C'est un espace d'analyses progressistes au service de ceux qui s'interessent a comprendre la realite sociale, politique, economique et culturelle haitienne. De nouveaux articles sont postés regulierement, soit du proprietaire du blog ou d'autres analystes progressistes du monde. Donc, j'invite tout le monde a visiter le blog pour une meilleur connaissance des evenements haitiens et du monde. Merci!
Thursday, August 11, 2011
STANLEY LUCAS, LE NOUVEAU CONSEILLER DU PRESIDENT MARTELLY, ACCUSE ET MENACE!
Sunday, May 29, 2011
LES VRAIES RAISONS DE LA GUERRE EN LYBIE A KADAFI
Les vraies raisons de la guerre en Libye à Kadhafi, par Jean Paul Pougala
- la Banque Africaine d’Investissement à Syrte en Libye,
- la création dès ce 2011 du Fond Monétaire Africain avec un capital de 42 milliards de dollars avec Yaoundé pour siège,
- la Banque Centrale Africaine avec le siège à Abuja au Nigeria dont la première émission de la monnaie africaine signera la fin du Franc CFA grâce auquel Paris a la main mise sur certains pays africains depuis 50 ans.
C’est pour cela que à peine libéré de ses 27 ans de prisons, Mandela décide d’aller rompre l’embargo des Nations Unis contre la Libye le 23 Octobre 1997. A cause de cet embargo même aérien, depuis 5 longues années aucun avion ne pouvait atterrir en Libye. Pour y arriver, Il fallait prendre un avion pour la Tunisie ; arriver à Djerba et continuer en voiture pendant 5 heures pour Ben Gardane, passer la frontière et remonter en 3 heures de route par le désert jusqu’à Tripoli. Ou alors, passer par Malte et faire la traversée de nuit, sur des bateaux mal entretenus jusqu’à la côte libyenne.
Dans ces pays, on est passé directement à l’étape suivante : « le vote » qu’on a malignement sanctifié afin de faire oublier que ce vote est inutile à partir du moment où je m’exprime sur l’avenir d’une nation sans en connaitre ses membres. On est ainsi arrivé jusqu’à la bêtise du vote des citoyens vivant à l’étranger. Se connaitre et se parler est la condition essentielle de la communication pour le débat démocratique qui précède toute élection.
Le sociologue Américain C. Wright Mills a décrit en 1956 la démocratie américaine comme « la dictature des élites ». Selon Mills, les Etats-Unis d’Amérique ne sont pas une démocratie parce qu’en définitive, c’est l’argent qui y parle dans les élections et non le peuple. Le résultat de chaque élection y est l’expression de la voix de l’argent et non la voix du peuple. Après Bush-père et Bush-fils, pour les primaires républicaines de 2012, on parle déjà de Bush-benjamin. En plus, si le pouvoir politique se base sur la bureaucratie, Max Weber fait remarquer qu’il y a 43 millions de fonctionnaires et militaires aux Etats-Unis qui commandent effectivement le pays, mais qui n’ont été votés par personne et qui ne répondent pas directement au peuple de leurs activités. Une seule personne (un riche) est donc votée mais le vrai pouvoir sur le terrain est tenue par une seule caste de riches qui ne résulte purement et simplement que de nominations comme les ambassadeurs, les généraux de l’armée etc...
Après 500 ans de relations de dominateur et de dominé avec l’Occident, il est dès lors prouvé que nous n’avons pas les mêmes critères pour définir le bon et le méchant. Nous avons des intérêts profondément divergents. Comment ne pas déplorer le Oui de 3 pays africains au sud du Sahara, Nigeria, Afrique du Sud et Gabon pour la résolution 1973 inaugurant la nouvelle forme de colonisation baptisée « protection des peuples », validant la théorie raciste que les Européens véhiculent depuis le 18ème siècle selon laquelle l’Afrique du Nord n’a rien à partager avec l’Afrique Subsaharienne, l’Afrique du nord serait ainsi plus évoluée, plus cultivée et plus civilisée que le reste de l’Afrique. Tout se passe comme si la Tunisie, l’Egypte, la Libye, l’Algérie ne faisaient pas partie de l’Afrique. Même les Nations Unies semblent ignorer la légitimité de l’Union Africaine sur ses états membres. L’objectif est d’isoler les pays d’Afrique subsaharienne afin de mieux les fragiliser et les tenir sous contrôle. En effet, dans le capital du nouveau Fond Monétaire Africain (FMA), l’Algérie avec 16 milliards de dollars et la Libye avec 10 milliards de dollars contribuent à eux tous seuls pour près de 62% du capital qui est de 42 milliards de Dollars. Le premier pays d’Afrique subsaharienne et les plus peuplés, le Nigeria suivi de l’Afrique du Sud arrivent très loin derrière avec 3 milliards de dollars chacun.
