Tuesday, March 25, 2014

"Idéologie et appareils idéologiques d’État. (Notes pour une recherche)". (IV)

"Idéologie et appareils idéologiques d’État. (Notes pour une recherche)". (IV)

Quand nous disions dans l'introduction à la précédente parution que "l'idéologie" que l'on rencontre si souvent dans les propos pouvait être un sujet à approfondir... Nous vivions sur le souvenir de la lecture "à chaud" de cet article de Louis Althusser, lors de sa parution dans la revue marxiste "La Pensée" (en 1970 ! il y aura bientôt un demi-siècle), et qu'à vrai dire nous avions alors "avalé" pour n'en retenir que les éléments essentiels, mais sans nous rendre compte de son épaisseur, entendue au propre comme au figuré. Si bien qu'il ne nous sera pas possible d'en arriver dès aujourd'hui à sa conclusion : le philosophe opère un si long détours (celui que nous avons déjà annoncé) sur la question de l'idéologie ! Il y aura donc encore une suite, si Le Grand Soir, - et ses lecteurs, ne se trouve déjà repus. Il faudra se faire dans cette partie à la pensée du philosophe qui aimait à la présenter de façon apparemment paradoxale. Il nous semble, pour compléter un peu ce que dit L. Althusser, ou insister sur ce point, que tout "Le Capital" est parcouru par le principe qui est ici énoncé : l'idéologie n'est pas directement le reflet (fantasmagorique) des conditions d'existence des individus, mais celui de leur rapport à ces conditions d'existence. Ce qui se trouve de façon lapidaire chez K. Marx dans la "Préface à la Contribution..." sous la forme : "Pas plus qu'on ne juge un individu sur l'idée qu'il se fait de lui-même, on ne juge une telle époque de bouleversements etc."

À PROPOS DE L’IDÉOLOGIE

Lorsque nous avons avancé le concept d’Appareil idéologique d’État, lorsque nous avons dit que les AIE « fonctionnaient à l’idéologie », nous avons invoque une réalité, dont il faut dire quelques mots : l’idéologie.
On sait que l’expression : l’idéologie, a été forgée par Cabanis, Destutt de Tracy et leurs amis, qui lui assignaient pour objet la théorie (génétique) des idées. Lorsque, 50 ans plus tard, Marx reprend le terme, il lui donne, dès ses œuvres de jeunesse, un tout autre sens. L’idéologie est alors le système des idées, des représentations qui domine l’esprit d’un homme ou d’un groupe social. La lutte idéologico-politique menée par Marx dès ses articles de la Gazette rhénane devait rapidement le confronter à cette réalité, et l’obliger à approfondir ses premières intuitions.
Pourtant, nous nous heurtons ici à un paradoxe assez étonnant. Tout semblait porter Marx à formuler une théorie de l’idéologie. De fait L’Idéologie allemande nous offre bien, après les Manuscrits de 44, une théorie explicite de l’idéologie, mais... elle n’est pas marxiste (nous le verrons dans un instant). Quant au Capital, s’il contient bien nombre d’indications pour une théorie des idéologies (la plus visible : l’idéologie des économistes vulgaires), il ne contient pas cette théorie elle-même, qui dépend en grande partie d’une théorie de l’idéologie en général.
Je voudrais prendre le risque d’en proposer une première et très schématique esquisse. Les thèses que je vais avancer ne sont certes pas improvisées, mais elles ne peuvent être soutenues et éprouvées, c’est-à-dire confirmées ou rectifiées, que par des études et analyses approfondies.

L’IDÉOLOGIE N’A PAS D’HISTOIRE

Un mot d’abord pour exposer la raison de principe qui me semble sinon fonder, du moins autoriser le projet d’une théorie de l’idéologie en général, et non une théorie des idéologies particulières, qui expriment toujours, quelle que soit leur forme (religieuse, morale, juridique, politique) des positions de classe.
Il faudra de toute évidence s’engager dans une théorie des idéologies, sous le double rapport qui vient d’être indiqué. On verra alors qu’une théorie des idéologies repose en dernier ressort sur l’histoire des formations sociales, donc des modes de production combinés dans les formations sociales, et des luttes de classes qui s’y développent. En ce sens, il est clair qu’il ne peut être question d’une théorie des idéologies en général, puisque les idéologies (définies sous le double rapport indiqué ci-dessus : régional et de classe) ont une histoire, dont la détermination en dernière instance se trouve évidemment située hors des seules idéologies, tout en les concernant.
En revanche, si je puis avancer le projet d’une théorie de l’idéologie en général, et si cette théorie est bien un des éléments dont dépendent les théories des idéologies, cela implique une proposition d’apparence paradoxale, que j’énoncerai dans les termes suivants : l’idéologie n’a pas d’histoire.
On le sait, cette formule figure en toutes lettres dans un passage de L’Idéologie allemande. Marx l’énonce a propos de la métaphysique qui, dit-il, n’a pas plus d’histoire que la morale (sous-entendu : et les autres formes de l’idéologie).
Dans L’Idéologie allemande, cette formule figure dans un contexte franchement positiviste. L’idéologie y est conçue comme pure illusion, pur rêve, ’c’est-à-dire néant. Toute sa réalité est hors d’elle-même. L’idéologie est donc pensée comme une construction imaginaire dont le statut est exactement semblable au statut théorique du rêve chez les auteurs antérieurs à Freud. Pour ces auteurs, le rêve était le résultat purement imaginaire, c’est-à-dire nul, de « résidus diurnes », présentés dans une composition et un ordre arbitraires, parfois d’ailleurs « inversés », bref « dans le désordre ». Pour eux, le rêve c’était l’imaginaire vide et nul, « bricolé » arbitrairement, les yeux fermés, avec des résidus de la seule réalité pleine et positive, celle du jour. Tel est exactement le statut de la philosophie et de l’idéologie (puisque la philosophie y est l’idéologie par excellence) dans L’Idéologie allemande.
L’idéologie est alors pour Marx un bricolage imaginaire, un pur rêve, vide et vain, constitué par les « résidus diurnes » de la seule réalité pleine et positive, celle de l’histoire concrète des individus concrets, matériels, produisant matériellement leur existence. C’est à ce titre que, dans L’Idéologie allemande, l’idéologie n’a pas d’histoire, puisque son histoire est en dehors d’elle, là où existe la seule histoire qui existe, celle des individus concrets, etc. Dans L’Idéologie allemande la thèse que l’idéologie n’a pas d’histoire est donc une thèse purement négative puisqu’elle signifie a la fois :
1. - L’idéologie n’est rien en tant que pur rêve (fabriqué par on ne sait quelle puissance : sinon par l’aliénation de la division du travail, mais c’est là aussi une détermination négative).
2. - L’idéologie n’a pas d’histoire, ce qui ne veut pas dire du tout qu’elle n’ait pas d’histoire (au contraire, puisqu’elle n’est que le pâle reflet vide inversé de l’histoire réelle), mais elle n’a pas d’histoire à elle.
Or la thèse que je voudrais défendre, tout en reprenant formellement les termes de L’Idéologie allemande (« l’idéologie n’a pas d’histoire »), est radicalement différente de la thèse positiviste-historiciste de L’Idéologie allemande.
Car, d’une part, je crois pouvoir soutenir que les idéologies ont une histoire à elles (bien qu’elle soit déterminée en dernière instance par la lutte des classes) et, d’autre part, je crois pouvoir soutenir en même temps que l’idéologie en général n’a pas d’histoire, non en un sens négatif (son histoire est en dehors d’elle), mais en un sens absolument positif.
Ce sens est positif, s’il est vrai que le propre l’idéologie est d’être dotée d’une structure et d’un fonctionnement tels qu’ils en font une réalité non-historique, c’est-à-dire "omni-historique", au sens où cette structure et ce fonctionnement sont, sous une même forme, immuable, présents dans ce qu’on appelle l’histoire entière, au sens où le Manifeste définit l’histoire comme l’histoire de la lutte des classes, c’est-à-dire l’histoire des sociétés de classes.
Pour fournir ici un repère théorique, je dirais, reprenant notre exemple du rêve, cette fois dans la conception freudienne, que notre proposition : l’idéologie n’a pas d’histoire, peut et doit (et d’une manière qui n’a absolument rien d’arbitraire, mais qui est tout au contraire théoriquement nécessaire, car il y a un lien organique entre les deux propositions) être mise en rapport direct avec la proposition de Freud que l’inconscient est éternel, c’est-à-dire n’a pas d’histoire.
Si éternel veut dire, non pas transcendant à toute histoire (temporelle), mais omniprésent, trans-historique, donc immuable en sa forme dans toute l’étendue de l’histoire, je reprendrai mot pour mot l’expression de Freud et j’écrirai : l’idéologie est éternelle, tout comme l’inconscient. Et j’ajouterai que ce rapprochement me paraît théoriquement justifié par le fait que l’éternité de l’inconscient n’est pas sans rapport avec l’éternité de l’idéologie en général.
Voilà pourquoi je me crois autorisé, au moins de façon présomptive, à proposer une théorie de l’idéologie en général, au sens ou Freud a présenté une théorie de l’inconscient en général.
Pour simplifier l’expression, on voudra bien, tenant compte de ce qui a été dit des idéologies, convenir d’employer le terme d’idéologie tout court, pour désigner l’idéologie en général, dont je viens de dire qu’elle n’a pas d’histoire, ou, ce qui revient au même, qu’elle est éternelle, c’est-à-dire omniprésente, sous sa forme immuable, dans toute l’histoire (= l’histoire des formations sociales comprenant des classes sociales). Je me limite provisoirement en effet aux « sociétés de classes » et à leur histoire.

