Friday, June 13, 2008

EMEUTES DE LA FAIM, OU LE REJET DU PROJET INTERNATIONAL

Emeutes de la faim, ou le rejet du projet international Joel Leon Les habitants des pays occidentaux ont soudainement decouvert que la faim tue dans le monde, et que plus de 800 millions d'ames y sont menacees quotidiennement. Ils sont stupefaits de voir des millions de personnes dans les rues scandant des slogans hostiles non seulement aux dirigeants nationaux, mais aussi a des gouvernements etrangers complices. Un ami amerciain m'a demande avec un dedain de frustation, « comment se fait il que des affames responsabilisent mon gouvernement de la famine qui les menace ». Jusqu'a present les familles americaines depensent seulement 16% de leurs revenus pour l'achat de nourriture, comparativement a d'autres pays ou les habitants depensent plus de 75% de leurs maigres salaires pour la consommation d'aliments. Dans un sens, les emeutes qui ont saccage plus de 35 pays dans le monde ont leve la voile sur la profondeur et l'extreme urgence d'agir vite afin d'eviter une hecatombe humanitaire. Si dans les pays industrialises, vagabondant dans la sur-alimentation, les dirigeants ne font pas cas de la famine comme une menace immediate, dans ceux sous-developpes, la famine constitue un sujet d'actualite incontournable. Et pourtant des signes previsibles annoncaient deja des eclatements sociaux dus a l'augmentation vertigineuse des prix des produits de base. FIDEL CASTRO, LE SAGE VISIONNAIRE Le president de l'Ouganda, Yoweri Museveni..., a declare a propos de Fidel Castro, et je cite : « Fidel Castro, lui qui est toujours critique par l'occident, avait predit ce phenomene dix ans deja(emeutes de faim). Il m'avait dit que si la consommation excessive de l'occident, par une minorite, n'est pas consideree, qu'est ce qui arrivera lorsque les chinois joigneront le groupe ? Et c'est deja arrive » . Cette analyse est le resultat d'une serie de constats faits a partir des politiques economiques et sociales des puissance imperiales. Donc, la hausse des prix des produits de base est la consequence d'un choix economique et politique en vue de renforcer la domination imperialiste. Du debut de l'annee, pres de 40 emeutes de faim ont eclatees dans le monde, les unes plus violentes que les autres. Haiti, la premiere republique noire du monde, a payee un lourd tribut, une semaine d'emeutes avec un bilan de 6 morts et des dizaines de blesses, les degats materiels sont incalculables. Ce qui a donne lieu a un vote de censure du senat contre le premier ministre Jacques Edouard Alexis. Ironiquement, soit deux semaines avant, ce dernier fut felicite par Dominique Strauss-Kahn, directeur general du Fonds monetaire international,FMI, « Pour les importantes realisations du gouvernement, en particulier le retour a un taux de croissance positif... ». Le peuple haitien a apporte un dementi formel face aux declarations mensongeres du responsable du FMI, en scandant des propos hostiles aux riches de la planete et les forces d'occupation presentes en Haiti depuis plus de 4 ans. Avec « L'idee sinistre de transformer des aliments en carburant », pour repeter Fidel, « plus de trois milliards de personne sont condamnees a mourir prematurement de faim et de soif dans le monde ». Le compte a rebours a deja commence. Ce que les dirigeants occidentaux n'ont pas prevu, c'est la reaction des peuples. « La diversion du mais dans les tanks des voitures » est inacceptable aux peuples affames. Sous le couvert de lutter contre la pollution, des puissances imperialistes se preparent a coerciser la doctrine de « Le monde nous appartient » dans sa phase la plus sensible qu'est le ventre des citoyens. Les peuples vont resister, ils resistent deja, la resistance se globalise, elle sera plus forte jusqu'a sa transformation en un torrent irresistible contre le projet affameur des riches. De la se degageront les nouvelles pistes de reflexion afin de faire face a la montee vertigineuse des prix des produits alimentaires. Le monde a produit suffisamment pour nourrir tous ceux qui habitent la planete. Il n'y a pas de raretes alimentaires D'apres un rapport sur le dossier de la faim, « Pour mener une vie active et en bonne sante, un etre humain a besoin de 2400 calories par jour. La population mondiale permettrait d'offrir a tous les habitants de la planete 2700 calories par jour ». Donc, les stocks de nourriture que gaspillent les gouvernements occidentaux a travers « l'empire de la rarete » pour maintenir l'equilibre des prix, et les vieilles habitudes de leurs habitants a jetter dans les poubelles des tones de nourriture sont des elements a prendre en compte dans le cadre d'une lutte fraternelle contre la famine. La transformation du mais en carburant est « un crime contre l'humanite », selon le rapporteur special pour les Nations-unies en matiere d `alimentation, Jean Ziegler. Les peuples vont se battre a chaque coin de rues pour congedier ce crime humanitaire. Robert Zoelick, president de la banque mondiale et neo-con endurci, a declare et je cite « Pendant que beaucoup de gens ont du probleme a remplir leurs voitures de gaz (habitants des pays riches), d'autres dans le tiers-monde sont de plus en plus en difficulte a remplir leurs ventres quotidiennement ». Une verite absolue sortie de la bouche d'un homme qui a contrbue lui-meme par ses idees a affamer les peuples du sud a travers ses idees de conquete. Haiti, un cas typique d'echec de la communaute internationale. « Mon pere a realise la victoire politique, moi je vais gagner le combat economique », propos de Jean-claude Duvalier, dictateur a vie. De 1971 a 1980, la dynastie duvalierienne avait initie dans le pays, de facon brutale, le neo-liberalisme consistant a developper la sous-traitance dans le pays. Des centaines de jobs devraient etre crees, apres 10 ans de pratique sous-traitance, peu d'haitiens ont eu acces a ses jobs. Dans la meme periode, le departement d'etat a applique une nouvelle politique conditionnant leur aide economique a des progres « democratiques ». Duvalier s'est rallie a la « democratisation », qui va solder par une interruption repressive au mois de novembre 1980. Les deux injonctions internationales, economique a partir de la sosu-traitance et la democratisation liee aux libertes publiques, ont piteusement echouees dans le pays. Ce qui va nous propulser dans une autre phase, soit de 1980 a 1986, quand l'ordre a ete passe par les institutions internationales d'eliminer les carnets de banque du petit paysan haitien, a savoir les cochons creoles. Ajouter a cela, la fuite massive, deuxieme round, des cerveaux haitiens vers l'etranger, et la propagande meurtriere contre Haiti a travers le sida. Qui a torpille l'industrie du tourisme haitien, tres florissant dans le pays depuis plus de vingt ans. La turbulence militaire instauree dans le pays de 1986 a 1991, a irremediablement plonge le pays dans une catastrophe economique sans precedent, avec des consequences sociales et culturelles devastatrices. La mise a mort forcee de la production nationale a partir des politiques publiques imposees par la communaute internationale, consistant a envahir le marche haitien de toutes sortes de produits etrangers, a reduit le pays a la mendicite totale. Le paysan haitien, decourage, s'exile dans tous les pays de la region, en particulier, la Dominicanie. Les militaires n'ont pas pris le temps de respirer pour reprendre le pouvoir. Le 29 septembre 1991, un coup d'etat sanglant a mis fin a l'experience democratique et populaire de la societe haitienne. C'etait le retour au statu quon ante, 5.000 milles cadavres, 2 interventions militaires suivies d'occupation prolongee du territoire national et le demantelement programme de la capacite mystique du peuple haitien a resister. Les emeutes qui ont secoue haiti marquent le reveil du peuple haitien contre l'ordre macabre de la communaute internationale imposee au pays depuis 1991. La situation de dependance alimentaire endemique d'Haiti est la consequence de la politique de l'etranger imposee aux gouvernements haitiens. Toutes mesures visant a rectifier le desordre doivent etre radicales en mettant fin aux ingerences internationales en rapatriant les decisions politiques, economiques et sociales concernant le pays. Les mesures annoncees par Rene Preval representent un pas de plus vers la dependance Letitia Sept a ecrit et je cite : « C'est un beau rêve de penser que l'on peut restaurer la Production Agricole Nationale sans la reconquête de la Souveraineté nationale ». Les interets des forces d'occupation sont incompatibles avec tout projet national, particulierement celui correspondant a l'auto-suffisance alimentaire. Le discour sur la production nationale du president est trompeur et menteur. Sinon, on aurait pu constater deja apres deux ans d'exercice de pouvoir les signes d'une orientation en ce sens. La presidence de Rene Preval a pris naissance a partir de la strategie de la communaute internationale a tenir le peuple haitien hors des rues. Donc, la mission premiere de Preval est d'assurer un semblant de stabilite dans le pays afin de pouvoir parachuter en 2011 un autre poulain plus sur. En quelque sorte, les emeutes de la faim qui ont saccagees le pays pendant une semaine, remettent en question la confiance de l'international en la personne du president a honorer sa mission de tenir les masses hors des rues. En ce sens, si Rene Preval ne parvient pas a maintenir l'ordre, son pouvoir est chancellant, parce que sa presence au palais est exclusivement liee au maintien de l'ordre. Le president a interet a faire appel incessamment aux occupants pour fusiller les elements des masses, ceux-la meme qui ont legitime son pouvoir. Ainsi, il n'a pas hesite une seconde a appele les soldats etrangers a venir avec des forces militaires insupportables pour retablir l'ordre dans le sang, ce qui a ete fait automatiquement. La desoccupation du territoire national est indispensable a tout processus de transformation nationale. La famine qui frappe severement le pays, ne peut etre resolue qu'a partir d'une politique nationale axee sur les besoins du pays , dans laquelle est inseree un chapitre concernant la production agricole. Joel Leon

" LA LYBIE A LE PETROLE, LA FRANCE A DES IDEES"