Qu’est-ce que l’Afrique espère obtenir des Nations Unies sans poser un acte fort pour se faire respecter ? On a vu en Cote d’Ivoire un fonctionnaire des Nations Unies se considérer au dessus d’une institution constitutionnelle de ce pays. Nous sommes entrés dans cette organisation en acceptant d’être des serfs et croire que nous serons invités à table pour manger avec les autres dans les plats que nous avons lavés est tout simplement crédule, pire, stupide. Quand l’UA reconnaît la victoire de Ouattara sans même tenir compte des conclusions contraires de ses propres observateurs envoyés sur le terrain, juste pour faire plaisir à nos anciens maîtres, comment peut-on nous respecter ? Lorsque le président Sud-Africain (*?)déclare que Ouattara n’a pas gagné les élections et change à 180° après un tour à Paris, on peut se demander ce que valent ces dirigeants qui représentent et parlent au nom de 1 milliard d’Africains.
La force et la vraie liberté de l’Afrique viendront de sa capacité à poser des actes réfléchis et en assumer les conséquences. La dignité et la respectabilité ont un prix. Sommes-nous disposés à le payer ? Si non, notre place reste à la cuisine, aux toilettes pour garantir le confort des autres.
Jean-Paul Pougala
"pnkongue@yahoo.fr"
Wednesday, May 25, 2011
HAITI: LE RETOUR A L'INFAMIE D'AVANT 1946
Friday, May 13, 2011
BARAK OBAMA, L'AUDACIEUX
Barak Obama, l’audacieux Par Joel Léon | |
Le 12 mai 2011 | |
Dans un article publié dans « National Journal » sous le titre révélateur : « Le cout de Ben Laden : 3 trillions de dollars... », deux analystes ont présenté un papier très informatif dans lequel est exposé la fortune dépensée pendant 15 ans de chasse contre l’homme qui a fait trembler l’Amérique le 11 septembre 2011. Barak Obama, le président qui aurait du mettre fin aux deux grandes guerres que mènent le pays depuis 2001, se singularisent comme un autre faucon de plus du militarisme. A l’instar de Richard Nixon, qui promit lors de sa campagne électorale de 1968 de mettre fin a la guerre du Vietnam, qui avait paradoxalement fait le contraire, en additionnant exponentiellement l’effectif et dépenses militaires au Vietnam. Barak Obama a reproduit ce même schéma ! Les guerres se poursuivent en Irak et Afghanistan, les conflits a basse intensité ne se ralentissent pas en Afrique, Asie et Amérique Latine sous le label des États-unis d’Amérique, dont le président fut récompensé par le prix Nobel de la paix de 2009. L’ère d’incroyables paradoxes ! Si l’ancien président George Bush s’était fièrement et honnêtement qualifié de « président de la guerre », Barak Obama, tristement est celui de la « paix du cimetière ». Et pourtant, toute sa campagne électorale de 2008 était axée sur une série de concepts liés a la paix internationale, la fin de l’unilateralisme... Dans un article publié en 2008, quelques mois après la prise de pouvoir par Barak Obama, sous le titre « Barak Obama, ni Jésus-christ ni Fidel Castro », j’avais mis l’accent sur le fait que le président est a la tête d’un empire intelligent et féroce de plus d’un siècle. Un système qui a sa raison d’être, ses principes fondamentaux, et surtout ses bénéficiaires et défenseurs. Donc, il ne va rien changer, parce que tout simplement il n’a pas le pouvoir. C’est ce qui est toujours arrivé aux leaders peu courageux ou faux, ils se gargarisent autour des thèmes alléchants mais n’ont pas la forte volonté, l’organisation et l’équipe indispensables pour la matérialisation de ces idées. En observant Barak Obama dans les réunions politiques et a la télévision, j’ai toujours eu cet esprit crustateur a son endroit, comme s’il était entouré d’une spirale mystique infranchissable. Est il un démagogue, populiste, farceur, calculateur ou tout simplement chanceux ? A mon avis, il réunit en soi toutes les qualités qui conduisent au succès personnel. Il a le look, le charme, le discours et surtout le brain-power. Il vient de le démontrer dans sa décision d’ordonner l’assaut contre le bâtiment qui abritait Usama Ben Laden, dont personne n’était sur de sa présence a l’intérieur. L’assaut est venu a un moment ou l’administration, aux abois avec un taux de chômage trop élevé et une campagne électorale débutée trop tôt, en avait le grand besoin. Il a pris audacieusement sa chance en dépit de forts risques de compromettre les chances d’un second mandat. Car, en cas d’échec il aurait pu être tenu responsable de la mort ou kidnapping des militaires