L’IDÉOLOGIE EST UNE « REPRÉSENTATION » DU RAPPORT IMAGINAIRE DES INDIVIDUS À LEURS CONDITIONS RÉELLES D’EXISTENCE

Pour aborder la thèse centrale sur la structure et le fonctionnement de l’idéologie, je vais d’abord présenter deux thèses, dont l’une est négative, et l’autre positive. La première porte sur l’objet qui est « représenté » sous la forme imaginaire de l’idéologie, la seconde porte sur la matérialité de l’idéologie.
Thèse I : L’idéologie représente le rapport imaginaire des individus à leurs conditions réelles d’existence.
On dit communément de l’idéologie religieuse, de l’idéologie morale, de l’idéologie juridique, de l’idéologie politique, etc., que ce sont autant de « conceptions du monde ». Bien entendu, on admet, à moins de vivre l’une de ces idéologies comme la vérité (par exemple si on « croit » à Dieu, au Devoir, à la Justice, etc.) que l’idéologie dont on parle alors d’un point de vue critique, en l’examinant comme un ethnologue les mythes d’une « société primitive », que ces « conceptions du monde » sont en grande partie imaginaires, c’est-à-dire ne « correspondent pas à la réalité ».
Pourtant tout en admettant qu’elles ne correspondent pas à la réalité, donc qu’elles constituent une illusion, on admet qu’elles font allusion à la réalité, et qu’il suffit de les « interpréter » pour retrouver, sous leur représentation imaginaire du monde, la réalité même de ce monde (idéologie = illusion/allusion).
Il existe différents types d’interprétation, dont les plus connus sont le type mécaniste, courant au XVIIIe siècle (Dieu c’est la représentation imaginaire du Roi réel), et l’interprétation « herméneutique », inaugurée par les premiers Pères de l’Église et reprise par Feuerbach et l’école théologico-philosophique issue de lui, par exemple le théologien Barth, etc. (pour Feuerbach par exemple, Dieu c’est l’essence de l’Homme réel). Je vais à l’essentiel en disant que, sous la condition d’interpréter la transposition (et l’inversion) imaginaire de l’idéologie, on aboutit à la conclusion que dans l’idéologie « les hommes se représentent sous une forme imaginaire leurs conditions d’existence réelles ».
Cette interprétation laisse malheureusement en suspens un petit problème : pourquoi les hommes « ont-ils besoin » de cette transposition imaginaire de leurs conditions réelles d’existence, pour « se représenter » leurs conditions d’existence réelles ?
La première réponse (celle du XVIIIe siècle) propos une solution simple : c’est la faute aux Curés ou aux Despotes. Ils ont « forgé » de Beaux Mensonges pour que, croyant obéir à Dieu, les hommes obéissent en fait aux Curés ou aux Despotes, le plus souvent alliés dans leur imposture, les Curés étant au service des Despotes ou vice versa, selon les positions politiques desdits « théoriciens ». Il y a donc une cause à la transposition imaginaire des conditions d’existence réelle : cette cause, c’est l’existence d’un petit nombre d’hommes cyniques, qui assoient leur domination et leur exploitation du « peuple », sur une représentation faussée du monde qu’ils ont imaginée pour s’asservir les esprits en dominant leur imagination.
La seconde réponse (celle de Feuerbach, reprise mot pour mot par Marx dans ses œuvres de jeunesse) est plus « profonde », c’est-à-dire tout aussi fausse. Elle cherche et trouve, elle aussi, une cause à la transposition et à la déformation imaginaire des conditions d’existence réelles des hommes, bref à l’aliénation dans l’imaginaire de la représentation des conditions d’existence des hommes. Cette cause, ce ne sont plus ni les Curés, ni les Despotes, ni leur propre imagination active, et l’imagination passive de leurs victimes. Cette cause, c’est l’aliénation matérielle qui règne dans les conditions d’existence des hommes eux-mêmes. C’est ainsi que Marx défend dans la Question juive et ailleurs l’idée feuerbachienne que les hommes se font une représentation aliénée (= imaginaire) de leurs conditions d’existence parce que ces conditions d’existence sont elles-mêmes aliénantes (dans les Manuscrits de 44 : parce que ces conditions sont dominées par l’essence de la société aliénée : le « travail aliéné »).
Toutes ces interprétations prennent donc à la lettre la thèse qu’elles supposent, et sur laquelle elles reposent, à savoir que ce qui est reflété dans la représentation imaginaire du monde qu’on trouve dans une idéologie, ce sont les conditions d’existence des hommes donc leur monde réel.
Or je reprends. ici une thèse que j’ai déjà avancée ce n’est pas leurs conditions d’existence réelles, leur monde réel, que les « hommes » « se représentent » dans l’idéologie, mais c’est avant tout leur rapport à ces conditions d’existence qui leur y est représenté. C’est ce rapport qui est au centre de toute représentation idéologique, donc imaginaire du monde réel. C’est dans ce rapport que se trouve contenue la « cause » qui doit rendre compte de la déformation imaginaire de la représentation idéologique du monde réel. Ou plutôt, pour laisser en suspens le langage de la cause, il faut avancer la thèse que c’est la nature imaginaire de ce rapport qui soutient toute la déformation imaginaire qu’on peut observer (si on ne vit pas dans sa vérité) dans toute idéologie.
Pour parler un langage marxiste, s’il est vrai que la représentation des conditions d’existence réelle des individus occupant des postes d’agents de la production, de l’exploitation, de la répression, de l’idéologisation et de la pratique scientifique, relève en dernière instance des rapports de production, et des rapports dérivés des rapports de production, nous pouvons dire ceci : toute idéologie représente, dans sa déformation nécessairement imaginaire, non pas les rapports de production existants (et les autres rapports qui en dérivent), mais avant tout le rapport (imaginaire) des individus aux rapports de production et aux rapports qui en dérivent. Dans l’idéologie est donc représenté non pas le système des rapports réels qui gouvernent l’existence des individus, mais le rapport imaginaire de ces individus aux rapports réels sous lesquels ils vivent.
S’il en est ainsi, la question de la « cause » de la déformation imaginaire des rapports réels dans l’idéologie tombe, et doit être remplacée par une autre question : pourquoi la représentation donnée aux individus de leur rapport (individuel) aux rapports sociaux qui gouvernent leurs conditions d’existence et leur vie collective et individuelle, est-elle nécessairement imaginaire ? Et quelle est la nature de cet imaginaire ? Ainsi posée la question évacue la solution par la « clique » [15] d’un groupe d’individus (Curés ou Despotes) auteurs de la grande mystification idéologique, ainsi que la solution par le caractère aliéné du monde réel. Nous allons voir pourquoi dans la suite de notre exposition. Pour l’instant, nous n’allons pas plus loin...
Louis Althusser