« LA LYBIE A DU PETROLE, LA FRANCE A DES IDEES. « La Lybie a le petrole, la France a des idees Par JOEL LEON La tournee Europeenne du leaders libyen, Muammar Kadhafi, est tres revelatrice a propos de la vraie nature de l'occident. Dans l'un de mes articles publies dans le prestigieux hebdomadaire haitien, Haiti-liberte, titre « Mercenariat et democratie », j'avais pointe du doigt l'hypocrisie des « professeurs » occidentaux de la democratie. Dans celui-ci, je vais mettre l'accent sur la politique de deux poids et deux mesures dans les relations internationales, entre les etats de la peripherie et ceux du centre, en prennant la tournee europeenne de Kadhafi comme toile de fond de ce qui motive les decisions de politique internationale des etats riches. KADHAFI SEUL A LE SECRET DE FAIRE ET DEFAIRE. Nicolas Sakozy, le president de la 5e republique francaise,a puise dans la doctrine des neo-cons au pouvoir aux Eats-unis pour definir sa politique globale. Il affiche une aggressivite inquietante qui affecte les partisans de la « France des idees » et compromet la tradition fallacieuse de la France des « Droits de l'homme ». Manno Charlemagne, grand parolier et chanteur haitien, a parodie dans l'un de ces albums au sujet des droits de l'homme en disant, et je cite, « Dwa de lom se konsa l rele, lamayot pou ti moun fwonte... ». Il a vu et dit juste. Muammar Kadhafi, fait partie d'une generation d'hommes libres, certes, issus du tiers-monde, mais n'ayant pas froid aux yeux. Il a ose pour la premiere fois, apres son coup d'etat reussi de 1969, trouble l'ordre mondial en convainquant les autres producteurs de petrole a augmenter le prix du baril, et du coup prendre le controle de leurs productions. En posant cet acte, il s'est fait des ennemis redoutables, donnant naissance a une saga eternelle des grands contre le vociferant lybien. Il s'est fourvoye par moment, en mettant en cause la laicite de son regime quand il a introduit une dose islamiste trop prononcee dans ses pratiques internationales, qui consistaient a collaborer d'avantage avec les groupes religieux au detriment des etats du moyen-orient. Ainsi il a donne l'occasion tant revee aux occidentaux pour le punir a mort par l'asphyxie diplomatique, commerciale et technologique. En 1986, il est implique dans un attentat contre une discotheque frequentee par les GI's americains, l'un a ete tue. En 1988, les mains des agents libyens one ete detectees dans l'attentat de Lockerbie en Ecosse, contre un avion civil qui a fait 270 morts. En 1989, le regime libyen a ete implique encore dans un autre attentat contre un avion francais, celui-ci a fait 170 morts. L'occident a, dans une seule voix , forte et revancharde, isole totalement le regime de Kadhafi par des sanctions touchant tous les aspects qui pourraient garantir le developpement du pays. Les nations-unies, les Etats-unis et la communaute europeenne ont tous participe dans ce processus d'etranglement de la Lybie. Qualifie d'etat terroriste, elle etait vite transferee sur la liste des etats parias, a cote des autres nations arabes non conformistes. Apres de longues negociations dans les coulisses, la Lybie a reconnue sa culpabilite civile dans les attentats et consentie a payer de fortes sommes aux familles des vcitimes. Celle de Lockerbie allait recevoir 10 millions de dollars chacune, et celle de la compagnie francaise, un million chacune. L'argent verse, allait representer l'arme fatale qui ouvrira toutes les portes au leaders lybien. Les nations-unies ont leve les sanctions, les Etats-unis l'ont retire de la liste d'etats terroristes, tony Blair et Jacques Chirac ont visite Lybie, le parlement europeen a recu Muammar Kadhafi a Bruxelles, il est retabli totalement comme un dirigeant respectable en acceptant de payer les fortes sommes exigees. Toutes les palabres a propos du terrorisme, de violation des droits de l'homme et quoi d'autres encore, n'etaient que des mots creux afin de soutirer de l'argent et avantages commerciaux. Si les brutaux dictateurs du tiers-monde etaient tout aussi capables de payer ou d'offrir des sommes colossales via des contrats aux etats riches et a leurs concitoyens , ils regagneraient leurs redemptions sur un plateau en or. MUAMMAR KADHAFI, LE NOUVEAU « PIWILI » MET A NU LA RAPACITE FRANCAISE. Muammar Kadafi a bien compris le mode de fonctionnement du systeme capitaliste. « Il n'a pas de morale, sa raison d'etre est le profit, sa conscience est l'etendue de son autorite ». Il a verse l'argent mais tout en les humiliant comme des « visye ». La visite francaise de Muammar Kadhafi fait partie d'une vaste campagne de publicite qui, vraisemblablement se trouvait dans les accords secrets passes, afin de le repropulser sur la scene internationale. Tout d'abord, une visite de 5 jours dans un grand pays comme la France est une chose enorme a gerer. Kadhafi est repute comme un homme d'expressions derangeantes, ainisi il a mis en difficulte le president francais, Nikolas Sarkozy. Il l'a traite de menteur a propos du soi-disant dialogue sur les droits de l'homme en Lybie, il a accuse la France de raciste par rapport aux immigrants africains. La secretaire d'etat aux droits de l'homme, Mme Rama Yade, a exprime en public son desaccord avec la presence de Kadhafi sur le sol francais en termes tres clairs. Les hypocrites du parti socialiste ont fait aussi leurs tapages.... Tout ceci est accepte en fonction des interets purements mercantiles de la France. 10 milliards d'euros de contrats sont signes avec la France dans les domaines de materiels militaires et d'aeronautiques, les patrons s'en rejouissent du pragmatisme presidentiel. Additionnellement, les nostalgiques de la France « des droits de l'homme » sont traumatises par l'arrogance de Kadhafix et monte aux creneau, ils se rappellent des declarations de Sarkozy, a savoir que « Je ne passerai jamais sous silence les atteintes aux droits de l'homme au nom des interets economiques ». De quelles violations de droits de l'homme parle t on ? Car elles ne faisaient pas partie de l'agenda de la visite, ni la «longevite excessive » du pouvoir ni les persecutions politiques quotidiennes dont sont victimes les opposants. Et pourtant, ils accusent Fidel Castro de dictateur, comme si Kadahfi etait different. En fait, il y a une seule difference, l'un a du petrole en abondance et l'autre n'en a pas. Le leaders lybien est alle plus loin pour declarer que, « le terrorisme est une arme aux mains des faibles », l'occident est sourd et n'a rien compris, l'essentiel c'est que le guide lybien distribue des contrats extravagants aux entreprises capitalistes avares de profit. La democratie et les droits de l'homme sont sacrifies, vive le capitalisme a outrance, abas les valeurs dites de l'occident chretien. L'OCCIDENT A LA RECONQUETE DE LA LYBIE. L'anne derniere, les Etats-unis ont retabli les relations diplomatiques avec la Lybie. La secretaire d'etat des affaires etrrangeres americaines a annonce inlassablement qu'elle sera en Lybie bientot. Madame Rice qui s'est felicitee de l'ouverture lybienne a declare en guise de justification, que « Les Etats-unis n'a pas d'ennemis permanents, nous sommes trop une grande nation pour cela ». Donc, Muammar Kadahfi est a la mode, apres avoir visite l'Espagne, ou il a sgine des contrats pour pres de 12 milliards d'euros, c'etait au tour du ministre des afaires etrangeres Ruisse,Sergei Lavrov, d'entamer sa visite officielle, au cours de laquelle il a annonce celle de Vladimir Putin pour bientot. Les puissances rapaces se bousculent a Tripoli, le premier ministre, Baghdadi Mahmudi, a declare et je cite « Nous nous preparons a investir 100 milliards en dehors de la Lybie, dans divers secteurs ». Sur la liste de l'axe du mal, il ne reste que l'Iran et la Coree du nord. Le premier vient d'etre eclairci de tout soupcon par l'intelligence americaine, a savoir qu'il a abandonne son programme nucleaire depuis 2003, la coree du nord est sur le point de demanteler le sien et entreprend des pourpalers serieux avec le voisin du sud en vue de la normalisation de leurs rapports, voir de la reunification des deux etasts. Sommes nous entrain de constater a un virage vertigineux dans la politique internatonale des Etats-unis et de l'Europe ? Qui s'oriente definitivement sans entraves ni fausses rhetoriques vers la marchandisation pure et simple des richesses mondiales et des peuples. Dans cette course, ne devrions nous pas attendre a des conflits militaires inter etatiques opposant des puissants etats capitalistes ? Ce qui nous enverrait loin dans le temps ou les puissances europeennes s'affrontaint dans le sang pour des territoires producteurs d'epices et d'autres, a la difference c'est qu'aujourd'hui les affrontements se feront autour des zones economiques de marche. Bref, une annee qui s'acheve avec des possibilites de voir naitre des convulsions plus dangereuses encore, mettant en cause la securite internationale et la paix mondiale. Le pacte d'apres le 11 septembre 2001, semble t il, est caduc, le retour aux baionnettes est sur toutes les levres. En conclusion, quand on se dit lutter pour la democratie, il faut savoir pourquoi lutter vraiment, car l'occident se bat uniquement pour la suprematie de leur culture et de leurs interets economiques. Les chenapans du sud sacrifient les interets economiques et financiers de leurs pays respectifs au profit d'une democratie qui s'eloigne de plus en plus et, qui plus est, aujourd'hui est orphelin. Jacques Chirac, l'ancien president francais, n'a t il pas declare lui-meme, que « Le probleme des libertes n'est pas important en Afrique, la question la plus importante (...) avoir un niveau de vie... ». Le cas de Kadahfi invite tous les penseurs a la reflexion profonde, afin de saisir les multiples facettes de l'ideal occidental. L'economie domine les « valeurs ». JOEL LEON

L'ORGANISATION! L'ORGANISATION! L'ORGANISATION!

L’organisation ! L’organisation ! L’organisation ! Par JOEL LEON Nous sommes à plus de vingt ans de l’après-1986. Le pays fait incessamment « marche arrière », l’élite progressiste continue de bousculer rageusement l’international comme instigateur des malheurs du peuple haïtien. C’est vrai, moi aussi j’ai publié de nombreux articles dénonçant le projet international pour le tiers-monde, en particulier Haiti. Mais l’occident ne va pas changer de politique, en dépit de nos plaintes et complaintes, parce qu’elle est taillée sur mesure pour répondre à ses intérêts économiques, politiques et sociaux conformément à ses ambitions de suprématie. Ne devons-nous pas avoir notre propre projet en vue de contrecarrer l’ordre occidental et surtout d’imposer notre vision tiers-mondiste dans nos pays respectifs ? L’honnêteté exige que nous admettons que la lutte pour le changement progressiste et humaniste en Haiti a beaucoup reculé durant ces vingt dernières années. Nous ne sommes pas à « l’heure du bilan », pour répéter l’autre, mais a l’air d’adopter une attitude critique par rapport à l’évolution des contradictions sociales dans le pays est juste et favorables a des changements profonds, et que nous n’avions pas pu exploiter efficacement. Le problème fondamental est la faiblesse de notre capacité organisationnelle à l’échelle nationale, condition indispensable à la victoire du peuple haïtien. « Une organisation est un ensemble d'éléments en interaction, regroupés au sein d'une structure régulée, ayant un système de communication pour faciliter la circulation de l'information, dans le but de répondre à des besoins et d'atteindre des objectifs déterminés ». Donc,l’organisation est là pour assurer l’unification d’un ensemble complexe, du point de vue idéologique et politique, en une machine opérationnelle dont l’objectif à court, moyen et a long terme doit être le succès total ou partiel. Si en sciences exactes il est plus facile de déboucher sur des résultats concrets à partir d’approches bien élaborées et redistribuées sous forme de postulats changeants à un ensemble large ou restreint, mais en matière de sciences sociales, c’est devenu une casse-tête chinois. Faut il abandonner pour autant ? Jamais ! La lutte politique pour le changement en Haiti souffre d’anémie idéologique et structurelle. D’autres raisons peuvent être retenues pour l’expliquer, moi je préfère rester dans le domaine pur de la structuration. L’échec dans les tentatives de créer un parti politique de masse constitue l’élément moteur des revers subis pendant ces vingt dernières années. Des expériences ont été faites à l’intérieur et en dehors du pouvoir, mais elles n’ont fait l’objet d’aucune étude rigoureuse afin d’élaborer des réflexions sur les avancées et les reculs. Il y a un probleme de methode et de production intellectuelle accablant chez les leaders des masses populaires. Les références, sauf orales, sont presque inexistantes dans le pays. Les maigres tentatives d’étude des exploits des militants dans le passé ont soulevé tellement de polémiques, que finalement les générations futures, qui devraient en être les bénéficiaires, sont enterrées dans la confusion, et se tournent vers la littérature guerrière des autres peuples pour appréhender leurs propres réalités de luttes. L’organisation politique ne s’organise jamais autour d’un homme ou des hommes, mais autour des idées. Mais l’organisation a besoin de vrais leaders pour assurer son développement, et sa croissance jusqu’à maturité, qu’est la prise du pouvoir. Donc, il est indispensable à ce que les idées soient clairement définies et véhiculées massivement dans le peuple. Je peux compter deux organisations politiques en Haiti, qui s’identifient comme des organisations de masse, Fanmi lavalas et Parti Populaire National. Après quoi, tous les autres partis politiques qui autrefois se réclamaient des masses, se sont transformés en des outils de répression contre celles-ci. Mais ces deux partis affichent des faiblesses scandaleuses et ils sont complices des revers subis, notamment dans les deux coups de 1991 et de 2004. Nous devons admettre le fait que le parti Fanmi Lavalas a pris naissance dans un contexte particulier de paradoxe, les principaux dirigeants étaient soit au pouvoir ou de pretendants assures du pouvoir. Le problème avec cette réalité, c’est qu’elle est plus susceptible de voir une pareille organisation envahie par des opportunistes conduisant a une dérive populiste noyant les structures organisées et les militants issus des entrailles des masses. Depuis 1986, on a souvent répété dans le pays que « pouvwa w nan lari », donc ceci explique la fragilité du pouvoir politique donnant lieu à des turbulences politiques sporadiques nuisibles au développement socio-économique national. Cette réalité, generatrice de pauvrete, ne sera pas conjurée sans l’existence de cette organisation politique de masses, porteuse des revendications populaires cristallisées dans leurs représentants sous l’oeil bienveillant des masses. La lutte elle-même doit produire la majorité de ces dirigeants, l’objectif est d’arriver a la formation d’une équipe au sein de l’organisation politique. L’équipe est nécessaire pour gagner En sport, le mot équipe est dominant. Au niveau de l’administration on parle plus souvent de leadership ou de comité directeur, mais tous sont régis par des qualités universelles qui s’imposent à tous. La politique n’y échappe pas non plus, je veux parler de compétence, honnêteté, inspiration, courage, loyauté...Ces qualités doivent être identifiées et promues au sein de l’organisation politique. Cela donnera lieu au renouvellement régulier des cadres du parti à partir de l’excellence et de la conviction. Une équipe de football est d’abord un ensemble comprenant des joueurs venus de differents horizons ayant assumé la responsabilité de faire triompher le drapeau de cette équipe. Cela veut dire que l’équipe est d’abord une conception institutionnelle ayant des manifestations de jeux d’ensemble sous la baguette d’un entraîneur. Au départ l’équipe n’est pas constituée, elle le devient lorsque les joueurs peuvent lire les mouvements de l’un et l’autre sans même échanger un mot. Ce jeu d’ensemble constitue l’essence d’une équipe ; pour y arriver, les joueurs doivent s’entraîner ensemble d’innombrables fois sous le leadership d’un homme compétent, honnête, inspirateur, loyal et courageux, lui à la tête d’un staff composé de techniciens dans des domaines variés relatifs au football...Ce scénario reflète exactement la conception classique d’une organisation politique. Le fait de réfléchir et de lutter ensemble à travers des actions concrètes, approfondira une connaissance humaine réciproque, développera des pratiques communes et surtout un engagement actif et discipliné indispensable pour les grands combats de demain. Sans cet exercice académique et pratique, le parti des masses ne sera jamais en mesure de faire respecter les droits du peuple. L’absence de l’équipe conduit aux revers Les cinq ans de pouvoir lavalas nous enseignent beaucoup, 2 ans d’un mandat de 5 ans, février 1991-septembre 1991, d’octobre 1994- février 1996, et de février 2001 a février 2004. Nous concluons que les masses ne suffisent pas pour garantir l’exercice du pouvoir. Le peuple reste et demeure le faiseur d’histoire, mais à travers son organisation, ses chefs et la discipline. Les multiples revers subis de 1986 à aujourd’hui sont dûs exactement à cette carence organisationnelle. Les trahisons et défections jonchant le secteur dit progressiste sont les conséquences de l’inexistence d’une structure appropriée marquée par une allégeance inviolable à partir de positions politiques hautement de commande. Les dérives et invasions d’intrus pouvaient être conjurées facilement si la militance était contrôlée et rapportée régulièrement dans les archives de l’organisation. Les infiltrations et traffics d’influences qui endommageaient le pouvoir et le parti simultanément auraient pu être evites si et seulement si on avait un parti schématiquement organisé. Donc, il faut commencer par le commencement en entamant « un processus de rectification ». Abraham Lincoln a échoué en deux fois dans les affaires, il a été battu dans six états dans des élections nationales avant de devenir président des Etats-unis. Son héritage est cher aux américains. Il ne faut pas avoir peur de la défaite, il faut avoir peur du découragement et du traumatisme de l’impuissance. Que faire ? En dépit de cette analyse critique du parti des masses, personne ne souhaite la disparition de Fanmi Lavalas ou son remplacement par un autre. Par contre, il faut mettre en branle un processus actif de rectification appuyée par les dirigeants les plus influents du parti. Un renforcement institutionnel est fondamental, seul moyen sûr de préparer les futurs cadres du parti pour assurer la relève et tenir en alerte et aguerri les bases du parti. L’éducation des membres de façon permanente et nationale est indispensable à l’implantation effective du parti dans toutes les circonscriptions. Ils doivent être armés idéologiquement et politiquement afin d’assurer la permanence de la guerre psychologique sur le terrain. Doter Haiti d’un parti fort et discipliné est le plus beau cadeau que cette génération pourrait léguer à la postérité. Avec une organisation bien implantée dans les masses, la prise et le maintien du pouvoir, malgré vents et marées, deviendra un jeu d’enfants. L’accès au pouvoir sans les moyens politiques, c’est à dire la capacité de poser des actions dans l’intérêt des masses conformément aux promesses de transformation sociale développées dans le programme du parti, compromettra l’avenir politique des masses. On a vu ce qui est arrivé en 1991 et 2004, les masses ont payé un lourd tribut. La résistance dans les deux cas portait les stigmates decourageants lies a l’inorganisation du parti. Il est impératif que le parti des masses soit réorganisé en fonction d’un schéma révolutionnaire, c’est a dire l’introduction d’idées nouvelles appuyées par des stratégies non traditionnelles. Le changement pour les pauvres doit sortir de l’ornière habituelle de l’innocence. Le parti des masses doit se positionner et se préparer à toute éventualité débordant le cadre légal. Car, ne pouvant gagner par des voies directes, il devra recourir à des techniques obliques, l’essentiel pour lui étant d’arriver à ses fins. L’innocence n’est pas une arme pour le changement en faveur des masses, donc il faut un parti capable de maîtriser des situations volatiles lorsque les forces publiques sont dépassées, hostiles, démissionnées ou domestiquées. Cela fait partie de la « real-politik ». Plaidoyer pour un parti de masse est le discours du moment. La section responsable de l’organisation doit être opérationnelle en fonction d’une approche démocratique certes, mais renforcée par un support compétent pour évaluer les méthodes, faire les adaptations et produire les solutions appropriées. Car de nos jours la planification stratégique est présente dans toutes les disciplines humaines, et pourquoi pas l’appliquer dans la politique, particulièrement celle des masses ?. D’ou la nécessité de former les cadres stratégiques: ils seront la mémoire et le futur de la lutte haitienne a un niveau plus globale. Il faut toujours garder à l’esprit que la lutte pour supprimer la pauvreté de la surface de la terre ne saurait être nationale, elle est internationale. C’est à dire qu’il faut allier le combat culturel à celui de la politique, les symboles et les slogans de lutte sont plus puissants que toutes les armes de destruction massive connues. Tout ceci c’est pour mettre en exergue l’importance du travail intellectuel dans la lutte de libération des masses à travers ses organisations politiques et sociales. L’organisation politique de masse s’impose à tout penseur progressiste comme un postulat pour la transformation de la société. Elle doit être une priorité, sans elle nous n’arriverons jamais a faire face aux attaques de la réaction et éliminer les risques de revers. Joel Leon