des « forces spéciales » dans un pays fortement islamique, ou ben Laden jouit apparemment des complicités de certains haut lieux du pouvoir pakistanais. D’autre en plus, l’opération est une incursion illégale déclenchée dans un état ami mais souverain et incontournable dans la lutte anty-terroriste en Afghanistan et dans toute l’Asie de l’est. L’homme a risqué gros pour gagner l’essentiel. Au fort Campbell, a Kentucky, le président a qualifié sa décision audacieuse d’autoriser l’attaque contre la forteresse de ben Laden comme « la plus difficile de sa présidence ». C’est a dire la capture ou l’élimination physique du chef d’Al Qaida était sa plus grande priorité. Qu’en est il des grands défis locaux ? Quand il n’y a pas de solutions aux problèmes socio-économiques des États, les élites recourent toujours aux moyens détournés mais légaux afin de les transférer dans des dimensions psychologiques nébuleuses en agitant le spectre émotionnel du nationalisme, du colorisme, de la religion, de la xénophobie...Ils sont les disciples fidèles de l’auteur du « Prince » Nicholo Machiaveli. Le gouvernement et la presse internationale présentent l’exécution du terroriste comme l’événement du nouveau siècle. Les peuples boivent la coupe de mensonges comme le café aromatique d’Haïti. Après avoir dépensé plus de 3 billions de dollars pendant 15 ans pour l’élimination physique de Ben Laden, ils lui offrent la couverture médiatique la plus complète et la plus totale qu’on pourrait imaginer. Les analystes politiques admettent unanimement que le symbole entourant le chef d’Al Qaida est plus important que l’homme lui-même. En un temps record, celui-ci a pu élaborer un network mondial d’activités extrémistes pour lequel il n’a rien dépensé. Par contre, le terrorisme islamique, quoique effrayant, n’est pas la principale source de menaces terroristes aux États-unis. D’après un rapport du FBI, 42% des actes terroristes sont latinos, 24% sont extrême-gauche, 7% d’extrémistes juifs, 5% communistes et 16% d’autres groupes. Le rapport est basé sur une période de 25 ans, soit de 1980 a 2005. La religion islamique a le vent en poupe dans le monde particulièrement en Europe, spécialement en France, en Asie qui abrite déjà plus de 930 millions de fidèles sur un ensemble de 1,3 milliard, l’Afrique etc. Les occidentaux ont raison d’avoir peur, mais cette montée islamiste n’a rien a voir avec ben Laden. C’est plutôt d’autres causes inhérentes au capitalisme qui détournent les citoyens de l’ouest du christianisme, comme le manque d’intérêt, la culture libertaire, l’hypocrisie...Certaines fois, cette peur a pris l’allure de panique. l’Ossrvatore Romano, journal officiel du Vatican, a admis dans ses colonnes, et je cite : « Pour la première fois dans l’histoire nous ne sommes plus en tête, les musulmans nous ont dépassé »( les catholiques). Ben Laden est un criminel notoire qui n’hésite pas a tuer massivement, comme ce fut le cas du 11 septembre 2001, pour obtenir des gains religieux. Il avait fait un choix qui le plaçait au devant la lutte radicale des islamistes pour la protection de leurs religions. S’autoproclamer scheik, il croyait être le choix d’Allah pour stopper la croisade des infidèles en marche au berceau même de l’Islam, l’Arabie Saoudite. Toutefois, il ne fut pas le pire des criminels de l’histoire. D’ailleurs, Stephen Brock Blomberg l’a reconnu lui-même lorsqu’il a déclaré « mauvais que soit Ben Laden, il n’est pas de près plus criminel qu’Hitler, Mussolini...et de tout le reste ». Comment comprend on cet acharnement a déclarer une guerre contre sa personne qui coute plus de 15 billions de dollars aux contribuables américains. D’après l’amiral Mike Mullen de l’état major des armées américaines « Notre dette nationale est la plus grande menace a la sécurité nationale des États-unis d’Amérique ». National journal a révélé que la prochaine décennie entrainera avec elle un déficit budgétaire de l’ordre de 9 trillions de dollars, dans la mesure ou que les dépenses continuent d’être folles comme c’est le cas aujourd’hui. Placer le cas de Ben Laden au devant de la situation socio-économique c’est de la politique a l’état pur, Obama utilise la propagande de terreur comme son prédécesseur George Bush pour s’agripper au pouvoir une deuxième fois. Un pays ayant une population de 311 millions d’habitants, dont 24 millions sont au chômage, 44 millions vivent a partir du food stamps fourni par le gouvernement pour