DES DROITES AU LOOK DE GAUCHES

Des droites au look de gauches

Les récentes manifestations de masses générées par les droites dans les pays les plus divers, montre leur capacité à s’approprier les symboles qu’auparavant elles dédaignaient, semant la confusion dans les rangs des gauches.
Le 17 février 2003, Patrick Tyler réfléchissait à ce qui se produisait dans les rues du monde dans une chronique du New York Times. «  Les énormes manifestations contre la guerre dans le monde entier cette fin de semaine sont un rappel qu’il existe toujours deux superpuissances sur la planète : les États-Unis et l’opinion publique mondiale. »
“Regarde autour de toi et tu verras un monde en ébullition” écrivait l’éditeur étasunien Tom Engelhardt, éditeur du site TomDispatch. En effet, 10 ans après le célèbre article du Times, qui fit le tour du monde lors du mouvement contre la guerre, il n’y a quasiment pas un recoin de la planète qui ne soit en ébullition, en particulier depuis la crise de 2008.
On peut énumérer le Printemps Arabe qui a mis en déroute des dictateurs et parcourut une bonne partie du monde arabe ; Occupy Wall Street, le plus grand mouvement critique aux Etats-Unis depuis les années 60 ; les indignés grecs et espagnols qui cavalcadent sur les désastres sociaux provoqués par la méga spéculation. Aux mêmes moments, l’Ukraine, la Syrie, le Soudan du Sud, la Thaïlande, la Bosnie, la Turquie et le Venezuela sont affectés par des protestations, des mobilisations et des actions de rues de diverses tendances.
Un pays qui depuis des décennies n’avait plus connu de protestations sociales comme le Brésil s’attend à des manifestations pendant le Mondial après que 350 villes virent des troubles qui gagnaient les rues. Au Chili un puissant mouvement de la jeunesse étudiante s’est mis en place qui ne montre pas de signes de fatigue, et au Pérou un conflit autour de l’extractivisme qui ne s’apaise pas dure depuis des lustres.
Quand l’opinion publique atteint la force d’une superpuissance, les gouvernements ont comme pratique de l’écouter pour la surmonter, la manipuler, la canaliser dans des directions où elle sera plus maniable que dans la conflagration des rues, conscients de ce que la répression à elle seule n’obtient pas grand-chose. C’est pour cela que des savoirs qui avant étaient le monopole de la gauche, depuis les partis jusqu’aux syndicats, à présent se rencontrent chez des concurrents capables de mouvoir les masses à des fins opposées à celles auxquelles aspire la gauche.
Le style militant
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Campement en Uruguay (2010) sous les auspices de l’Open Society Institute de George Soros.
Du 20 au 26 mars 2010 s’est réalisé dans le département uruguayen de Colonia un “Campement Latino-Américain de Jeunes Activistes Sociaux », dans la convocation duquel était annoncé “un espace d’échange horizontal” pour travailler à “une Amérique Latine plus juste et solidaire”. Parmi la bonne centaine d’activistes qui y participèrent aucun ne suspectait l’origine des fonds pour payer leur voyage et séjour, ni qui était en réalité derrière cette invitation.(Alai, 9 avril 2010, voir résumé en fin de texte Cómo el imperio expropia los saberes sociales)
Un jeune militant décida de mener une enquête pour savoir qui étaient ces Jeunes Activistes Sociaux qui organisaient une rencontre participative pour « commencer à construire une mémoire vive des expériences d’activisme social dans la région, apprendre les difficultés, identifier les bonnes pratiques locales utilisables au niveau régional, et maximiser l’étendue de la créativité et liens entre les protagonistes ».
Le résultat de ses investigations à travers les sites web lui permit de démontrer que le campement s’était déroulé sous les auspices de l’Open Society Institute de Georges Soros et d’autres institutions liées à celui-ci. Sa surprise fut grande parce que dans le campement se réalisèrent des réunions en cercles et des travaux collectifs avec de grandes feuilles de papier, ayant pour fond des whipalas (bannière indigène aux carrés de 7 couleurs des peuples andins. NdT) et autres bannières indigènes. Un décor et un style qui donnaient à penser qu’il s’agissait d’une rencontre de même nature que les Forums Sociaux et tant d’autres activités militantes qui emploient des symboles et manières de faire similaires. Certains des ateliers utilisaient des méthodes identiques à celle de l’éducation populaire de Paulo Freire (Pédagogue Brésilien, auteur de Pédagogie de l’Autonomie, ayant une grande pratique de l’alphabétisation des adultes dans le but de leur donner des outils de résistance à l’oppression. NdT) qu’habituellement, les mouvements anti systémiques sont les seuls à employer.
Ce qui est certain, c’est que ces quelques militants furent utilisés “démocratiquement” - puisque tous assurèrent qu’ils purent exprimer librement leurs opinions - pour des objectifs opposés à ceux pour lesquels ils avaient été convoqués. Cette formation de la fondation de Soros fut appliquée dans plusieurs ex républiques soviétiques, durant la « révolte » au Kirghizstan en 2010 et pendant la révolution orange en Ukraine en 2004.
Il est tout aussi certain que de nombreuses fondations et les plus diverses institutions envoient des fonds et des instructeurs à des groupes en affinité pour qu’ils se mobilisent et travaillent à faire tomber des gouvernements opposés à Washington. Dans le cas du Venezuela, ont été dénoncées à diverses reprises, des agences comme le Fond National Pour la Démocratie (NED sigle en anglais), crée par le Congrès des Etats-Unis pendant la présidence de Ronald Reagan. Ou la Fondation Espagnole D’analyse et Etudes Sociales (FAES) sous égide de l’ex président José Maria Aznar.
Nous sommes face à une réalité très complexe : comment l’art de la mobilisation de rue, en particulier celle destinée à faire tomber des gouvernements, a-t-il été récupéré par des forces conservatrices ?
L’art de la confusion
Le journaliste Rafael Poch décrit le déploiement des forces de la place Maidan de Kiev : “ Dans les moments les plus massifs, on pouvait compter quelques 70 000 personnes dans une ville de 4 millions d’habitants. Parmi eux, il y avait une minorité de quelques milliers, peut-être 4 ou 5 mille, équipés de casques, barres de fer, boucliers et battes pour affronter la police. Et dans ce collectif, il y avait un noyau dur de 1000 à 1500 personnes purement paramilitaires, disposés à mourir et à tuer qui représentaient une autre catégorie. Ce noyau dur a fait usage d’armes à feu  ». (la Vanguardia, 25 février 2014)
Cette disposition de forces pour le combat de rues n’est pas nouvelle. Au cours du temps, elle a été utilisée par des forces différentes, antagoniques, pour parvenir à des objectifs tout aussi différents. Le dispositif que nous avons pu observer en Ukraine se répète en partie au Venezuela, ou des groupes armés s’infiltrent dans des manifestations plus ou moins importantes, avec l’objectif de faire tomber un gouvernement, en générant des situations d’ingouvernabilité, et le chaos jusqu’à la réalisation de leur objectif.
La droite a tiré les leçons de la grande expérience insurrectionnelle de la classe ouvrière, principalement européenne, et des soulèvements populaires qui se sont succédé en Amérique Latine depuis le Caracazo de 1989. Une étude comparative entre ces deux moments devrait rendre compte des énormes différences entre les insurrections ouvrières des premières décennies du 20ème siècle, dirigées par des partis solidement organisés, et les soulèvements des secteurs populaires des dernières années de ce même siècle.
Dans tous les cas, les droites se sont montrées capables de créer un dispositif « populaire » comme celui que décrit Rafael Poch pour déstabiliser des gouvernements populaires en donnant l’impression que nous étions face à une mobilisation légitime qui finissait par faire tomber des gouvernements illégitimes malgré que ceux-ci aient été élus et conservent le soutien de secteurs importants de la population. A ce point, la confusion devient un art aussi décisif, que l’art de l’insurrection dominé auparavant par les révolutionnaires.
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Venezuela : Grupos violentos en plena acción. Foto : AVN
Surfer sur la vague.
Un art fort similaire fut celui dont firent preuve les groupes conservateurs du Brésil durant les manifestations de juin. Alors que les premières marches ne reçurent quasiment aucune couverture médiatique, sauf pour mettre en évidence le « vandalisme » des manifestants, à partir du 13, quand des centaines de mille descendirent dans la rue, une inflexion se produit.
Les manifestations obtinrent les grands titres mais il se produit ce que la sociologue brésilienne Silvia Viana définit comme « une reconstruction de la narration” vers d’autres fins. Le thème du prix des transports fut relégué au second plan, les drapeaux du Brésil furent mis en avant ainsi que le slogan « A bas la corruption » qui ne figurait pas dans les rassemblements du départ (le Monde Diplomatique, 21 juin 2013). Les medias de masse firent aussitôt disparaître les mouvements qui avaient appelé à manifester et mirent en leur lieu et place les réseaux sociaux, allant jusqu’à criminaliser les secteurs les plus militants pour leur supposée violence, pendant que la violence policière restait au second plan.
De cette façon, la droite, qui au Brésil n’a pas de capacité de mobilisation, a tenté de s’approprier la mobilisation qui avait des objectifs (la dénonciation de la spéculation immobilière et des mega chantiers du mondial) qu’elle était loin de partager. «  Il est clair qu’il n’y a pas de lutte politique sans conflit pour des symboles » assure Viana,. Dans ce conflit symbolique, la droite, qui à présent emballe ses coups d’états de prétextes comme la « défense de la démocratie » apprend plus rapidement que ses adversaires.
- Raúl Zibechi, journaliste uruguayen, il écrit dans Brecha et La Jornada et est collaborateur de ALAI
Source espagnole :
Derechas con look de izquierda - América Latina en Movimiento
En prime un résumé de Cómo el imperio expropia los saberes sociales
Il y eu environs 120 jeunes qui participèrent à cette réunion des Jeunes Activistes Sociaux, accourus remplis d’espoirs. Sous la technique de l’Open Space, ils travaillèrent pendant plusieurs jours sur base des attentes des participants. Mais aucun résultat final ne vit le jour, parce que beaucoup de participants au fil des jours n’adhérèrent pas aux méthodes utilisées, et que se produisirent des sortes de désordres qui rendaient impossible pour les participants de se mettre d’accord pour la rédaction d’un document final.
L’annonce avait été alléchante (un espace d’échange horizontal” pour travailler à “une Amérique Latine plus juste et solidaire) et elle avait attiré des jeunes de tous le pays, de tout le continent, prêts à partager leur expérience pour en « construire la mémoire vive » (plus productif encore que les espionnages de la NSA, les militants et leurs pratiques, leurs objectifs se livrant eux-mêmes sur un plateau d’argent à ceux qui les combattent. NdT).
Les participants étaient venus avec d’autant plus d’enthousiasme que leur voyage et tous les frais sur place étaient pris en charge. Une « aubaine » dont le coût a été évalué à 150 mille dollars. Ce qui mis la puce à l’oreille d’un des participants - qui désire rester anonyme – il mena alors sont enquête : Qui finançait ce « projet horizontal entre pairs » ? Il découvrit alors en première ligne une série de Fondations et Organisations façades, en remontant il réalisa que toutes dépendaient où étaient liées avec l’Open Society Institute créé par George Soros, le multimillionnaire présent à tous les Forums Economiques Mondiaux qui a financé le syndicat Solidarnosc Lech Walesa en Pologne, la Révolution des Roses en Géorgie et la campagne présidentielle de Barack Obama, entre autres. Un fidèle défenseur du libéralisme économique qui se présente comme financier, investisseur et philanthrope.
En redescendant les liens il parvint à des organisations telles que Fondacion Nuevos Lideres, Jovenes Impresarios de Chile, Union Mundial, Tactical Technology Collective, entre autres. Toutes ces organisations défendent des lieux communs fort louables : défense de la démocratie, lutte contre la corruption et la défense des droits humains, mais en réalité la liberté qu’elles défendent est celle du Capital. Elles ont des contacts dans les hautes sphères de l’ONU, au Forum Économique Mondial de Davos, avec l’USAID (agence étasunienne – branche des services secrets US – de développement internationale), etc... Ils promeuvent des projets dans le Sud-est Asiatique, en Afrique et à présent en Amérique Latine.
Parmi ces organisations, Tactical Technology Collective mérite une mention à part puisque c’est cette organisation qui se dédie à former des activistes sociaux ayant la maîtrise des outils informatiques et de téléphonie mobile de réseaux, medias digitaux, et enregistrement de toutes les réunions (tss, tss... j’en ai vu débarquer un du genre, il avait aussi une maîtrise avérée pour canaliser les débats et imposer ses propres vues, exiger que tout soit filmé, quand il ne préparait pas tout simplement l’ordre du jour à respecter et les conclusions qui seraient imposées indépendament du contenu des débats. NdT).
Après s’être interrogé sur le but de l’introduction de ces méthodes sur le continent latino, en particulier sur le rôle qu’elles pourraient jouer au Venezuela ou Chávez déjà lance l’alerte sur l’utilisation subversive des réseaux sociaux (et dont nous avons des traces de la préparation de la tentative de « Révolution de Couleur » que vient d’essuyer le Venezuela qui remontent à cette même période NdT) Zibechi conclu :
En tout cas, cela vaut la peine de prendre le temps de réfléchir à cette manière dont les multinationales étudient patiemment les mouvements d’en bas et leur militants pour s’approprier leurs savoirs et leur manière de faire. (...) une bonne partie de ceux qi accoururent à cette réunion le firent plein de bonne volonté pensant qu’il s’agissait d’une rencontre de mouvements anti impérialistes, de base qui utilisaient les méthodes de l’éducation populaire dans leur travail. Démontrer que ceci fut organisé par le plus grand spéculateur financier de la planète - qui eut le pouvoir de briser la Banque d’Angleterre en 1992 et contribue à la chute des gouvernements anti impérialistes - montre jusqu’où ils peuvent aller quand il s’agit de maintenir leurs privilèges.
Zibechi (2010)