OUI A UN PLAN DE SECURITE NATIONALE, NON A LA DEMAGOGIE...

OUI A UN PLAN DE SECURITE NATIONALE, NON A LA DEMAGOGIE... Joel Leon La raison fondamentale avancee par le president de la republique, Rene Preval, pour justifier la designation de Robert Manuel comme premier ministre est l'insecurite, qui se manifeste aujourd'hui a travers le kidnapping. Avant, c'etait le phenomene du « zenglendo », initie dans le pays par le regime militaire pour terroriser une population haitienne visceralement opposee a la dictature. A cette epoque, c'etait une arme politique pour contraindre les leaders des organisations populaires au silence. A cote de cela on enregistrait aussi des enlevements. Haiti faisait l'experience horrible des escadrons de la mort, tres actifs en Amerique latine et centrale. L'intelligence du peuple haitien l'avait precipite a opter pour le renversement du regime militaire, principale source de l'insecurite. Ce qui a eu lieu avec l'avenement de madame Erta Pascal Trouillot comme president provisoire, l'experience a donne naissance au regime populaire du 7 fevrier 1991. Malheureusement la reaction a repris le pouvoir, pour reinstaller le regime de terreur redoute par le peuple haitien. En 2008, nous faisons face a une autre facette de l'insecurite qu'est le kidnapping. Le kidnapping a ete huille et encourage par les secteurs victorieux du 29 fevrier 2004. Dans leur haine implacable a l'endroit du mouvement populaire, ils ont jette la responsabilite des actes de rapt sur le regime dechu. C'etait un moyen pour eux d'eliminer totalement de la scene politique ce mouvement « historique de peuple », pour parodier le professeur Marcel Gilbert. Cette approche purement emotionnelle, enrichie par le laboratoire anty national, a fait son chemin jusqu'a porter les dirigeants responsables de la securite publique a miser totalement sur une seule piste. Entretemps, des voyous exploitent la situation, s'organisent en institutions, se legitimisent politiquement(faussement) et se popularisent tout en tentant de se nationaliser. Le gouvernement de Latortue s'etait donne comme mission de trouver un dossier/preuve pour mettre en accusation l'ancien president Jean B. Aristide, comme instigateur des troubles que connait le pays. Jusqu'a son depart precipite vers la Floride, Bocaraton, Gerard Latortue n'a pas pu reunir ces preuves qui, d'apres leurs dires, etaient faciles a collecter. Il a fallu plus de 4 ans aux responsables de la securite publique nationale pour comprendre ou admettre finalement que le kidnapping n'est rien d'autre qu'une facette de l'insecurite qui prend la societe haitienne en otage. Robert Manuel, le nouvel homme fort, est presente a la population comme celui qui a la solution pouvant contrecarrer le kidnapping. D'ou vient cette idee ? Apres la tentative d'assassinat sur la soeur du president Preval, Bob Manuel avait pique d'une crise de colere, et s'etait indigne de ce que les assassins operaient sous les ordres de Tabarre. Il s'etait resolu d'aller arreter l'ancien President Aristide pour complicite de meurtres et le foutre en prison. Ceux qui etaient presents au moment de l'emportement avaient vite vide les lieux pour s'epargner de la transe satanique qui s'etait emparee de Bob Manuel. De la est ne le « mythe de Bob Manuel ». A l'epoque, lui seul pouvait prononcer des non sens de ce genre, d'ou son surnom de faucon. Aujourd'hui, c'est fort de ce label de faucon que le president s'est enhardi a presenter au grand public Manuel comme premier ministre designe. En fait, Bob Manuel n'est rien d'autre qu'une fraude, un agneau paradant sous le masque d'un « Ti Bobo ». Le president a encore peche une fois : la solution a l'insecurite ne tient pas entre les mains d'un homme. C'est un phenomene qui a grandi a partir de l'ignorance et de la haine des uns et des autres, et l'incompetence des dirigeants haitiens a concevoir une politique autonome axee sur un plan de securite nationale. L'insecurite qui s'est etendue sur le pays est nee a partir de 1986, sous les regimes militaires. Sa source etait en republique dominicaine, ou se refugiaient des centaines d'anciens macoutes. Les leaders militaires de l'epoque qui, apres avoir perpetre des actes de « zenglendo » eux-memes, ont ferme les yeux ou encourage le retour de ces bandits en Haiti pour se reorganiser a travers un groupe arme connu sous le nom d'attache. L'objectif etait de mater le mouvement populaire qui tendait a une radicalisation qui pourrait deboucher sur une direction revolutionnaire. Apres plus de vingt ans, la republique dominicaine n'est plus utilisee comme base arriere, l'insecurite est recuperee par des bandits de grands chemins qui l'utilisent a leurs profits exclusif d'enrichissement.Certes, les criminels n'operent selon aucun pre-etabli, il n'en reste pas moins qu'ils sont proteges par des mains invisibles dont l'objectif est la destabilisation de la nation haitienne. Tous les secteurs utilisent les services criminels, les gnbistes l'utilisent pour diaboliser lavalas, la MINUSTAH l'utilise pour justifier sa presence en Haiti, les organisations gouvernementales (alliees des partis politiques) l'utilisent a des fins de propagande pour justifier leurs demandes d'aide sur le plan international, le gouvernement l'utilise comme excuse pour cacher sa demission et pour propulser Bob Manuel comme premier ministre. Cela signifie qu'ils sont tous des hypocrites, ils ne veulent pas l'eradication de kidnapping. La securite constitue la base essentielle de la notion meme de l'etat, donc un etat qui fonctionne sans un plan de securite nationale, n'existe pas. Un plan de securite nationale depasse les limites de la defense nationale ou de la securite publique, pour s'immiscer dans l'economie, la politique, le social et le culturel afin de contrecarrer efficacement toutes sortes de menaces. Dire que Bob Manuel va pouvoir resoudre l'insecurite qui sevit en Haiti c'est faire preuve d'une extreme naivete. A dire vrai, le probleme de l'insecurite ne peut etre resolu sans le depart des forces d'occupation, car l'aspect sacre de la securite nationale est exactement ce sentiment nationaistel allergique a tout corps etranger a la nation. David Chandler a ecrit et je cite : « Les etats sans droit d'installer leurs propres gouvernements souffrent toujours du mal de legitimite », la legitimite etant l'element essentiel pouvant engendrer un plan de securite nationale. Pour que ce dernier soit effectif, il faut absolument la participation d'une categorie d'hommes qui ne negocient pas l'interet national et soient intransigeants face a l'abandon de nos droits d'existence. Ils doivent etre courageux, pour ne pas dire braves, ce sont eux qui doivent saisir le pouvoir. Ce sont ceux-la meme qui partagent ces mots d'Orwell, a savoir que « ce sont les chiens laches qui recoivent des coups de pied au cul ». Retablir la securite en Haiti doit etre vue sous un angle moderne et au-dela des frontieres. Prennons par exemple notre present voisin, Saint-domingue, « Haiti apporte annuellement un pactole de 8oo millions de dollars americains a l'economie diminicaine », 1 milliard de dollars est en investissement permanent dans ce pays. Pour que cet etat de choses soit acceptable, il faudrait que le republique dominicaine soit un allie, un pays ami sur lequel la republique d'haiti devrait pouvoir compter en temps de tumulte. Paradoxalement, ce pays pratique la traite negriere contre les ressortissants haitiens quotidiennement, fusille nos compatriotes, les brule vifs...Le comble c'est que la Dominicanie destabilise le pays periodiquement en abritant sur leur territoire des mercenaires de la trempe de Guy Philippe...Cette destabilisation fait partie d'un plan de securite nationale de la domicanie correspondant aux interets economiques de ce pays. Le seul moyen d'arreter sa course est de s'organiser de maniere responsable et militante, en commencant par afficher notre droit a la resistance, en n'excluant rien, car « la violence est la grande accoucheuse de l'histoire ». Dans le cadre d'une politique de securite nationale, la Dominicanie n'est pas qualifiee pour recevoir des investissemenst haitiens si importants. D'ou la necessite de l'elaboration d'un paln de securite nationale en lieu et place de la designation d'un « cowboy » a la primature. « Nihil novi sub sole », « Rien de nouveau sous le ciel bleu ». Un nouveau premier ministre va occuper la primature pour que tout reste pareil, le changement ne viendra pas des hommes politiques qui n'ont pas foi dans leur pays. C'est l'une des caracteristiques d'un leader, avoir une cause et croire en elle, ceux qui sont au pouvoir ne croient en rien et n'ont pas de cause. C'est la le dilemme de la transition ! Une fois de plus, les masses populaires ont rendez-vous avec la desillusion et le desenchantement. Mais le jour viendra, ou l'organisation du peuple prendra le pouvoir pour appliquer le programme du peuple haitien sans les services des traitres.Ils ont beau dit, mais ils n'ont rien fait.