nourrir leurs familles, près d’un million de maisons sont déjà saisies ou en état de l’être par les banques pour l’année 2011, une balance commerciale déficitaire de 670 billions de dollars et une dette aux pays étrangers dépassant les 14 trillions de dollars. Quelque chose va mal dans cette société, définitivement ! « Seul les morts contemplent la fin de toutes guerres », les politiciens ou « warmongers » manipulent les peuples au profit du pouvoir. Ces pratiques sont courantes depuis l’empire Romain en passant par les Britanniques pour arriver aujourd’hui, le « nouveau siècle américain ». Tout de suite après l’exécution de Ben Laden, le président américain a fait une remontée spectaculaire de 9 points dans un sondage conduit par Washington post, soit 56%. Le terroriste n’est plus, qu’est ce que cela va changer dans la vie courante de ceux qui vivent aux États-unis,est ce que le gallon de gazoline va passer de 4 a 2 dollars dans les pompes a Philadelphie. Toutefois, il faut admettre qu’un monde sans un criminel notoire comme ben Laden inspire beaucoup plus de confiance. D’autre en plus, les familles des victimes des attentats du 11 septembre peuvent vivre un sentiment de justice qui apaisera leurs peines tout en travaillant pour un meilleur futur quand l’homme cessera d’être la proie des criminels. La sensation qui accapare le paysage social et politique sera de courte durée. La réalité économique est trop grimaçante pour qu’on l’ignore pendant longtemps. Et, traditionnellement, les campagnes électorales aux États-unis se jouent a partir des problèmes locaux comme le chômage, l’assurance santé, sécurité sociale...La politique internationale, a l’exception du temps de guerre, n’influence pas beaucoup les opinions en Amérique. Donc, Ce fait d’arme réussi du 2 mai ne suffira pas pour hisser Obama au pouvoir pour un second mandat. Toutefois, avec la mort de ben Laden, il s’est fait une autre opinion de lui en termes de courage et de discernement en situation difficile, une bonne qualité pour un grand leaders. En considérant le fait qu’il n’a pas de background militaires et décida de mener l’attaque dans des conditions peu claires va jouer en sa faveur. Et si le gouvernement américain savait ou se cachait le chef terroriste depuis des années ou mois, mais attendait le meilleur moment pour passer a l’attaque qui coïnciderait avec des gains politiques. Parce que cette affaire rappelle étrangement celle des otages américains tenus captifs en Iran en 1979. Le 24 avril 1980, Jimmy Carter, le président d’alors, avait donne l’ordre d’entreprendre une opération militaire pour tenter de libérer les otages, sous le nom de « Operation Eagle Claw », juste quelques mois avant les présidentielles américaines. Malheureusement, pour le démocrate, l’opération échoua lamentablement. D’aucuns pensent que si Carter avait réussi a libérer les otages, cela lui paverait la route pour un second mandat a la maison blanche. Plus tard, d’après des sources crédibles, le président élu, Ronald Reagan, aurait intervenir pour retarder la libération des otages sous l’administration démocrate. Le paradoxe de cette affaire, c’est que les 52 otages restant furent libérés le jour même où Reagan prêta serment, le 20 novembre 1981. Pour lancer une opération pareille, il faut être résolu, courageux, et chanceux aussi. L’élimination physique de ben Laden assurera-t-il un second mandat a Barak Obama ? Qui vivra, verra ! Joël Léon | |
Saturday, January 29, 2011
QUI EST VERONIQUE ROY DUVALIER
La mystérieuse Véronique Roy est le cerveau du retour inopiné et controversé de Jean-Claude Duvalier à Port-au-Prince. A quoi joue cette compagne très affairée ?
Silhouette fluette et lunettes fumées, elle a surgi sur l'avant-scène le 16 janvier, dans le sillage de l'ex-dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier, 59 ans, de retour au pays après un quart de siècle d'exil en France. L'énigmatique Véronique Roy est bien plus que la conjointe et porte-parole de "Baby Doc". "Sans elle, jamais celui-ci ne serait rentré", tranche l'écrivain américain Bernard Diederich, implacable chroniqueur de la tyrannie duvaliériste. Les proches du revenant reconnaissent l'ascendant qu'exerce sur lui l'ambitieuse Véronique. "Elle a toujours eu envie de jouer un rôle politique", admet Me Sauveur Vaïsse, qui fut l'avocat de François Duvalier, l'ubuesque satrape au pouvoir de 1957 à 1971, puis de son fils Jean-Claude, intronisé à l'âge de 19 ans.