“Global Peace vs. Global Interventionism and Imperialism”

“Global Peace vs. Global Interventionism and Imperialism”

Global Research, March 24, 2014
 The Belgrade Forum for a World of Equals, the Serbian Host Society, the Club of Generals and Admirals of Serbia and Veterans Association of Serbia (SUBNOR), in coordination with the World Peace Council, on 22 and 23 March 2014 held the International Conference “Global Peace vs. Global Interventionism and Imperialism”.
The Conference was held on the occasion of the 15th anniversary of NATO’s armed aggression against Serbia and Montenegro (the Federal Republic of Yugoslavia). The motto of the Conference was “Not to Forget”.
More than 500 scientists, experts and public persons from the areas of the international relations and security, from 50 countries of Europe and the world took part in the work of the Conference.
Participants of the Conference paid tribute to victims of the 78-day bombardment and laid wreaths on memorials. They honored all the victims of the illegal NATO aggression against Serbia and Montenegro and expressed their deep respect for former Yugoslav Popular Army, Federal Government, President Slobodan Milosevic and all heroic resistant fighters. We also must remember the victims of the NATO aggression subsequent to 1999, ongoing persecution of those political and military leaders who defended the country and who were sent to illegal Hague Tribunal including president Milosevic and others, who died there. Considering this Tribunal as illegal as a tool of NATO propaganda and political blackmailing, the participants demand its dissolution.
The debate unfolded in a constructive and tolerant dialogue regarding most important aspects and problems concerning the international peace and security. The presentations mainly focused on how to preserve global peace and find the ways to stop global interventionism, destabilization of certain countries and provoking the crises all over the world, which undermine the international legal and political world order and pushes the world to the edge of a major confrontation.
The participants analyzed the causes and consequences of NATO aggression in 1999, not only for Serbia and the Balkans but also its global consequences for peace and security in Europe and the world. Further to this, participants of the Conference have agreed as follows:
- NATO aggression against Serbia and Montenegro (the Federal Republic of Yugoslavia) of March 1999 was a war imposed against an independent, sovereign European state, in gross violation of the fundamental principles of the international law, most notably, the UN Charter and the Helsinki Final Act. This was the aggression committed without consent the UN Security Council. Hence it is a crime against peace and humanity, and the turning point towards the global interventionism, the practice of gross violation of the international legal order, and the negation of role of the UN. Subsequently it has been used as the model of interventionism in a number of other cases such as in Afghanistan, Iraq, Libya, Mali and others.
- The leading Western powers, the USA, the UK, France, Germany, followed by the rest of NATO Members, 19 in all, devised a whole new arsenal of euphemisms in a bid to attribute any possible shred of legitimacy to this crime against peace and humanity.  So-called “humanitarian intervention” was a cover for indiscriminate killings of civilians in Serbia including children, disabled and senior citizens, for the destruction of the economy, infrastructure, including schools, hospitals, passenger trains and houses. Use of missiles with depleted uranium has contaminated natural environment thus triggering grave and far-reaching consequences for the health of current and future generations.
- Since this is a crime against peace and humanity and a gross violation of the basic provisions of the international law, NATO Member States bear full legal responsibility for the aggression, including liability for the inflicted damage on the order of more than USD 100 billion, as well as responsibility for the use of weapons with depleted uranium and other illicit ordnances of mass destruction. Serbia has the right to initiate the proceedings before the competent international forums against NATO Alliance and all of its member states participating in the aggression, for the purpose of exercising the right to war damage compensation to Serbia and Montenegro as well as to individuals who suffered from aggression.
- Armed aggression has continued by employing other, non-military means. This was reflected in the violent change of power in the October 5, 2000 coup, which was initiated, funded and supported by NATO Member States; in all kind of blackmails and threats aimed at making Serbia denounce its state sovereignty in Kosovo and Metohija as its historical, cultural and civilization heartland; in ignoring UN Security Council Resolution 1244 guaranteeing sovereignty and territorial integrity of Serbia. Eventually, this led to unlawful and unconstitutional unilateral separation of Kosovo and Metohija in 2008 which was followed by formal recognition by most NATO member countries. The 1999 US NATO aggression grossly violated the UN Charter, 1970 Declaration on principles of International law, Helsinki Final Act, Paris Charter for a New Europe, five Security Council resolutions in 1998-2008, including resolutions 1244 and 1785.
- Immediately after the end of the aggression, a large USA military base has been established in Kosovo and Metohija, “Camp Bondsteel”, the first and crucial ring in the chain of the new USA bases in Bulgaria, Romania, Poland, the Czech Republic, and other Easter European countries. NATO aggression against Yugoslavia actually accelerated the arms race and militarization of Europe and implementation of US/NATO/EU strategy of “Eastern expansion”.
- Aggression against Serbia and Montenegro (FRY) launched in March 1999 has been serving as a blueprint for global USA/NATO/EU interventionism. In practice, this translates the USA, NATO and the West discretion to intervene militarily or otherwise, as they choose to suite their economic or strategic interests. Toppling legally elected governments and replacing them by hand-picked, pawn regimes, has become part and parcel of so called “democratization process”.
-  NATO has always operated as an aggressive military alliance, serving expansion and of imperialistic and neo-colonial objectives of the leading Western powers. The entire experience so far indicates that NATO strategy of global interventionism leaves behind a chaos in international relations, gigantic human casualties, divisions, and long-lasting misery and anguish in all countries and regions which have become immediate victims of such policy.
- NATO is responsible for devastation of the international legal order, for the degradation of the UN, instigating a new arms race, militarization of Europe, destabilization and inducing crises in individual countries and regions all over the world. Therefore, NATO strategy goes against the goals of peace and security, contravenes the democratic and civilization values, and violates the fundamental human rights. Such an Alliance is not a place for peaceful countries who see their interests in compliance of the international law and the UN system. This is why participants of the Conference pleaded for the dissolution of NATO as a relic of the Cold War, for disengaging in policy of free interventionism, and for the respect of freedom, independence and equality of all countries and nations.
- Exporting democracy and dictating cultural and civilization patterns has become a common approach of all Western powers, primarily of the USA, in their aspiring to govern the world pursuant to their own standards and in line with their self-serving interests. The imposition of such cultural and civilization patterns is an act of violence against reality that almost invariably results in conflicts, internal disorders, and deeper fragmentations and divisions; over time, this is prone to undermine the peace in the world, and presents a perfect excuse for external military interference. This model has created the so-called “colored revolutions” in Georgia, Venezuela and Ukraine and high jacked “Arab Spring revolution”, which managed to devastate and turn the clock back for several decades, such as: Libya, Egypt and Syria.
- The strategy of interventionism involves several motives and purposes. These include the control over natural and developmental resources, reallocation of resources, and geopolitical reconfiguration of the world, against and at the expense of the predetermined key geopolitical adversary. This is how the USA/NATO/EU staged the crisis in Ukraine, whose end is still nowhere in sight. One can say that the Ukrainian crisis is the single most dangerous threat to the peace since the end of the Cold War. Instead of acknowledging Ukraine as a natural connection between Russia and Europe, the West chose to interfere, by artificially dislocating it from its natural cultural, civilization, and geopolitical environment and drawing it westwards. In doing so, the West paid no attention at all that the action could lead to internal conflict within Ukraine and that it would put at risk Russia’s vital interests.