Friday, December 21, 2007

HAITI, PREMIERE VICTIME DE LA TENTATION IMPERIALE DU BRESIL.

Haiti,la premiere victime de la tentation imperiale du bresil HAITI : PREMIERE VICTIME DE LA TENTATION IMPERIALE DU BRESIL. « Assurer la sécurité publique, c’est veiller a ce que nul ne soit tue ou ne soit victime d’une forme quelconque de violence » Amnistie internationale En Haïti des qu’on parle de Brésil, on se refere au football, au roi Pele ou au carnaval de Rio, qui constitue une merveille artistique et culturelle. Si vrai que le gouvernement a utilise la sélection brésilienne de football, le 18 août 2004, pour jouer un match qualifie « Pour la paix » contre la sélection haïtienne de football, dans sa croisade de gagner les cœurs et les esprits des haïtiens. Ce jour la fut un tourment aux patriotes haïtiens qui ont vu nos compatriotes applaudir les joueurs brésiliens au détriment de nos nationaux. Et, pour nous crucifier d’avantage, joueurs et dirigeants se sont rendus en république voisine pour y passer la nuit, cela signifie que nous ne sommes pas digne d’honorer l’hospitalité des vedettes brésiliennes. Passons !Et pourtant, d’un point de vue géopolitique et stratégique, la réalité brésilienne est radicalement différente et est guidée par l’engouement a étendre son influence sur les autres pays de la région.La façon la plus simple de définir l’impérialisme est : « Celui qui cherche a étendre son autorité sur d’autres » ( notamment plus petit). Le Brésil, avec sa présence militaire en Haïti est entre dans une phase ou c’est necessaire de faire des victimes afin de protéger son statu de puissance regionale, avec 40% de l’économie sud-américaine sous contrôle. C’est un processus normal, les empires comme les systèmes ont pris naissance dans « Le sang et la sueur ». La domination n’a pas de cœur, même si les unes sont plus féroces que les autres, toutes sont basées sur le besoin impérieux d’hégémonie pour pouvoir piller les richesses des autres au profit de leurs peuples, castes ou tribus. Dans ce contexte du 21e siècle, ou la complexité du monde élargi est plus difficile a gérer, le jeu des alliances est plus important que jamais. Il y a trop de convulsions dans le monde, trop de feux a éteindre, trop de peuples sont en ébullition…il faut d’autres partenaires, moins puissants certes, mais capable de s’imposer dans des conflits a faible intensité pour sauvegarder les intérêts des plus puissants. Ainsi s’est amené le Brésil.Les Etats-Unis et la France n’ont pas fait choix du Brésil par hasard. Ils connaissent ses ambitions impériales de deuxième maître de l’hémisphère du point de vue économique, son obsession a entrer dans le cercle sacre du conseil de sécurité, son expérience dans la répression et le meurtre, et d’étendre la production et la culture brésilienne un peu partout dans la region. Lorsqu’ils ont sollicite son service, ils savent pertinemment que le président Da Silva Lula ne pouvait résister a cette proposition, pour cela il faut sacrifier les liens et convictions idéologiques afin de remplir sa carte de conquête. Ainsi, les américains, canadiens et français ont légué au pays des favelas( bidonvilles) le mal d’apprenti tuteur, eux trop occupes a combattre les autres convulsions du monde.La mission du Brésil de Lula est de stabiliser Haïti. En termes non diplomatiques, Brésil doit jouer un rôle de police. Les revers enregistres en Somalie dans les années 1994-95 et l’enlisement irakien et afghan sont top actuels pour qu’on s’aventure dans une autre demelee ou des noirs s’affrontent sans merci. Dasilva Lula s’est abuse des liens culturels serres unissant les deux peuples, d’Haïti et du Brésil, pour mettre en application sa politique conquérante.PROGRESSISTES HAITIENS ATTENTION !Certains progressistes haïtiens se laissent piéger par la logique de proximités idéologiques en gardant un silence complice face a l’agression brésilienne contre Haïti, qui est un viole du premier chapitre de la doctrine de monde libre, l’autodétermination des peuples. L’occupation d’Haïti est assurée par l’armée brésilienne avec 1200 hommes et de quelques dizaines de policiers qui, deliberement fusillent les pauvres et couchent nos femmes avec appétit. Ce comportement est digne de tout occupant, donc l’état brésilien n’est pas un état progressiste, au contraire il est predataire et execute les sales besognes de l’impérialisme. Apres le départ de Jean-claude Duvalier en 1986, ceux qui ont contribue a la perpétuation du régime par la terreur et la torture ont été devenus gênants. Albert Pierre, allias « Ti boule », le tristement célèbre tortionnaire, a été invite a s’embarquer au Brésil, un état qui n’a signe aucun traite d’extradition avec Haïti. « Ti boule » est reste la sans être inquiete jusqu'à sa mort tranquille, sans pouvoir rendre des comptes de ces crimes odieux et établis. Donc, il y a des antécédents non regles entre les deux états qui méritent a ce que des chercheurs jettent un coup d’œil afin de dévoiler s’il n’existe aucun rancœur historique de l’état brésilien contre Haïti. Dans ce nouveau rôle de policier, Brésil est il moralement compétent a jouer ce rôle ?BRESIL EST IL MORALEMENT APTE A STABILISER HAITI ?Brésil n’a pas été épargne malheureusement, comme ce fut le cas du Venezuela, au caudillisme des années de 1970 et 1980. Le peuple brésilien a connu la dictature militaire féroce comme nous autres d’Haïti. Mais contrairement a nous , Lula n’a pas aboli l’armée ni même l’épuré, et voilà qu’en vingt cinq ans cette armée répressive se propulse sur le plan international comme gardienne de la démocratie et de la stabilité. Je me demande au nom de quelle morale que cette mission est attribuée a l’armee brésiliene si ce n’est celle de l’ironie.Rappelez-vous que j’avais mentionne le caractère répressif du Brésil, qui a joue beaucoup dans son choix comme le nouveau maître d’Haïti. Dans un document publie en 2005 par l’amnistie internationale, Brésil a affiche 52.2 homicides pour chaque 100.000 jeunes, tandisque les Etats-Unis ont 32.2 homicides sur 100.000 et l’Italie 2.1 homicide pour chaque 100.000 jeunes. Cela dit que ce pays est beaucoup plus malade qu’Haïti en matière de sécurité publique, par contre le Brésil est choisi comme chef de mission de stabilisation en Haïti.L’amnistie internationale a poursuivi pour dire que : « Le fait d’avoir la peau noire est un facteur de risques supplémentaires », la police brésilienne est raciste et explique pleinement les interventions assassines des forces armées brésiliennes dans les quartiers pauvres, tels que cite soleil, bel-air etc. .L’amnistie internationale a défini comme suit comment assurer la sécurité publique dans un pays : « Assurer la sécurité publique, c’est veiller a ce que nul ne soit tue ou ne soit victime d’une forme quelconque de violence ». Les forces publiques brésiliennes ont a leurs actifs de nombreux cas de massacre dans leurs propres pays, ainsi le 31 mars 2005, « 29 personnes ont été tuées a Baixada Fluminense(…) d’hommes armes appartenant a la police militaire…entre 8 :30 et 11 heures, ouvrant le feu aux passants »Massacre de prisonniers sans armes a la prison carandiu, a Sao Paulo en 1992.Des enfants qui dormaient sur les marches de cathédrale de Candaleria en 1993 ont été liquides.Des habitants d’une favela (bidonville) de vigario, les militants de droits de la terre en 1997 a Eldorado dos Carajas, tues.Les policiers de Sao Paulo et Janeiro appuyés par l’armée ont tue pour la seule année 2003, 2110 personnes, qu’ils ont qualifie de légitime défense.« Au Brésil, le nombre des homicides est l’un des plus élevés au monde », 17 millions d’armes légères circulent au Brésil, 9 millions sont détenues en toute illégalité.Donc, les deuils que sèment les forces d’occupation en Haïti, dominées fortement par le Brésil, font partie d’une série de pratiques nationales transférées au sein de l’institution dirigée par un commandant Brésilien. Avec ce « Permis de tuer » délivré par le gouvernement Preval/Alexis aux occupants, a l’occasion de la fête de Noël, nous devons nous attendre au pire en matière de crimes délibères.PRESIDENT LULA, EST IL CONSCIENT DE SON ROLE DE BOURREAU ?D’après un analyste haïtien, Mr Camille Chalmers, « des 20 membres de l’état-major de la Minustah, il y a à peine deux Sud-américains. Les autres sont états-uniens, français, italiens et canadiens », propos rapportes dans RISAL. Meme si apparemment le Brésil semble en contrôle de la situation, mais dans les coulisses l’alliance amercicano-franco-canadienne a le vrai contrôle. On a légué aux soldats latinos le rôle répressif des pauvres .J’ai l’impression que les ambitions de Lula le rendent aveugle, cet état de fait peut porter le président brésilien a commettre des crimes odieux, comme c’est le cas d’Haïti aujourd’hui.La position des patriotes haïtiens doit être ferme et sans ambages face au comportement agressif des forces d’occupation, car nous représentons le dernier carre des indigènes. Qu’il s’agit d’américains, de français, de canadiens ou de n’importe quel peuple, des qu’ils traversent nos frontières, n’ont d’autres objectifs que nous subordonner. Notre devoir de peuple conscient, est de les combattre jusqu'à ce qu’ils partent.Ce sont les intérêts nationaux brésiliens qu’ils défendent en Haïti, ils sont prêts a tout pour cela, ceci est valable aussi aux autres états présents au sein de la MINUSTAH. Il faut remarquer qu’il n’y a pas de forces vénézuéliennes ou cubaines en Haïti, cela dit que Lula(Brésil), Michelle Bachelet(Chili) , Nestor(Argentine) et autres états pourraient refuser l’offre. S’ils décident d’être en Haïti, ils ne sont rien d’autres que des occupants. Ils contribuent tous a humilier notre peuple, notre grandeur historique et notre culture, donc ils ne sont pas des amis. Lula a prefere d’obéir les appels américains, canadiens et français que ceux du peuple haïtien qui résistent heroiquement contre l’occupation.Ils sont arrogants au même titre que tout envahisseur. Le général sortant qui a commande les troupes de la MiNUSTAH, est tellement confortable dans son apparat d’occupant tuteur, qu’il a exige a ce qu’on revienne avec les forces armées d’Haïti, jadis dissoute. C’est un calcul sur mesure qu’a fait le gouvernement brésilien. L’armée d’Haïti qui s’était transformée en parti politique a été l’œuvre de l’occupation américaine de 19 ans, son rôle a été de poursuivre l’occupation longtemps après le départ des marines. Le Brésil qui a le commandement des troupes de la MINUSTAH, souhaite avoir cette même responsabilité de créer une armée nationale en vue de maintenir un contrôle substantiel sur l’ensemble des institutions nationales par l’intermédiaire de sa structure militaire laissée dans le pays. En conclusion, tous les pays latino-américains qui font partie de la force d’occupation en Haïti ne font que défendre leurs intérêts nationaux au détriment de notre dignité de peuple, notre grandeur historique et culture. Brésil, pays qui a la commande des troupes, répond a ses ambitions geo-strategiques, mais qui vit sur le plan interne une situation de violence plus dramatique que celle d’Haïti. Progressistes haïtiens, toute occupation conduit nécessairement a l’humiliation, il n’y a pas de bons occupants, ils sont tous mauvais et massacreurs . L’essentiel il faut combattre l’occupation du pays jusqu'au départ des derniers soldats etrangers. JOEL LEON joelleons@yahoo.com philadelphia journaliste

MERCENARIAT ET DEMOCRATIE.