La rencontre date du début de la décennie 1990. Anéanti par un divorce ruineux, l'héritier destitué, établi sur la Côte d'Azur, flirte alors avec l'indigence. Alcool, dépression: Baby Doc n'est plus que l'ombre pathétique du flambeur épris de bolides de luxe et logé dans des villas de rêve. Un épais mystère flotte sur le parcours de sa nouvelle compagne, connue à l'époque sous le nom d'Hermance. Les uns évoquent un passé de styliste familière des monarchies du Golfe; d'autres une carrière de conseillère en relations publiques. Parce qu'elle parle le créole et porte un patronyme fameux à Port-au-Prince, on lui prêtera même des origines haïtiennes, quitte à lui conférer le statut de petite-fille de Paul Eugène Magloire, chef de l'Etat de 1950 à 1956. "Légende, objecte Bernard Diederich. Elle n'a pas une goutte de sang haïtien dans les veines." De l'aveu d'un avocat fidèle à Jean-Claude, Véronique détient un passeport français.
Une certitude: cette brune avenante et manoeuvrière sait faire preuve de constance. En 1995, lorsque Patrick Budail, gérant de L'Eden bleu, à Mougins (Alpes-Maritimes), porte plainte pour grivèlerie et escroquerie contre Duvalier fils et sa mère, Simone, descendus dans son hôtel sous les noms de M. et Mme Valère, elle apure en deux chèques une partie de l'ardoise. De même, raconte Budail, c'est bien elle qui orchestre ensuite la fuite à la cloche de bois du "couple" impécunieux, bientôt hébergé dans sa famille. Pour l'anecdote, l'hôtelier renonça aux poursuites sur l'injonction de deux agents des Renseignements généraux tricolores. Cinq ans plus tard, après une errance qui le conduit de Puteaux (Hauts-de-Seine), au Claridge, palace parisien des Champs-Elysées, Jean-Claude s'installe place du Costa-Rica (XVIe), dans un deux-pièces acquis, ou loué, par sa partenaire.
Elle plaide la cause de l'ancien "président à vie"
D'emblée, celle-ci chaperonne son compagnon. Elle verrouille l'accès au despote déchu, filtre les demandes d'interviews, voire souffle les réponses. Il lui arriva même de prier en vain un journaliste français de tenir la plume de Jean-Claude, censé rédiger ses Mémoires. "Jamais Mme Roy ne me laissait seul avec lui, raconte Diederich. Après qu'elle eut rompu tout contact, ce pauvre diable téléguidé m'a appelé, embarrassé: ''Pardonne-lui, Bernard, elle aime tant Haïti...'"
Amour impérieux et méthodique: voilà des lustres qu'à la faveur de maintes tournées Véronique plaide la cause de l'ancien "président à vie" et collecte des fonds, tant au pays qu'au sein de la diaspora haïtienne de Miami, de New York ou du Canada. En octobre 2006, elle oeuvre au lancement d'une Fondation François-Duvalier, vouée à "honorer la mémoire" du défunt Papa Doc. Preuve que Véronique Roy-Duvalier ne doute de rien.
Wednesday, January 19, 2011
Radiographie d’une presse réactionnaire, jadis progressiste
Saturday, January 8, 2011
L'EXTERMINATION PROGRAMMEE DU PEUPLE HAITIEN
La journée du 28 novembre dernier vient d’illustrer en lettres majuscules le degré de putréfaction du mal dont souffre le pays. Définitivement, rien ne marche pour le système en place, en décomposition. Dans les annales historiques des élections en Haïti, aucun processus n’a été plus scandaleux que celui du 28 novembre, jamais. Et pourtant, 29 millions de dollars américains avaient été mobilisés pour réaliser cette mascarade. S’agit-il du « mal de René » qui frappe les élites haïtiennes ou de l’extermination programmée de tout un peuple ?
En observant l’acharnement avec lequel l’Internationale s’était lancée dans l’organisation des dernières élections haïtiennes laisse la porte ouverte à toutes sortes d’interprétations. Tout observateur lucide avait mis l’Internationale en garde contre l’organisation prématurée de ces joutes, parce qu’elles allaient conduire le pays vers une crise politique sans pareille. De façon obstinée, sourde elle a lancé le pays dans cette aventure sans issue, et voilà maintenant qu’on a eu des émeutes occasionnant plusieurs morts et transformant le pays en un baril de poudre prêt à sauter à n’importe quel moment. L’Haïtien est très pessimiste par rapport à l’avenir de son pays. Les promesses non tenues, les rendez-vous manqués et la mauvaise presse accablent les esprits les plus positifs. Nous sommes à moins d’un mois du 12 Janvier 2011, soit un an après le séisme, la situation générale n’a pas changé d’un iota. Les réunions internationales se succèdent dans toutes les capitales du monde, les appels à l’aide de l’ONU se multiplient, les manifestations de bonne volonté s’accumulent…mais où sont passées les actions concrètes promises par Barak Obama et autres maîtres du monde ? Le peuple se meurt et vit son chemin de croix quotidiennement et en silence, parce qu’il n’a plus de voix et il est trop faible pour crier secours. Voilà le décor presqu’un an après le 12 janvier 2010.