This dangerous geopolitical game played by America, NATO and the EU against Russia, as a proxy war at the expense of Ukraine under a “fine” but fake excuse of being waged for the benefit of the Ukrainians and their democratic social structure, has completely disregarded the effects of such policy against the interests of Ukraine, its people, the peace, and security in Europe and the world. Participants of the Conference advocated for a peaceful political solution free of interference and external pressures, that is, a solution that will guarantee its peoples will, and respect its role of a bridge between the East and the West. Such solution implies abandonment of the pernicious “Eastern expansion” which has already produced destabilization in Europe. Participants expressed satisfaction that the people of Crimea have used their right of self-determination which resulted in reunification with Russia.
- Participants of the Conference expressed their full support to the sovereignty and territorial integrity of Serbia, including the resolution of the issue of Kosovo and Metohija in line with UN Security Council Resolution 1244. They supported the following requests: free, safe and dignified return of 250,000 expelled Serbs and other non-Albanians to their homes in Kosovo and Metohija; restitution of the usurped private, church, state and socially-owned property; reconstruction of 150 destroyed churches and monasteries of the Serbian Orthodox Church, of hundreds of desecrated and obliterated Serbian graveyards and thousands of burnt Serbian homes; conducting effective investigation of trafficking in human organs; determining the fate of all abducted and missing Serbs from Kosovo and Metohija; and identifying and bringing to justice the perpetrators of all other crimes committed against the Serbs in Kosovo and Metohija for which, so far, nobody has been found responsible, let alone convicted.
- Participants of the Conference welcomed worthy initiative of the UN General Assembly which proclaimed 2014 to be the international year of solidarity with the people of Palestine. Finding that this initiative deserves strong support of the peaceful forces in the world, the Conference sent requests for an immediate withdrawal of Israeli occupation forces from all Palestinian territories, for the establishment of independent state of Palestine, within the borders of July 1967 with East Jerusalem as its capital, for the right for the return for the Palestine refugees, based on UN Resolution 194 and the release of all Palestinian prisoners from jail. Fulfillment of these requests is of vital interest for the Palestinian people and for the introduction of a just and durable peace in the Middle East.
- Participants have expressed solidarity with peoples of Latin America in their endeavors to safeguard freedom, independence and sovereignty from aggressive imperial USA strategy. They demanding closing of Guantanamo base and abolishing blockade against Cuba, as well as the release of the five Cuban political prisoners from American jails.
- By dismissing the policies and actions that endanger the peace and security, participants of the Conference denounced plans and actions aimed at destabilizing the Bolivarian Republic of Venezuela. Coordinated violent actions in Caracas and other parts of Venezuela are parts of the strategy employed by the local oligarchs and external actors, intended to disable the functioning of the legitimately elected government and impose political changes of their choice but against the interests of the Venezuelan people, by sabotage, violent provocations and blackmails. In condemning those attempts, participants of the Conference expressed their solidarity with the Venezuelan people and the support for its courageous efforts to preserve the freedom, pride, and sovereignty of Venezuela, and to decide their own future.
- Participants have expressed concern over systematic organized revision of European history of the 20th century, particularly revision of outcome of the First and the Second World War. This may serve imperialist objectives for redrawing international borders causing unforeseen consequences. We condemn the western promoted rehabilitation of fascism and attempts to equate communism with Nazism.
- Participants of the Conference dedicated significant attention to the global economic capitalist crisis which has led not only to an unprecedented social stratification and impoverishment of the global population, but also to an artificially imposed debt crises in a number of formerly economically very prosperous countries, such as Greece, Spain, Portugal, Italy and Cyprus. The global crisis emerged predominantly in countries which had declared themselves to be the centers of global civilization and the most advanced social order, one that will see no need for serous social conflicts and clashes. The key indicators of this crisis include mass-scale unemployment, especially within the youth, high indebtedness of countries, decline in economic activities, etc. We support the genuine popular protests against the above.
- It is obvious that on Europe and the majority of the world were imposed the neo-liberal cultural, political and economical pattern, which does not function. In the search for the way out of this universal deadlock, the most powerful countries are trying to shift the burden of the crisis onto other countries and nations, ones they pejoratively call “the global periphery”, while in the meantime struggling to win the battle for the global prestige, and in the process stepping down onto the old civilizations and forcibly toppling the unsympathetic ruling regimes. All the above only add to the conflicting feature of the international arena, and makes it exceptionally prone to outbreaks of all types of conflicts, from internal and regional, to the global ones.
- Participants at the Conference noted with concern that there are still US forward-based infrastructures in Europe like missile defense, tactical nuclear weapons and conventional forces, that destabilize the regional and the global atmosphere.
- The global economic crisis cannot be resolved by the printing of ever new trillions of dollars and the makeshift mends of the existing system. This can be done by abandoning the neo-liberal concept and by developing a new, humane society of social justice, equality and the better life for all people and nations in the planet. The focus of the new system of social relations must be on people and their economic, social, cultural, and humanitarian needs, instead of the profits and self-serving interests of the so-called economical and political elites.
- A part this International Conference was the Youth Forum, which concluded that the global crisis, and globalization and interventionism primarily threaten the rights and perspectives of the young generations. In numerous countries, in Europe and the world, young people below 30 make up some 60% of the total number of unemployed. The youth requests urgent changes in the social relations and internationally, which will ensure active engagement of the young people into economic, political and societal trends, their assuming responsibility for their own future, at the national and international levels. The youth advocates the socially just society and universal human rights, such as the right to employment, free education, social security and health care. Young people advocate the democratization of international relations, the respect for the international law, and denounce the arms race, militarization and neocolonialism.
- Only a world free of dominance of imperialism and militarism will stand a chance to avoid a war cataclysm. The global economic crises and its consequences on popular strata underline the necessity to overcome the system which causes exploitation, wars and the misery. It is absolutely unacceptable and contrary to the international law to have the regional center of power, such as NATO and the European Union be established as a substitute to the United Nations Security Council.
- The only true international community is the United Nations, rather than any self-proclaimed members of any regional groups. We must struggle to ensure the universal character of the international law and to have it equally oblige big and small countries, developed and developing ones. We have to fight even more resolutely to preserve the civilization heritage such as the freedom, ethics and dignity, while determinedly rejecting all surrogates of the corporative capitalism and imperialism, planted by the military-industrial and finance capital.
Participants of the Conference emphasized that the accomplishment of these objectives required active engagement in mobilizing all peace-loving stakeholders, in order to counter and reject any military and conquest ambitions against any given country regardless of its leaders. In parallel, it is necessary to mobilize all forces in developing democratic international relations, based on the principles of the United Nations Charter, the provisions of the international law, and the strict observance of the inviolability and independence of all states and their territorial integrity, and the principle of non-interference in the internal affairs. Such a world would be measured by a human scale, and this grand utopia should be believed in, and persistently fighting for, and this is the key message from the Conference.
Participant in the Conference expressed sincere gratitude to the Serbian side for the excellent performance of the International Conference and for hospitality extended to all participants.
 Belgrade, 23 March 2014