« Un mercenaire est un soldat voulant vendre ses competences militaires au plus offrant,et pour qui la cause importe peu. » JOEL LEON MERCENARIAT ET DEMOCRATIE. La presse progressiste internationale a repandu dans l’opinion publique mondiale les velleites strategiques de replatrer le systeme de securite nationale en lui adjoignant des forces composees de mercenaires . Pour l’instant les clets sont confies temporairement aux mains d’un cercle d’intrus qui represente les premieres salves d’une forme moderne de mercenarait international. Ils sont aides dans leurs taches par une bande de trafiquants de la democratie qui se faufilent de vestes, dites « societe civile », pour preparer le terrain a l’invasion des sans-patries. Tout ceci se fait sous le couvert de la democratie et finance, dans un premier temps par les puissantes orgnanisations strategico-politiques imperiales ( IRI, MDI, OXFAM...), et dans un second temps directement par les gouvernements imperialistes pour reformater la politique mondiale . Nicholo Machiaveli, a decrit les mercenaires dans « Le prince », comme une bande, dont la « Loyaute est fondee uniquement sur l’argent, et absence d’engagement vis a vis de la cause ou la nation qu’ils defendent ». La « Guerre inexpiable de l’an 241-238 BC. », entre des groupes de mercenaires a Carthage, lui a impose cette verite historique. Ces « chiens de guerre » sont recrutes par des riches seigneurs de la guerre en vue de prendre le pouvoir ou d’instaurer une suprematie sanguinaire, tout ceci pour obtenir des avantages personnels. Ainsi, l’implication de mercenaires dans le processus de « democratisation » est une farce jouee par les riches afin d’assurer leurs controles sans partage sur les richesses de l’humanite. Le continent africain est tres revelateur, en termes de degats economiques, crimes contre l’humanite et de gaspillage de ressources. La multiplication des agences de securite et le mercenariat. Le continent africain est le bastion des « soldats de fortune ». L’Afrique du sud, a elle seule compte 4763 compagnies de securite, reunissant toutes les nationalites de l’Afrique. Elles emploient plus de 300.000 agents nationalement, son effectif triple celui de la police nationale de 105.000 agents. C’est surprennant de voir un pays scandaleusement riche comme l’Afrique du sud, plonger dans une violence si profonde que les forces publiques sont substituees au profit des armees privees. Ces memes agents de securite sont recrutes quotidiennement par des riches pour defendre leurs interets dans un quelconque coin du continent. Les etats producteurs d’armes et de materiels militaires, les approvisionnent regulierement, en depit de la resolution 581/62 de l’assemblee generale des nations-unies condamnant dans son article 6, et je cite : « Tout etat qui permettrait ou tolererait le recrutement, le financement, le transit et l’utilisation des mercenaires en vue de renverser le gouvernement d’un etat membre des nations-unies ». Le HCR, haut commissariat pour les refugies, a recense plus de 2 millions de refugies et de 400.000 morts au cours du conflit soudanais. Sans mentionner le Liberia, la Sierra Leone, l’Angola, la Cote d’Ivoire...Ce dernier pays avait fait face le 19 septembre 2002 a une rebellion militaire, qui avait entraine au combat plusieurs centaines de « chiens de guerre » venus des pays voisins, notamment du Liberia. Le gouvernement, par l’intermediaire de son president Laurent Bagbo, a lui aussi recrute son lot de mercenaires afin de faire face aux autre mercenaires liberiens de la « Force nouvelle ». Ce qui a plonge le pays dans une crise qui a fait plusieurs dizaines de morts des deux cotes et des milliers de deplaces, sans mentionner les pertes economiques enormes. Donc, l’implication des mercenaires a travers « Blackwater », « Global risk strategies », « AEGIS » ect... en Irak ou Afghanistan et Haiti, est une giffle contre la democratie et de ce que les occidentaux qualifient de monde libre. L’operation anti populaire des trafiquants de la democratie, notamment en Europe de l’est, l’Afrique et l’Amerique Latine represente les deux bouts d’une meme strategie afin d’enlever a la democratie son humanite. LE CAS D’HAITI, UN EXEMPLE PUR DE DERIVE DEMOCRATIQUE. Le cas d’haiti est l’exemple complet qui permet de comprendre les nouvelles fenetres supremacistes de l’ordre des riches. Les trafiquants de la democratie sont mobilisees en premier. Ils sont composes en general d’hommes et de femmes de la classe moyenne en quete de mieux-etre. Ils n’ont pas de conscience patritotique, ni sentiment d’appartenance. Comme les mercenaires, ils sont avides d’argent et de contacts d’influence, mais toujours a des fins mercantiles. Par l’intermediaire des structures d’organisations non-gouvernementales, converties plus tard en societe civile, ils gagnent aisement leurs vies. Ils voyagent dans des conferences partout dans le monde, ils roulent en belles voitures flambant neuves et pretent leurs services a tout gouvernement etranger desireux de punir la nation negre, Haiti. Stanley Lucas, est la figure la plus emblematique de ce courant de trafiquants de la democratie, qui ne se gene pas de clamer son active participation dans le processus de submersion des espoirs de liberte du peuple haitien. Le travail des trafiquants de la democratie consiste a creer les conditions necessaires pour l’apparition des « chiens de guerre ». Ils menent le combat psychologique jusqu’a la dimension proche de la folie, en exhibant tout au passage pour la conquete des esprits, visites a l’etranger, sommes d’argent, contacts internationaux...L’objectif primordial est de diaboliser par tous les moyens les tenants du pouvoir. Ils utilisent les services de la classe politique traditionnelle, des secteurs etudiants immatures, toutes les organisations de la societe civile qui dependent des ONGs, les media sans exception... Quand l’opinion publque est suffisamment chauffee a blanc, Ils font appel aux mercenaires. Guy Philippe, le tristement celebre seigneur de la guerre, a ete recrute pour punir les pauvres de ce que leurs choix avaient ete contraires a celui des forces polittiques traditionnelles. La correlation entre ces deux structures complementaires et indissociables, trafiquants et mercenaires de la democratie, est tres revelatrice, elle permet de comprendre le fonctionnement du mercenariat international. Ainsi le 29 fevrier 2004, le president etait force de partir manu militari vers une destination inconnue. La presence de la « Fondation steel », groupe de securite privee ( mercenaires), dans la residence privee du president Jean B. Aristide ne pouvait stopper son arrestation. Le 12 mars 2004, Mr Kenn Kurt, responsable de cette compagnie de securite, a declare dans un journal americain que sa mission consistait « De proteger le president pour qu’il ne soit pas assasine, kidnappe et intimide ». Et pourtant, le president a ete bel et bien kidnappe par les forces speciales des Etats-unis. Cette realite politique nous enseigne que le mercenariat ne doit etre jamais prime sur les forces indigenes. DEMOCRATIE ET MERCENARIAT. Les adeptes du « Project for the new American century », veulent demolir l’etat dans son essence. Pour y parvenir, la force motrice de l’etat, qui sont les forces armees, doivent etre non seulement neutralisees mais substituees a d’autres forces, creees sur mesure pour pouvoir atteindre, non sans mal, leurs objectifs purement capitalistes. Le mercenariat s’impose comme une arme incontournable et certaine, elle est redoutable contre les militants progressistes et incitent a la mefiance, voir meme a la peur. Lorsque ce sont les forces publiques qui agissent, les secteurs organises de la societe civile peuvent utiliser les intruments juridiques pour exiger des decisions punitives ou reparatoires. Mais, quand ce sont les mercenaires qui font la loi au profit d’un individu ou d’un multinational, tres souvent exonere de toute punition (Blackwater en Irak), les marges de manoeuvre a l’interieur du systeme sont quasiment inexistantes. Donc, la democratie est dans l’impasse et les libertes publiques si cheres aux adeptes du « monde Libre » sont sous la mitraille. La democratie, ce qu’on veut faire croire, se trouve dans une impasse si difficile qu’elle est obligee de faire appel a des mercenaires(Bob Denard, fut le cas le plus typique sur le continent africain), anciens militaires en majorite, pour preserver les pratiques democratiques. On oublie que les institutions sont la pour sauvegarder la survie de la democratie,que les partis politiques ont pour mission d’assurer l’alternance et la bonne gouvernance meme lorsque l’armee et la police representent des forces repressives,et que la justice joue un role coercitif,...Avec l’injection du mercenariat comme instrument dans le systeme securitaire de la cite, nous constatons a un bond en arriere de quelques siecles, quand on faisait l’apologie des baionnettes. Avec l’introduction du mercenariat dans la democratie, on veut detruire toute sa noblesse, sa force morale et politique. La democratie qui devrait etre un courant harmonieux qui facilite les rapports des peuples et les hommes entre eux, par la pratique d’une serie de valeurs comme la paix, la solidarite, le respect mutuel et surtout la co-existence pacifique, aujourd’hui cotoie les armes meurtrieres. L’utilisation de la guerre comme outil conduisant a l’instauration de la democratie constitue en soi un probleme majeur, parce que la democratie est contre la guerre, la violence...Ceci renforce la theorie que la democratie est une conquete des peuples, elle ne peut etre imposee. C’est un choix qui prennne naissance a partir d’une serie d’experiences historiques donnnees, ayant pour objectif l’amelioration des conditions de vie, tout en assurant la stabilite au niveau mondial. De ce fait il n’y a pas d’alliance possible entre le mercenariat et la democratisation. Depuis la deuxieme guerre mondiale, nous constatons a l’emmergence d’une politique basee sur la democratie a outrance au niveau planetaire. Qui, d’apres l’occident, constitue le seul moyen de parvenir a preserver la securite internationale afin de ne pas plonger, une nouvelle fois, dans les stupides guerres de destruction d’hommes et de materiels. Les peuples, trop longtemps ecartes des decisions politiques sont appeles a exercer leurs souverainetes en choisissant des dirigeants valables a qui ils deleguent leurs droits. Mais, quand ils utilisent leurs droits democratiques dans le sens de leurs interets directs, ceux qui promeuvent la democratie interviennent pour stopper l’experience jugee trop independante. Pour ce faire, l’armee est mobilisee pour chasser du pouvoir l’autorite constituee et legitime. Le probleme avec la mobilisation de l’armee a des fins repressives est que, certaines fois des maillons du commandement refusent d’obeir a la lettre les ordres recus. Parce que l’institution militaire est regie par des reglements de fonctionnement et des references historiques tres fortes qui exigent parfois des interrogations sur les objectifs des ordres repressifs. Les tenors imperialistes ne tolerent pas les temps de reflexion qui peuvent provenir de certains chefs militaires, ils preferent se servir des mercenaires, qui ne defendent aucune cause que leurs interets immediats. Pierre Sully, ce soldat dessalinien, n’avait pas recu d’ordre de non-abandon de poste d’aucun officier superieur, par contre il a agi en fonction de ce que lui avait dicte sa conscience patriotique. Les mercenaires n’ont pas cette conscience. Lincoln, president americain, a resume la democratie comme, « Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Aujourd’hui, le grand capital financier international veut soumettre les peuples du monde aux lois des mercenaires. Toute tentative de ce genre doit etre combattue avec force par tous les progressistes, car il n’y a aucune relation corollaire ou symetrique entre la democratie et le mercenariat. Qualifier Guy Philippe, de combattant de la liberte est une atteinte grave a la memoire de tous les forgeurs d’histoire et batisseurs de civilisations. Eux, qui ont avec deisnteressement legue un heritage universel que nous devons conserver et embelli. JOEL LEONjoelleons@yahoo.com

L'HYPOCRISIE AUTOUR DE JACQUES ROUMAIN.

L’HYPOCRISIE AUTOUR DE JACQUES ROUMAIN.
 « La principale porte d’entree pour aborder Roumain, c’est le marxisme ». Yves Dorestal 
Par Joel Leon

 Haiti, le foyer du realisme merveilleux . Les hommes de mon pays, ils sont forts en hardiesse et pensent pouvoir tout galvauder ou ironiser. Depuis les annees 50, soit quelques annees apres la mort precipitee de Jacques Roumain, le combat etait deja engage contre la recuperation honteuse du leader revolutionnaire. Anthony Lespes, depuis 1954 a denonce cette tentative de la « bourgeoisie boutiquiere », fortement reactionnaire et anty national, a travers des articles de journaux tres amers a leur endroit. Plus de 50 ans apres, le combat se poursuit pour conserver l’etat d’ame du leaders communiste, Jacques roumain. L’imposture des falsificateurs se poursuit, ils veulent vider l’essentiel du contenu de l’ecrivain en l’affublant de qualificatifs honorifiques de toutes sortes, excepter de l’appeler par son nom propre, leaders communiste. Ce combat pour l’heritage de Jacques Roumain, revet une signification profonde a ceux qui poursuivent la lutte qu’il a incarne en Haiti contre l’ordre imperial pendant plus de 20 ans. C’est une croisade pour retablir la verite historique, et contrecarrer les denonciations mensongeres a l’egard des masses populaires haitiennes, comme quoi que la lutte radicale ne peut rien produire. Roumain est le produit typique des luttes paysannes, syndicales, estudiantines, des jeunes conscients et des intellectuels revolutionnaires de son epoque. Donc, tout eloignement de ses racines sociologiques et politiques, constitue une duperie de la part de la bourgeoisie et ses valets de porter un coup culturel contre l’univers creatif des masses populaires. La realite sociale des pauvres est une source d’inspiration feconde et intarissable a tout humaniste qui rejette l’ordre d’exploitation a outrance. Ils sont nombreux, ceux qui ont abandonne leurs origines sociales et rejete comme impures leurs pratiques de domination de classe et s’adonner a la cause de grandeur des pauvres en perpetuelle souffrance. Jacques Roumain fut l’un d’entre eux et, probablement le plus remarquable en Haiti.