Est-ce une extermination programmée du peuple d’Haïti ?
Donc, le décor actuel tel que décrit plus haut n’est pas susceptible de s’améliorer. Toutefois, l’indécence reste toujours inacceptable dans un monde dit « civilisé ». D’abord l’obstination des dirigeants internationaux et de leurs valets locaux à organiser des élections dans un contexte pareil peut être interprétée comme un cynisme rare de la part des hommes se réclamant du Christ. Il était prévisible par tout esprit sain que ces élections allaient être un fiasco total, n’empêche que les dirigeants poursuivaient son organisation. De ce fait, il y a lieu de considérer les responsables, d’abord, les valets locaux.
Ils ont à leur tête le président René Préval, qui, d’après les documents rendus publics par « Wikileaks », visitait très souvent un bar à Petion-ville pour consommer avidement de l’alcool, à en croire les révélations de Mme Janet Sanderson, ancienne ambassadrice des Etats-Unis en Haïti. Les vieilles habitudes ont la vie dure. En d’autres termes, la capacité de Preval à prendre des décisions responsables allant dans le sens des intérêts du pays est assurément sévèrement affectée par l’usage abusif de la dive bouteille.
D’après les informations qui nous sont parvenues, sur les 29 millions de dollars alloués aux élections, la contribution du gouvernement haïtien est de 7 millions. Le 6 juin de cette année, le président Vénézuélien, Hugo Chavez, annulait la dette de 395 millions de dollars liée au fond Petrocaribe, ce pour faciliter la reconstruction d’Haïti après le séisme du 12 janvier. De cette somme, 197.5 millions ont été dépensés sans que les instances étatiques sous le gouvernement de l’ancien Premier ministre Michelle Pierre-Louis aient jamais produit les pièces justificatives exigées par la loi. D’après certains observateurs haïtiens, l’argent de Petrocaribe a été raflé dans l’objectif de pouvoir financer la candidature du poulain de René Preval aux élections présidentielles, Jude Célestin.
Par contre, nous savons que ce qui reste du fond « petrocaribe », soit 175 millions de dollars, s’est volatilisé au moment où l’on agitait des problèmes de fonds pour l’organisation de ces élections. Cela rappelle étrangement les 197.5 millions de dollars dépensés sans pièces justificatives sous l’administration de l’ancien Premier ministre Mme Michelle Pierre-Louis. Donc, si ces informations sont confirmées, le candidat du président Préval a de quoi s’acheter beaucoup de votes, si ce n’est leur totalité, ce dans la perspective d’un second tour. Les valets locaux sont plus cyniques parce qu’il y a une compétition permanente entre eux ; pour conserver une position il faut se surpasser sinon, le risque de se voir rétrograder à une place inférieure guette l’intéressé au prochain virage.
J’avais déjà écrit que René Preval « est prêt à tout ». Il est frappé par le mal endémique qui a toujours atteint tous les chefs d’État haïtien en fin de règne : s’assurer que leur successeur soit toujours dans la ligne du « vive le roi après le roi » afin de protéger leurs arrières en cas d’éventuels démêlés avec les lois du pays. René Préval a lancé dans la course, le père de son petit-fils afin de poursuivre l’œuvre obscure du prévalisme.
Cependant, la scène politique haïtienne souffre d’un trop grand équilibre des forces en présence, ce que je qualifie de « Nivellisme ». Mis à part le parti d’Aristide, « fanmi lavalas », toutes les forces politiques sur l’échiquier sont à égalité de force. Donc, l’exclusion de ce parti-là a produit un effet de boomerang, bannissement dont le pouvoir et l’opposition s’étaient réjoui. L’absence d’une force politique motrice capable de trancher lorsqu’il y a exequatur ou impasse s’est fait terriblement sentir après les élections du 28 novembre dernier.