WESTWARD MARCH OF CHINESE DRAGON IN EURASIA

Westward March of Chinese Dragon in Eurasia

Global Research, March 19, 2014

As the US militarily pivots into the Asia-Pacific, the Chinese steadily march westward simply through trade-oriented construction and economic projects.
The Chinese have finished the construction of a major tunnel that is part of a mountain transport corridor from Turpan to Kurla that is linked to Pakistan. The corridor is part of the extension of the Karakoram Highway that is part of a project to re-integrate the westernmost portion of the People’s Republic of China with the areas of Eurasia to its west.
Beijing has been setting up its own transportation infrastructure and energy pipelines in Eurasia, and the infrastructure being built will be the engine of an economic renaissance that is unfolding. The Chinese now have a presence all around the old Silk Road and the ancient maritime trade routes in the Indian Ocean that sold spices and precious metals.
China has been busy building deep-sea ports, holding bays, railroads, highways, tunnels, and transportation hubs throughout these regions.
Despite US pressure and attempts to militarize and control the Indian Ocean’s shipping lanes, the Chinese have been busy setting up an infrastructure network stretching all the way to Gwadar, close to the Persian Gulf, in Pakistan and Hambantota in Sri Lanka from Chittagong in Bangladesh and Kyaukphyu in Myanmar.
While the US watches with displeasure from the sidelines, these Chinese projects are weaving the fabrics of Eurasian integration.

Washington’s secret wars against China in Xinjiang and Tibet

The US has tried and is continuing to try to weaken China. Washington’s attempts at weakening China have included exploiting the ethnic tensions and cleavages between the Han Chinese, which compose the majority of the Chinese population, and China’s non-Han citizens. This includes stoking tensions in East Turkestan between the Han and the predominantly-Muslim Turkic-speaking Uyghur indigenous population in the autonomous region of Xinjiang.
The US has also continuously pushed for protests and secession in Tibet. Although the Dalai Lama and his government-in-exile claim that the unrest was the result of discontent with Beijing, US Central Intelligence Agency (CIA) teams, US planning, and CIA training were all involved in sparking and manipulating the Tibetan unrest that erupted in Lhasa on the eve of the 2008 Beijing Summer Olympics. The Han and predominately-Muslim Hui, an ethnic group comprised essentially of Hans that have mixed with Silk Road travelers and traders over the millennia, were targeted and killed during this wave of anti-Beijing unrest.
Reuters / China Daily
Reuters / China Daily

During the American Anthropological Association’s 110th Annual Meeting in 2011 (running from November 16 to November 20 in Montréal), one anthropologist even admitted that for research purposes that they were given privileged access to the CIA’s training program that ignited the 2008 unrest in Tibet.
The CIA even has training camps for Tibetan guerillas on American soil, away from public eyes in the Rocky Mountains.
Despite Washington’s rejections, there is also a body of literature that candidly discusses Washington’s covert Tibet operations. The Tibetan activist Jamyang Norbu wrote a chapter in a book published in 1994 and edited by Columbia University professor and Tibet specialist Robert Barnett, Resistance and Reform in Tibet, openly detailing the CIA’s role in Tibet against the Chinese government. ‘The Tibetan Resistance Movement and the Role of the CIA’ is the title of Norbu’s particular chapter. More recent literature includes the University Press of Kansas book by Kenneth Conboy and former CIA agent James Morrison that was published in 2002, The CIA’s Secret War in Tibet. These authors all openly reveal how the US has waged a covert war against China by encouraging Tibetan secession and controlling the heart of the Tibetan guerilla movement fighting against Beijing.

Westward march

Washington has been pushing for trouble between China and the countries bordering China in the South China and East China Seas.
US officials dream of rebooting the Southeast Asian Treaty Organization (SEATO) too.
SEATO is the defunct NATO of East Asia that was supposed to expand in parallel with the Association of Southeast Asian Nations (ASEAN), just as NATO and the European Union have expanded hand-in-glove over in Europe on the western portion of Eurasia.
There is also the Asiatic segment of the global missile shield project that the Pentagon is building next to China’s heavily populated eastern borders. This is part of a Eurasian strategy of encirclement that targets both China and Russia alike.
This brings us to the so-called ‘Asian Pivot’ that Hillary Clinton announced in 2011 when she claimed that the US was pivoting towards the Asia-Pacific region and away from the Middle East and NATO-garrisoned Afghanistan.
Beijing did not buy any of it. China knows better. The US has no intentions of leaving the Middle East or the Pentagon’s military playland in Afghanistan.
Instead the Chinese are continuing with their project of slowly developing a trade-based infrastructure network that moves westward towards the Caspian and Mediterranean shores of the Middle East.
Foreign Policy, the magazine founded by Samuel ‘Clash of Civilizations’ Huntington, was even given a taste of what is the obvious in China by the Stimson Center’s East Asia fellow Yun Sun in 2013: “As America pivots east, China marches in the other direction,” she explained to readers.

Eagle’s Empire of Blood v Chinese Empire of Trade

The US has not stopped skimming to halt the Chinese in their tracks. The Trans-Pacific Partnership (TPP) is yet another US scheme to do this. The aim of the TPP is to isolate the Chinese by imposing trade restrictions between Beijing and the rest of the Asia-Pacific region.
Beijing, however, has other plans.
China is going ahead with its projects, because it is not susceptible to Washington’s ongoing pressure and destabilization operations.
The shadow that the American Eagle has been casting from the sky over Eurasia is waning and shrinking as it steadily declines.
The Silk Road is being rebuilt in Eurasia by the Chinese Dragon and its friends. It is Marco Polo in reverse.
The Dragon and its friends, including the Russian Bear and the Iranian Lion, have different ideas about the management of their part of the world. Management in Eurasia they have declared will be local and not American. This is the basis for the blooming of an alphabetical hodgepodge of different regional organizations ranging from the Economic Cooperation Organization (ECO) and the Eurasian Union to the Shanghai Cooperation Organization (SCO).

