès au pouvoir sans les moyens politiques, c’est à dire la capacité de poser des actions dans l’intérêt des masses conformément aux promesses de transformation sociale développées dans le programme du parti, compromettra l’avenir politique des masses. On a vu ce qui est arrivé en 1991 et 2004, les masses ont payé un lourd tribut. La résistance dans les deux cas portait les stigmates decourageants lies a l’inorganisation du parti. Il est impératif que le parti des masses soit réorganisé en fonction d’un schéma révolutionnaire, c’est a dire l’introduction d’idées nouvelles appuyées par des stratégies non traditionnelles. Le changement pour les pauvres doit sortir de l’ornière habituelle de l’innocence. Le parti des masses doit se positionner et se préparer à toute éventualité débordant le cadre légal. Car, ne pouvant gagner par des voies directes, il devra recourir à des techniques obliques, l’essentiel pour lui étant d’arriver à ses fins. L’innocence n’est pas une arme pour le changement en faveur des masses, donc il faut un parti capable de maîtriser des situations volatiles lorsque les forces publiques sont dépassées, hostiles, démissionnées ou domestiquées. Cela fait partie de la « real-politik ». Plaidoyer pour un parti de masse est le discours du moment. La section responsable de l’organisation doit être opérationnelle en fonction d’une approche démocratique certes, mais renforcée par un support compétent pour évaluer les méthodes, faire les adaptations et produire les solutions appropriées. Car de nos jours la planification stratégique est présente dans toutes les disciplines humaines, et pourquoi pas l’appliquer dans la politique, particulièrement celle des masses ?. D’ou la nécessité de former les cadres stratégiques: ils seront la mémoire et le futur de la lutte haitienne a un niveau plus globale. Il faut toujours garder à l’esprit que la lutte pour supprimer la pauvreté de la surface de la terre ne saurait être nationale, elle est internationale. C’est à dire qu’il faut allier le combat culturel à celui de la politique, les symboles et les slogans de lutte sont plus puissants que toutes les armes de destruction massive connues. Tout ceci c’est pour mettre en exergue l’importance du travail intellectuel dans la lutte de libération des masses à travers ses organisations politiques et sociales. L’organisation politique de masse s’impose à tout penseur progressiste comme un postulat pour la transformation de la société. Elle doit être une priorité, sans elle nous n’arriverons jamais a faire face aux attaques de la réaction et éliminer les risques de revers. Joel Leon

OUI A UN PLAN DE SECURITE NATIONALE, NON A LA DEMAGOGIE...

OUI A UN PLAN DE SECURITE NATIONALE, NON A LA DEMAGOGIE... Joel Leon La raison fondamentale avancee par le president de la republique, Rene Preval, pour justifier la designation de Robert Manuel comme premier ministre est l'insecurite, qui se manifeste aujourd'hui a travers le kidnapping. Avant, c'etait le phenomene du « zenglendo », initie dans le pays par le regime militaire pour terroriser une population haitienne visceralement opposee a la dictature. A cette epoque, c'etait une arme politique pour contraindre les leaders des organisations populaires au silence. A cote de cela on enregistrait aussi des enlevements. Haiti faisait l'experience horrible des escadrons de la mort, tres actifs en Amerique latine et centrale. L'intelligence du peuple haitien l'avait precipite a opter pour le renversement du regime militaire, principale source de l'insecurite. Ce qui a eu lieu avec l'avenement de madame Erta Pascal Trouillot comme president provisoire, l'experience a donne naissance au regime populaire du 7 fevrier 1991. Malheureusement la reaction a repris le pouvoir, pour reinstaller le regime de terreur redoute par le peuple haitien. En 2008, nous faisons face a une autre facette de l'insecurite qu'est le kidnapping. Le kidnapping a ete huille et encourage par les secteurs victorieux du 29 fevrier 2004. Dans leur haine implacable a l'endroit du mouvement populaire, ils ont jette la responsabilite des actes de rapt sur le regime dechu. C'etait un moyen pour eux d'eliminer totalement de la scene politique ce mouvement « historique de peuple », pour parodier le professeur Marcel Gilbert. Cette approche purement emotionnelle, enrichie par le laboratoire anty national, a fait son chemin jusqu'a porter les dirigeants responsables de la securite publique a miser totalement sur une seule piste. Entretemps, des voyous exploitent la situation, s'organisent en institutions, se legitimisent politiquement(faussement) et se popularisent tout en tentant de se nationaliser. Le gouvernement de Latortue s'etait donne comme mission de trouver un dossier/preuve pour mettre en accusation l'ancien president Jean B. Aristide, comme instigateur des troubles que connait le pays. Jusqu'a son depart precipite vers la Floride, Bocaraton, Gerard Latortue n'a pas pu reunir ces preuves qui, d'apres leurs dires, etaient faciles a collecter. Il a fallu plus de 4 ans aux responsables de la securite publique nationale pour comprendre ou admettre finalement que le kidnapping n'est rien d'autre qu'une facette de l'insecurite qui prend la societe haitienne en otage. Robert Manuel, le nouvel homme fort, est presente a la population comme celui qui a la solution pouvant contrecarrer le kidnapping. D'ou vient cette idee ? Apres la tentative d'assassinat sur la soeur du president Preval, Bob Manuel avait pique d'une crise de colere, et s'etait indigne de ce que les assassins operaient sous les ordres de Tabarre. Il s'etait resolu d'aller arreter l'ancien President Aristide pour complicite de meurtres et le foutre en prison. Ceux qui etaient presents au moment de l'emportement avaient vite vide les lieux pour s'epargner de la