En fait, c’est le résultat de la politique tutrice mise en place par l’Occident après le départ de Jean-Claude Duvalier en 1986. Elle consistait à décourager la participation populaire dans des activités civiques et politiques afin de stopper l’influence du mouvement de gauche haïtien. Ainsi, Le Devoir, quotidien canadien, eut à déclarer à l’époque que « le marxisme est enseigné avec un art consommé en Haïti », illustrant ainsi la peur qui assaillait le Département d’État. L’église catholique, par l’intermédiaire de la conférence épiscopale et d’autres instances internationales influentes, avaient combattu l’engagement citoyen dans des organisations politiques. En lieu et place d’instruments politiques viables, on a vu de préférence l’émergence de personnalités politiques dans les médias que les ambassades s’empressèrent d’utiliser au moment où le système faisait face à de fortes résistances populaires. Donc, au cours des élections en Haïti, on ne vote pas pour des partis ou des organisations politiques mais pour des individus. Il est plus facile de trouver des accords avec un homme qu’avec un groupe d’hommes, surtout lorsqu’il s’agit de coups bas contre l’intérêt national. D’autre part, l’unité de la nation haïtienne fait peur aux « maitres d’Haïti », ils ne veulent pas être témoins de la réédition d’un 1er janvier 1804en ces temps modernes.
La crise postélectorale qui menace de plonger non seulement le pays mais toute la région dans une spirale de crise humanitaire sans précédent, retient l’attention de tous les acteurs. Ainsi, la Maison Blanche a organisé une importante réunion le weekend écoulé à laquelle prenait place le président américain lui-même, sa Secrétaire d’État, Mme Hillary Clinton et l’ancien président Bill Clinton, afin de décider de la nouvelle crise née des élections du 28 novembre 2010. Ce n’était pas la première réunion, ce ne sera sans doute pas la dernière, mais les résultats resteront les mêmes parce que c’est l’implication de l’Internationale dans les affaires haïtiennes qui est le problème.
A ce propos, il faut citer le diplomate brésilien Ricardo Seintefus, l’un des rares qui a cassé la corde traditionnelle diplomatique en critiquant ouvertement l’implication de l’Internationale en Haïti. Il a déclaré, et je cite, que : « s’il existe une preuve de l’échec de l’aide internationale, c’est bien Haïti ». Il poursuivait pour ajouter que « les coopérants sont pressés et Haïti est trop complexe pour des gens pressés ». Ce à quoi il faut ajouter que les coopérants agissent avec des recettes en poche, tandis qu’en sciences humaines les recettes conduisent toujours au désastre. L’échec de l’Internationale dans le continent africain, tels que : Soudan, Ethiopie, Centre-Afrique… et dans d’autres régions du monde est la conséquence de l’option facile, sans tenir compte des particularités régionale et nationale des peuples. On peut imaginer la suite, Mr Seitenfus va être convoqué par son chef hiérarchique afin de s’expliquer, il sera probablement démis de ses fonctions. C’est comme dans la Rome antique : « la femme de César doit être au-dessus de tout soupçon ».
Les valets locaux, quoique très présents, font face à une grave crise d’identité en tant que groupes sociaux. La bourgeoisie haïtienne, forte de ses descendants arabes et européens, a étalé au grand jour son égarement idéologique en tant que classe. Les riches, logiquement, devraient accompagner le candidat industriel Charles Henry Baker, dans sa marche vers la présidence. Cependant, dignes du mercenariat, ils se sont morcelés plutôt sous forme de mosaïque sans objectif de classe. L’important pour eux, c’est de se positionner stratégiquement afin de recueillir des dividendes du prochain pouvoir établi. Ils s’éparpillent chez tous les candidats ; certains ne jurent que par Jude Célestin, telles que les familles Baussan, Vorbe, Meys et Brandt ; d’autres s’alignent honteusement derrière Martelly, allias Tisimone, dont Tippenhauer, Colt, Bigio… pendant qu’une bonne partie finance la campagne de Lesly Voltaire, Jacques Edouard Alexis, Jean Henri Céant, Manigat…Donc, ils jouent à « qui perd, gagne ».
Ces dernières semaines, l’énervement constaté chez les bourgeois en Haïti incite à des réflexions pertinentes. Les émeutes de l’après-publication des résultats du premier tour n’étaient pas prévues avec cette ampleur, vu que lavalas n’était pas de la course, parti qui a une réputation de casseurs. Finalement, les gens se sont rendus compte que l’instabilité sociopolitique n’a rien à voir avec Aristide, mais bien avec le comportement d’un peuple qui en a marre de la crapulerie dont font preuve les classes dominantes et leurs alliés pour le tenir dans la crasse. Une bonne partie s’en est prise à Michel Martelly qui, d’après eux, a mis des milliers de partisans dans la rue à partir des textes de messages envoyés par-ci par-là par l’intermédiaire de l’une des compagnies cellulaires de la place dont il serait actionnaire. Brusquement, « Tisimone » est qualifié de « populiste de droite », pour répéter Nancy Roc, comme si vraiment celui-ci tenait compte du clivage idéologique gauche-droite.