Reuters / China Daily
Reuters / China Daily

This is merely the tip of the iceberg.
The Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (SWIFT), which cut Iran off from the international banking system in 2012 under Uncle Sam’s orders, reported at the end of 2013 that China’s national currency supplanted the European Union’s euro as the second most-widely used global currency after the US dollar. 8.66 percent of global trade was taking place in the Chinese yuan.
This is just the beginning. The use of the yuan will increase in international transactions.
Despite US attempts to curb Beijing globally, Chinese influence in Africa and Latin America is increasing too.
The US divided Sudan, attacked the Libyan Arab Jamahiriya, and created US Africa Command (AFRICOM), while their French poodles begun to re-impose themselves militarily across Africa under Nicolas Sarkozy, as part of the attempt to drive the Chinese out of Africa. The results, however, have done little and Chinese influence has continued to grow in Africa.
Across Latin America there is talk about increasing trade with China. The Chinese are preparing to start building a mega canal in Nicaragua to meet the increased demands for trade from Latin America too. At the same time, the Bolivarian Alliance for the Peoples of Our America (ALBA) and the Community of Latin American and Caribbean States (CELAC) are also reorienting Latin America away from the US towards China and its Eurasian partners.
The Chinese presence is additionally felt in both the North Pole and South Pole. Beijing is eagerly waiting for the opening of an Arctic Silk Road or sorts and for exploration projects in Antarctica.
Beijing, in addition, is a permanent observer at the Arctic Council and China has invested heavily in the research, Arctic development projects, and exploration of the countries bordering the North Pole. Beijing’s ultimate aim is to develop an Arctic transport network and access Arctic energy reserves.
The Pentagon sees China as the biggest threat to the United States. The threat, however, is not one of a military nature; it is economic.
Chinese soft power is outflanking US hard power. Unlike Washington and its Western European friends, Chinese capitalism is not sustained by military force. While Washington continues to wage war and siphon the wealth of vanquished nations, the Chinese just continue to do business across the world as they steadily continue their westward march in Eurasia towards the banks of the Caspian and Mediterranean. In other words, China works while America boxes.
This article was originally published by Russia Today on March 17, 2014.
Reuters / Rooney Chen
Reuters / Rooney Chen

LES ETATS-UNIS ONT INSTALLE UN GOUVERNEMENT NÉONAZI EN UKRAINE

Les États-Unis ont installé un gouvernement néonazi en Ukraine

Global Research, mars 25, 2014
Selon le New York Times, « Les États-Unis et l’Union européenne ont épousé la révolution ici comme un autre essor de la démocratie, un coup contre l’autoritarisme et la cleptocratie dans l’ancien espace soviétique ». (After Initial Triumph, Ukraine’s Leaders Face Battle for Credibility, NYTimes.com, 1er mars 2014. C’est l’auteur qui souligne.)
« Essor de la démocratie »? « Révolution »? La dure réalité est tout autre. Il s’agit d’un coup d’État appuyé par les États-Unis, l’Union européenne et l’OTAN en violation flagrante du droit international.
La vérité interdite est que l’Occident, grâce à une opération clandestine soigneusement mise en scène, a conçu un régime par procuration intégré par des néonazis.
Les principales organisations en Ukraine, y compris le parti néonazi Svoboda, ont été généreusement soutenues par Washington, ce qu’a confirmé la secrétaire d’État adjoint, Mme Victoria Nuland : « Nous avons investi plus de 5 milliards de dollars pour aider l’Ukraine à atteindre, entre autres, ces objectifs [...] Nous allons continuer à faire avancer l’Ukraine vers l’avenir qu’elle mérite. »
Les médias occidentaux ont tout simplement évité d’analyser la composition et les fondements idéologiques de la coalition gouvernementale. Le terme « néonazi » est tabou. Il a été exclu du vocabulaire des chroniqueurs des médias de masse. Il n’apparaîtra pas dans les pages du New York Times, du Washington Post ou de l’Independent. Les journalistes ont reçu comme consigne de ne pas utiliser le terme « néonazi » pour désigner les partis Svoboda (Liberté) et Pravy Sektor (Secteur de droite).
Composition du gouvernement de coalition
Il n’est pas question d’un gouvernement de transition au sein duquel des éléments néonazis ont intégrer la frange de la coalition, officiellement dirigée par le parti Batkivschina (la Patrie).
Le Cabinet est non seulement intégré par les deux principales entités néonazies, Svoboda et Pravy Sektor (sans compter les anciens membres de la défunte organisation fasciste UNA-UNSO), on leur a également confié des postes clés qui leur donnent de facto le contrôle sur les forces armées, la police, la justice et la sécurité nationale.
Bien que le parti Batkivschina de Yatsenuyk contrôle la majorité des portefeuilles et que le chef néonazi de Svoboda Oleh Tyahnybok n’ait pas obtenu de poste ministériel important (apparemment à la demande de la secrétaire d’État adjoint Victoria Nuland), les membres de Svoboda et de Pravy Sektor occupent des postes clés dans les domaines de la défense, de l’application de la loi, de l’éducation et des affaires économiques.
Le chef néonazi de Svoboda Oleh Tyahnybok
La secrétaire d’État étasunienne Victoria Nuland avec le chef néonazi de Svoboda Oleh Tyahnybok (à gauche)
Andriy Parubiy [à droite], co-fondateur du Parti national-socialiste de l’Ukraine (parti néonazi rebaptisé Svoboda), a été nommé secrétaire de la Commission de la sécurité et de la défense nationale (RNBOU) (Рада національної безпеки і оборони України), un poste clé chargé de superviser le ministère de la Défense, les Forces armées, l’application de la loi, la Sécurité nationale et le renseignement. Le RNBOU est l’organe de décision central. Bien qu’il soit formellement dirigé par le président, il est géré par le secrétariat avec un personnel de 180 membres, incluant la défense, le renseignement et des experts de la sécurité nationale.
Parubiy a été l’un des principaux dirigeants de la révolution orange en 2004. Son organisation a été financée par l’Occident. Les médias occidentaux le surnomment le « kommandant » du mouvement EuroMaidan. Andriy Parubiy, tout conmme le chef du parti Oleh Tyahnybok, est un adepte du nazi ukrainien Stepan Bandera, qui a collaboré au massacre des juifs et des Polonais durant la Seconde Guerre mondiale.
Marche en l’honneur du néonazi Stepan Bandera
Pour sa part, Dmytro Yarosh, chef de la délégation de Pravy Sektor au parlement, a été nommé secrétaire adjoint de Parubiy à la RNBOU.
Yarosh était le chef du groupe paramilitaire des chemises brunes néonazies durant les « manifestations » du mouvement EuroMaidan. Il a appelé à dissocier le parti des régions et du parti communiste.
Discours de Dmytro Yarosh à Euromaidan (Centre)
Le parti néonazi contrôle également le processus judiciaire avec la nomination d’Oleh Makhnitsky du parti Svoboda au poste de procureur général de l’Ukraine. Quelle sorte de justice prévaudra avec un néonazi renommé en charge du Bureau du Procureur de l’Ukraine?
Des postes au Cabinet ont également été attribués à d’anciens membres de l’Assemblée nationale ukrainienne – Autodéfense  nationale ukrainienne (UNA-UNSO), une organisation néonazie marginale:
« Tetyana Chernovol, que la presse occidentale dépeint comme une journaliste d’enquête militante sans faire référence à son implication passée dans l’organisation antisémite UNA-UNSO, a été nommée présidente du comité gouvernemental anticorruption. Dmytro Bulatov, connu pour son enlèvement présumé par la police, mais aussi pour ses liens avec UNA-UNSO, a été nommé ministre de la jeunesse et des sports.
Yegor Sobolev, chef d’un groupe de citoyens de la place de l’Indépendance et politiquement proche Iatseniouk, a été nommé président de la Commission d’épuration, chargée de purger du gouvernement et de la vie publique les adeptes du président Ianoukovitch. (Voir Ukraine Transition Government: Neo-Nazis in Control of Armed Forces, National Security, Economy, Justice and Education, Global Research, 2 mars 2014)
Le Comité d’épuration organisera la chasse aux sorcières contre tous les adversaires du nouveau régime néonazi. Les cibles de la campagne de purges sont des personnes en position d’autorité au sein de la fonction publique, des gouvernements régionaux et municipaux, de l’éducation, de la recherche, etc. Le terme « épuration » fait référence à la « disqualification massive » des personnes associées à l’ancien gouvernement. Il a également des connotations raciales. Selon toute probabilité, l’épuration sera dirigée contre les communistes, les Russes et les membres de la communauté juive.
Il est important de réfléchir sur le fait que l’Occident, officiellement dévoué aux valeurs démocratiques, a non seulement orchestré la chute d’un président élu, mais il a également instauré un régime politique intégré par les néonazis.
C’est un gouvernement par procuration permettant aux États-Unis, à l’OTAN et à l’UE d’interférer dans les affaires intérieures de l’Ukraine et de démanteler ses relations bilatérales avec la Fédération de Russie. Il faut cependant comprendre que ce ne sont pas les néonazis qui mènent le bal. La composition du Cabinet coïncide largement avec les « recommandations » qu’avait faites la secrétaire d’État adjoint des États-Unis, Victoria Nuland, à l’ambassadeur américain en Ukraine lors d’un appel ayant fait l’objet d’une fuite.
Washington a choisi de mettre les néonazis dans des positions d’autorité. En vertu d’un « régime de gouvernance indirecte », ces derniers prennent toutefois leurs ordres du département d’État étasunien, du Pentagone et de l’OTAN en ce qui concerne les décisions cruciales en matière de politique étrangère et militaire, dont le déploiement de troupes contre la Fédération de Russie.
Le monde est à un carrefour dangereux: Les structures et la composition de ce gouvernement par procuration installé par l’Occident ne favorisent pas le dialogue avec le gouvernement et l’armée russes.
Un scénario d’escalade militaire menant à la confrontation entre la Russie et l’OTAN est tout à fait possible. Le RNBOU, contrôlé par les néonazis, joue un rôle central dans les affaires militaires. Dans la confrontation avec Moscou, le RNBOU, dirigé par le néonazi Parubiy et son adjoint chemise brune Dmytro Yarosh, pourrait prendre des décisions, en consultation avec Washington et Bruxelles, pouvant avoir des conséquences dévastatrices.
Cependant, il va sans dire que l’« appui » des États-Unis à la formation d’un gouvernement néonazi n’implique aucunement le développement de « tendances fascistes » au sein de la Maison Blanche, du département d’État et du Congrès.
« L’essor de la démocratie » en Ukraine, pour reprendre les termes du New York Times, est approuvé par les républicains et les démocrates. Il s’agit d’un projet bipartisan. Rappelons-nous que le sénateur John McCain est un fervent partisan et ami du chef néonazi de Svoboda, Oleh Tyahnybok (image à droite).
Michel Chossudovsky