A l’occasion de son centieme anniversaire de naissance, la reaction lance une offensive psychologique implacable pour annihiler le leaders marxiste-leniniste au profit de leur cause, Jacques Roumain. Des intellectuels haitiens se lancent dans une serie d’ectivites commemoratives pour marquer le centenaire de Jacques Roumain, l’un des plus grand ecrivains-ideologues haitiens. Ne le 4 juin 1907, il allait marquer de facon irreversible la litterature mondiale, particulierement latinoamericaine. Cette annee 2007, marque son centieme anniversaire de naissance, qui curieusement coincide avec une realite repugnante qu’est l’occupation du territoire national, ce qu’il avait combattu avec la plus grande vehemence pendant son temps. Donc, la decision de marquer son centenaire en grandes pompes est plus que louable, c’est lui rendre justice et apprecier ses oeuvres et sa militance pour une Haiti souveraine. Mon probleme a commence lorsque j’ai fait deux constats : 1- Une recuperation de Roumain par la reaction alliee avec une certaine gauche contre-revolutionnaire, collabo et anty populaire. 2- La negligence du bi-centenaire de l’independance, 1er janvier 2004, et le faste fallacieux autour du centenaire de Jacques Roumain, 4 juin 2007. Annihilation de Jacques Roumain. Des le mois de fevrier, le gouvernement et d’autres secteurs de l’universite d’Haiti avaient annonce les couleurs pour marquer avec faste le centenaire de naissance de Roumain. Fait rare dans l’histoire nationale, souvent en Haiti, on celebre la mort d’un heros ou d’un homme de lettres... tandisque dans d’autres pays on celebre la vie et non la tragedie. Donc, les celebrations du centenaire marquent une rupture d’avec les pratiques consistant a venere les disparus, mais simplement au passe et non au present. . A l’etranger aussi le cap a ete mis sur Roumain, notamment a Cuba a partir du 19 fevrier, au Cnada, en France...et meme en republique Dominicaine. Dans ce pays, les chefs d’etat de l’ile d’Haiti ont pris part a la « grande ceremonia », comme si on oubliait que Roumain fut parmi ceux qui ont combattu le massacre des 25.000 haitiens freres en Dominicanie pendant qu’il etait en France, ce qui lui a valu un proces et de la prison. Ce massacre a ete l’oeuvre du feu dictateur Leonidas Trujillio, mais aujourd’hui encore, le massacre se poursuit sous la direction d’un autre maitre, Leonel Fernandez. Paradoxalement il etait present dans la salle avec la benediction du president haitien Rene Garcia Preval. Donc, Roumain, apres 100 ans, est reste le grand incompris et l’ultime inconnu. J’ai lu sur le net, un homme qui se dit de la generation de Roumain, dans son allocution de circonstance, il a declare, en debutant son verbiage, que « Jacques Roumain, fut un mulatre comme moi ». Cependant, il a omis de mentionner que Roumain, mulatre certes, pour repeter les mots de manno Charlemagne « Roumain, Lespes, Charlier..te demaske malpwopte nan klas kote yo te ye... », mais lui, poursuit son boulot mulatriste a Miami comme si Roumain n’avait jamais existe. Le 9 fevrier 2007, a travers le lancement des festivites commemoratives du centenaire de Roumain, deux amis du leaders communiste revolutionnaire ont fait des delarations importantes concernant l’homme et ses oeuvres. Il s’agit de Max Vieux et de Max Sam. Vieux a declare et je cite, « (...) Roumain, revenu au pays en 1920, qui nous trouve sous la botte de l’occupation etrangere et c’est lui qui est le premier a commencer a nous montrer a nous battre contre l’occupant ». D’abord Roumain fut un militant anty imperialsite croyant dans un monde progressiste ou tout n’est pas reduit a l’etat de marchandises capitalistes. L’autre compagnon, Max sam, a declare que Roumain « a montre au peuple haitien, le chemin de l’honneur et de la dignite ». A cote de ces vaillants compagnons d’armes, il y a d’autres qui executent leurs agendas de recuperation. Des intellectuels haitiens ont vante toutes les qualites de celui-ci, le qualifiant d’humaniste, de rassembleur, de diplomate, d’humaniste...pour ne citer que ceux-la. Jacques Roumain est, definitivement, tout ce qu’ils ont dit, mais d’abord il s’etait forme dans un courant ideologique, il a subi l’influence d’une pensee politique revolutionnaire, qui a engendre chez lui une vision de l’histoire difeerente et divergente avec l’ordre dominant capitaliste. C’est cette conviction qui a developpe chez lui cet amour de l’homme, l’homme total dans toute sa reverence et dimension, l’homme libre, l’homme magnanime a travers une existence sans barriere. Le revolutionnaire, n’est il pas l’humaniste, parfois contraint a utliser la force comme moyen, mais non comme fin. Car, la societe convoitee depasse les limites de l’egocentrisme et de l’individualisme pour ouvrir un nouveau champ de pensee et d’action ayant pour objectif le bonheur de tout homme et de toute femme. Ainsi, l’enlever de cette ambiance qui a fait de lui ce qu’il est, n’est rien d’autre qu’une tentative d’alienation et d’eloignement des masses populaires. Roumain est un leaders de masses, il a consacre toute sa vie a proner leur liberation totale et a enseigner la theorie indispensable a la materialisation de ce reve, qu’est l’unite des exploites.Donc, ceux qui ont prononce les conferences sur Jacques Roumain,tels que: Professeur Michel Hector, l’intellectuel Lyonel Trouillot, son neveu Claude Roumain...ont tous oublie une chose, « La principale porte d’entree pour aborder Roumain, c’est le Marxisme ». Deux celebrations : 1er janvier 2004 (Bi-centenaire de l’independance d’Haiti) et 4 juin 2007 ( Centenaire de naissance de Jacques Roumain). Jacques Roumain, de son vivant, rejetterait la pompeuse celebration de son centieme anniversaire, a cause du boycottage du bicentenaire de la republique, le premier janvier 2004. Des intellectuels haitiens, toutes tendances confondues, se sont rejouis durant les conferences sur Roumain d’avoir pose un acte d’une tres grande portee historique. Pourtant ce sont ces memes hommes, qui en 2004, n’avaient rien organise pour marquer les 200 ans d’histoire fiere d’Haiti. L’intellectuel haitien, dans son ecrasante majorite, ne fait que mener une guerre-froide contre tout ce qui rappelle ou relate l’univers populaire haitien. Dans cette guerre totale, les intellectuels, flanques des autres elites, sont sans etat d’ame a l’egard du peuple et son univers culturel et historique. Ainsi, ils ont priorise un homme sur ce qu’il y a de plus noble dans la vie d’un peuple, l’anniversaire de ces deux siecles d’emancipation nationale et raciale. Partout ailleurs, les peuples, quoique exploites, mais sont toujours consideres comme faisant partie integrante de la nation. Ils ne lisent pas, ils n’ecrivent pas, mais ils alimentent la vie economique, politique et culturelle de la nation. Les paysans haitiens, analphabetes en grande majorite, representent une reference dans ce domaine. L’economie et la culture haitienne, sont portees a bout de bras par ces analphabetes. Jacques Roumain, l’a bien compris, et il l’a exprime dans « A propos de la campagne antysuperstitieuse », il a pris postition categoriquement pour la religion nationale. Ils venerent Toussaint Louverture, tandisqu’ils negligent Jean-jacques Dessalines. Et pourtant, l’haitien est plus dessalinien que tout autre, il suffit de jetter un bref regard sur notre histoire de peuple pour le comprendre. C’est a dire, nous devons nous assumer en tant que peuple, renier ou rejeter notre indentite ou ame est sans signification, tot ou tard elle va revenir. Nous devons nous accepter avec nos defauts qui font notre faiblesse, et nos qualites qui font notre force. C’est le travail de l’intellectuel, il doit eduquer l’haitien a aimer sa patrie et ses heros. Donc, prioriser roumain sur l’independance nationale est un acte anty national et gratuit. Jacques Roumain, en depit de ses livres et ecrits majestueux, n’est pas plus grand que le pere fondateur de la nation,Jean-jacques Dessalines, il n’est pas plus celebre que les heros de l’independance nationale qui ont accepte le sacrifice ultime. On a toujours eu ce probleme chronique qui paralyse la pensee des penseurs en Haiti, ce mal a definir les priorites, et pourtant une nation fait constamment face a des urgences embarrassantes. A ce moment cette habilite de prioriser s’impose a tous en fonction des interest nationaux, mais l’absence de cette culture de priorité a conduit toujours le pays a la honte. Le choix de la célébration du bi-centenaire de l’independance nationale, vue son evidence, devrait planner au-dessus de toutes ambitions personnelles ou claniques. Les elites ont prefere de sacrifier cet evenement majeur, tout en admettant que les consequences seront fatales, c’est a dire une deuxieme occupation en moins d’une decennie pour inaugurer le 21e siecle.

 Pour soulager leurs consciences non tranquilles, ils pensent, a travers Jacques Roumain, reparer cette gaffe majeure. En fait, ils ne font que s’embarrasser devant le peuple haitien, en priorisant la celebration de Roumain sur le bi-centenaire de l’independance. Il est clair pour tous que les intellectuels haitiens, dans son ecrasante majorite, sont frappes par une cecite de valeurs et de priorites, ce qui les conduit toujours a negliger l’interet national au profit de l’etranger/ennemi. L’annee 2007 consacre a Jacques Roumain, est l’exemple concret de cette carence de patriotisme qui manque a nos elites. L’hypocrisie des elites pour recuperer Roumain et le prioriser au detriment du bi-centenaire de l’independance antionale est la derniere goutte qui a renverse la conscience des progressistes haitens. Quelle honte !

 Joel Leon
 joelleons@yahoo.com

Tuesday, January 30, 2007

"COLLECTIF NON",LA NATION DEMANDE DES COMPTES.