Traditionnellement dépourvue de vision, la bourgeoisie s’accroche toujours au gagnant et a peur de tout pouvoir qui agite la question d’institutionnalisation de l’Etat. Elle n’a pas un plan d’épanouissement de classe, voir un projet national visant le développement du pays. La communauté internationale et les politiciens traditionnels s’en servent pour torpiller dans l’œuf tout processus d’institutionnalisations dues, et paradoxalement l’USAID et l’Union Européenne dépensent des millions de dollars annuellement à travers des programmes dits de développement institutionnel. En fait, des artifices pour vider de l’argent à des responsables politiques alliés flanqués d’une organisation gouvernementale (ONG), par laquelle doit passer tout financement nécessaire à l’existence de ces groupes marginaux, qualifiés de partis politiques.
René Preval, qu’on le veille ou non, n’est pas bête. En déplaçant le contrôle des élections du CEP à l’Organisation des États Américains, l’OEA, il a fait un calcul diabolique mais « intelligent ». Les candidats à la présidence, Martelly et Manigat, sont dans leurs petits souliers. Tous, deux admirateurs de l’Internationale, sont coincés et susceptibles de se voir décrier de leurs bases politiques s’ils osent cesser de jouer en bon enfant. Myrlande Manigat a le nez fin, elle renifle le parachutage de Jude Célestin, elle crie que « c’est une crise haïtienne, ce sont les Haïtiens qui devraient en trouver la solution », et est contre toute solution « élaborée par l’étranger ». Trop tard, la crise a été créée et entretenue par l’étranger depuis 2004, donc l’étranger imposera sa solution.
C’est dommage de voir un si bel esprit dominé par un soi-disant « pragmatisme », s’avilir pour le pouvoir qu’il pouvait gagner en écoutant seulement la voix du peuple. Cela confirme ce que Nancy Roc avait révélé il y a deux semaines à « Metropolis » et ce que Lesly Manigat a confié à un ami : « s’il faut vendre sa mère pour prendre le pouvoir il faut le faire, on la rachètera après l’avoir conquis », fin de citation. Ce que le professeur a omis de comprendre, c’est qu’on peut liquider sa mère pendant seulement 4 mois de pouvoir, sans avoir le temps de la racheter parce que l’échéance est trop courte. Ou bien la mère peut être violée, torturée et même tuée…est ce que cela vaut le coup ?
L’Internationale, arrogante, a beaucoup d’explications à donner au peuple haïtien. D’abord, le phénomène du choléra qui s’étend au pays dans toute sa largeur et longueur. Les coins les plus reculés sont affectés de plein fouet par cette maladie venue d’ailleurs, disons du Népal. Des chercheurs de grand renom, notamment français et américains, ont retracé son origine à des troupes d’occupation. L’ONU, empêtrée, tourne en rond, veut se démarquer de sa responsabilité assassine contre un peuple qui était déjà à genoux depuis deux siècles d’exactions économiques, politiques et racistes, puis écrasé par le désastres naturel meurtrier du 12 Janvier 2010 et autres. Il semble qu’au lieu d’aider le peuple martyr d’Haïti à se relever, l’Internationale le condamne à mourir d’une diarrhée sévère jamais connue auparavant.
Déjà des soupçons pesaient sur le tremblement de terre du 12 janvier. Hugo Chavez, président de la république bolivarienne du Venezuela, avait retenu l’attention de l’opinion publique mondiale sur la possibilité que le séisme pût être provoqué par des manœuvres militaires dans la zone. Ajouter à cela les études non-concluantes sur laquelle des failles avaient provoqué le désastre, alimentant ainsi les rumeurs les plus fantaisistes. Tantôt c’est celle de Leogane, tantôt celle de la République dominicaine, ou une autre faille jusque-là inconnue, ce qui ne facilite pas un rejet total de la thèse de complot contre Haïti. Il est fondamental à ce que les Nations-Unies produisent des explications claires sur la provenance du choléra, comment est il arrivé dans le pays, et pourquoi ?
Les circonstances particulières dans lesquelles les dernières élections se sont organisées dans le pays méritent d’être prises en compte dans toute analyse sérieuse. Coup sur coup, le pays est victime d’un rare tremblement de terre de 7.2 de magnitude, de sévères tempêtes tropicales, et le cholera importé des troupes d’occupation a déjà fait près de 3.000 morts et quelque 125.000 personnes infectées nationalement. Les dernières estimations parlent de 400.000 victimes pendant une courte période de 12 mois. Jusqu’à présent, plus d’un million d’âmes dorment sous des tentes où à la belle étoile dans la capitale, et des milliers d’autres déplacés dans les villes de province attendent dans l’impatiemment l’aide internationale et locale pour normaliser leur situation.
Malheureusement l’aide tarde à se matérialiser !
Joël Léon