transe satanique qui s'etait emparee de Bob Manuel. De la est ne le « mythe de Bob Manuel ». A l'epoque, lui seul pouvait prononcer des non sens de ce genre, d'ou son surnom de faucon. Aujourd'hui, c'est fort de ce label de faucon que le president s'est enhardi a presenter au grand public Manuel comme premier ministre designe. En fait, Bob Manuel n'est rien d'autre qu'une fraude, un agneau paradant sous le masque d'un « Ti Bobo ». Le president a encore peche une fois : la solution a l'insecurite ne tient pas entre les mains d'un homme. C'est un phenomene qui a grandi a partir de l'ignorance et de la haine des uns et des autres, et l'incompetence des dirigeants haitiens a concevoir une politique autonome axee sur un plan de securite nationale. L'insecurite qui s'est etendue sur le pays est nee a partir de 1986, sous les regimes militaires. Sa source etait en republique dominicaine, ou se refugiaient des centaines d'anciens macoutes. Les leaders militaires de l'epoque qui, apres avoir perpetre des actes de « zenglendo » eux-memes, ont ferme les yeux ou encourage le retour de ces bandits en Haiti pour se reorganiser a travers un groupe arme connu sous le nom d'attache. L'objectif etait de mater le mouvement populaire qui tendait a une radicalisation qui pourrait deboucher sur une direction revolutionnaire. Apres plus de vingt ans, la republique dominicaine n'est plus utilisee comme base arriere, l'insecurite est recuperee par des bandits de grands chemins qui l'utilisent a leurs profits exclusif d'enrichissement.Certes, les criminels n'operent selon aucun pre-etabli, il n'en reste pas moins qu'ils sont proteges par des mains invisibles dont l'objectif est la destabilisation de la nation haitienne. Tous les secteurs utilisent les services criminels, les gnbistes l'utilisent pour diaboliser lavalas, la MINUSTAH l'utilise pour justifier sa presence en Haiti, les organisations gouvernementales (alliees des partis politiques) l'utilisent a des fins de propagande pour justifier leurs demandes d'aide sur le plan international, le gouvernement l'utilise comme excuse pour cacher sa demission et pour propulser Bob Manuel comme premier ministre. Cela signifie qu'ils sont tous des hypocrites, ils ne veulent pas l'eradication de kidnapping. La securite constitue la base essentielle de la notion meme de l'etat, donc un etat qui fonctionne sans un plan de securite nationale, n'existe pas. Un plan de securite nationale depasse les limites de la defense nationale ou de la securite publique, pour s'immiscer dans l'economie, la politique, le social et le culturel afin de contrecarrer efficacement toutes sortes de menaces. Dire que Bob Manuel va pouvoir resoudre l'insecurite qui sevit en Haiti c'est faire preuve d'une extreme naivete. A dire vrai, le probleme de l'insecurite ne peut etre resolu sans le depart des forces d'occupation, car l'aspect sacre de la securite nationale est exactement ce sentiment nationaistel allergique a tout corps etranger a la nation. David Chandler a ecrit et je cite : « Les etats sans droit d'installer leurs propres gouvernements souffrent toujours du mal de legitimite », la legitimite etant l'element essentiel pouvant engendrer un plan de securite nationale. Pour que ce dernier soit effectif, il faut absolument la participation d'une categorie d'hommes qui ne negocient pas l'interet national et soient intransigeants face a l'abandon de nos droits d'existence. Ils doivent etre courageux, pour ne pas dire braves, ce sont eux qui doivent saisir le pouvoir. Ce sont ceux-la meme qui partagent ces mots d'Orwell, a savoir que « ce sont les chiens laches qui recoivent des coups de pied au cul ». Retablir la securite en Haiti doit etre vue sous un angle moderne et au-dela des frontieres. Prennons par exemple notre present voisin, Saint-domingue, « Haiti apporte annuellement un pactole de 8oo millions de dollars americains a l'economie diminicaine », 1 milliard de dollars est en investissement permanent dans ce pays. Pour que cet etat de choses soit acceptable, il faudrait que le republique dominicaine soit un allie, un pays ami sur lequel la republique d'haiti devrait pouvoir compter en temps de tumulte. Paradoxalement, ce pays pratique la traite negriere contre les ressortissants haitiens quotidiennement, fusille nos compatriotes, les brule vifs...Le comble c'est que la Dominicanie destabilise le pays periodiquement en abritant sur leur territoire des mercenaires de la trempe de Guy Philippe...Cette destabilisation fait partie d'un plan de securite nationale de la domicanie correspondant aux interets economiques de ce pays. Le seul moyen d'arreter sa course est de s'organiser de maniere responsable et militante, en commencant par afficher notre droit a la resistance, en n'excluant rien, car « la violence est la grande accoucheuse de l'histoire ». Dans le cadre d'une politique de securite nationale, la Dominicanie n'est pas qualifiee pour recevoir des investissemenst haitiens si importants. D'ou la necessite de l'elaboration d'un paln de securite nationale en lieu et place de la designation d'un « cowboy » a la primature. « Nihil novi sub sole », « Rien de nouveau sous le ciel bleu ». Un nouveau premier ministre va occuper la primature pour que tout reste pareil, le changement ne viendra pas des hommes politiques qui n'ont pas foi dans leur pays. C'est l'une des caracteristiques d'un leader, avoir une cause et croire en elle, ceux qui sont au pouvoir ne croient en rien et n'ont pas de cause. C'est la le dilemme de la transition ! Une fois de plus, les masses populaires ont rendez-vous avec la desillusion et le desenchantement. Mais le jour viendra, ou l'organisation du peuple prendra le pouvoir pour appliquer le programme du peuple haitien sans les services des traitres.Ils ont beau dit, mais ils n'ont rien fait.