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).

LA RUSSIE ORDONNE A OBAMA DE PARLER AU MONDE A PROPOS DES EXTRATERRESTRES, OU NOUS LE FERONS.

La Russie Ordonne à Obama de parler au monde à propos des extraterrestres, ou nous le ferons

La Russie Ordonne à Obama de parler au monde à propos des extraterrestres, ou nous le ferons

Rappel sur l’actualité – Le 24 janvier 2013
medvedev
Un rapport étonnant du Ministère des Affaires Étrangères sur l’agenda du Premier Ministre Medvedev au Forum économique mondial de cette semaine indique que la Russie va avertir le Président Obama que le « temps était arrivé » pour que le monde connaisse toute la vérité sur les extraterrestres et que si les États-Unis ne participaient pas à l’annonce, le Kremlin va le faire par lui-même.
Le Forum économique mondial est une fondation suisse à but non lucratif, basée à Cologny, que Genevaand décrit comme une organisation internationale indépendante qui s’engage à améliorer l’état du monde en engageant les dirigeants des affaires, de la politique, des universitaires et les autres dirigeants de la société à façonner les agendas mondiaux, régionaux et industriels.
Le Forum est surtout connu pour sa réunion annuelle à Davos, une station montagnarde de Graubünden, dans la région orientale des Alpes en Suisse. La réunion rassemble environ 2,500 dirigeants d’entreprise, des dirigeants politiques internationaux, des intellectuels sélectionnés et des journalistes afin de discuter des problèmes les plus pressants auxquels le monde fait face, y compris la santé et l’environnement.
Medvedev doit ouvrir le forum de cette année où pas moins de 50 chefs de gouvernement, y compris Angela Merkel de l’Allemagne et David Cameron de la Grande-Bretagne, assisteront à la réunion de cinq jours qui commencera le 23 janvier.
Il est essentiel de noter à propos du forum de cette année que le Forum économique Mondial, dans son résumé exécutif de 2013, a prévu des débats et des discussions concernant un certain nombre d’éléments sous la catégorie Facteurs X de la Nature, comprenant la « découverte d’une vie extraterrestre » dont ils déclarent : « Des preuves de vie ailleurs dans l’univers pourraient avoir de profondes implications psychologiques pour les systèmes humains de croyances. »
Il est tout aussi important à noter que Medvedev, après avoir complété une entrevue sur caméra le 7 décembre 2012 avec des journalistes à Moscou, a continué à répondre aux journalistes et a fait quelques commentaires sans réaliser que son micro était toujours ouvert. Un journaliste lui a ensuite demandé si « le président avait en main des dossiers secrets sur les extraterrestres quand il a reçu la mallette nécessaire pour activer l’arsenal nucléaire de la Russie. »Medvedev a répondu :
« Avec la mallette contenant les codes nucléaires, le président du pays reçoit un dossier spécial « top secret ». Ce dossier dans son intégralité contient des informations au sujet des extraterrestres qui ont visité notre planète. Parallèlement à cela, il reçoit un rapport des services spéciaux absolument secret qui exercent un contrôle sur les extraterrestres sur le territoire de notre pays … Vous pouvez obtenir des informations plus détaillées sur ce sujet dans un film bien connu appelé Les Hommes en Noir … Je ne vais pas vous dire combien d’entre eux sont parmi nous, parce que ça pourrait provoquer une panique. »
Des sources d’informations occidentales qui ont rapporté la réponse choquante de Medvedev au sujet des extraterrestres ont déclaré qu’il « plaisantait » puisqu’il a mentionné le film Les Hommes en Noir, dont ils ont présumé à tort faire une référence à la comédie américaine de science-fiction de 1997 à propos de deux agents secrets qui luttent contre les extraterrestres aux États-Unis
Cependant, Medvedev ne faisait pas référence au film américain, mais, bien au contraire, il parlait au sujet du célèbre documentaire russe Les Hommes en Noir qui détaille de nombreux OVNIs et anomalies extraterrestres.
Le documentaire russe, Les Hommes en Noir, avec sous-titres en anglais, peut être visionné en entier à l’adresse suivante :
Là où les sources d’informations occidentales citent Medvedev en disant : « Vous pouvez obtenir des informations plus détaillées sur ce sujet dans un film bien connu appelé « Les Hommes en Noir », la vraie réponse a été, « Vous pouvez recevoir des informations plus détaillées en ayant visionné le documentaire du même nom. »
Les raisons pour lesquelles les organismes de propagande occidentale ont délibérément dénaturé les paroles de Medvedev deviennent apparentes, après sa déclaration choquante, et, comme le démontre un seul exemple de leurs soi-disant rapports de cette révélation d’une vie extraterrestre étant déjà sur notre planète dont le titre de l’un de ces articles était, « Le premier ministre russe, Dimitry Medvedev, a fait une farce sur les extraterrestres et les partisans de la conspiration ont rapidement perdu l’ esprit. »
Si quelqu’un a « perdu la tête » sur les extraterrestres, il doit être souligné que ce n’est certainement pas la Russie, mais, le Vatican, qui a annoncé en novembre 2009, qu’il était en train de « préparer une divulgation sur les extraterrestres. »
De même, et apparemment « perdant la tête », ce sont les fonctionnaires américains eux-mêmes, comme l’ancien conseiller du Pentagone, Timothy Good, et auteur de, Above Top Secret : Le cover-up mondial des OVNIs, qui, en février 2012, a déclaré que l’ancien président Dwight Eisenhower avait tenu trois réunions secrètes avec les extraterrestres qui étaient « nordiques » en apparence et dans lesquelles un « pacte » a été signé pour garder secret leur agenda sur la Terre.
Avec la découverte récente dans la ville russe de Vladivostok d’un OVNI de 300 millions d’années, et les scientifiques, les astronautes et les utilisateurs de YouTube qui rapportent de plus en plus d’événements étranges sur la Lune, l’agence spatiale européenne qui rapporte la découverte de 1000 anciennes rivière sur Mars, et des scientifiques du Royaume-Uni et du Sri Lanka qui disent avoir maintenant « une preuve solide comme le roc d’une vie extraterrestre »après avoir trouvé des algues fossilisées à l’intérieur de météorites, les seuls qui semblent avoir vraiment « perdu la tête » sont les occidentaux, notamment américains, les propagandistes qui ont caché pendant des décennies une des histoires les plus importantes de toute l’histoire de l’humanité, le fait que « nous ne sommes pas seuls ».
Nous ne savons pas si Medvedev sera en mesure de convaincre le régime d’Obama de dire la vérité au sujet des OVNIs et des extraterrestres au Forum économique mondial, cette semaine. Cependant, ce qui nous savons, c’est que, avec ou sans les États-Unis, le Kremlin va sûrement commencer le processus de dire la vérité sur ce que nous savons déjà comme étant vrai.