« COLLECTIF NON », LA NATION DEMANDE DES COMPTES. « Nous jetâmes l’argent, le front haut et l’ame fière ainsi qu’on jette un os aux chiens » Oswald Durand Les intellectuels haïtiens ont une longue tradition d’engagement dans la vie politique haïtienne, soit comme théoriciens ou praticiens. L’intellectuel d’aujourd’hui peut-être l’homme d’état de demain. L’histoire d’Haïti est truffée de cas similaires. On se souvient des évènements qui ont emporte la dynastie duvalierienne le 7 février 1986. Les intellectuels haïtiens étaient remarquables et ils ont poursuivi cet engagement pendant les vingt années après le départ de celui-ci. Ce qui est une bonne chose, puisque « L’écrivain est en situation dans son époque : Chaque parole a des retentissements », pour répéter les mots de Sartre. Je pense que maintenant nous sommes a l’heure du bilan, après vingt ans d’engagement dans les événements socio-politiques de leurs pays ou en sommes nous ?. L’ERREUR D’AVANT HIER. Albert camus, a défini un révolte comme un homme qui a dit non et oui la fois. Comme si ces deux mots sont indissociables, l’un est complément de l’autre, surtout en sciences de la société . Un principe que les intellectuels haïtiens semblent omettre, ignorer ou tout simplement négliger deliberement. En 1986, Intellectuels-politiciens de l’intérieur comme du dehors ont appelé au départ du dictateur Jean-claude Duvalier du pouvoir. Cris qui ont été entendus par les jeunes qui ont catapulte le régime, mettant ainsi fin a trente années de pouvoir absolu. A l’étonnement de toute cette génération de jeunes femmes et d’hommes, sans formation politique adéquate et tradition de lutte, a vu installer au pouvoir le duvalierisme sans Duvalier, le conseil national de gouvernement. Les mêmes visages qui ont passe plus de trente ans a réprimer et violer leurs droits les plus élémentaires, récoltaient le fruit de leurs engagements sanglants. Les intellectuels-politiciens qui étaient a l’avant-garde n’avaient pas prévu de dire oui a un autre régime et a d’autres pratiques politiques. Ce qui fait que le lendemain du 7 février 1986,nous étions déjà des milliers dans les rues réclamant a nouveau des changements. L’intellectuel, ne suppose t il pas un visionnaire, les idées qu’il émet résonnnte dans les têtes, a ce moment la elles deviennent matière que des milliers se donnent pour mission de mettre en pratique. N’a t’il pas une obligation morale de prévoir l’avenir et de formuler en conséquences les mesures qui s’imposent. Bref, nos intellectuels ont dit non au duvalierisme mais sans dire oui a un état de droit. Ainsi, nous avons passe tout l’été de 1987 a lutter dans les rues contre la dictature des généraux. Quand le mouvement a atteint son niveau de maturité élevé en termes de choix idéologique clair, une partie de l’intelligentsia a fait une courbe sans pareil sous l’injonction de Washington, « nou pral rache manyok nan eleksyon ». Cette décision politique catastrophique allait nous conduire dans le piège du 29 novembre 1987.Un massacre ou beaucoup de jeunes étaient morts et a fait des centaines de blesses. Le 20 janvier 1988, un intellectuel a traverse les cadavres encore frais pour recueillir le pouvoir des mains des généraux massacreurs. Une fois de plus, nos intellectuels étaient aveugles, ils avaient dit non et disent oui au néant… L’ERREUR D’HIER Le « Collectif non », est une organisation d’intellectuels et d’intellos haïtiens, qui a valganise le secteur étudiant a exiger le départ du gouvernement en place, Aristide-Neptune. L’organisation avait mobilise sa force externe et interne pour atteindre cet objectif. Comme au temps des mouvements contestataires contre les Duvalier, « Collectif non » avait dit non tout en ne disant oui a aucune autre forme de pouvoir, voir l’organisation de la société. Ainsi, le lendemain du 29 février 2004, soit un mois après la célébration du bicentenaire, soldats français et américains ont débarque dans le pays. Apparemment c’est ce tableau qu’on a brosse, mais les évènements qui s’en suivirent vont obliger a voir les choses différemment. Beaucoup d’observateurs pensent que le collectif a publiquement dit non, mais en privée il a dit oui a l’établissement de l’ordre d’occupation et le pouvoir qui s’en est installe. En d’autres termes une grande partie de l’intelligentsia du pays est responsable de la perte de notre souveraineté nationale. Le « collectif non », tramait un plan que les étudiants ignoraient. Ce que je dis la est illustre par la présence d’intellectuels politiciens dans le gouvernement de facto qui a pris le pouvoir après le départ d’Aristide. Le « collectif » n’a pas dit non a nouvel ordre qui a suivi le 29 octobre 2004, aucun intellectuel si ce n’est quelques rares n’a dénonce l’occupation du territoire national. Par contre des étudiants l’ ont dénonce car ils se sont rendus compte qu’ils avaient été dupe par le « collectif ». Deja ils se positionnent publiquement contre la manipulation dont ils étaient victimes, c’est a dire servir de chair a canon aux mafieux de la classe politique comme en 1946 et 1986. Pour éviter la répétition de cette tromperie, la jeunesse doit exiger que l’on met sur la table toutes les cartes avant de s’embaucher dans une quelconque aventure politique. Au mois de mars 2004, une foule en délire a déchouqué le musée de l’indépendance, une grande première dans les annales historiques nationales. Sous prétexte que le musée cachait des esprits diaboliques, une certaine église sous l’œil passif de certains membres du « collectif non » ont détruit cette œuvre de grande valeur. Je peux comprendre que le moment était embrase de folie, mais après le forfait, nos intellectuels devraient en une seule voix dénonce cet acte barbare et anty national rappelant tristement l’opération rejetee des années 40. Sans oublier l’occupation militaire de l’enceinte universitaire de tabarre par des soldats étrangers et que le collectif n’a dit mot. CORRIGER LES ERREURS D’AVANT HIER ET D’HIER. On souvient du tollé qu’a suscite la « caravane pour un nouveau contrat social », qui malheureusement n’a accouche qu’un mort-ne. C’est l’exemple le plus clair de l’anémie d’idées et de création qui frappe la classe dominante, le moteur de ce mouvement dit moderne. Donc, nos vaillants intellectuels ayant fait le délice de notre pays en ces temps de désastre total par des œuvres de grande valeur que l’intelligence du monde a apprécie, doivent se démarquer de cette ligne anty nationale en vogue depuis le début du 21e siècle. Je veux parler de ces grands createurs : Raoul Peck, le directeur de « sometimes in april » ; Danny Laferriere, gagnant du prix RFO de Paris en 2002 ; Frank Etienne, qui vient de gagner le « Prix international union latine de littératures romanes ; Mona Guérin…et tant d’autres créateurs haïtiens qui ont projeté une belle image du pays. Je vous sois reconnaissant. C’est le moment aussi de prendre distance face aux dérives de la pensée haïtienne sponsorisée par une minorité opulente. Vos plumes fertiles sont suffisantes pour nourrir l’homme de métier que vous etes, donc « rangez-vous du cote de ceux qui veulent changer a la fois la condition humaine et la conception qu’il a de lui-meme », paroles de Jean-paul Sartre. Hier encore je lisais le poème d’Oswald Durand, titre « ces Allemands », et bute sur ces paroles d’or, « Nous jetâmes l’argent, le front haut, l’ame fière ainsi qu’on jette un os aux chiens ». Une réplique qu’il a donne aux allemands après qu’ils ont souille la diginte nationale en 1897 extorquant ainsi des milliers de dollars. Aujourd’hui, n’a t on pas le droit d’exiger des excuses publiques de l’Allemagne pour avoir force le peuple haïtien a hypothéquer son avenir et salir sa dignité. Oswald Durand, grand intellectuel haïtien, a psychologiquement efface cette honte pour sa génération et de celle a venir. Les événements qui ont parachute au pouvoir, l’homme de Boca Raton, sont en partie l’œuvre du « collectif », etes vous satisfait du bilan, mes chers camarades ? Etait ce l’objectif que vous vous etes fixes ? La nation doit savoir. 2 milliards de dollars sont dépenses dans des conditions anachroniques en une courte période de deux ans sans que des explications aient été données Le collectif n’a pas levé le petit doigt pour dénoncer la corruption sans limite dans laquelle elle a contribue a jette le pays. Maintenant la nation veut des comptes.. . Paradoxalement, le gouvernement légitime aura a recevoir des bailleurs de fond seulement 750.000 dollars pour une période de 15 mois. Quoiqu’on dise l’avenir est merveilleux. Les penseurs conscients de son rôle historique finiront par triompher et serviront d’exemples aux égares et confus en vue de la transformation de l’homme haïtien dans sa haute dimension digne de Jean-jacques Dessalines. JOEL LEON joelleons@yahoo.com journaliste

"REVOLUTIONS COLOREES" EN EUROPE ET "GNBISTES EN HAITI, DEUX FACES D'UNE MEME POLITIQUE.

« Révolutions colorées » en Europe et « Gnbistes » en Haïti, deux faces d’une même politique. Les événements qui ont déroule en Haïti durant ces trois dernières années ne sont pas isolées, au contraire elles s’inscrivent dans le cadre d’une politique globale dictée par le désir américain de dominer le 21e siècle a tous les niveaux. A travers le « Project for the new american century », que les neo-conservateurs, actuellement au pouvoir, ont produit, dans lequel il est clairement défini que l’un de leurs objectifs est la « démocratisation » du monde. Un moyen d’après eux d’assurer la paix et la sécurité et de promouvoir l’économie de marche. En un mot nous vivons l’ère de la désorganisation et la réorganisation dont parlait commandant Marcos dans la « 4e guerre mondiale ». Laquelle se fait en fonction des intérêts exclusifs de l’empire américain et allies européens. Les stratèges, a travers la « théorie des dominos », ont mis au point des stratégies axées sur des concepts a visage humain mais fallacieux en finalité, comme l’expansion de la démocratie, par exemple. Démocratisation ou vassalisation. En 1987 en plein cœur de la « Perestroïka », Le milliardaire hongrois-americain, George Soros, a créé sa fondation a Moscou même, appelée « open society institue ». Cette fondation allait jouer un rôle important dans la débâcle de l’union soviétique et entraînait dans sa chute 70 ans de pratique socialiste en Europe de l’est. Au début du 21e siècle on a rencontre cette même organisation de George Soros, accompagnée par « national endowment for democracy »,dirige par l’ancien patron de la CIA, James Woosley, comme fers de lance des mouvements qualifies de « révolutions colorées » ayant emporte en l’an 2000 le régime nationaliste de zlobodan Milosevic en Serbie péjorativement appelée « révolution rose » ; La Georgie a connu le même sort en 2003, départ précipite d’Edward chevarnadze du pouvoir ; L’Ukraine en 2004 a travers des mouvements protestataires appelés « révolution jaune » et en Khirghiztan en 2005 qui a balaye le pouvoir de Askar Akaev. Qu’en est il du mouvement GNB en Haïti ? Le mouvement GNB en Haïti Les analystes internationaux ont toujours éprouve de la peine a présenter les faits tels qu’ils sont des qu’il s’agit d’Haïti. Excepter lorsque les boat people haïtiens envahissent la chaussée de Floride ou quand les masses sont massacrées et d’autres actions avilissantes concernant le pays. Ils n’ont jamais pris le temps nécessaire d’analyser avec le même sentiment habituel les événements haïtiens. Cette politique globale que j’ai mentionne au début du texte explique les événements qui se sont déroules en Haïti pendant toute l’année 2003 jusqu’au débarquement des armées françaises et américaines le 29 février 2004, avant même la résolution des nations-unies mettant Haïti sous occupation en vertu du chapitre 7 de sa charte. D’abord, commençons par la partie dite démocratique des neo-conservateurs. La démocratie qu’on veut implanter en Haïti correspond a une infamie, si dans les autres pays on a accepte la présence des valets locaux pour gérer cette « démocratie » sur mesure, en Haïti on met a l’écart les cadres indigènes. Cette démocratie doit être totalement importée. Ainsi tout le mouvement qui a conduit au départ d’Aristide était finance par l’organisation de Georges Soros « open society institute » via une ONG appelée FOKAL, dirigée par la toute puissante Michelle Pierre Louis, une femme de la gauchie-bourgeoisie, et d’autres adeptes de la liquidation du patrimoine national. La tache politique a été confiée a l’IRI, via son ancien tout-puissant représentant en Haïti, Mr Stanley Lucas, un homme qui veut a tout prix placer son pays sur la liste du terrorisme international. Le travail psychologique a été légué a la presse embourgeoisée menée par Marie Lucie, Rochild François et compagnie. A la différence des autres états de « révolutions colorées », Haïti a connu une révolution lugubre et humiliante. Washington a pris soin de placer un valet de l’extérieur au détriment des locaux, en l’occurrence Gerad Latortue, pour jeter les bases de la démocratie et de créer les conditions indispensables au marche libre. Indice qui correspond aux vœux de l’ancien ambassadeur américain en Haïti, Mr Thimothey, qui avant de quitter sa fonction a entrepris une longue plaidoyerie en faveur des cadres haïtiens de l’étranger. Mr Latortue est l’émanation de la prise en main du pays par les technocrates internationaux. Deux ans après, les élections partielles eurent lieu qui ont coûte la bagatelle de 90 millions de dollars américains aux contribuables du monde, desquelles sortent de petits hommes d’état qui n’ont pas le courage de poser le problème de l’occupation du territoire national. La démocratie tant promotee a brille par sa marche-arriere, les institutions s’amenuisent pour faire place aux recettes étrangères, seule la liquidation des entreprises nationales bat son plein. En quelque sorte la naissance du nouveau monde ou de la nouvelle Haïti n’est pas pour demain. Et, la raison est simple. Aucun état ne peut prétendre trouver la formule idéale compatible a toutes les cultures, a toutes les races et toutes les nationalités. La beauté de ce monde c’est sa diversité, son unicité et ses différences. Les empires ont domine pendant un temps jusqu'à ce que d’autres émergent pour assurer la continuité de la vie et de l’existence. Chacun apporte sa contribution et son façonnement marquant ainsi son époque avec irréversibilité pour faire place a d’autres, c’est une dynamique mondiale a laquelle nous devons nous mettre a genoux. Le « project for the new american century » utilise le concept démocratie pour asseoir son hégémonie totale. C’est une stratégie qui ne chôme pas, elle est constamment en mouvement, elle n’a pas de frontières, elle est mondiale. Apres avoir atteint l’Europe de l’est et Haïti, elle était déjà en œuvre au Moyen-Orient, en Irak, en Palestine, en Afghanistan et dernièrement au liban. Madame Condoleeza Rice, secrétaire d’état américain, l’a confirme lorsqu’elle a laisse échapper a propos du bombardement criminel du Liban par Israël que « Le nouveau Moyen-Orient est entrain de prendre naissance ». Il s’agit de l’effet agite de l’alliance « judéo-chrétienne » mettant en question le fondement même de la doctrine impériale. Les élections ne suffisent plus. Les élections sont considérées comme l’arme fatale de l’occident a travers lesquelles il a knock-out le bloc de l’est. Le system de suffrage universel direct est admis partout dans ce monde unipolaire comme l’unique sacro-saint moyen de parvenir au pouvoir et que la communauté internationale a approuve et casée comme légitime. Autrement dit, tout pouvoir issus de coup-d’etat, d’insurrection populaire ou révolutionnaire est classe comme dictatorial, il est sanctionne économiquement et peut être même envahi si le peuple a ose sortir de la boite pour choisir ses dirigeants. De ce fait, les élus du hamas en Palestine sont traites de terroristes et le gouvernement qui y voit le jour souffre de déficit de reconnaissance internationale, malgré que le pouvoir a été élu conformément aux normes internationales. Le Venezuela est l’exemple le plus éloquent du reniement dans lequel Washington s’est embourbe par rapport au concept de la démocratie. Hugo Chavez, le président vénézuélien est arrive au pouvoir a travers des élections honnêtes reconnues comme telles par tous les observateurs, en solo les États-Unis refusent d’admettre cette nouvelle réalité politique latino américaine qui annonce une remise en question hémisphérique des 60 ans de pratique d’ajustement structurel du FMI. Par contre en Haïti, les élections de l’an 2000 étaient carrément considérées comme mauvaises. Les états « amis » ont approuve la rébellion des anciens militaires au nom de la démocratie puisque Gérard Latortue, l’ancien premier ministre, les avait qualifie de combattants de la liberté. La vague démocratique imposée est dans l’impasse. Entre temps la vague démocratique connaît actuellement des problèmes sérieux freinant ainsi son ascendance. La Serbie, père de la « révolution arc-en-ciel », maintenant fait face a la réalité sauvage dans laquelle s’est glissée le pays au début du 21e siècle après sa prétendue révolution. La Georgie et le khirghistan sont toujours en transition après des mea culpa d’anciens « révolutionnaires ». L’Ukraine, la dernière en date a déjà retourne les chemises après de multiples divisions, maintenant c’est une coalition dirigée par l’opposition qui est au pouvoir. Le défoulement est bel et bien termine, la real socio-économique refait surface, le peuple quant a lui a réalise que leur salut national n’est pas dans la formule de George Soros. En Haïti c’est le même désenchantement, la « démocratie » est moribonde, les promoteurs se sont reveles des voleurs, la situation générale est unanimement admise comme aggravée depuis deux ans. Cette prétendue démocratie n’est rien d’autre qu’un instrument de domination entre les mains des grandes puissances afin de poursuivre le pillage des richesses économiques des autres peuples plus faibles. La vraie démocratie doit avoir pour maître le peuple et ceci dans toute sa souveraineté. C’est ce qui explique que depuis 20 ans nous tournons en rond, parce que nous sommes a l’attente d’une démocratie importée d’obédience occidentale. Nous nous tuons quotidiennement en quête de ce système qui n’existe nulle part sur la terre, l’occident entre temps a envahi le pays en deux occasions, nous recherchons encore cette démocratie qui s’attarde a s’implanter. Il est temps a ce que les élites haïtiennes comprennent qu’il n’y a pas une formule définissant le mode de vie de façon universel et que le capitalisme a le secret. Au contraire, c’est a travers nos choix quotidiens et les expériences de peuple acquises aux prix de longues luttes que nous pouvons accoucher un système heureux correspondant a la vie de chaque homme et femme. Les « révolutions arc-en-ciel » qui ont bouleverse le début du 21e siècle sont essoufflées, pour la simple et bonne raison, elles n’étaient annonciatrices d’ aucune idée nouvelle, qui est la matrice de toute véritable révolution. En Haïti, le gouvernement de facto, issus de la « révolution gnbiste » a lamentablement échoue comme les colorées de l’Europe. Maintenant c’est a nous de formuler quel type de démocratie que nous voulons pour notre société sans avoir a copier ce que font les riches états de l’occident. Nous pouvons le faire en nous armant de courage et de patriotisme. Joel Leonjoelleons@yahoo.com

QUI A NOMME MARIO ANDRESOL ET POURQUOI?

Qui a nommé Mario Andrésol et pourquoi? « Un militaire sans formation politique n'est qu'un criminel en puissance »Thomas Sankara On se souvient de la déclaration non-surprenante du Président élu, René Préval, au Venezuela concernant les forces armées d'Haïti. Il était contre le rétablissement de l'armée, et que « si cette institution existait au cours de mon premier mandat présidentiel, j'aurais pu être victime d'un coup d'état militaire ». Laquelle déclaration avait déferlé la passion en Haïti. Quelques semaines plus tard, le Président a procédé au choix d'un ancien militaire, M. Mario Andrésol, pour diriger la seule force armée du pays. A ce moment-là, comme bon observateur, je me suis dit : « De ki lakyel ». Un peu plus tard, cette fois-ci, en Europe, le Président a banalement déclaré que : « L'international me dit de travailler avec lui (Mario Andrésol)». Un langage diplomatique utilisé par le Chef de l'état pour éviter de cracher la vérité toute crue comme elle est : « Washington me l'a imposé ». Pourquoi ? Pourquoi l'International a imposé Mario Andrésol? Mario Andrésol, ancien membre des forces armées d'Haïti, est connu dans le milieu politique, affairiste et diplomatique comme un homme sans dossier accablant. Le peuple, quant à lui, observe en bon curieux les pas de celui-ci. Le directeur de la police nationale est le chouchou des media haïtiens et des viveurs de Port-au-prince. Avec un style de teen-ager mélangé avec de l'émotion, il a fait son chemin au sein de l'institution policière et de la société jusqu'à se faire des amis dans les hauts lieux de la politique haïtienne. M. Andrésol est extrêmement intelligent Si on veut être honnête, il faut admettre que M. Andrésol est extrêmement intelligent. Il s'est placé là qu'il faut, joue avec l'homme qu'il faut et, surtout parle le langage qu'il faut. Il a supplanté ainsi tous les concurrents au poste de directeur général, cela exige des qualités extraordinaires que les autres ne cultivent pas. Il a utilisé les services d'un M. Stanley Lucas, ce player de la politique haïtienne, a tiré toutes les ficelles de Washington pour le parachuter au poste sous le gouvernement de facto. Avec la montée d'un régime légitime et populaire, beaucoup s'attendaient à des changements institutionnels profonds, notamment au sein de la PNH. A la grande stupéfaction, le sieur Mario Andrésol a été reconduit par le Président et ratifié par le Sénat pour un mandat de trois ans. Le dernier vestige public et fort du 29 février 2004 Actuellement il représente le dernier vestige public et fort de la réalité politique née des événements du 29 février 2004. Le directeur de la PNH a une double mission : Tenir les masses à l'écart par la défiance et un souvenir fulgurant du caractère réactionnaire de l'appareil répressif. En un mot, le monopole de la violence est séquestré par le statu quo ante à la manière de l'armée d'occupation d'avant 1994. Ainsi les secteurs sociaux, politiques et économiques qui ont participé au financement, à l'entretien et à l'ambiance psychologique indispensable à la réussite du GNB, sont mis en confiance afin de perpétrer leurs sale guerres contre les pauvres des bidonvilles. La présence de Mario symbolise la continuité de la main mise du secteur international sur la force publique haïtienne. Pour se mettre confortable en cas d'escalade, le département d'état et les riches ont leur Augusto Pinochet en place en Haïti pour s'occuper du maintien d'ordre dans les quartiers du centre et de la périphérie par la répression sanglante illimitée. Que tente de faire René Préval ? L e Président compte à partir d'un élan patriotique établir l'équilibre politique indispensable pour la réussite de son quinquennat. Ainsi, il a séparé le gâteau du pouvoir non sur la base d'un programme commun mais sur la viabilité des personnalités politiques, sans tenir compte de leurs maigres scores aux dernières élections présidentielles. De l'autre côté, le Président s'adhère à la pilule Andrésol pour mettre en confiance ladite communauté internationale. Là, il y a danger. Pour l'histoire, en 1991, le camp populaire avait proposé mariage entre les masses et l'armée, 7 mois plus tard, les masses ont été sauvagement massacrées. En 2001, sous la bannière des négociations interminables, les masses sont une nouvelle fois victimes des mains de ce même clic qui a changé de noms et de sièges sociaux, mais conservant les mêmes pratiques. Les erreurs politiques sont éternelles, lorsqu'elles sont cicatrisées dans le sang et, entraînent des conséquences à long terme sur l'ensemble du mouvement populaire. En politique, l'échec du leader est l'échec de tous, de ce fait il est nécessaire de décider en citoyen collectif et non en fonction de la gloire personnelle. Sur ce fait, Honoré De Balzac a donné une mise en garde sévère lorsqu'il a écrit et je cite, « Ah, la gloire, quelle triste denrée, elle se paie chère et ne se garde pas ». Mario Andrésol a dupé la société A la recherche de la crédibilité, M. Andrésol a entrepris une campagne médiatique sans pareille de lutte contre la corruption au sein de la police. Sans disculper l'existence d'éléments mafieux au sein de l'institution, le directeur a procédé à une sorte d'épuration politique contre tout élément jugé obstacle à son ascension fulgurante et sans peine à la tête de la police. Purge qui continue jusqu'à maintenant et pourtant elle avait commencé depuis le 29 février 2004. Des révocations massives, des transferts ont été opérés sans documents justificatifs nécessaires. D'autres sont nommés à des affectations importantes sans trompettes, ni tambours, et loin des micros et caméras de la presse. Mario Andrésol a trahi son bienfaiteur Le dernier montage, est celui orchestré à la fin du mois de février dernier lors de l'affaire de la mise sous tutelle de la PNH. Dans cette affaire, le valet Gérard Latortue a été sacrifié comme seul responsable de l'initiative. Par contre, nous savons pertinemment que de hautes personnalités liées au pouvoir de facto ont été au courant. L'un d'entre eux fut, Mario Andrésol. Par un jeu d'intelligence macabre, il s'est retiré en dénonçant le plan à la presse par l'intermédiaire de son ami Sauveur Pierre-Etienne de Montréal étant. Dans l'objectif de se donner une image nationaliste, il a trahi son bienfaiteur. C'était un calcul duvaliérien pour effacer le visage de vassal collé à sa peau, « vye kay ka twonpe soley men li paka twonpe lapli ». Le piège dans lequel le Président tombera probablement Déjà, il a mis en branle son arsenal médiatique, accusant le président René Préval de connivence avec les bandits. Car il aurait pris trop de temps pour lancer une campagne répressive sanglante contre les soi-disant bandits qui habiteraient dans les quartiers populaires.Tout est prêt pour la répression sauvage, on attend seulement l'ordre qui doit nécessairement venir du Président de la République. Un piège dans lequel le Président tombera probablement, les pressions sont fortes et l'entourage est favorable. Je dois rappeler que successivement le directeur de la PNH a conduit à l'échec son institution bien-aimée. Des opérations aux qualificatifs ronflants tels que : Opération chacal 2, operasyon bat ba… Sans oublier les déclarations de M. Andrésol lors de sa prestation de serment le 22 juillet 2005, « L'heure n'est plus à la rhétorique ». Toutes ces palabres n'ont rien accouché, entre temps la situation sécuritaire se dégrade de plus en plus et tend à être générale. Normalement on devrait demander au directeur de la PNH de présenter un bilan sur sa gestion de l'insécurité dans le pays. Aucun journaliste n'a jugé bon de l'interroger à ce sujet. Mais tout le monde sait que son bilan est médiocre. Si Washington est avec moi qui sera contre moi Depuis l'occupation d'Haïti de 1915, le pays a connu une dérive d'hommes d'état. Ils sont lâches et manifestent une volonté effrayante pour les solutions faciles. De l'avis de nos futurs hommes état, rien n'est possible sans l'aval de Washington. Ainsi ils s'empressent à faire des offres sans aucune demande de la part de l'interlocuteur blanc. Si dans les autres pays, latino américains par exemple, les vendeurs de patrie ne sont pas si nombreux et arrogants, en Haïti, ils sont par centaines à offrir leurs services. A part quelques exceptions rares, tous ceux qui sont devenus des grands commis de l'état sont déjà programmés psychologiquement à liquider le patrimoine national, et ceci sans regret. M. Mario Andrésol, profite de sa préférence Washingtonienne pour effrayer l'ensemble de la nation, tout le monde a peur, il fait partie du cercle sacré haïtien des intouchables. La seule force armée existante contrôlée par des transfuges Thomas Sankara eut à dire un jour : « Un militaire sans formation politique n'est qu'un criminel en puissance ». Dans Haïti actuelle, la PNH, seule force armée existante est contrôlée par des transfuges. Cela met en péril tout le processus politique en dépit de la bonne volonté du Président de la République. De ce fait la fonction du directeur de la PNH est hautement politique et représente un élément clé et incontournable dans la réussite du régime en place. En d'autres termes, le chef de la police est un politicien donc il doit être issu d'un camp politique. Choisir un homme sans formation politique populaire, ayant jure allégeance à la communauté internationale et le placer dans cette fonction hautement stratégique doit être considéré comme un acte de démission absolue. Cette nomination n'est pas justifiable par aucune théorie politique, ni parodie idéologique. J'ai encore fraîchement en mémoire la situation qui prévalait pendant le coup d'état de 1991, d'un coté le Chef de l'état passait des ordres au commandant des forces armées qui restent sans effets, de l'autre côté, une main invisible passe des contre-ordres, cette fois-ci avec effets. Le résultat a été catastrophique pour le peuple haïtien, jusqu'à présent nous ne nous remettons pas encore. Eviter de faire revivre les effrayants cauchemars du passé Au cours de cette tragédie, j'ai perdu mon camarade Ely Larocque, porté disparu sans la moindre trace, ni lumière. Nous devons éviter de faire revivre les effrayants cauchemars du passé à notre peuple. C'est le devoir de l'élite progressiste. Le choix de l'extérieur est toujours en contradiction avec les méandres de l'intérieur. JOEL LEONjoelleons@yahoo.com journaliste